Piedigriggio

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Piedigriggio
Piedigriggio
Le village
Administration
Pays Drapeau de la France France
Collectivité territoriale unique Corse
Circonscription départementale Haute-Corse
Arrondissement Corte
Canton Golo-Morosaglia
Intercommunalité Communauté de communes Aghja Nova
Maire
Mandat
Nicolette Albertini-Colonna
2014-2020
Code postal 20218
Code commune 2B220
Démographie
Gentilé Piedigriggeois
Population
municipale
147 hab. (2015 en augmentation de 4,26 % par rapport à 2010)
Densité 14 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 26′ 55″ nord, 9° 10′ 23″ est
Altitude Min. 200 m
Max. 770 m
Superficie 10,43 km2
Localisation

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Piedigriggio est une commune française située dans le circonscription départementale de la Haute-Corse et le territoire de la collectivité de Corse.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Piedigriggio est une petite commune de la Giovellina (ancienne piève de Giovellina), microrégion entre Balagne et Cortenais, un des bassins versants du Golo composé des quatre communes de Piedigriggio, Prato-di-Giovellina, Popolasca et Castiglione. Elle se situe à l'ouest, en limite du Parc naturel régional de Corse.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Moltifao Morosaglia Morosaglia Rose des vents
Popolasca N Gavignano
O    Piedigriggio    E
S
Popolasca Prato-di-Giovellina Aiti, Prato-di-Giovellina

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Piedigriggio se situe dans le sillon dépressionnaire central de l'île, que les géologues définissent en « un sillon étroit au relief adouci dont les sommets les plus élevés ne dépassent pas les 700 m d'altitude, constitué pour l'essentiel de terrains sédimentaires secondaires et tertiaires. Cette dépression coupe l'île du nord-ouest au sud-est, depuis l'Ostriconi jusqu'à Solenzara »[1], séparant la « Corse cristalline » de la « Corse schisteuse ».

Son territoire qui représente grosso modo le vallon du ruisseau de Fiuminale, s'étend depuis le nord-ouest, des crêtes de l'Aiola (654 m au plus haut) qui la séparent de Moltifao (Moltifau), jusqu'au Golo. Il se compose :

  • côté oriental, d'une partie plaine avec des terrains plats autrefois cultivés le long du fleuve, et au-dessus de petites collines couvertes d'un maquis bas ;
  • côté occidental, d'une zone collinaire boisée, comportant la Punta a l'Ascone (770 m), le culmen communal situé à l'ouest du village, et éloigné de l'Aiola d'environ 860 m, distance orthodromique.

L'environnement de Piedigriggio est remarquable avec la présence voisine des Aiguilles de Popolasca.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le fleuve Golo est le principal cours d'eau. Il longe la commune du sud au nord, sur près de 1,2 km, depuis le point de confluence avec le ruisseau de Canavaghiola, jusqu'à un point situé un peu au nord du lieu-dit Stretta a la Tinella. Cette section du Golo délimite Piedigriggio avec, du nord au sud, les communes de Morosaglia, Gavignano et Saliceto.

Durant sa traversée, le Golo est alimenté :

  • au lieu-dit Taverna, par le ruisseau de Fiuminale[2], long de 3,8 km son principal affluent sur la commune. Le Fiuminale prend sa source sur la commune, à 660 m au sud-est de la punta a l'Ascone 770 m ;
  • au sud par le ruisseau de Canavaghiola (ou ruisseau du Padule ou ruisseau du Mulinu en aval)[3] dont la partie aval marque les limites de la commune avec celles de Prato-di-Giovellina. Long de 9 km, il concerne les trois communes de Popolasca, Piedigriggio et Prato-di-Giovellina.

Climat et végétation[modifier | modifier le code]

Le climat est celui de la « cuvette de Ponte Leccia », une zone de l'île très chaude en été et des plus froides en hiver, où la végétation montre bien la rudesse du temps. Il est moins humide que le versant oriental de la chaîne du San Petrone qui lui fait face. La couverture forestière est homogène sur les hauteurs de cette zone, le peuplement forestier étant composé essentiellement de chênes verts.

Le tapis végétal se présente ainsi :

  • côté oriental, se trouvent des terrains plats le long du fleuve, avec des plantations de vigne au sud, surmontés de petites collines couvertes d'un maquis bas de cistes ;
  • côté occidental, la zone collinaire est plus élevée, couverte d'une importante chênaie verte, avec des arbres de petites tailles sous lesquels se retrouve les espèces composant le maquis méditerranéen : arbousiers, bruyères, lentisques pistachiers, etc.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Accès routiers[modifier | modifier le code]

L'accès au village se fait depuis la RN 193 en prenant la D18 soit à partir du lieu-dit Taverna (rouler alors sur 2,5 km puis emprunter la D418 sur 930 m pour gagner la petite place du village), soit à partir de Ponte Castirla (distance à parcourir 17 km). La route D418 s'y termine en cul-de-sac.

