Récepteur antigénique chimérique

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Un récepteur antigénique chimérique (de l'anglais chimeric antigen receptor ou CAR) est une molécule créée en laboratoire pour permettre aux cellules immunitaires de reconnaître et de cibler des protéines déterminées présentes à la surface des autres cellules également appelées antigènes[1]. Les CAR font partie d'une série d'avancées prometteuses dans la lutte contre le cancer grâce au développement de thérapies adoptives de transfert de cellules[1],[2].

Des lymphocytes sont prélevés sur un patient et génétiquement modifiées pour qu'elles expriment des récepteurs CAR spécifiques aux protéines exprimées par le cancer du patient. Les cellules immunitaires peuvent alors reconnaître et tuer les cellules cancéreuses et sont réintroduites dans le patient. La création de lymphocytes universel pouvant être administrés à un grand nombre de patient est une autre stratégie explorée qui a déjà permis de soigner avec succès des patients[3].

Traitements[modifier | modifier le code]

Le premier traitement à base de CAR a été approuvé par la FDA américaine en août 2017 pour le traitement de leucémie chez l'enfant et les jeunes adultes[4]. Lors des essais cliniques de traitement de leucémies aiguës lymphoblastiques 79% des patients traités avaient survécus 12 mois le traitement. Le coût du traitement appelé Kymriah s'élève à 475'000 dollars américains et n'est facturé qu'en cas de réussite du traitement[4].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « CAR Récepteur antigénique chimérique | cellectis », sur www.cellectis.com (consulté le 28 avril 2017)
  2. M. Pule, H. Finney et A. Lawson, « Artificial T-cell receptors », Cytotherapy, vol. 5, no 3,‎ , p. 211–226 (ISSN 1465-3249, PMID 12850789, DOI 10.1080/14653240310001488, lire en ligne)
  3. Olivia Wilkins, Allison M. Keeler et Terence R. Flotte, « CAR T-Cell Therapy: Progress and Prospects », Human Gene Therapy Methods, vol. 28, no 2,‎ , p. 61–66 (ISSN 1946-6536, DOI 10.1089/hgtb.2016.153, lire en ligne)
  4. a et b (en) Emily Mullin, « A pioneering gene therapy for leukemia has arrived in the U.S. », MIT Technology Review,‎ (lire en ligne)