Offensive libertaire et sociale

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Offensive libertaire et sociale (OLS) était un collectif français libertaire créé au cours de l’été 2003, par des militants venant du Réseau No Pasaran[1],[2].

En janvier 2014, l'éditorial d'Offensive la revue trimestrielle de l'OLS annonce la suspension de la parution. En décembre 2014, l'OLS annonce l'arrêt de l'activité du collectif.

Thématiques[modifier | modifier le code]

Six principes fondaient l’OLS : l'indépendance, le fédéralisme, l'assembléisme, l'anti-autoritarisme, la rupture et l'appui mutuel[3].

Offensive libertaire et sociale travaillait sur plusieurs thématiques : la lutte contre la publicité, contre la précarité, l'impérialisme technologique, le nucléaire et le publisexisme ; et pour la gratuité des transports, le féminisme, et l'altermondialisation.

Rencontres libertaires[modifier | modifier le code]

Offensive libertaire et sociale entretenait des liens privilégiés avec une autre structure, l’Organisation communiste libertaire. Elle organisait avec elle des « Rencontres libertaires » annuelles qui regroupaient plus d'une centaine de personnes.

Le groupe éditait une revue trimestrielle, Offensive[4] (qui compte plus de 800 abonné-e-s), principalement organisée autour d'un dossier thématique[5].

Par ailleurs Offensive libertaire et sociale animait une émission de radio sur Radio libertaire à Paris et sur Radio Grenouille à Marseille.

Offensive libertaire et sociale a compté jusqu'à six groupes à Bruxelles, Marseille, Paris, Grenoble, Avignon, Toulouse.

Publications[modifier | modifier le code]

Offensive libertaire et sociale a publié depuis 2003 jusqu'en 2014 une revue trimestrielle thématique, Offensive[6], qui est vendue en kiosque depuis 2008. La réalisation de la revue est prise en charges par 15 à 20 bénévoles d'OLS, qui assurent l'ensemble des taches de conception, coordination et réalisation par roulement de mandats, qui durent de deux à trois ans. La rédaction proprement dite de chacun des numéros était prise en charge elle aussi à tour de rôle par deux de des bénévoles pour le cœur du dossier thématique, les rubriques spécialisées étant tenues sur une plus longue période. Ce principe de mandats tournants visait à éviter la spécialisation, qui est refusée par OLS. En 2011, les ventes se partageaient à parts égales entre ventes en kiosques et ventes sur abonnement ou au numéro en librairie ou lors de manifestations. Accusée à ses débuts de produire une revue trop élitiste, OLS a indiqué avoir renoncé au recours à des experts pour la partie rédactionnelle, et porté une attention particulière à la relecture[7]. Parmi ses plus de 30 numéros parus, on peut noter :

  • Cassez vos télés, n°1, novembre 2003[8],[9].
  • Homo publicitus, n°6, avril 2005[10],[11].
  • On hait les champions, n°11, septembre 2006[12]
  • L'horreur touristique, n°14, mai 2007[13],[14].
  • Autonomie, Démocratie directe, n°15, septembre 2007[6],[15].
  • Putain de sexisme, n°16, décembre 2007[6],[16].

Offensive libertaire et sociale a aussi publié :

  • Divertir pour dominer : la culture de masse contre les peuples, Éditions L'Échappée, 2010[17],[18].
  • Construire l’autonomie : Se réapproprier le travail, le commerce, la ruralité, Éditions L'Échappée, mars 2013[19].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Travaux universitaires[modifier | modifier le code]

Notices d'autorité[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Serge Cosseron Dictionnaire de l'extrême gauche - À présent, Éditeur Larousse, 2007 (ISBN 9782035826206), 286 pages, p. 218
  2. « Offensive libertaire et sociale (OLS, issue d’une scission de 2003 avec le réseau antifasciste No Pasaran) », et « L’OLS a été fondée par des individus qui ont quitté le réseau antifasciste No Pasaran pour créer une organisation plus généraliste, mais reposant toujours sur des principes antiautoritaires. Elle fédère quelques groupes basés à Paris, Marseille, Tours, Toulouse et dans le Var, qui éditent le journal trimestriel Offensive3. » in Simon Luck, Sociologie de l’engagement libertaire dans la France contemporaine Socialisations individuelles, expériences collectives, et cultures politiques alternatives, 2008, pp. 136, 146, 376, 391, 677, 729..
  3. Voir le texte de présentation de l'OLS, en page 2, de chaque livraison de la revue.
  4. WorldCat, notice.
  5. Centre international de recherches sur l'anarchisme (Lausanne), notice.
  6. a, b et c Normand Baillargeon L'ordre moins le pouvoir: Histoire & actualité de l'anarchisme,Agone éditeur, 2008 (ISBN 9782748900972), 217 pages, p. 215.
  7. « Luttes sociales : un canard à l'Offensive - JBB », sur Article11.info,‎ 30 mars 2011 (consulté le 27 juin 2013)
  8. BNF, notice.
  9. Atheles, notice éditeur et texte intégral.
  10. Jean Jacob L'antimondialisation, histoire méconnue d'une nébuleuse, Berg International, 2006, (ISBN 2911289897), page 190.
  11. Atheles, notice éditeur et texte intégral.
  12. Atheles, notice éditeur.
  13. Philippe Bourdeau et Libéra Berthelot, La Décroissance pour repenser le tourisme, Université de Grenoble, UMR PACTE CNRS, en notice.
  14. Atheles, notice éditeur et texte intégral.
  15. Atheles, notice éditeur et texte intégral.
  16. WorldCat, notice.
  17. Biosphère, Réseau de documentation des écologistes activistes, notice de présentation.
  18. WorldCat, notice.
  19. Divergences, revue internationale libertaire, notice .
  20. Docteur en science politique (Paris 1, 2008), notice BNF.
  21. Thèse pour le doctorat de science politique sous la direction d'Yves Déloye, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Département de science politique (UFR11), Ecole doctorale de science politique (ED 119), Centre de recherches politiques de la Sorbonne (UMR 8057)
  22. Liste des principaux textes Internet utilisés comme sources (page 749).