Trinley Gyatso

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Trinley Gyatso
Image illustrative de l'article Trinley Gyatso

Nom de naissance
Nom de réincarnation Trinley Gyatso
Date de naissance
Lieu de naissance Tibet
Date de décès (à 18 ans)
Lieu de décès Tibet
Successions
Précédent Khendrup Gyatso Thubten Gyatso Suivant

Trinley Gyatso (tibétain : འཕྲིན་ལས་རྒྱ་མཚོ་, Wylie : vPhrin-las rgya-mtsho) est le douzième dalaï-lama ( - ).

Biographie[modifier | modifier le code]

Trinley Gyatso est né en 1856 dans le Lhoka, au sud du Tibet, près du lac Olkha. Son père se dénommait Phuntsok Tsewang et sa mère Tsering Yudon. En 1858, il est reconnu comme réincarnation du 11e dalaï-lama, escorté à Lhassa où le régent Reting Ngawang Yeshi Tsultrim Gyaltsen lui donne son nom religieux (Trinley Gyatso). En 1860, à cinq ans, il reçoit les vœux de moine novice du Ganden Tripa Lobsang Khyenrab Wangchug et est intronisé le 14 août au palais du Potala. Il reçoit la responsabilité de la direction spirituelle et politique du Tibet le . Un peu plus de 2 ans plus tard[1] alors qu'il se rend en pèlerinage au monastère de Chokhorgyal près du lac sacré de Lhamo-Latso, il tomba malade et mourut le à l'âge de 18 ans.

Durant son enfance et son apprentissage, du fait de la guerre des Britanniques au Sikkim et au Bhoutan, pays d'influence tibétaine, l'accès au Tibet fut interdit aux européens. Ces guerres furent considérées comme les prémices d'une colonisation du Tibet par les britanniques qui colonisaient déjà l'Inde - ce qui n'était pas acceptable pour les lamas. Le Tibet ne reçut aucune aide de la dynastie Qing affaiblie et cessa de fait de reconnaître les relations avec le gouvernement des mandchous. Des missionnaires tentèrent cependant de rentrer dans le pays via le fleuve Mekong et la rivière Salween[2].

Les biographes du 13e et du 12e dalaï-lama rapporte que ce dernier eu une vision prophétique de Padmasambhava, qui lui indiqua qu'il pouvait choisir de se marier et d'avoir une vie longue, ou de rester moine et d'avoir une vie courte. Il aurait choisi la voie monastique, les fruits en découlant devant se révéler dans ses incarnations suivantes[3]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Trinley Gyatso
  2. (en) Joseph Fletcher (en), The Cambridge History of China, vol. 10, p. 407
  3. Glenn H. Mullin, Les Quatorze Dalaï-lamas, préface du XIVe dalaï-lama, traduction Philippe Beaudoin, éditions du Rocher, 2004, (ISBN 2268050300)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Bernard Baudouin, Le grand livre des Dalaï-Lamas. Transmission du pouvoir spirituel dans le bouddhisme tibétain, éd. de Vecchi, 2004, 134 p. (ISBN 2-7328-8185-6)
  • Roland Barraux, Histoire des Dalaï-Lamas. Quatorze reflets sur le Lac des Visions, Albin Michel, coll. "Espaces libres", 2002, 393 p. (ISBN 2-226-13317-8)
  • Martin Brauen, Les Dalaï-Lamas. Les 14 réincarnations du bodhisattva Avalokiteshvara (2005), trad. de l'all., Favre, 2005, 303 p.
  • Glenn H. Mullin, Les quatorze Dalaï-Lamas (2001), préface du 14e Dalaï-Lama, trad. Philippe Beaudoin, Éditions du Rocher, 2004, 616 p.
  • (en) William Woodville Rockhill, "The Dalai-Lamas of Lhassa and their relationships with the Manchu Emperors of China, 1644-1908", Leyde, T'oung Pao, 1910, t. 11, p. 1-104.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]