Préaux (Ardèche)

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Préaux
Préaux (Ardèche)
Église.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Ardèche
Arrondissement Tournon-sur-Rhône
Canton Haut-Vivarais
Intercommunalité Communauté de communes du Val d'Ay
Maire
Mandat
Christian Roche
2014-2020
Code postal 07290
Code commune 07185
Démographie
Population
municipale
679 hab. (2016 en augmentation de 5,6 % par rapport à 2011)
Densité 30 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 08′ 37″ nord, 4° 39′ 51″ est
Altitude Min. 353 m
Max. 980 m
Superficie 22,33 km2
Localisation

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Préaux

Préaux est une commune française située dans le département de l'Ardèche, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Sur un large plateau du piémont ardéchois.

La commune de Préaux s'étend au sud de la rivière d'Ay sur une vaste surface vallonnée de 22 km2. Les altitudes évoluent depuis 353 m au pont des Gauds jusqu'à 989 m au-dessus du col du Juvenet. On trouve aussi, à 884 m, l'ancien château de Seray, qui dépendait au XIIIe siècle de la seigneurie de Mahun.

Le village s'est développé sur un plateau en pente entre les deux ruisseaux de la Couranne et du Furon. Sur le reste de la commune, des fermes et des hameaux dispersés ont cultivé les reliefs les plus abordables. L'agriculture s'est plutôt bien maintenue jusqu'à présent, mais a quand même laissé s'emboiser les surfaces les plus escarpées.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Saint-Romain-d'Ay Rose des vents
Satillieu N Saint-Jeure-d'Ay
O    Préaux    E
S
Vaudevant Saint-Victor

Histoire[modifier | modifier le code]

Comme dans toutes les communes du piémont ardéchois, les premiers habitats datent certainement de très longtemps. Les preuves écrites les plus lointaines datent des années 1000 avec un nom latinisé en Pradella. Le nom a ensuite pris diverses formes et on hésite encore dans la prononciation entre Préaux (pour les gens de l'extérieur) et Preaux (« pro ») (pour les locaux).

Au XIXe siècle, la population de la commune est montée jusqu'à 1 401 habitants en 1881. L'exode rural l'a fait ensuite descendre très bas, jusqu'à 505 habitants seulement en 1982. Depuis, elle a repris une courbe ascendante, avec 643 habitants en 2011.

En parallèle, la commune s'est équipée. En 1997, le rachat du bâtiment de l'école privée a permis d'aménager un local de poste, un bar restaurant et sept logements. Le village est pourvu d'un terrain de foot, d'un boulodrome, d'une salle des fêtes, d'un théâtre de verdure, d'un parc pour enfants et d'une bibliothèque. Une galerie d'art privée s'est aussi installée.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1965 mars 1977 M. Dumont SE  
mars 1977 mars 1983 Paul Sotton    
mars 1983 juin 1995 Charles Fourel    
juin 1995 En cours
(au 2 janvier 2019)
Christian Roche[1] SE Cadre

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[3].

En 2016, la commune comptait 679 habitants[Note 1], en augmentation de 5,6 % par rapport à 2011 (Ardèche : +2,48 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1691 0071 2571 2281 1341 1821 3301 3271 410
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 4551 3901 3201 3571 3441 4011 3341 3031 325
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 2951 2811 1261 0571 0041 0061 001816718
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
637554505505511514559643671
2016 - - - - - - - -
679--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Au XIXe siècle, la population de la commune est montée jusqu'à 1 401 habitants en 1881. L'exode rural l'a fait ensuite descendre très bas, jusqu'à 505 habitants seulement en 1982. Depuis, elle a repris une courbe ascendante, avec 643 habitants en 2011.

Préaux dans son environnement.

Associations et Culture[modifier | modifier le code]

Le tissu associatif de Préaux est assez riche, avec une quinzaine d'associations : Anciens combattants, Sapeurs pompiers, Club des Trois vallées (aînés), Foyer des jeunes, École Plus (cantine et périscolaire), ACCA, Les déterreurs du mont Seray (vènerie sous terre),

Au niveau sportif : Amicale boule, Seray (gym et yoga), Randonnées, foot au sein de l'Union Sportive du Val d'Ay.

Au niveau culturel, la Bibliothèque « Les Buveurs d'encre », Préaux en Scène, Cancabièle (organisation d'évènements culturels).

La Galerie de Bernard Riffard[modifier | modifier le code]

Des expositions d'été avec des participations de qualité.

Bernard Riffard, né en 1949, a travaillé à l'étranger et dans la région, et a fini par s'installer à Préaux. Depuis 1987, il peint dans ses loisirs. Il produit des tableaux très réalistes représentant des paysages, des personnages et des scènes de la ruralité. En 2012, il a ouvert la galerie Riff'Arts au hameau de Royer, route de Saint-Félicien. Il y expose ses œuvres et celles d'autres peintres. Trois expositions ont été proposées au public en juin, juillet et août 2013. Il en a été de même en 2014. Aperçu des œuvres sur les sites internet de Bernard Riffard et de la galerie-riff-arts.

