Remy de Gourmont
| Directeur de la publication L'Ymagier | |
|---|---|
| - |
| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Sépulture | |
| Nom de naissance |
Rémy Marie Charles de Gourmont |
| Pseudonymes |
Remy de Gourmont, N. Le Danois |
| Nationalité | |
| Domiciles | |
| Formation | |
| Activités | |
| Rédacteur à | |
| Fratrie |
| Membre de | |
|---|---|
| Mouvement | |
| Distinction | |
| Archives conservées par |
Archives départementales des Yvelines (166J, Ms 4845-4855, 11s, -)[1] |
Remy de Gourmont, né le à Bazoches-au-Houlme et mort le à Paris 15e, est un homme de lettres français.
À la fois romancier, journaliste et critique d'art, il a été proche des symbolistes.
Biographie
[modifier | modifier le code]Fils du comte Auguste-Marie de Gourmont et de Mathilde de Montfort, frère de Jean de Gourmont, Gourmont est issu d'une famille originaire du Cotentin[a], dont une branche s'est établie à Paris au XVIe siècle pour y fonder une maison d'édition qui a publié des livres et, surtout, de nombreuses estampes et gravures, il est né chez son grand-père maternel. En 1866, la famille s'installe au manoir du Mesnil-Villeman, près de Villedieu-les-Poêles. Interne au lycée de Coutances d’octobre 1868 à 1876, c’est un excellent élève, même si on lui trouve trop d'imagination[2].
En 1876, il s'installe à Caen, 46, rue Écuyère, et entreprend des études de droit. Ayant obtenu en 1879 son diplôme de bachelier en droit, il s'installe à Paris, d'abord rue Richer puis, peu après, 41 rue d'Hauteville. En , il obtient un emploi d'attaché à la Bibliothèque nationale. Il commence à collaborer à des périodiques catholiques tels que Le Monde ou Le Contemporain. Entre 1882 et 1886, il publie divers ouvrages de vulgarisation historique mais c'est avec un roman, Merlette (1886), dont l'action est située dans le pays de son enfance, entre Villedieu et Avranches, qu'il fait véritablement ses débuts littéraires ; l'ouvrage est accueilli avec indifférence[3]. La même année, après s’être jusqu'alors surtout intéressé à l'histoire et à la littérature ancienne, il découvre les nouvelles recherches esthétiques de son temps à travers la revue La Vogue de Gustave Kahn. Dès la fin des années 1880, il orthographie son prénom sans l’accent aigu de l’état-civil[4].
À l’automne 1889, il est, avec Alfred Vallette, Louis Dumur, Ernest Raynaud, Jules Renard, Albert Samain, au nombre des fondateurs du nouveau Mercure de France, auquel il collaborera pendant vingt-cinq ans. Ses premières pages dans cette publication, la perfection de forme, la rareté d'expression et la subtilité d'esprit singulière, en réaction contre le naturalisme et l'école dite « psychologique » de Bourget, de ses Proses moroses constituant des modèles du genre raffiné, qui séduisait alors, cette collaboration a profondément marqué la personnalité de la revue, à laquelle son nom reste indissolublement lié. Il a ainsi défini le symbolisme en le mettant en rappport avec la doctrine subjective de l’idéalisme philosophique[5].

À la fin de 1886, il fait la connaissance, chez un ami, de Berthe de Courrière, modèle portée vers la magie noire, l’occultisme et la kabbale, et légataire universelle du sculpteur Auguste Clésinger, sur lequel elle commande une étude au jeune auteur qui ne tarde pas à devenir son amant[6]. Elle lui inspire des lettres passionnées, rédigées au long de l'année 1887 et qui seront publiées à titre posthume sous le titre Lettres à Sixtine (1921). Il s'installe chez elle, 71, rue des Saints-Pères, et y vivra jusqu'à sa mort en 1915.
