Patristique et patrologie

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Mond-vergleich.svg Dans le contexte de la théologie chrétienne, les termes patristique et patrologie sont fréquemment amalgamés. Cet article vise à clarifier ces notions.

Ces deux termes sont souvent employés indifféremment pour désigner l'étude des auteurs chrétiens de l'Antiquité reconnus traditionnellement par l'Église catholique et les Églises orthodoxes comme « Pères », fondateurs de la théologie chrétienne. Cependant, on peut faire la distinction suivante :

  • la patristique est la discipline qui traite de la vie, de l'œuvre et de la doctrine des Pères de l'Église ;
  • la patrologie désigne l'ensemble des œuvres des Pères de l'Eglise, et le mot désigne aussi les recueils qui en ont été faits. Ainsi distingue-t-on traditionnellement, d'une part, la patrologie latine et d'autre part la patrologie grecque. La littérature patristique comprend de nombreux genres littéraires (commentaires, homélies, scolies, catenae, etc.) qui se fondent essentiellement sur la Bible, l'« autorité suprême » étudiée dans son sens littéral et historique mais surtout dans son sens spirituel, appelé allégorique[1].

Littérature patristique[modifier | modifier le code]

La majorité des textes patristiques dans leurs langues d'origine sont disponibles dans les deux collection majeures de l'éditeur Jacques-Paul Migne, Patrologia Latina et Patrologia Graeca.

Dans cette littérature, l'herméneutique patristique se base sur le sens historique et la typologie, mais privilégie surtout l'allégorie qui est conçue comme n'ayant « nul besoin de se fonder sur des faits historiques : il lui suffit de bien servir l'objet qu'elle cache et qu'elle révèle tout à la fois par le biais des représentations »[2]. Les objectifs de l'exégèse historico-critique actuelle, apparue dans un contexte polémique où il fallait répondre aux exigences de scientificité de son époque et garantir une certaine objectivité des résultats, sont ainsi bien différents de ceux de l’exégèse patristique : « la première vise à rendre compte du sens littéral du texte, elle prend donc de la distance historique par rapport à lui, elle sait qu'elle n’est pas contemporaine du texte biblique ; la seconde est une herméneutique de croyants qui abolit la distance historique : le Christ qui parle dans l’Écriture est mon contemporain »[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Pierre Maraval, Les Pères de l'Eglise au XXe siècle, Éditions du Cerf, , p. 446.
  2. Gilles Pelland, « Que faut-il attendre de l’histoire de l’exégèse ancienne ? », Gregorianum, no 69,‎ , p. 618.
  3. Pierre Maraval, Les Pères de l'Eglise au XXe siècle, Éditions du Cerf, , p. 455.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]