P-700 Granit

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P-700 Granit
(OTAN : SS-N-19 « Shipwreck »)
Image illustrative de l'article P-700 Granit
P-700 Granit
Présentation
Type de missile Missile de croisière antinavire à longue portée
Constructeur Drapeau de l'URSS Tchelomeï
Drapeau de la Russie OAO Machinostroïenia
Déploiement
Caractéristiques
Image illustrative de l'article P-700 Granit
Moteur Turboréacteur KR-93
Masse au lancement 7 000 kg
Longueur 10 m
Diamètre 0,85 m
Vitesse Mach 1,5 en basse altitude; 2,5 en haute altitude
Portée 200 km en basse altitude à 625 km en haute altitude
Charge utile actuellement : Ogive hautement explosive (HE) de 580 kg à 750 kg; précédemment ogive thermonucléaire à fission-fusion de 500 kt
Guidage Inertiel, radar actif avec mode « home-on-jam », et système de guidage par satellite Legenda (système qui n'est peut-être plus opérationnel depuis la chute de l'URSS)
Plateforme de lancement Croiseur de bataille de classe Kirov, CVG Amiral Kouznetsov, SSGN de classe Oscar
Pays utilisateurs
Drapeau de l'URSS Union soviétique, Drapeau de la Russie Russie

Le P-700 Granit (en russe : П-700 « Гранит », signifiant Granite) est un missile de croisière antinavire d'origine soviétique, employé d'abord par la marine soviétique puis par la marine russe. Son indice GRAU est 3M45 et son code OTAN est SS-N-19 « Shipwreck ». Il en existe des versions air-sol et il peut être tiré depuis un sous-marin nucléaire lanceur de missiles de croisière.

Conception et fabrication[modifier | modifier le code]

Le P-700 Granit fut conçu dans les années 1970 pour remplacer le P-70 Ametist (OTAN : SS-N-7) et le P-120 Malakhit (OTAN : SS-N-9), des missiles efficaces mais à la portée trop courte pour faire face aux améliorations technologiques des groupes aéronavals de l'United States Navy. Ce missile était en partie dérivé du P-500 Bazalt (OTAN : SS-N-12).

Conçu par les bureaux Tchelomeï et OAO Machinostroïenia, ce missile de 10 m de long possède une queue et des ailettes en flèche, pèse environ 7 000 kg, et peut être doté soit d'une ogive hautement explosive (HE) de 580 kg à 750 kg. Les ogive thermonucléaire à fission-fusion d'une puissance de 500 kt ne sont plus embarquée depuis la signature de traité internationaux interdisant les missiles de croisière mer-mer à charge nucléaire. Une accélérateur cylindrique à carburant solide est installée à l'arrière pour le lancement ; ce propulseur d'appoint est largué quand le missile atteint son altitude de croisière, un turboréacteur KR-93 prenant alors le relais pour assurer la propulsion. Le P-700 a une prise d'air annulaire distinctive sur son nez. Sa portée est estimée de 200 km (vitesse maximale Mach 1,5) en basse altitude à 625 km (vitesse maximale Mach 2,5) en haute altitude (17 000 m) . Son guidage est assuré par une plateforme inertielle pendant le vol de croisière, avec une possibilité d'appliquer des corrections de trajectoire à mi-course, grâce à une liaison de données. La phase de guidage terminale est assurée par un radar actif, le missile descendant alors à 25 m d'altitude pour échapper au radar de la défense. Dans le cas d'une attaque anti-radar, un radar passif est employé.

Les simulations ont montré qu'il fallait lancer une salve de 20 à 24 missiles P-700 à basse altitude (200 km) pour percer les défenses d'un groupe aéronaval[1].

Lorsqu'il est tiré en essaim (groupe de 4 à 8 éléments), le missile a un mode de guidage unique. L'un des missiles grimpe à une altitude plus élevée et désigne les cibles, tandis que les autres attaquent. Le missile responsable de la désignation des cibles progresse par brefs à-coups, de manière à être plus difficile à intercepter. Les missiles sont reliés par des échanges de données, formant un réseau. Si le missile de désignation est détruit, le missile suivant s'élèvera afin d'assumer ce rôle. Les missiles sont en mesure de différencier les objectifs, de détecter et de hiérarchiser les groupes cibles, en utilisant automatiquement les informations recueillies pendant le vol et les types de navires et des formations de combat pré-programmées dans un ordinateur de bord. Ils attaquent les objectifs par ordre de priorité, la plus haute à la plus basse : après avoir détruit la première cible, tous les missiles restants vont attaquer la cible prioritaire suivante et ainsi de suite[2],[3]. Cependant, une telle description soulève quelques doutes[4]. Le missile dispose d'un moyen de lutter contre les dispositifs anti-missiles. En outre, l'ordinateur de bord dispose de données pour contrer la guerre électronique[5].