Berthe de Courrière, malgré sa personnalité[7], restera toujours dévouée à Remy de Gourmont, le soignant pendant sa maladie, restant auprès de lui pendant toute sa vie[6]. Elle a inspiré son roman Sixtine (1890), qui s’accorde parfaitement avec la sensibilité multiple de son temps, et qu'il dédie à Villiers de l'Isle-Adam, dont il a fait la connaissance à la Bibliothèque nationale, qu’il fréquente de préférence aux milieux littéraires, comme le François Ier, le Vachette, le Voltaire, le Chat noir, la Nouvelle-Athènes[5], et qui est devenu son ami.
À la même époque, il se lie avec Joris-Karl Huysmans, qui sera le dédicataire du Latin mystique (1892) et s'inspirera de Berthe de Courrière dans son roman Là-bas, et fréquente les mardis de Stéphane Mallarmé, rue de Rome.
Opposé, comme la plupart des symbolistes, au patriotisme, mais non pas antifrançais, en haine du chauvinisme primaire et du militarisme grossier, il publie, en avril 1891, un article, dans le Mercure, intitulé « Le joujou patriotisme » dans lequel il soutient que les affinités artistiques et culturelles profondes entre la France et l'Allemagne, qui devraient amener un rapprochement des deux pays, sont contrariées par les passions nationalistes ; le ton dédaigneux de l'article — davantage sans doute que la thèse elle-même — fait scandale[b]. Devant l’indignation du boulevard hypocritement formulée par le sycophante Henry Fouquier[5], il est révoqué de la Bibliothèque nationale et les colonnes de la majeure partie de la grande presse lui sont fermées, malgré les efforts de son défenseur Octave Mirbeau, qui parvient tout de même à le faire entrer au Journal, où il donne un billet quotidien. Il a également collaboré au Temps, à la Dépêche de Toulouse, etc[9]. Il dirigeait, par ailleurs, la Revue des Idées, qui n'avait que peu de lecteurs[10].
Entre et la fin de l'année , il dirige la revue illustrée L'Ymagier, d'abord avec Alfred Jarry puis seul à compter de . Il s’attache à mettre en valeur, grâce à des études, Mallarmé et Verlaine, parmi les parnassiens ; Huysmans et les Goncourt, parmi les réalistes ; Rimbaud, Tristan Corbière, Villiers, puis Barbey d’Aurevilly, Stendhal, Baudelaire, Maurice de Guérin, Gérard de Nerval, Aloysius Bertrand, parmi les derniers romantiques. Remontant le long des siècles, il recueille des écrivains oubliés, méconnus ou calomniés par les historiens attitrés de la littérature, dans une sorte de nouvelle histoire de la littérature française. Il distingue alors, souvent le premier, des littérateurs comme Maeterlinck, Verhaeren, Régnier, Samain, Vielé-Griffin, Pierre Quillard, Herold, Tailhade, Paul Adam, Gide, Pierre Louys, Laforgue, Moréas, Merrill, Rachilde, Saint-Pol-Roux, Kahn, Montesquiou, Francis Jammes, Paul Fort, Hugues Rebell, Fénéon, Dujardin, Barrès, Mauclair, Max Elskamp, Claudel, Schwob, Mazel, René Ghil, Fontainas, Jehan-Rictus, Bataille, Aurier, Mikhaël, Jules Renard, Georges Eekhoud, Alfred Vallette, Louis Dumur[5].

En 1891, il est atteint par une forme de lupus, dont la progression ne peut être enrayée que par des cautérisations extrêmement douloureuses, qui le défigurent et compromettent sa vie mondaine et sentimentale[c]. Psychologiquement atteint, il reste longtemps cloîtré chez lui et lorsqu'il recommence à sortir, ce n'est que pour passer dans les bureaux du Mercure, rue de Condé et, une fois par an, pour quelques semaines de vacances à Coutances[12].
Pour lui, désormais, n'existent plus que le travail et les livres. Tour à tour romancier, philosophe, critique social, moraliste, il publie, quasi exclusivement au Mercure, une œuvre vaste et abondante, composée de romans, de pièces de théâtre, de recueils de poésie et surtout d'essais qui témoignent d'une profonde érudition. En 1905, avec André Gide, il reprend la direction de la revue L'Ermitage.
