Procès des 66

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Procès des 66
Nature du crime « attentat contre la paix publique »
« affiliation à l’Association internationale des travailleurs »
Type de crime politique
Pays de lieu du crime Drapeau de la France France
Ville Lyon
Jugement
Statut 61 peines allant
de 6 mois à 5 ans de prison
Tribunal Tribunal correctionnel de Lyon
Date du jugement 19 janvier 1883
Recours Cour d’appel de Lyon
26 février - 6 mars 1883

Le Procès des 66 ou Procès des anarchistes de Lyon, impliquant 66 militants anarchistes, est une affaire politique jugée devant le tribunal correctionnel de Lyon le 8 janvier 1883.

Le ministère public reproche aux 66 inculpés « d'avoir (...) été affiliés à une société internationale (Association internationale des travailleurs), ayant pour but de provoquer la suspension du travail, l'abolition du droit de propriété, de la famille, de la patrie, de la religion, et d'avoir ainsi commis un attentat contre la paix publique ».

Le 19 janvier, les prévenus lisent une déclaration pour expliquer « Ce qu'est l'anarchie et ce que sont les anarchistes » et la plupart d'entre eux sont condamnés à de lourdes peines de prison, dont Pierre Kropotkine, à cinq ans.

Le contexte[modifier | modifier le code]

L'explosion dans le restaurant du théâtre Bellecour (gravure).

Dans les années 1880, l’agitation ouvrière est particulièrement vigoureuse à Lyon, où les revendications ouvrières se font plus virulentes au début de la décennie, dans un climat de fortes tensions sociales. La région bouillonne et cette agitation est d’autant plus alarmante pour les pouvoirs publics que Lyon a derrière elle une longue tradition révolutionnaire et abrite un mouvement anarchiste fort dynamique[1].

En 1878, une grève dure éclate à Montceau-les-Mines (Bourgogne). Les gendarmes interviennent, les affrontements sont violents. En août 1882, de nouvelles émeutes de mineurs ont lieu à Montceau-les-Mines.

En juin, puis en août 1882, à Montceau-les-Mines[2], La Bande noire, une organisation syndicale anarchiste d’ouvriers mineurs de la Compagnie des Mines de Blanzy, commet ses premiers attentats contre des symboles catholiques et bourgeois.

À Lyon, dans la nuit du 22 octobre 1882, deux détonations, suivies d’une formidable explosion, éclatent dans le restaurant du théâtre Bellecour dit « L’Assommoir »[3],[4]. L'anarchiste Antoine Cyvoct est soupçonné, à tort[5], d'en être l'auteur[6]

Le 23 octobre 1882, un autre attentat a lieu au bureau de recrutement militaire de La Vitrolerie[3],[7].

Dès la mi-1882, dans la crainte de la généralisation du mouvement insurrectionnel, la police croyant ainsi juguler un complot révolutionnaire ourdi par une « Internationale Anarchiste », procède à de nombreuses perquisitions et arrestations[1],[3],[8]. En novembre 1882, vingt-cinq militants de la Fédération révolutionnaire de l'Est sont arrêtés.

C'est dans ce contexte qu'est organisé ce grand procès qui rassemble sur les bancs du Tribunal correctionnel de Lyon la plupart des militants anarchistes connus à cette époque[9], pour prouver que le gouvernement veut mettre un terme à l'agitation [10] et que la République ne transige pas avec l'ordre[11]. La région lyonnaise est alors le premier centre d'activités anarchistes en France[12]

Le procès[modifier | modifier le code]

Pierre Kropotkine au procès.

L'accusation se base essentiellement sur la loi Dufaure du 14 mars 1872, réprimant la reconstitution d'une organisation internationale[13],[14] « antiautoritaire »[5], l'Association internationale des travailleurs censée avoir été reconstituée au congrès de Londres en juillet 1881. Elle s'appuie sur des articles publiés dans le journal libertaire Le Droit Social et sur les rapports de police du commissaire spécial Perraudin[7].

Comme souvent dans les procès de cette nature, un agent provocateur, l'indicateur de police Georges Garraud dit Aristide Valadier, est mêlé aux événements qui précèdent l'affaire[5].

