Réformateurs libéraux-conservateurs

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Réformateurs libéraux-conservateurs
(de) Liberal-Konservative Reformer
Image illustrative de l’article Réformateurs libéraux-conservateurs
Logotype officiel.
Présentation
Président Jürgen Joost
Fondation
Scission de Alternative pour l'Allemagne
Siège Mierendorffstraße 10, 10589 Berlin
Positionnement Centre droit à droite
Idéologie Euroscepticisme
Libéralisme économique
Libéral-conservatisme
Conservatisme[1]
Affiliation européenne Parti des conservateurs et réformistes européens
Groupe au Parlement européen Conservateurs et réformistes européens
Adhérents 2 500[2] (2015)
Site web lkr.de
Représentation
Députés européens
0  /  96

Réformateurs libéraux-conservateurs (en allemand : Liberal-Konservative Reformer, LKR), anciennement connu de 2015 à 2016 sous le nom d'Alliance pour le progrès et le renouveau (en allemand : Allianz für Fortschritt und Aufbruch, ALFA), est un parti politique allemand eurosceptique fondé en 2015 par Bernd Lucke en scission de l'Alternative pour l'Allemagne[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Réformateurs libéraux-conservateurs est fondé le à Cassel sous le nom d'Alliance pour le progrès et le renouveau (Allianz für Fortschritt und Aufbruch, ALFA) lors d'un meeting inaugural limité à 70 personnes durant lequel les statuts du parti sont approuvés et Bernd Lucke est élu président. Trois vice-présidents sont désignés : Bernd Kölmel, Gunther Nickel et Reiner Rohlje[4],[5],[6].

La création du parti est précédée par plusieurs mois de lutte interne au sein de l'Alternative pour l'Allemagne entre Bernd Lucke et Frauke Petry pour la direction du parti. Bernd Lucke, président sortant du parti, représente alors la tendance libérale-conservatrice très attachée au libéralisme économique, tandis que sa concurrente représente la faction nationale-conservatrice du parti[7]. À l'issue de la convention exceptionnelle d'Essen du , Frauke Petry est élue avec 60 % des voix[8].

Une semaine après ces élections, cinq députés européens de l'AfD (Hans-Olaf Henkel, Ulrike Trebesius, Bernd Lucke, Bernd Kölmel et Joachim Starbatty) quittent le parti et annoncent la création d'un nouveau parti, l'Alliance pour le progrès et le renouveau[9]. Le , le parti est admis au sein de l'Alliance des conservateurs et réformistes européens[10].

Il est estimé qu'environ 20 % des membres de l'Alternative pour l'Allemagne ont rejoint le nouveau parti de Bernd Lucke[11].

La filiale allemande du constructeur automobile italien Alfa Romeo envisage un temps d'attaquer le parti en justice pour avoir choisi l'acronyme ALFA[12]. Quelques mois plus tard, à la suite d'un procès perdu face à l'association « Action droit de vivre pour tous » (Aktion Lebensrecht für Alle, ALFA) qui contestait l'utilisation de l'abréviation ALFA, le parti se voit contraint d'abandonner en son nom initial (« Alliance pour le progrès et le renouveau ») pour se baptiser « Réformateur libéral-conservateur »[13].

Le , un nouveau comité exécutif du parti est élu avec Bernd Kölmel comme président du parti. Les autres membres du comité exécutif comprennent Bernd Lucke, Ulrike Trebesius et Hans-Olaf Henkel[14].

En , quatre des cinq députés européens, dont le président fédéral Bernd Kölmel, quittent le parti après la défaite de l'un d'entre-eux, Hans-Olaf Henkel, contre Bernd Lucke, au cours d'un scrutin pour définir la tête de liste du mouvement pour les élections européennes de 2019[15].

Peu après la scission du parti avec l'AfD, Hans-Olaf Henkel remarque que les médias ne prennent plus en compte les réactions des élus du LKR. Il indique par ailleurs qu'il sera un « défi » pour les cinq députés européens du parti d'être réélus en 2019 et que lui-même ne se représentera pas pour un nouveau mandat européen[16]. De fait, lors du scrutin de 2019, le parti n'obtient que 0,1 % des voix.