En 1910, il rencontre Natalie Clifford Barney. Elle lui inspire une vive passion qui s'exhale dans les Lettres à l'Amazone, publiées en 1914. Avec elle il accepte de sortir à nouveau et fait même un petit voyage en Normandie, mais l'ataxie locomotrice qui l'atteint également depuis plusieurs années mine sa santé. La Première Guerre mondiale le plonge dans un profond abattement, ses amis partis pour la plupart pour le Front, Le Mercure est fermé pendant un an. Sa maladie empire, il marche de plus en plus difficilement[d]. Il publie encore quelques articles dans des journaux comme La France et La Dépêche de Toulouse.
Mort d'une congestion cérébrale, peu après son arrivée à l'hôpital Boucicaut[11], il est, à l’issue de ses obsèques, célébrées le , à l’église Saint-Thomas-d'Aquin, inhumé au cimetière du Père-Lachaise[13], où le rejoindra Berthe de Courrière, et le premier amant de celle ci, le sculpteur Clésinger.
Berthe de Courrière hérite de tous les manuscrits et de la bibliothèque de l'écrivain. Lorsqu'elle meurt à son tour moins d'un an plus tard, elle les transmet au frère de Remy, Jean de Gourmont. Celui-ci s'attachera, pendant près de dix ans, à publier de nombreux inédits.
Analyse de l'œuvre
[modifier | modifier le code]Gourmont pratique une forme de discernement qu'il baptise la « dissociation d'idées ». Une part importante de son œuvre d'essayiste est consacrée à cet exercice cérébral, qui consiste à faire la part des choses : l'idée juste est colonisée par l'amalgame qui en fait à la fois un cliché et une idée fausse. L'idée reçue est le résultat de cette opération qui réunit des éléments vrais pour en faire une idée fausse, par l'illusion que leur réunion est la normalité. Le travail de dissociation permet de délivrer la vérité de sa partie polluée, pour retrouver l'« idée pure ».
Il était aussi critique littéraire. Et en tant que tel, il admirait Balzac tout en réprouvant son travail forcené et sa production énorme. Choses que pourtant il admirait chez Paul Adam :
« J’ai pensé à Balzac, (M. Paul Adam en sera flatté, j’espère), en lisant, dans la biographie que l’on vient de donner de l’auteur de la Ruse, la liste de ses œuvres. Il y a en effet quelque chose de balzacien dans la fécondité de ce jeune romancier qui, en dix-sept ans de travail, nous aura donné trente-cinq volumes, et souvent des volumes énormes, qui en valent deux ou trois par la compacité. Quelle est sa méthode de travail, je ne l’ignore pas absolument ; elle est plus raisonnable que celle de Balzac et, par conséquent, elle durera sans doute plus longtemps[14]. »
L'Académie française lui a décerné le prix Saintour en 1904 pour La culture des idées, Le problème du style et Esthétique de la langue française. André Caplet a mis en musique quatre textes du Vieux Coffret de Gourmont : Songe, Berceuse, In una selva oscura et Forêt[15].
Jugements
[modifier | modifier le code]« C'était un encyclopédiste. Sa merveilleuse et fertile curiosité suscitait de l'indépendance partout où elle s'ingéniait. Et Diderot eût reconnu en Rémy de Gourmont le meilleur des siens. C'était un littérateur prodigue, profondément instruit, lucidement personnel […], au plus pur sens des mots, un grand honnête homme[9]. »
Publications
[modifier | modifier le code]
Poèmes
[modifier | modifier le code]- Litanies de la rose, Mercure de France, 1892.
- Fleurs de jadis, Monnoyer imprimeur, 1893.
- Hiéroglyphes, Mercure de France, 1894.
- Les Saintes du Paradis (ill. Georges d’Espagnat), Paris, Mercure de France, (lire en ligne).
- Oraisons mauvaises, Mercure de France, 1900.
- Simone, poème champêtre, Paris, Mercure de France, (lire en ligne sur Gallica).
- Divertissements. Poèmes en vers, Paris, Crès, 1912.
- Poésies inédites, Paris, François Bernouard, 1921.
- Rimes retrouvées, Paris, Éditions du Fourneau, 1979.
- L'Odeur des jacynthes, Éditions de la Différence, coll. « Orphée », anthologie poétique présentée par Michel Houellebecq, 1991.