Pierre Kropotkine, Toussaint Bordat, Joseph Bernard présentent eux-mêmes leur défense, mais celui qui produit la plus forte impression est Émile Gautier. Son éloquence est prenante et le procureur signale, par deux fois, combien il influence l'auditoire et les jurés[5].

Les prévenus sont divisés en deux catégories : la première est celle des simples adhérents et la deuxième celle des « responsables ».

Le premier groupe est visé par l’article 2 de la loi des 14 et 23 mars 1872, qui punit tout individu qui « s’affiliera ou fera acte d’affilié à l’Association internationale des travailleurs ou à toute autre association professant les mêmes doctrines et ayant pour but de provoquer la suspension du travail, l'abolition du droit de propriété, de la famille, de la patrie, de la religion, et d'avoir ainsi commis un attentat contre la paix publique » d’un emprisonnement de trois mois à deux ans et d’une amende de 50 à 1 000 francs. Le condamné pouvait en outre être privé de tous ses droits civils, civiques et de famille pendant cinq à dix ans »[15],[5].

Pour le second groupe, l'accusation s'est enrichie de l’article 3 de la même loi, qui stipule que « la peine de l’emprisonnement pourra être élevée à cinq ans, et celle de l’amende à 2 000 francs, à l’égard de tous Français ou étrangers qui auront accepté une fonction dans une de ces associations ou qui auront sciemment concouru à son développement, soit en recevant ou en provoquant à son profit des souscriptions, soit en lui procurant des adhésions collectives ou individuelles, soit enfin en propageant ses doctrines, ses statuts ou ses circulaires »[15],[5].

Les inculpés du second groupe sont condamnés à 5 ans de prison pour Kropotkine, Gautier, Bernard et Bordat et à 4 ans de prison pour Pierre Martin.

Sur les 52 inculpés du premier groupe, 39 écopent de 6 mois à 3 ans de prison, sans compter les lourdes condamnations par contumace.

Selon l'historien Jean Maitron, « Ces peines étaient lourdes : elles montraient que le gouvernement paraissait attaché de l'importance au mouvement anarchiste naissant et était décidé à ne pas tolérer son développement »[5].

Une grande partie des condamnés font appel, et un nouveau procès a lieu devant la cour d’appel de Lyon, du 26 février au 6 mars 1883. Le tribunal réduit la peine de la plupart, mais la confirme intégralement pour Bernard, Bordat, Gautier, Desgranges, Bardoux, Fages, Chavrier, Coindre, Hugonnard, Sourisseau et Champalle. Kropotkine, lui, n’avait pas fait appel[15].

La déclaration du 19 janvier[modifier | modifier le code]

Les protagonistes du procès.

Le dernier jour du procès, Frédéric Tressaud, après le réquisitoire, fait la lecture d’une déclaration signée par 47 des prévenus qui définissent la doctrine anarchiste dont ils se réclament[16],[5].

« Ce qu'est l'anarchie, ce que sont les anarchistes, nous allons le dire :

Les anarchistes, messieurs, sont des citoyens qui, dans un siècle où l'on prêche partout la liberté des opinions, ont cru de leur devoir de se recommander de la liberté illimitée.

Oui, messieurs, nous sommes, de par le monde, quelques milliers, quelques millions peut-être - car nous n'avons d'autre mérite que de dire tout haut ce que la foule pense tout bas- nous sommes quelques millers de travailleurs qui revendiquons la liberté absolue, rien que la liberté, toute la liberté !

Nous voulons la liberté, c'est-à-dire que nous réclamons pour tout être humain le droit et le moyen de faire tout ce qui lui plaît, et ne faire que ce qui lui plaît ; de satisfaire intégralement tous ses besoins, sans autre limite que les impossibilités naturelles et les besoins de ses voisins également respectables.

Nous voulons la liberté, et nous croyons son existence incompatible avec l'existence d'un pouvoir quelconque, quelles que soient son origine et sa forme, qu'il soit élu ou imposé, monarchique ou républicain, qu'il s'inspire du droit divin ou du droit populaire, de la Sainte-Ampoule ou du suffrage universel.