Une autre possibilité est offerte depuis l'agglomération de Francardo toujours sur la RN 193 avec la D118 par un itinéraire beaucoup plus long mais faisant passer alors par les villages remarquables de Prato-di-Giovellina et Popolasca.

Transports[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par la ligne des Chemins de fer de Corse sans qu'il y ait d'arrêt. La gare la plus proche est la Gare de Ponte-Leccia.

Le village de Piedigriggio est distant par route, de 52 km du port de commerce de Bastia et de 37 km de l'aéroport de Bastia Poretta, qui sont les plus proches.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Le village

La population se répartit entre le village de Piedigriggio et ses hameaux de Taverna à 3,4 km plus bas, et de Grisgione, tous deux en bordure de la RN 193.

Au village, le bâti ancien prédomine. Il se présente au bout de la route D418, avec de vieilles maisons groupées autour d'une toute petite place du village avec une fontaine en pierre. Si beaucoup d'entre elles sont en grande partie restaurées, quelques maisons anciennes en pierre subsistent, certaines à l'état d'abandon. L'église San Michele se trouve isolée à l'entrée du village.

De nouvelles constructions éparses ont récemment vu le jour à l'entrée du village et le long de la RN 193.

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

« Ugo donna toute la Balagne à Pino, fils de ce Guido Savello, qui avait passé avec lui en Corse et avait péri pendant la guerre ; les descendants de Pino furent appelés Pinaschi. Il donna ensuite à Amondo Nasica, Avoglino avec tout le bassin du Golo ; c'est cet Amondo qui a donné son nom aux Amondaschi. »[4]. Ious les pays situés sur les deux rives du Golo obéissaient aux Amondaschi. Mais Amondino étant venu à mourir, cette famille devint la proie de la discorde. les populations soumises aux Amondaschi commencèrent à se révolter. La Giovellina leur appartiendra jusqu'à la fin de leur domination, lorsqu'ils seront dépouillés par Giudice seigneur de la Corse.

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 en cours Nicolette Albertini-Colonna MoDem-DVG Cadre supérieur
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[6].

En 2015, la commune comptait 147 habitants[Note 1], en augmentation de 4,26 % par rapport à 2010 (France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
164162159147146150172189190
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
171167158160189238306249190
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
208221253255168141162145127
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012 2015
10810211999124135137145147
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Michel.

Le seul lieu de culte, consacré au catholicisme, est l'église paroissiale San Michele, qui relève du diocèse d'Ajaccio.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Saint Michel le saint patron de la commune est fêté le 29 septembre.
  • Interculture : association récemment créée dont l'ambition est de participer au développement touristique du Centre Corse en organisant au moins une manifestation tous les deux mois.

Économie[modifier | modifier le code]

  • Domaine de Griggione, camping de cinq hectares situé en bordure du Golo

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le Monument-aux-morts, voisin de l'église, récemment construit.

Église Saint-Michel[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Michel.

L'église paroissiale Saint-Michel de Piedigriggio, datée du XVIe siècle, fut maintes fois remaniée. Elle présente plusieurs particularités : la chapelle transversale n'est pas accolée à l'église et son clocher est séparé. On note la présence de deux cadrans solaires, de nombreux trous de boulins et de plusieurs plaques commémoratives des soldats morts durant les différentes guerres. Il se trouve aussi une plaque dédiée à la mémoire de Pasqual Guelfucci, curé du village, qui fut canonisé (1794 – 1868).

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

ZNIEFF[modifier | modifier le code]

Piedigriggio est concernée par une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique de 2e génération :

Grotte de Pietralbella, Tourbière Moltifao, Chênaie verte

La zone d'une superficie de 1 723 ha, concerne six communes. Elle comporte trois parties[9] :

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Pasquale Guelfucci, curé du village canonisé (1794 – 1868).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Daniel Istria in Pouvoirs et fortifications dans le nord de la Corse : du XIe siècle au XIVe siècle, Éditions Alain Piazzola, 1 rue Sainte-Lucie 20000 Ajaccio
  2. Sandre, « Fiche cours d'eau - ruisseau de Fiuminale (Y7020600) » (consulté le 15 septembre 2014)
  3. Sandre, « Fiche cours d'eau - ruisseau de Canavaghiola (Y7020540) » (consulté le 15 septembre 2014)
  4. Giovanni della Grossa in Chronique, traduction de l'Abbé Letteron - Histoire de la Corse Tomes I - Bastia Imprimerie et librairie Ollagnier - 1890 p. 112
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  9. ZNIEFF 940004186 - Grotte de Pietralbella, Tourbière Moltifao, Chênaie verte sur le site de l’INPN.