Bussy-lès-Daours

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Bussy-lès-Daours
Bussy-lès-Daours
L'église Saint-Léger.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Amiens
Intercommunalité CC du Val de Somme
Maire
Mandat
Sylvie Brandicourt
2020-2026
Code postal 80800
Code commune 80156
Démographie
Gentilé Bussydaoursiens
Population
municipale
391 hab. (2018 en augmentation de 12,68 % par rapport à 2013)
Densité 48 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 54′ 39″ nord, 2° 25′ 59″ est
Altitude Min. 31 m
Max. 86 m
Superficie 8,1 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Amiens
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton d'Amiens-3
Législatives 4e circonscription de la Somme
Localisation
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Bussy-lès-Daours

Bussy-lès-Daours est une commune française située dans le département de la Somme en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Description[modifier | modifier le code]

Bussy-lès-Daours est un village périurbain picard de l'Amienois situé à environ huit kilomètres au nord-est d’Amiens et à sept kilomètres à l'ouest de Corbie, dans le département de la Somme (80). Elle s'étend au sein d'une petite vallée comprenant l'Hallue, cours d'eau qui se jette dans la Somme, plus au sud, au niveau de Daours.

La route départementale 1 reliant Amiens à Péronne traverse et limite la commune au sud. Bussy-lès-Daours est relié par la route à Querrieu et à la route départementale 929 reliant Amiens à Bapaume.

En 2019, la localité est desservie par les lignes d'autocars du réseau interurbain Trans'80 Hauts-de-France (ligne no 37)[1].

Le relief de la commune se résume à celui d'un plateau descendant en pente douce vers l'ouest jusqu'à Amiens et de la vallée de l'Hallue avec ses étangs, en limite de territoire.

Le sol de la commune est composé de terres franches et argileuses dans une petite partie du territoire dominant l'Hallue, proche de Daours. Dans la vallée de l'Hallue, le sol est formé d'alluvions. Partout ailleus, le sol est composé de terres siliceuses[2].

Localisation[modifier | modifier le code]

Rose des vents Querrieu Pont-Noyelles Rose des vents
Camon N Daours
O    Bussy-lès-Daours    E
S
Lamotte-Brebière Daours Daours

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commue est limité à l'est par l'Hallue, affluent de la rive droite du fleuve côtier picard la Somme. Des étangs présents dans la vallée ont été aménagés par l'homme.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de la commune est tempéré océanique avec vents dominants de nord et de nord-ouest.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Bussy-lès-Daours est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[3],[4],[5].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Amiens, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 369 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[6],[7].

La commune présente un habitat groupé.

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (87,8 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (87,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (87,2 %), forêts (5,5 %), zones urbanisées (4 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (1,6 %), zones humides intérieures (1,1 %), zones agricoles hétérogènes (0,6 %)[8].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[9].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Au cours des âges, Bussy-lès-Daours fut désigné par les formes suivantes : Busci en 1153 ; Buxeria en 1164 ; Buscicum en 1170 ; Buxis en 1301 ; Buyssi au XVIIe siècle[10].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

L'archéologie aérienne a permis de révéler plusieurs cercles et enclos protohistoriques sur le territoire communal[11].

Antiquité[modifier | modifier le code]

Des traces d'une villa gallo-romaine, proches d'une ancienne voie romaine reliant Bavay à Amiens sont présentes sur le territoire de Bussy-lès-Daours[11].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Vallée de l'Hallue de Bussy-lès-Daours à Daours en 1757.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Révolution française et Consulat[modifier | modifier le code]

De 1790 à 1801, la commune relève de l'administration et de la justice de paix du canton de Querrieux.

En l'an VII et jusqu'au 10 germinal de l'an VIII (30 mars 1800), tous les mariages civils du canton sont prononcés au chef-lieu, conformément à l'article IV de la Loy du 13 fructidor de l'an VI (30 août 1798).

Guerre de 1870[modifier | modifier le code]

Pendant la Guerre franco-allemande de 1870, au cours de la bataille de l'Hallue, Bussy-lès-Daours fut touchée par des tirs d'obus. Des tombes militaires sont présentes dans le cimetière communal.

Soldats australiens à Bussy (1914-1918).

