Saint-Jeure-d'Ay

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Saint-Jeure-d'Ay
Saint-Jeure-d'Ay
L'église Saint-Georges.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Ardèche
Arrondissement Tournon-sur-Rhône
Canton Lamastre
Intercommunalité Communauté de communes du Val d'Ay
Maire
Mandat
Brigitte Martin
2014-2020
Code postal 07290
Code commune 07250
Démographie
Gentilé Saintjeurois
Population
municipale
481 hab. (2015 en diminution de 1,03 % par rapport à 2010)
Densité 70 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 08′ 50″ nord, 4° 42′ 25″ est
Altitude Min. 353 m
Max. 552 m
Superficie 6,9 km2
Localisation

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Saint-Jeure-d'Ay est une commune française, située dans le département de l'Ardèche en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Saint-Jeure-d'Ay et son plateau, vu de la ferme de Junon. Au fond, le relief boisé du Montbard.

Saint-Jeure-d'Ay est une commune du nord de l'Ardèche, située dans le canton de Satillieu. Son altitude varie de 336 m à 552 m. La commune a une superficie modeste de 6,9 km2 et une population de 483 habitants en 2011.

Son territoire s'étend sur les surfaces vallonnées d'un plateau, entre la rivière d'Ay et le ruisseau d'Ozon. La terre s'y prête remarquablement bien à la culture des céréales.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Saint-Jeure-d'Ay est limitrophe de 5 communes[1], toutes situées dans le département de l'Ardèche et réparties géographiquement de la manière suivante :

Rose des vents Saint-Romain-d'Ay Eclassan Rose des vents
Préaux N
O    Saint-Jeure-d'Ay    E
S
Saint-Victor Cheminas

Toponymie[modifier | modifier le code]

Saint Jeure (Sanctus-Jurius), est sans doute une déformation orale de St-Georges. Le village a autrefois été nommé St-Jeure-les-Quintenas, puis Fontaine d'Ay à la Révolution.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'église a perdu ses fortifications, mais ses restaurations lui ont conservé un certain style roman.

Les faits historiques les plus anciens remontent au XIVe siècle: les habitants du village ont alors obtenu l'autorisation de fortifier leur église pour préserver leurs personnes et leurs biens des bandes de pillards. Auparavant, les villageois se rendaient au château de Seray (commune de Préaux) ou d’Étable pour s'y réfugier[2]. Malgré tout, pendant les guerres de religion, en 1574, des protestants commandés par le capitaine Clavel arrivèrent à rentrer dans l'église: ils pillèrent son contenu et tuèrent la trentaine d'hommes qui s'y étaient réfugiés et qui constituaient la majorité des chefs de famille du village. Ils brûlèrent l'église et emmenèrent aussi les quatre cloches dans leur base de Bozas.

En 1800, la population approchait les 400 habitants. Les hauts et les bas de l'activité agricole l'ont fait monter en 1873 jusqu'à 523 habitants et tomber progressivement à 299 en 1968.

Pendant ces dernières décennies, le site de St-Jeure semble avoir été apprécié comme cadre de vie, puisque sa population est maintenant remontée à 483 habitants en 2011. Les nouveaux habitants ont souvent des liens familiaux ou des terrains sur la commune. La plupart travaillent dans le bassin d'Annonay ou dans la Vallée du Rhône. Mais l'agriculture demeure toujours un secteur actif.

On trouve au village deux commerces, deux écoles, un restaurant, une bibliothèque, des courts de tennis, un terrain de boules, un terrain de foot, une salle des fêtes. Cette dernière a été réalisée avec l'aide du Comité des Fêtes, qui a aussi réussi à fédérer les associations pour l'organisation, depuis 2002, du Festival rock des Singes Heureux.

Agriculture[modifier | modifier le code]

Une terre à céréales[modifier | modifier le code]

La coopérative a été créée en 1967.

Le plateau de St-Jeure offre une excellente terre pour la culture des céréales : blé, maïs, colza… Pour le fourrage en ensilage, deux coupes sont parfois possibles dans l'année. Cela a déterminé l'implantation d'une coopérative en 1967. Elle assure aussi la vente de fournitures aux agriculteurs. En 1990, un lac d'irrigation a été créé sur l'Ozon aux Meinettes. La bonne tenue de l'agriculture fait qu'aucune terre ne connaît l'abandon. En 2014, deux agriculteurs étaient domiciliés sur la commune : un éleveur de bovins et un éleveur de volailles. Les autres terres étaient exploitées dans le cadre de Gaec, dont les membres étaient domiciliés dans les communes voisines.