Idéologie[modifier | modifier le code]

Le parti est très critique envers la politique de la Banque centrale européenne. Il prône une sortie de la Grèce de la zone euro ou, si cela ne pouvait pas se faire, le retrait de l'Allemagne de la zone euro et un retour aux monnaies nationales[17].

Sur la plupart des autres thématiques, le programme du LKR est semblable à celui de l'AfD. Le LKR se démarque en soutenant une forte coopération entre les pays occidentaux et l'OTAN et en prônant un libre-échange général, mais sous conditions en ce qui concerne le TTIP. Au sujet de l'immigration, le parti défend le modèle canadien.

Présidents[modifier | modifier le code]

  • Bernd Lucke (de à )
  • Ulrike Trebesius (de juin à )
  • Christian Kott (de à )
  • Bernd Kölmel (de à )
  • Peter Reich (de septembre à )
  • Stephanie Tsomakaeva (d'octobre à )
  • Bernd Lucke (- )
  • Jürgen Joost (depuis )

Résultats électoraux[modifier | modifier le code]

Élections européennes[modifier | modifier le code]

Année Voix % Mandats Tête de liste Groupe
2019 43 961 0,1
0  /  96
Bernd Lucke Extra-parlementaire

Élections dans les Länder[modifier | modifier le code]

Année BW BY BE BB HB HH HE MV NI NW RP SA SN ST SH TH
2016 1,0 0,4 0,3 0,6 0,9
2017 0,0 0,0 0,2 0,2
2018 0,0 0,0
2019 abs abs abs abs
2020 abs

Références[modifier | modifier le code]

  1. (de) « Lucke kündigt "schwarze Liste" an », sur ZDF (consulté le 22 décembre 2015).
  2. (de) « Verdorrt im Schatten der AfD », sur Die Zeit, (consulté le 22 décembre 2015).
  3. « Bernd Lucke crée un nouveau parti europhobe en Allemagne », sur Les Échos, (consulté le 22 décembre 2015).
  4. (en) « Germany's ex-AfD leader sets up new eurosceptic party », sur Reuters, (consulté le 22 décembre 2015).
  5. (en) « German Eurosceptic leader Lucke sets up Alfa party », sur BBC, (consulté le 22 décembre 2015).
  6. (de) « AfD-Abtrünnige gründen neue Partei „Alfa“ », sur Handelsblatt, (consulté le 22 décembre 2015).
  7. (en) « Ousted chief of Germany's euroskeptic AfD sets up new political party », sur DW, (consulté le 22 décembre 2015).
  8. (en) « Germany's euroskeptic AfD elects conservative leader Petry », sur DW, (consulté le 22 décembre 2015).
  9. (en) « German AfD founder leaves party decrying xenophobic shift », sur Reuters, (consulté le 22 décembre 2015).
  10. (en) « AECR welcomes M10 and ALFA as new members », sur aecr.eu, (consulté le 23 mai 2016).
  11. (en) « AfD upbraids Merkel, migrants at Hanover party congress », sur DW, (consulté le 22 décembre 2015).
  12. (en) « What next for Germany's Eurosceptic AfD party ? », sur BBC, (consulté le 22 décembre 2015).
  13. (de) « Alfa findet einen neuen Namen », sur FAZ, (consulté le 22 décembre 2016).
  14. (de) « Liberal-Konservative Reformer(LKR) wählen neuen Bundesvorstand », sur lkr.de, (consulté le 3 décembre 2017).
  15. (de) « LKR-Europaabgeordnete treten wegen Lucke aus Partei aus », sur Junge freieit, (consulté le 26 janvier 2019).
  16. (en) « Germany's anti-euro party which became two », sur EUobserver, .
  17. (de) « Partei programm », sur ALFA (consulté le 22 décembre 2015).

Lien externe[modifier | modifier le code]