Perruel

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Perruel
Perruel
École-mairie de Perruel.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Eure
Arrondissement Les Andelys
Intercommunalité Communauté de communes Lyons Andelle
Code postal 27910
Code commune 27454
Démographie
Gentilé Perrueliens
Population
municipale
467 hab. (2018 en diminution de 1,06 % par rapport à 2013)
Densité 87 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 25′ 45″ nord, 1° 22′ 33″ est
Altitude Min. 46 m
Max. 143 m
Superficie 5,37 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Rouen
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Romilly-sur-Andelle
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Liens
Site web www.perruel.fr

Perruel est une commune française située dans le département de l'Eure, en région Normandie.

Ses habitants se nomment des Perruelien(ne)s.

Géographie[modifier | modifier le code]

Vue de Perruel depuis la lisière de la forêt, près du cimetière.

Cette commune de la vallée de l'Andelle est située entre Vascœuil et Perriers-sur-Andelle.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Selon la terminologie définie par l'Insee et le zonage publié en 2020, Perruel est une commune rurale, car elle n'appartient à aucune unité urbaine[Note 1],[1],[2].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Rouen, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 317 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[3],[4].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Perrol en 1216, Perruel dès 1249, et latinisées Perrolium, Petrolium au XIIIe siècle[5].

Ce nom est à mettre en relation avec Perriers (Perarios vers 1025)[5], toponyme d'un type très commun en Normandie, généralement latinisé en Piri ou Perarii et qui signifie « poiriers » dans les parlers de l'Ouest, dont le normand. Perruel remonterait plus précisément à un type *Perareolum[5]. Perruel en est vraisemblablement dérivé avec le suffixe -ol « lieu »[6] (< gallo-roman *-EOLU) qui a donné également Roncherolles par exemple. Il est souvent devenu -uel, -ueil ou -euil comme dans les Pommereuil (Eure, Pomerolium vers 1210)[7], Le Pommereuil (Nord).

François de Beaurepaire précise que le poirier était très répandu en Normandie avant l'essor de la culture du pommier[5].

Xavier Delamarre[8] se base sur la forme isolée Petrolium (XIIIe siècle), pour proposer le gaulois *petru-ialon : mot-à-mot « les quatre clairières », déjà évoqué par Joseph Vendryes[9] au sens de « champ carré » qui serait comparable aux différents Pérolet (Pedrolio, etc.), Preuil. Cependant, cette forme est récente et difficilement compatible avec les autres et ignore la relation (commune en toponymie) avec le nom de lieu voisin Perriers-sur-Andelle. Il s'agit plutôt d'une latinisation d'après le mot pierre, petra en latin[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

L'église du village était la propriété des seigneurs du village, puis de l'abbaye Saint-Ouen de Rouen, quand Michel de Perruel lui vend en 1299 le fief de Perruel. Il dépendait de la baronnie de Perriers.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mai 1912   Prosper Josse Républicain Conseiller général de Fleury-sur-Andelle (1913-1922)
député (1913-1922), sénateur (1924-1929)
colonel de réserve
Les données manquantes sont à compléter.
ca 1943   Prosper Josse   Conseiller général
Nommé conseiller départemental en 1943[10]
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2014 Claude Philippe DVD[11] retraité
mars 2014 En cours René Rouffiac SE retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[13].

En 2018, la commune comptait 467 habitants[Note 3], en diminution de 1,06 % par rapport à 2013 (Eure : +0,83 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
335215292272295315327405390
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
378406380347440416410430416
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
373370330318351360340330338
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
354310333372355401431466475
2018 - - - - - - - -
467--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Sainte-Geneviève.
L'ancienne abbaye de l'Isle-Dieu.
  • Église Sainte-Geneviève [16] du XVIe siècle, détruite à la Révolution et reconstruite sur les fondations d'origine en 1860, en brique, grès et silex.
  • Ancienne abbaye de L'Isle-Dieu[17].
  • Château[18] du XVIIIe siècle.
  • Château des Cables[19], du XVIIIe siècle.
  • Château de la filature dite « la Rouge », vers 1850[20].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Une commune rurale est une commune n'appartenant pas à une unité urbaine. Les autres communes sont dites urbaines.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Base des unités urbaines 2020 », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 3 décembre 2020)
  2. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 3 décembre 2020)
  3. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 3 décembre 2020)
  4. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc, Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 3 décembre 2020)
  5. a b c d et e François de Beaurepaire, Les noms des communes et anciennes paroisses de l'Eure, Librairie Picard 1981, p. 157.
  6. René Lepelley, Noms de lieux de Normandie et des îles anglo-normandes, Bonneton, Paris, 1999, p. 106
  7. François de Beaurepaire, op. cit., p. 159.
  8. Dictionnaire de la langue gauloise, éditions errance 2003. p. 249.
  9. La religion des Celtes, p. 39.
  10. Journal officiel de la République française. Lois et décrets, parution 2 mai 1943, (en ligne).
  11. Annuaire des mairies de l'Eure
  12. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  16. « Église », notice no IA00016839, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  17. Notice no IA00016837, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  18. « Château », notice no IA00017398, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  19. « Château », notice no IA00016838, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  20. Notice no IA00017397, base Mérimée, ministère français de la Culture.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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