Romans et contes
[modifier | modifier le code]- Merlette, roman, Plon-Nourrit, 1886.
- Sixtine, roman de la vie cérébrale, Albert Savine, 1890.
- Le Fantôme, avec 2 lithographies d’Henry de Groux, 1893.
- Le Château singulier, Mercure de France, 1894, rééd. Paris, Contre-moule, 1989.
- Proses moroses, contes, Mercure de France, 1894.
- Histoires magiques, Mercure de France, 1894.
- Le Pèlerin du silence, contes et nouvelles, Mercure de France, 1896.
- Phocas, avec 3 dessins de Remy de Gourmont, collection de l'Ymagier, 1895.
- Les Chevaux de Diomède, roman, Mercure de France, 1897.
- D'un pays lointain. Miracles. Visages de femmes. Anecdotes, Mercure de France, 1898.
- Le Songe d'une femme. Roman familier, roman, Mercure de France, 1899.
- Une nuit au Luxembourg, roman, Mercure de France, 1906 ; nouvelle édition à L'Arbre Vengeur en 2020.
- Un cœur virginal, roman. Couverture de Georges d'Espagnat, Paris, Mercure de France, 1907.
- Couleurs, contes nouveaux suivi de Choses anciennes. Paris, Mercure de France, 1908.
- Lettres d'un satyre. Paris, Crès, coll. « Les Maîtres du livre », 1913. Frontispice de Vibert.
- Lettres à l'Amazone, frontispice de Vibert, Crès, 1914.
- Monsieur Croquant, Crès, 1918. Réédité en annexe d'Esthétique de la langue française par les éditions Ivrea en 1995.
- La Patience de Grisélidis. Illustrations de P. A. Moras. Paris, Éditions du Sagittaire, 1920.
- Lettres à Sixtine. Mercure de France, 1921.
- Le Vase magique. Paris, Le Divan, 1923.
- Fin de promenade et trois autres contes. Paris, À l'enseigne de la Porte étroite, 1925.
- Le Désarroi, roman, Éditions du Clown Lyrique, 2006 (écrit en 1899).
Théâtre
[modifier | modifier le code]- Lilith, Essais d'Art Libre, 1892.
- Théodat, Mercure de France, 1893.
- Histoire tragique de la princesse Phénissa, Mercure de France, 1894.
- Le Vieux Roi, Mercure de France, 1897.
- L'Ombre d'une femme, pièce en un acte et en prose, Champion, 1923.
Essais et chroniques
[modifier | modifier le code]- Un volcan en éruption, A. Degorce-Cadot, Bibliothèque du Jeune Âge I, 1882.
- Une ville ressuscitée, A. Degorce-Cadot, Bibliothèque du Jeune Âge II, 1883.
- Bertrand Du Guesclin, A. Degorce-Cadot, 1883.
- Tempêtes et Naufrages, A. Degorce-Cadot, 1883.
- Les Derniers Jours de Pompéi, A. Degorce-Cadot, 1884.
- En ballon, A. Degorce-Cadot, 1884.
- Les Français au Canada et en Acadie. Avec 50 gravures. Paris, Firmin-Didot, 1888.
- Chez les Lapons, mœurs, coutumes et légendes de la Laponie norvégienne. Avec 31 gravures. Paris, Firmin-Didot, 1890.
- « Le Joujou patriotisme », Mercure de France, avril 1891.
- Le Latin mystique. Les poètes de l'antiphonaire et la symbolique au Moyen Âge, préface de Joris-Karl Huysmans, Mercure de France, 1892 ; rééd. Les Belles Lettres, coll. Essais, préf. Pierre Laurens, 416 p., 2010 (ISBN 978-2251443799).
- L'Idéalisme, Mercure de France, 1893.
- L'Ymagier, en coll. avec Alfred Jarry, 2 volumes, 1896.
- La Poésie populaire, Mercure de France et L'Ymagier, 1896.
- Le Livre des masques. Portraits symbolistes : glose et documents sur les écrivains d'hier et d'aujourd'hui, tome I et II, édition du Mercure de France, 1896-1898. Témoignage de premier ordre sur les écrivains du mouvement symboliste, illustré de vignettes signées Félix Vallotton, t. 1 (lire en ligne sur Gallica), t. 2 (lire en ligne sur Gallica).