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture et artisanat[modifier | modifier le code]

L'agriculture résiste bien sur la commune avec encore quinze exploitations : des élevages de bovins, caprins ou brebis. Les chèvreries produisent en particulier des fromages d'appellation « caillé doux de Saint-Félicien ». Certaines développent la vente directe.

Dans le domaine du bâtiment, plusieurs artisans sont installés sur la commune.

Équipements et services[modifier | modifier le code]

  • École publique avec une 3e classe ouverte en 2012. Cantine.
  • Bibliothèque.
  • Terrain de foot, boulodrome.
  • Salle des fêtes, théâtre de verdure, parc pour enfants.
  • Poste, café restaurant l'Effet Local (produits du terroir et de l'agriculture locale), boucherie charcuterie, boulangerie épicerie.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Les ruines du château de Seray[modifier | modifier le code]

Il ne reste que des ruines de l'ancien château de Seray.

Le château de Seray, sur une crête à 880 m d'altitude, occupait un poste d'observation privilégié, tant du côté de Préaux que de Satillieu, mais aussi sur tout le plateau d'Annonay.

Il a peut-être été d'abord un poste militaire romain sur la voie qui menait de Tournon à la région du Puy.

Il a été ensuite place forte, avec une tour d'observation et deux corps de bâtiments d'une superficie totale de 400 m2. C'est là qu'à certaines époques, la population venait abriter ses récoltes et ses richesses en cas de danger. Au XIIIe siècle il appartenait aux seigneurs Pagan de Mahun.

Aujourd'hui, il ne reste plus que des ruines de ses larges murs, de plus en plus envahis par la végétation. On peut l'approcher en voiture par le chemin goudronné qui part du hameau de Malatray vers La Chavas. Mais la fin du sentier a tendance à s'embroussailler et la végétation empêche toute vue lointaine. Par contre, avant d'arriver au château, un sentier sur la gauche mène à un sommet qui offre une large vue panoramique.

L'église et le village[modifier | modifier le code]

Intérieur de l'église.
Une croix érigée en 1587, après la peste de 1522.

L'église de Préaux frappe déjà de loin par sa taille imposante. Elle a été construite dans les années 1870 pour une commune qui comptait 1400 habitants. À l'intérieur, l'imitation du style gothique a été poussée assez loin, avec de multiples fûts de colonnes qui soutiennent des voûtes à nervures. Cet édifice relativement récent abrite quand même trois mobiliers plus anciens : deux stalles individuelles vénérables et, à droite près du chœur, un bénitier en pierre ouvragée estimé du XVe siècle.

Article détaillé : Église Saint-Didier de Préaux.

À côté de l'église, une « croix de peste » (avec des bubons en reliefs), date de 1587. Elle était censée éviter les ravages déjà causés au village en 1522.

Dans le village, les maisons les plus typiques se situent à l'extérieur de la large route, On peut retrouver quelques sculptures sur les maisons les plus anciennes : des têtes sculptées dans le granite sur la façade de la mairie, sur le lavoir du village et au hameau de Seyaret ; un mur incrusté d'une enseigne de bottier ; des linteaux sculptés et travaillés.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jean-Jacques Cayre, artiste français (musicien, peintre, poète), décédé à Préaux en 2009. Depuis son enfance dans la Montagne Noire jusqu'à la fin de sa vie à Préaux en Ardèche, Jean-Jacques Cayre a toujours peint. Max Schoendorff (peintre et ancien directeur de la MAPRA à Lyon) l'a parfaitement situé : « Une poignée de peintres s'ébroue à l'aise dans ce système, le plus grand nombre se débat pour échapper à la noyade. Il en est aussi qui, comme Robinson, prennent pied sur quelque îlot solitaire. Finalement, la vie y est aussi riche qu'ailleurs, plus peut-être, âpre, amère, mais libre. Jean-Jacques Cayre est l'un d'eux. » Il a aussi fabriqué des instruments de musique non conventionnels et atypiques, il a été co-fondateur du groupe « Los Chacos » qui a obtenu le grand prix de l'académie Charles-Cros dans les années 1970. Plus tard, avec Marion Melnotte, il a fondé le groupe « Our » orienté sur les musiques traditionnelles du monde et a composé des musiques de théâtre pour Marcel Maréchal, Akel Akian et Jean-Claude Drouot. Autre passion plus discrète, la recherche agronomique en s'inspirant du même type d'approche et de méthode que d'éminents spécialistes tels Jean Pain, Claude Aubert et Pierre Rabhi.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Albin Mazon, Voyage autour d'Annonay, 1901.
  • Abbé Hilaire, Monographie de Satillieu, 1938.
  • Guide de l'Union Touristique Ardèche Verte, 1991.
  • Office de tourisme du Val d'Ay
  • Bulletins municipaux
  • Articles du Dauphiné libéré, et notamment reportages du 28 août 2014 de François Bassaget.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Liste des maires du département de l'Ardèche » [PDF], sur le site de la préfecture de l'Ardèche, (consulté le 30 juillet 2015).
  2. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  3. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.