Le P-700 était un dérivé du missile P-500 Bazalt, doté d'un turboréacteur[6]. Le P-700 a servi de base pour le développement du d'une version à portée réduite de moitié, le P-800 Oniks, qui utilise la propulsion par statoréacteur, et le missile BrahMos, lui-même dérivée P-800 conjointement par la Russie et l'Inde.

Déploiement[modifier | modifier le code]

Lanceurs de SS-N-19 à bord du croiseur de bataille de classe Kirov Frounze.

Le missile fut initialement déployé à bord du croiseur de bataille Kirov (renommé depuis Amiral Oushakov) en 1980, et il entra en service le [7]. La taille du missile limite les plateformes à partir desquelles il peut être lancé[8]. Depuis le retrait du service de 3 croiseurs de la classe Kirov, et de 3 sous-marins de classe Oscar II (le K-141 Koursk transportait 24 missiles de ce type au moment de son naufrage) il ne reste actuellement en service que sur le croiseur de bataille Pierre le Grand (20 missiles) navire amiral de la flotte du nord, le porte-avion Amiral Kouznetsov (12 missiles) et sur les 8 sous-marins nucléaires lanceurs de missiles de croisière de la classe OSCAR II : K-456 Tver, K-186 Omsk, K-150 Tomsk pour la flotte du pacifique, K-119 Voronej et K-410 smolensk pour la flotte du nord.

Zircon[modifier | modifier le code]

~2018-2022 Maximum 8 fois la vitesse du son. 1000 km. Des manœuvres en plein vol. Invisibilité absolue (absorption complète de toutes les fréquences radio). Trois zirconium au lieu d'un vieux missiles. Départ: de l'air, sous-marins, les petits navires, à partir du sol.[9],[10],[11],[12],[13],[14],[15],[16]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « MISSILE P-700 GRANIT », SUB-MARINE, no 9,‎ , p. 43-49
  2. (en) Greg Goebel, « [7.0] Soviet-Russian naval cruise missiles / Chinese cruise missiles », sur vectorsite.net, (consulté le 12 novembre 2014)
  3. (ru) « Крылатая противокорабельная ракета П-700 Гранит (3М-45) | Ракетная техника »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur new-factoria.ru,‎ (consulté le 12 novembre 2014)
  4. (en) Naval & Merchant Ships, mai 2012
  5. (ru) « ВПК "НПО машиностроения" - Новости », sur npomash.ru, НПО машиностроения,‎ (consulté le 12 novembre 2014)
  6. (en) « Bazalt ? »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?)
  7. (ru) « ВПК "НПО машиностроения" - Новости », sur Npomash.ru, НПО машиностроения,‎ (consulté le 12 novembre 2014)
  8. « Опндсйжхъ Он ╚Ярпекю╩ », sur testpilot.ru (consulté le 12 novembre 2014)
  9. https://rg.ru/2017/04/15/reg-ufo/rossijskaia-raketa-cirkon-dostigla-vosmi-skorostej-zvuka.html
  10. https://vz.ru/society/2017/4/17/866694.html
  11. http://ren.tv/novosti/2017-04-15/ekspert-rasskazal-o-supersposobnosti-rakety-cirkon-preodolet-sistemy-pro
  12. http://tass.com/defense/941559
  13. https://rg.ru/2016/03/17/nachalis-letnye-ispytaniia-giperzvukovoj-rakety-cirkon.html
  14. https://cont.ws/@skuratoff/218513
  15. http://ruspolitica.ru/post/raketyi-tsirkon-okonchatelno-opredelili-tehnologicheskoe-prevoshodstvo-rossii-nad-ssha/
  16. http://www.vesti.ru/doc.html?id=2732278

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Jane's Underwater Weapon Systems 2006–2007

Lien externe[modifier | modifier le code]