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Pendant la Grande Guerre, Bussy-lès-Daours était un village de l'arrière. En 1918, les troupes australiennes et une partie de l'état-major australien étaient installés à Bussy. Le 7 juillet 1918, Georges Clemenceau, alors Président du Conseil et ministre de la Guerre vint à Bussy rencontrer le général Monash et féliciter les troupes australiennes qui avaient remporté la Bataille du Hamel, le 4 juillet, à quelques kilomètres à l'est de Bussy[12].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La commune de Bussy-lès-Daours précédemment rattachée au canton de Corbie est rattachée au Canton d'Amiens-3 depuis 2014.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Bussy-lès-Daours est membre de la communauté de communes du Val de Somme, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé fin 1993 et auquel la commune a transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
avant 1988   Pierre Mériaux    
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2020 Jean-Francis Devaux   Réélu pour le mandat 2014-2020[13],[14]
2020[15] En cours
(au 8 octobre 2020)
Sylvie Brandicourt    

Distinctions et labels[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[17]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[18].

En 2018, la commune comptait 391 habitants[Note 3], en augmentation de 12,68 % par rapport à 2013 (Somme : −0,18 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
375409454465486492496498499
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
498479443408401354372358345
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
339290271296254248231203207
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
189189218278334325330331345
2017 2018 - - - - - - -
381391-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[19] puis Insee à partir de 2006[20].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Les élèves du village sont scolarisés au sein d'un regroupement pédagogique intercommunal qui associe les communes de Bussy-lès-Daours, Vecquemont et Aubigny[21]. À la rentrée 2019, deux classes sont situées à Vecquemont et deux autres à Aubigny.

Économie[modifier | modifier le code]

L'activité dominante de la commune reste l'agriculture.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église paroissiale Saint-Léger a été construite en 1837-1839, sur les plans de l'architecte amiénois Jean Herbault[22].
  • Château du XIXe siècle[11] et son parc. Deux platanes majestueux marquent le début de l'allée menant au château, juste après la grille d'entrée (6,7 m de circonférence et 37 m de hauteur)[23].
  • Vallée et étangs communaux sur l'Hallue.
  • Chapelle Notre-Dame de la Route, construite après une mission en 1959 à la sortie du village, côté Daours[24].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • La seigneurie de Bussy, qui relevait de la châtellenie de Daours, appartint aux XVIe et XVIIe siècles aux Sacqespée. Puis, au début du XVIIIe siècle à Adrien Pingré, bourgeois et échevin d'Amiens de 1686 à 1687, conseiller secrétaire du roi.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • François Ansart, Histoire des églises de la vallée de l'Hallue, Bibliothèque municipale d'Amiens Louis Aragon, cote 18568 Pic 6318.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Le réseau Trans'80 en ligne ».
  2. Notice géographique et historique sur la commune de Bussy-lès-Daours, rédigée par A.Debary, instituteur, 1899, Archives départementales de la Somme
  3. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 4 avril 2021).
  4. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le 4 avril 2021).
  5. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 4 avril 2021).
  6. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Amiens », sur insee.fr (consulté le 4 avril 2021).
  7. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 4 avril 2021).
  8. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 22 mai 2021)
  9. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le 22 mai 2021). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  10. Jacques Garnier, Dictionnaire topographique du département de la Somme, Amiens, 1867-1878, tome 1 Lire sur le site des Archives départementales de la Somme.
  11. a b et c Bertrand Le Boudec, Hélène Izembart, Atlas des paysages de la Sommes, t. II : Six structures paysagères, Amiens, Direction régionale de l'environnement de Picardie, , 320 p. (lire en ligne [PDF]), p. 102.
  12. « -Guerre 14-18, Australiens à Bussy et visite de Clemenceau- », sur blogspot.com (consulté le 18 septembre 2020).
  13. « Liste des maires de la Somme », sur http://www.somme.pref.gouv.fr, (consulté le 17 juillet 2008).
  14. « Liste des maires de la Somme » [PDF], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme, (consulté le 9 juin 2014).
  15. « Liste des élus de la Somme » [ods], Listes des élus, Préfecture de la Somme, (consulté le 7 février 2021).
  16. « Le palmarès des villes et villages fleuris », Le Courrier picard édition de l'Oise,‎ .
  17. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  18. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  19. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  20. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  21. « Le site de la commune de Vecquemont ».
  22. Archives départementales de la Somme : 99 O 967
  23. http://jardinier-nord-metropole-lilloise.e-monsite.com/medias/files/abres-sacres-de-picardie.pdf
  24. André Guerville, Chapelles et oratoires en Pays de Somme, Abbeville, imp. Frédéric Paillart, coll. « Richesses en Somme », 4e trimestre 2003, 302 p., p. 194 (ASIN B000WR15W8).
  25. Épitaphe de la sépulture de Frédéric Petit, au cimetière de La Madeleine à Amiens.