- Almanach de "L'Ymagier", zodiacal, astrologique, littéraire, artistique, magique, cabalistique et prophétique, avec 15 bois de G. d'Espagnat, L'Ymagier, 1897.
- Le Deuxième Livre des Masques, dessins de Félix Vallotton, Mercure de France, 1898.
- Esthétique de la langue française, Mercure de France, 1899.
- La Culture des idées, Mercure de France, 1900.
- Les Petites Revues. Essai de bibliographie avec une préface de Remy de Gourmont, Mercure de France, 1900.
- Le Chemin de velours. Nouvelles dissociations d'idées. Paris, Mercure de France, 1902.
- Le Problème du style, Mercure de France, 1902.
- Épilogues (Réflexions sur la vie, 1895-1898), Mercure de France, 1903.
- Physique de l'amour. Essai sur l'instinct sexuel, Mercure de France, 1903.
- Promenades littéraires, Mercure de France, 1904.
- Judith Gautier, biographie, Sansot, 1904.
- Promenades philosophiques, Mercure de France, 1905.
- Une loi de Constance intellectuelle, revue du Mercure de France, 1er et .
- L'amour à l'envers, revue du Mercure de France, .
- Dante, Béatrice et la poésie amoureuse. Essai sur l'idéal féminin en Italie à la fin du XIIIe siècle. Mercure de France, 1908.
- Le Chat de misère. Idées et images, chroniques. Paris, Société des Trente, Albert Messein, 1912.
- La Petite Ville, Mercure de France, 1913.
- « Des pas sur le sable… », Almanach littéraire Crès, Paris, 1914, avec un portrait par E. Vibert.
- La Belgique littéraire. Paris, Crès, 1915.
- Pendant l'orage, bois d'André Rouveyre, Champion, 1915.
- Dans la tourmente (avril-juillet 1915). Préface de Jean de Gourmont. Paris, Crès, coll. "Bellum", 1916.
- Pendant la guerre. Lettres pour l'Argentine, préface de Jean de Gourmont, Mercure de France, 1917.
- Les Idées du jour, 2 tomes, t. I (-), t. II (-), Crès, coll. « Bellum », 1918.
- Trois légendes du Moyen Âge. Paris, Société des Trente, Albert Messein, 1919.
- Pensées inédites, avec 18 dessins de Raoul Dufy, préface de Guillaume Apollinaire. Paris, Éditions de la Sirène, 1920.
- Le Livret de "L'Imagier", bois de Daragnès. Paris, Éditions du Sagittaire, 1920.
- Petits Crayons, chroniques. Paris, Crès, 1921.
- Le Puits de la vérité, chroniques. Paris, Société des Trente, Albert Messein, 1922.
- Dernières Pensées inédites. Paris, François Bernouard, 1924.
- Dissociations, Paris, Éditions du Siècle, 1925.
- Nouvelles Dissociations, Éditions du Siècle, 1925.
- La Fin de l'art, chroniques. Paris, Cahiers de Paris, 1925.
- Les Femmes et le langage, Paris, Madame Lesage, 1925.
- Deux poètes de la nature : Bryant et Emerson. Paris, La Centaine, 1925.
- Le Joujou et trois autres essais, avec 10 bois de Joseph Quesnel, La Belle Page, 1926.
- Lettres intimes à l’Amazone, avec 52 lithographies d'André Rouveyre, Mercure de France, 1926.
- Promenades littéraires, Mercure de France, Paris, 1929.
Éditions contemporaines
[modifier | modifier le code]- La Culture des idées, vol. qui comprend un certain nombre d'essais de Gourmont, préf. Charles Dantzig, Paris, Robert Laffont, coll. Bouquins, 1152 p., 2008 (ISBN 978-2-22110-396-8).
- Le téléphone a-t-il tant que cela augmenté notre bonheur ?, Paris, Grasset, coll. « Les Cahiers rouges », 288 p., 2015 (ISBN 978-2-24685-925-3).
