André Rouveyre

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André Rouveyre
André Rouveyre, by Amedeo Modigliani (1884-1920).jpg

Amedeo Modigliani, Portrait du peintre Rouveyre (1915),
localisation inconnue.

Naissance
Décès
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BarbizonVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités

André Rouveyre né le dans le XVIIe arrondissement à Paris et mort le à Barbizon est un écrivain, journaliste, dessinateur de presse et caricaturiste français.

Parcours[modifier | modifier le code]

André Rouveyre est le fils d'Édouard Rouveyre (1849-1930), un érudit, auteur entre autres d'un essai, Connaissances nécessaires à un bibliophile[1]. Il entre aux Beaux-Arts de Paris[2], devenant l'un des derniers élèves de Gustave Moreau. Il quitte l'école au bout de trois années[3], mais il y devient l'ami d'Henri Matisse[4].

Pour vivre, il se fait dessinateur de presse, et collabore à de très nombreux périodiques. Il commence en 1899 avec Le Polichinelle, Le Sourire, Le Rire, Le Pêle-Mêle, et Le Petit Illustré amusant, puis Le Frou-frou (1900-1904), Le Cri de Paris (1906, puis 1922), Je sais tout (1910), Comœdia (1913), ou encore le Lustige Blätter, etc.[2]

Rouveyre circula dans un milieu cosmopolite et finit ses jours dans le fief des impressionnistes, à Barbizon, en forêt de Fontainebleau. Il a publié en 1921 Souvenirs de mon commerce[5] d'après ses relations avec Rémy de Gourmont, Guillaume Apollinaire, Jean Moréas et Jules Soury.

Les talents de journaliste de Rouveyre sont principalement célèbres pour la polémique quelque peu stérile qu'il eut avec Paul Claudel. Rouveyre a croqué Claudel dans quatre dessins publiés par le Mercure de France à la suite des premières de ses pièces dont en 1914, L'Otage.

Il a connu l'artiste peintre et graveur suisse Pierre-Eugène Vibert qui a réalisé plusieurs gravures d'après ses dessins de nus féminins[6].

Il a légué sa correspondance avec Henri Matisse et André Gide mais aussi confié, dès 1940, la momie d'une danseuse de l'époque de Ptolémée IV à la mairie de Fontainebleau, momie qu'il avait acquise auprès d'un antiquaire, mais venant des collections de Théophile Poilpot, dispersées après son décès en 1915[7].

André Rouveyre est inhumé au cimetière de Barbizon.

La Bibliothèque historique de la ville de Paris possède un fonds André Rouveyre composé de divers dessins, correspondances, gravures sur bois ou encore des papiers personnels, notamment grâce au don de ses petits-enfants en 1992.

Amitié avec Henri Matisse[modifier | modifier le code]

Connu pour son amitié avec Henri Matisse, 1 182 lettres ont été échangées entre les deux hommes, lesquels se sont connus dans l'atelier de Gustave Moreau en 1896. La Première Guerre mondiale les réunit dans le Midi où ils s'étaient réfugiés.

Matisse et Rouveyre ont produit plusieurs travaux en communs comme Repli avec pochoir, douze lithographies et linogravures paru aux Éditions Bélier en 1947, ou Apollinaire avec ses sept lithographies paru en 1953 aux Éditions Raisons d'être.

Une exposition en 2005 au musée du Luxembourg, « Matisse, Une seconde vie », met en avance leur complicité ; des lettres et un portrait de Rouveyre sont présentés au public parisien. Modigliani et Edmond Heuzé ont aussi peint Rouveyre.

Iconographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages illustrés[modifier | modifier le code]

André Rouveyre est l'auteur de nombreux albums illustrés par ses soins[2], dont :

  • Dessins inédits de Rouveyre. Carcasses divines, Paris, Jean Bosc & Cie, octobre 1907.
  • Mécislas Golberg, La morale des lignes, avec des reproductions de dessins de Rouveyre, Paris, Éditions Léon Vanier, succ. Albert Messein, 1908 — sur Gallica.
  • André Rouveyre, visages des contemporains. Portraits dessinés d'après le vif (1908-1913), préface de Remy de Gourmont, Paris, Mercure de France, 25 janvier 1913 — ouvrage comprenant 136 croquis de célébrité.

Sources bibliographiques[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Connaissances nécessaires à un bibliophile (3e édition, revue, corrigée et augmentée), Paris, 1879 — sur Gallica.
  2. a, b et c [article] « ROUVEYRE André », in Gérard Solo (dir.), Dico Solo en couleurs. Plus de 5 000 dessinateurs de presse et 600 supports, Vichy, Editions AEDIS, 2004, p. 759-760.
  3. [article] (it) « André ROUVEYRE », in G. Fanelli et E. Godoli (s./dir.), Dizionario degli illustratori simbolisti e art nouveau, volume II, Florence, Cantini, 1990, page 159.
  4. a et b (en) « Matisse's Letters. Correspondance with André Rouveyre », in henri-matisse.net, en ligne.
  5. Paru chez Georges Crès, 1921.
  6. Idbury print, idburyprints.com.
  7. D'après Marie Dormoy, éditrice du Journal de Paul Léautaud, in « La momie de Théophile Poilpot », apohtegme.com, en ligne.
  8. Tableau passé à la vente le 1er mai 2012 chez Christie's New York, référence catalogue no 2554, Impressionist and Modern Art Evening Sale, notice lot 29 en ligne.

Liens externes[modifier | modifier le code]