Rue d'Hauteville

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10e arrt
Rue d’Hauteville
Image illustrative de l’article Rue d'Hauteville
La rue d’Hauteville.
Situation
Arrondissement 10e
Quartier Saint-Vincent-de-Paul
Porte-Saint-Denis
Début 30-34, boulevard de Bonne-Nouvelle
Fin 1, place Franz-Liszt
Voies desservies Rue de l’Échiquier
rue d’Enghien
rue Gabriel-Laumain
rue des Petites-Écuries
cité Paradis
rue de Paradis
rue des Messageries
rue de Chabrol
Morphologie
Longueur 773 m
Largeur 20 m
Historique
Création 1772-1783 (partie sud)
1826 (partie nord)
Dénomination 1783
Géocodification
Ville de Paris 4446
DGI 4497

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
Rue d’Hauteville
Images sur Wikimedia Commons Images sur Wikimedia Commons

La rue d’Hauteville est une voie publique située dans le 10e arrondissement de Paris.

Situation et accès[modifier | modifier le code]

La rue d’Hauteville est une voie publique située dans le 10e arrondissement de Paris. Elle débute au 30-34, boulevard de Bonne-Nouvelle, et finit 1, place Franz-Liszt. Elle rencontre entre-temps la rue de l’Échiquier, la rue d’Enghien, la rue Gabriel-Laumain, la rue des Petites-Écuries, la cité Paradis, la rue de Paradis, la rue des Messageries, la rue de Chabrol. Elle mesure 773 m de long et 20 m de large.

Ce site est desservi par les stations de métro Bonne-Nouvelle et Poissonnière.

Origine du nom[modifier | modifier le code]

La partie basse de la rue, la première à avoir été ouverte, portait à l'origine le nom de « rue de la Michodière », en l'honneur de Jean-Baptiste de La Michodière, comte d’Hauteville (né en 1720), qui fut prévôt des marchands de Paris de 1772 à 1777[1]. La partie comprise entre la rue de Paradis et la rue des Messageries, qui n'était alors que la partie nord-sud d'un passage à angle droit, était connue sous le nom de « passage des Messageries », en référence aux messageries royales dont le bureau se trouvait à proximité.

En 1783, alors que Paris s'étend de l'enceinte de Charles V au mur des Fermiers généraux, la rue de la Michodière se trouve intra-muros et concurrence ainsi la rue de La Michodière du 2e arrondissement. Il est décidé que les deux rues continuent à honorer le même personnage[2] mais la plus périphérique prend dès lors le nom de « rue d'Hauteville », qui n'est pas le nom mais le titre du prévôt des marchands, comme cela se faisait le plus souvent sous l'Ancien Régime.

Historique[modifier | modifier le code]

Cette rue a été percée en deux temps.

Entre 1772 et 1792 entre le boulevard de Bonne-Nouvelle et la rue de Paradis (par arrêté du Conseil du Roi du confirmé par lettres patentes du et du ).
Des lettres patentes du 14 octobre 1772 autorisèrent les religieuses Filles-Dieu à exécuter sur leurs terrains ce percement, dont la largeur était fixée à 30 pieds et qui devait prendre la dénomination de « rue Delamichodière ». Cette rue n'était pas encore ouverte en 1783.
Par lettres nouvelles du 8 août de cette année portant confirmation et extension de celles de 1772, les religieuses purent ouvrir la rue projetée depuis onze ans, mais à la condition que le nom « Delamichodière » serait remplacé par celui de « rue d'Hauteville », la première de ces dénominations ayant déjà été donnée à une rue ouverte dans le quartier Louis-le-Grand. En 1791, la rue d'Hauteville ne débouchait pas encore dans la rue Basse-Porte-Saint-Denis ; nous en trouvons la preuve dans un arrêté du Bureau de féodalité du 9 septembre de la même année.
Elle fut complètement exécutée en 1792.
La largeur primitive a été maintenue par une décision ministérielle du 13 mars 1821 et par une ordonnance royale du 27 septembre 1826. Une autre ordonnance du 15 mai 1832 a sanctionné les dispositions projetées pour l'abaissement transversal du boulevard de Bonne-Nouvelle, au moyen de la suppression de la rue Basse-Porte-Saint-Denis, et pour le prolongement de la rue d'Hauteville jusqu'à ce boulevard. Cette opération a été exécutée peu de temps après. Les constructions riveraines sont alignées.

En 1826 (après l’aliénation du couvent Saint-Lazare), elle est prolongée au nord jusqu’à la place Franz-Liszt, en reprenant le tracé de la branche nord-sud de la rue des Messageries (par ordonnance du ).
Avant 1792, il existait un passage formant retour d'équerre et connu sous le nom de « passage des Messageries ». Il prenait naissance à la rue de Paradis, en face de celle d'Hauteville, et se terminait à la rue du Faubourg-Poissonnière.
Par délibération du corps municipal du 18 juin de la même année, les propriétaires riverains furent autorisés à convertir ce passage en une rue de 30 pieds de largeur, à la charge par eux de livrer gratuitement et en cas de reconstruction, le terrain nécessaire à cet élargissement.

Elle a été dénommée par lettres patentes du 8 août 1783 pour la partie entre le boulevard de Bonne-Nouvelle et la rue de Paradis.

Elle débouche sur la perspective de l’église Saint-Vincent-de-Paul, ce qui est l’occasion d’un gag récurrent du film Zazie dans le métro.

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Rue d’Hauteville », www.v2asp.paris.fr (consulté le 26 mai 2014).
  2. « Rue de La Michodière », www.v2asp.paris.fr (consulté le 26 mai 2014).
  3. Dans les archives secrètes de la police[réf. insuffisante].
  4. Agnès Chauvin, « L'ancien hôtel de M. Bertin », La Protection du patrimoine en Île-de-France au XXIe siècle,‎ , p. 70
  5. Notice no PA00086501, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  6. Notices sur les objets envoyés à l'Exposition des produits de l'industrie française de 1806, Paris, 1806, Imprimerie impériale, p. 273.
  7. Notice no PA00086495, base Mérimée, ministère français de la Culture.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]