- Avant l'Orage : Les idées du jour (juin 1911-août 1914), articles parus dans La France (juin 1911-août 1914) sous la rubrique « Les idées du jour », éd. de Christian Buat, Paris, Classiques Garnier, coll. « Bibliothèque de littérature du XXe siècle », no 53, 1197 p., 2025 (ISBN 978-2-406-17851-4).
Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Christian Angelet, « La Notion de symbole chez Gourmont et Huysmans », Les Décadents à l'école des Alexandrins, Colloque international des 30 novembre-1er décembre 1996 à l'université de Valenciennes, études rassemblées et présentées par Perrine Galand-Hallyn, Presses Universitaires de Valenciennes, 1996, p. 183-203.
- Eugène Bencze, La Doctrine esthétique de Remy de Gourmont, thèse, Toulouse, éditions Du Bon Plaisir, 1928.
- Jean-Pierre Bertrand, Jacques Dubois, Jeannine Paque, « S.M. à S.M. », Remy de Gourmont, Atti del convegno di Monselice 26-28 Settembre 1996, a cura di Patrizio Tucci, Biblioteca Francese Unipress, 1997, p. 17-37.
- Nancy Blake, « Le nouveau roman » de 1890 : Dujardin, Gide, Barres, R. de Gourmont, Université de Paris IV, thèse, 1974 (I 2985-4º) ; publiée dans Agencer un univers nouveau. Le temps de la genèse 1870-1914. Textes réunis par L. Forestier, Les Lettres modernes, Paris, Minard, 1976, p. 45-62.
- Anne Boyer, Remy de Gourmont. L'écriture et ses masques, Paris, Champion, 2002.
- Romain Boussot, La Représentation de la subjectivité chez Remy de Gourmont, , 165 p. (lire en ligne).
- Christian Buat, Remy de Gourmont, coll. "Qui suis-je ?", Paris, Pardès, 2014, (ISBN 978-2-86714-482-0).
- Frédéric Canovas, « Le grand contempteur : Remy de Gourmont vu par Paul Léautaud », Cahier Remy de Gourmont, sous la direction de Thierry Gillybœuf et Bernard Bois, Paris, L’Herne, 2003, p. 142–55.
- Marcel Coulon, L’Enseignement de Remy de Gourmont, éditions du Siècle, 1925.
- Charles Dantzig, Remy de Gourmont. « Cher vieux daim ! », Paris, Grasset, 2008.
- Gloria Y De Cherise, Rayonnement de Remy de Gourmont. Lignes de force et correspondance inédite de jeunesse, Université de Paris-IV, 1978.
- Paul Delior, Remy de Gourmont et son œuvre, Paris, Mercure de France, 1909. — Réimprimé sous le nom de Paul Escoube, 1921, avec une bibliographie plus complète, chez le même éditeur.
- Paul Escoube, « La femme et le sentiment de l'amour chez Remy de Gourmont », Mercure de France, octobre 1922, Paris, Mercure de France, 1923, p. 5-59 et p. 333-61.
- Thierry Gillybœuf, Remy de Gourmont. Une vie fin-de-siècle, Rennes, La Part Commune, 2025, 2 vol.
- « Gourmont », sous la direction de Thierry Gillybœuf & Bernard Bois, Cahier de l’Herne, 2003.
- Actualité de Remy de Gourmont, sous la direction de Vincent Gogibu & Nicolas Malais, avant-propos de Denis Grozdanovitch, coll. "Les Cahiers", Clown Lyrique, 2008.
- (it) Tiziana Goruppi, Remy de Gourmont : l’idea dell'intelletuale e la crisi del romanzo, Pise, Pacini, coll. « Critica e storia letteraria », , 256 p., in-8º (OCLC 26034676, lire en ligne).
- Paul-Émile Jacob, « Remy de Gourmont », University of Illinois in Language and Literature, vol. 16, The University of Illinois Press Urbana & Les Presses Universitaires de France, 1931.
- Alexia Kalantzis, Remy de Gourmont et le monologue intérieur, 137 p. (lire en ligne).
