Giovellina

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Giovellina
Image illustrative de l'article Giovellina
Prato-di-Giovellina et les aiguilles de Popolasca

Pays France
Subdivision administrative Corse
Subdivision administrative Haute-Corse
Villes principales Prato-di-Giovellina
Siège du pays Prato-di-Giovellina
Communes 4
Régions naturelles
voisines
Caccia
Costera
Rustinu
Talcini
Niolo

La Giovellina est une microrégion de Haute-Corse au centre-nord de l'île, en rive gauche du Golo. Son chef-lieu historique est Prato-di-Giovellina.

Géographie[modifier | modifier le code]

La Giovellina est constituée, du nord au sud, des territoires des communes de :

Des quatre communes, seule Popolasca se trouve dans le parc naturel régional de Corse.

Composition[modifier | modifier le code]

Piedigriggio[modifier | modifier le code]

Piedigriggio occupe le quart nord-est de la microrégion. Son territoire est le plus bas de la Giovellina. Le village est bâti à une altitude moyenne de 350 m. Ce village de caractère, est typique de la région avec ses ruelles étroites et ses hautes maisons aux façades austères.

Popolasca[modifier | modifier le code]

Popolasca occupe la partie nord-ouest de la Giovellina. Avec une superficie de 10,24 km2, elle est la plus petite commune de la microrégion. Le village est bâti en montagne, sur un éperon rocheux à une altitude moyenne de 700 mètres.

Prato-di-Giovellina[modifier | modifier le code]

Prato-di-Giovellina occupe la partie sud-est de la Giovellina. Bâti à flanc de montagne, le village aux maisons anciennes rénovées, est composé de trois hameaux étagés.

Castiglione[modifier | modifier le code]

Castiglione est la commune la plus étendue des 4 avec une superficie de 23,17 km2. Elle occupe un bon quart sud-ouest de la Giovellina. Le village est bâti à 726 m d'altitude, sur un éperon rocheux.

Relief[modifier | modifier le code]

Son territoire s'étale depuis le massif montagneux des aiguilles de Popolasca à l'ouest jusqu'au fleuve Golo à l'est. Ce massif culmine au Traunatu ou Cima a i Mori (2 180 m - Castiglione et Asco) et comprend également la Rundinaia (1 658 m), massif d'aiguilles cher aux habitants de Castiglione.

C'est l'un des bassins versants gauches du Golo avec plusieurs petits cours d'eau naissant sur les flancs du massif. Deux ruisseaux collectent l'eau des rus et alimentent le Golo, le ruisseau de Fiuminale au nord et le ruisseau de Canavaghiola au sud.

Dans les parties basses, le sol porte visiblement les stigmates d'une déforestation ancienne opérée pour créer des zones de culture. Les terrasses de cultures ainsi que les murs de clôture en pierre sèche, les paillers, sont visibles, même dans les endroits où la nature a repris ses droits depuis la désertification de l'intérieur. Des forêts de bas chênes verts clairsemés couvrent désormais les abords des routes et des villages. Sur les hauteurs, on découvre des bois plus denses de hauts chênes verts, des pins au-dessus de Popolasca puis la roche à nu des aiguilles. L'élevage bovin principalement, demeure la principale activité de la région.

Accès[modifier | modifier le code]

La Giovellina est traversée du nord au sud par la route D18 depuis sa jonction avec la RN 193 au lieu-dit Taverna (Piedigriggio) jusqu'à proximité de Ponte-Castirla, un hameau de Castirla. La D18 se poursuit jusqu'à Corte. Elle dessert les 4 villages de la microrégion.

La route D118 qui prend naissance à l'entrée nord de la localité de Francardo (Omessa) pénètre dans la Giovellina par Prato.

Histoire[modifier | modifier le code]

La Giovellina était occupée au Moyen Âge. Au cours de la seconde moitié du XIe siècle, lors du renouveau de l'église de Corse, le territoire de l'île est réorganisé. Les cinq diocèses sont morcelés. La Haute-Corse actuelle était divisée en quarante-huit pièves. La Giovellina faisait partie de la piève de Caccia, dans l'évêché de Mariana[1].

Les témoignages du passage des Pisans et des Génois sont nombreux, ne seraient-ce qu'avec les vestiges à Prato-di-Giovellina de l'ancienne chapelle piévane San Cervone romane du XIIe siècle, de l'ensemble fortifié Castellu di Serravalle construit probablement au XIIIe siècle, de la tour génoise carrée du Monte Albano, une des rares tours qui se trouvent à l'intérieur de l'île, ainsi que d'autres ruines et des ponts sur le Golo. L'existence de ponts génois permet d'établir que par le passé, la Giovellina était traversée par des chemins de transhumance servant également au commerce de biens entre l'intérieur de l'île et son littoral, oriental ou balanin.

Du XVIe siècle au XVIIIe siècle, la piève de Jovellina est sous domination génoise.

« Di là dal fiume Guolo à Tramontana è situata la Pieve Giovellina, che contiene 553.abitanti. il fiume Caccianinco la divida dal fiume di Caccia, et è situata frà colline à piedi di montagna, li suoi Villaggi sono Popolasca, Casiglione, Prato, e Piè di griggio. »

— Francesco Maria Accinelli in L’histoire de la Corse vue par un Génois du XVIIIe siècle - Transcription d’un manuscrit de Gênes - ADECEC Cervioni et l’Association FRANCISCORSA Bastia 1974

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Daniel Istria in Pouvoirs et fortifications dans le nord de la Corse : du XIe siècle au XIVe siècle, Fig.XXVIII Carte des pièves et des évêchés du nord de la Corse