Un lac d'irrigation, mais aménagé aussi pour la promenade.

Le lac des Meinettes[modifier | modifier le code]

En limite avec la commune de Cheminas, ce lac a été créé sur le ruisseau d'Ozon en 1990 pour l'irrigation des cultures alentour. Il occupe une surface respectable de 14 hectares. Ses 130 km de canalisations desservent plus de 120 irrigants sur 7 communes. Mais il a été aussi aménagé pour la promenade. Un sentier aménagé de 4 km permet d'en faire le tour, à pied ou en VTT, dans un sous-bois frais et tranquille. Des panneaux y présentent la diversité de la flore et de la faune. Au moment des migrations, le lac sert d'étape à de multiples espèces.

Monuments[modifier | modifier le code]

Une église de style roman[modifier | modifier le code]

Aujourd'hui, l'église n'affiche plus de fortifications particulières, mais ses réfections lui ont gardé un style roman. Son chœur et une curieuse chapelle adjacente sont sans doute les parties les plus anciennes, avec leurs murs épais et leurs pierres apparentes. La nef voûtée sur colonnes et ses murs moins épais semblent plus récents. Le clocher de forme carrée présente lui aussi des ouvertures de style roman. L'église accueille une messe dominicale trimestrielle, des mariages et des funérailles. Les baptêmes se font dans d'autres églises de la paroisse[3]. Elle est entretenue et ouverte pour une visite, une prière...

Le village offre aussi comme monument une fontaine avec la statue de Jeanne d'Arc.

Culture et activités[modifier | modifier le code]

La commune possède une douzaine d'associations, qui rassemblent les jeunes, les anciens, les parents d'élèves, les sportifs... Un Comité des Fêtes regroupe tous les bénévoles volontaires dans les grandes occasions: par exemple construction de la salle des fêtes et organisation du Festival des Singes Heureux.

Le Festival et le Tremplin des Singes Heureux[modifier | modifier le code]

Un festival rock organisé par un regroupement de bénévoles.

Le Festival des Singes Heureux a été créé en 2002 et a rapidement connu le succès. Il rassemble régulièrement près de 1 000 amateurs de rock et de musiques actuelles, autour d'artistes reconnus et de valeurs montantes. Il alterne maintenant, la première année, le Festival au dernier week-end de juillet, avec, l'année suivante, le Tremplin au troisième week-end d'avril. Son organisation est entièrement assurée par des bénévoles locaux. Il fédère ainsi près de 80 personnes de tous âges, soit un pourcentage important de la population du village.

Équipements et services publics[modifier | modifier le code]

  • deux écoles primaires
  • une bibliothèque
  • un stade de football
  • deux courts de tennis
  • un boulodrome
  • dans le cadre du canton de Satillieu, un réseau de promenades

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
    Pierre Besson UDR Officier
mars 2001 en cours
(au 24 avril 2014)
Brigitte Martin[4] DVD Cadre
Présidente de la communauté de communes du Val d'Ay (2014-)[5]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[7].

En 2015, la commune comptait 481 habitants[Note 1], en diminution de 1,03 % par rapport à 2010 (Ardèche (département) : +2,89 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
342325400313431482468469510
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
465488477512523505503471489
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
445450417356342344358339298
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
300299304349370380430437444
2013 2015 - - - - - - -
477481-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

En 1800, la population approchait les 400 habitants. Les hauts et les bas de l'activité agricole l'ont fait monter en 1873 jusqu'à 523 habitants et tomber progressivement à 299 en 1968. Pendant ces dernières décennies, la construction de villas a fait remonter la population à 483 habitants en 2011.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Institut national de l'information géographique et forestière (IGN), « Communes - Géoportail », sur http://www.geoportail.gouv.fr, (consulté le 31 juillet 2014)
  2. Albin Mazon, Voyage autour d'Annonay, , page 194
  3. site de la paroisse Saint-François Régis (Ay, Daronne)
  4. « Liste des maires du département de l'Ardèche » [PDF], Préfecture de l'Ardèche, (consulté le 31 juillet 2015).
  5. « Historique », sur val-d-ay.fr, Communauté de communes du Val d'Ay (consulté le 30 mars 2016).
  6. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.

Sources[modifier | modifier le code]

  • Albin Mazon, Voyage autour d'Annonay (1901)
  • Office du Tourisme du Val d'Ay
  • Municipalité de St-Jeure d'Ay
  • Articles et enquêtes du Dauphiné Libéré (notamment n° du 21 août 2014 par François Bassaget)

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Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]