- André Karatson, « Les Arcanes de l'idéalisme » [Réception esthétique de Schopenhauer dans Sixtine de R. de Gourmont], Schopenhauer et la création littéraire en Europe, sous la direction de Anne Henry, Paris, Méridiens Klincksieck, 1989, p. 103-117.
- Jean-Claude Larrat et Gérard Poulouin, Modernité de Remy de Gourmont, Caen, Presses Universitaires de Caen, 2010, 364 p.
- Valérie Michelet, « Le carnet de notes et l'agenda comme programmation de l'écriture dans deux romans fin-de-siècle : Sixtine de Remy de Gourmont et Paludes d'André Gide », Bulletin des Amis d'André Gide, 126-127, 2000, p. 299-318.
- Maurice Penaud, « Remy de Gourmont et la notion fin de siècle », Fins de siècle, colloque de Tours, 4-6 juin 1985, textes recueillis par Pierre Citti, Presses Universitaires de Bordeaux, 1990, р. 297-313.
- Maurice Penaud, Remy de Gourmont et l'individualisme en France de 1890 à 1914, Université de Paris-IV, 1976.
- Carmen Camero Perez, « Remy de Gourmont ou la forge d'un style », dans La Critique artiste de Charles Baudelaire à Maurice Blanchot, Universidad de Sevilla, Secrétariat des publications, 2000, p. 25-29.
- Garnet Rees, Remy de Gourmont ; essai de biographie intellectuelle, thèse de doctorat, Boivin, 1940.
- Sylvie Thorel-Cailleteau, « Physique de Remy de Gourmont », Romantisme, no 94, , p. 125-34 (ISSN 1957-7958).
- Karl D. Uitti, La Passion littéraire de Remy de Gourmont, Princeton University/PUF, 1962.
Notes et références
[modifier | modifier le code]Notes
[modifier | modifier le code]- ↑ Tous les actes d’état-civil épellent « Rémy » avec un accent aigu.
- ↑ Blaise Cendrars, qui écrit de Gourmont qu'il est « l'écrivain qu'il admire le plus au monde », narre l'épisode du Joujou patriotique [sic] dans Bourlinguer[8].
- ↑ Léautaud note, dans son Journal du : « Quand il fut atteint de son lupus de la face […], aucuns détails. Vallette reçut un jour un mot de lui : « Je serai quelques jours sans venir. Je me soigne. » Trois mois après, il reparaissait, le visage complètement changé, s’asseyait à la même place, se mettait à bavarder comme s’il était venu la veille, sans la moindre allusion à son absence ni à son changement physique[11]:397. »
- ↑ Mugnier écrit dans son Journal : « Nous avons été ensuite tous les trois (avec Mme de Brimont et Nathalie Clifford Barney) chez Remy de Gourmont, rue des Saints-Pères, tout en haut d'un petit escalier où l'écrivain habite un modeste appartement uniquement rempli de livres. Je ne l'avais pas revu depuis 1892 ! Vêtu d'une robe qui avait l'air d'une bure, il ressemblait à un vieux capucin qui porte binocle mais un capucin studieux et avec cela boitant un peu et bégayant toujours. Il parle peu, trop peu et on ne se douterait guère qu'il soit l'auteur de tant d'articles et de livres sur tous les sujets […] sur Huysmans : « il était d'une affreuse méchanceté » m'a dit en souriant Gourmont. Comme je lui parlais de son costume (il) reprit : « Toutes les robes de chambre ressemblent à des robes monacales ». » Arthur Mugnier, Journal, 10 mai 1915, Paris, Mercure de France, 1985, p. 287.
Références
[modifier | modifier le code]- ↑ « https://archives.yvelines.fr/rechercher/archives-en-ligne/correspondances-du-musee-departemental-maurice-denis/correspondances-du-musee-maurice-denis », sous le nom GOURMONT Remy de (consulté le )
- ↑ René Martineau, « Remy de Gourmont au lycée de Coutances », Mercure de France, Paris, vol. 46, no 895, , p. 188-92 (ISSN 2419-2007, lire en ligne sur Gallica).
- ↑ « Bibliographie », Officiel-artiste, Paris, vol. 6, no 17, , p. 7 (ISSN 2546-8758, lire en ligne sur Gallica).
- ↑ François Angelier, « Remy de Gourmont : Une vie fin-de-siècle, de Thierry Gillybœuf : le scrutateur impitoyable », Le Monde, Paris, (ISSN 2262-4694, lire en ligne).
- Louis Dumur, « Remy de Gourmont », Mercure de France, Paris, no 419, , p. 1 (ISSN 2419-2007, lire en ligne sur Gallica).
- Garnet Rees, Remy de Gourmont : essai de biographie intellectuelle, Paris, Boivin, , x-312 p., in-8º (OCLC 1161286990, lire en ligne sur Gallica), p. 19.
- ↑ « Charcot jugé par une aliénée en 1893, dans le « Mercure de France » », L’Aliéniste français, Paris, 2e série, vol. 16, no 1, , p. 540 (ISSN 2513-7174, lire en ligne sur Gallica).
- ↑ Blaise Cendrars, Bourlinguer, Paris, Denoël, 1948, « Folio », p. 396.
- Georges Pioch, « Remy de Gourmont », Les Hommes du jour, Paris, no 401, , p. 5 (ISSN 2437-3095, lire en ligne sur Gallica).
- ↑ René de Planhol, « Remy de Gourmont », La Nouvelle Lanterne, Paris, NL, no 87, , p. 427 (ISSN 2503-7684, lire en ligne sur Gallica).
- Paul Léautaud, « Vendredi 16 aout 1946 », dans Journal littéraire : janvier 1925-juin 1927, t. v, Paris, Mercure de France, (lire en ligne), p. 358–60.
- ↑ Michel Puy, « L’Œuvre et les idées de R. de Gourmont », Mercure de France, Paris, vol. 46, no 895, , p. 78-93 (ISSN 2419-2007, lire en ligne sur Gallica).
- ↑ 10e division appl, « GOURMONT Remy de (1858-1915) », sur Cimetière du Père Lachaise – APPL, (consulté le ).
- ↑ Remy de Gourmont, « De la fécondité littéraire. À propos de M. Paul Adam », dans Promenades littéraires, t. 1, Mercure de France, , 388 p., 7 vol. ; in-16 (OCLC 7457459, lire en ligne sur Gallica), p. 51-6.
- ↑ Marius Flothuis, « …exprimer l’inexprimable… » : essai sur la mélodie française depuis Duparc, en dix-neuf chapitres et huit digressions, Amsterdam, Rodopi, , 323 p., illustr., mus. ; in-8º (ISBN 978-9-04200-087-2, OCLC 37241363, lire en ligne), p. 164.
Liens externes
[modifier | modifier le code]
- Ressources relatives aux beaux-arts :
- Ressources relatives à la musique :
- Ressources relatives à la littérature :
- Ressources relatives à la recherche :
- Ressource relative à la santé :
- Ressource relative à l'audiovisuel :
- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :
- Britannica
- Brockhaus
- Den Store Danske Encyklopædi
- Deutsche Biographie
- Enciclopedia italiana
- Enciclopedia De Agostini
- Gran Enciclopèdia Catalana
- Hrvatska Enciklopedija
- Internetowa encyklopedia PWN
- Nationalencyklopedin
- Proleksis enciklopedija
- Store norske leksikon
- Treccani
- Universalis
- Visuotinė lietuvių enciklopedija
- Écrivain français du XIXe siècle
- Écrivain français du XXe siècle
- Romancier français du XIXe siècle
- Dramaturge français du XIXe siècle
- Essayiste français du XIXe siècle
- Essayiste français du XXe siècle
- Poète français du XIXe siècle
- Poète symboliste
- Auteur français de contes
- Critique littéraire français
- Critique d'art français
- Auteur publié par les éditions Mercure de France
- Écrivain normand
- Personnalité liée au symbolisme
- Collaborateur du Journal
- Étudiant de l'université de Caen
- Naissance en avril 1858
- Naissance dans l'Orne
- Décès en septembre 1915
- Décès à l'hôpital Boucicaut
- Décès à 57 ans
- Mort d'une hémorragie cérébrale
- Personnalité inhumée au cimetière du Père-Lachaise (division 10)