C'est que l'histoire est là pour nous apprendre que tous les gouvernements se ressemblent et se valent. Les meilleurs sont les pires. Plus de cynisme chez les uns, plus d'hypocrisie chez les autres !

Au fond, toujours les mêmes procédés, toujours la même intolérance. Il n'est pas jusqu'aux libéraux en apparence qui n'aient en réserve, sous la poussière des arsenaux législatifs, quelque bonne petite loi sur l'Internationale, à l'usage des oppositions gênantes.

Le mal, en d'autres termes, aux yeux des anarchistes, ne réside pas dans telle forme de gouvernement plutôt que dans telle autre. Il est dans l'idée gouvernementale elle-même; il est dans le principe d'autorité.

La substitution, en un mot, dans les rapports humains, du libre contrat, perpétuellement révisable et résoluble, à la tutelle administrative et légale, à la discipline imposée; tel est notre idéal.

Les anarchistes se proposent donc d'apprendre au peuple à se passer du gouvernement comme il commence à apprendre à se passer de Dieu.

Il apprendra également à se passer de propriétaires. Le pire des tyrans, en effet, ce n'est pas celui qui nous embastille, c'est celui qui nous affame; ce n'est pas celui qui nous prend au collet, c'est celui qui nous prend au ventre.

Pas de liberté sans égalité ! Pas de liberté dans une société où le capital est monopolisé entre les mains d'une minorité qui va se réduisant tous les jours et où rien n'est également réparti, pas même l'éducation publique, payée cependant des deniers de tous.

Nous croyons nous, que le capital, patrimoine commun de l'humanité, puisqu'il est le fruit de la collaboration des générations passées et des générations contemporaines, doit être à la disposition de tous, de telle sorte que nul ne puisse en être exclu; que personne, en revanche, ne puisse accaparer une part au détriment du reste.

Nous voulons, en un mot, l'égalité; l'égalité de fait, comme corollaire ou plutôt comme condition primordiale de la liberté. De chacun selon ses facultés, à chacun selon ses besoins ; voilà ce que nous voulons sincèrement, énergiquement; voilà ce qui sera, car il n'est point de prescription qui puisse prévaloir contre les revendications à la fois légitimes et nécessaires. Voilà pourquoi l'on veut nous vouer à toutes les flétrissures.

Scélérats que nous sommes ! Nous réclamons le pain pour tous, le travail pour tous ; pour tous aussi l'indépendance et la justice. »[17]

Un procès-spectacle[modifier | modifier le code]

La lecture du jugement d'après une gravure de presse.

Le procès des 66 est le premier procès-spectacle de prévenus qui se réclament explicitement de l’anarchisme en France[18],[15]. C'est aussi un procès international qui implique des militants de nationalité russe, française, suisse et autrichienne.

Selon Constance Bantman : « Le caractère fantaisiste des inculpations (Kropotkine n’a par exemple aucun lien avec les agitations récentes), la dimension quelque peu paranoïaque du procès (l’un des chefs d’accusation retenus contre plusieurs des accusés est l’affiliation à l’Internationale, qui aurait été recréée à Londres en 1881) témoignent bien d’une volonté de décapiter « le parti » et du sentiment de menace profond déclenché par l’essor de l’anarchisme. C’est le début d’une période répressive qui annonce le mode de traitement privilégié de la question anarchiste pendant ces années : la voie répressive. Enfin, le mythe de l’organisation tentaculaire qui, dès lors et pour les dix années à venir, justifie toutes les terreurs et toutes les répressions, est déjà bien en place. »[1]

La presse fait une grande publicité au procès, et les anarchistes l’utilisent comme une tribune majeure, notamment grâce aux déclarations des plus éminents accusés. Ainsi, Le Moniteur viennois du 26 janvier 1883 ne peut réprimer un commentaire admiratif : « Si nous ne partageons pas leurs opinions, admirons le caractère de ces hommes que la loi vient de frapper. Quelle rhétorique que celle de Gautier ! Quelle éloquence que celle de Bordat ! Quelle philosophie que celle de Kropotkine ! Il serait à souhaiter que notre république possédât des défenseurs analogues à ceux de la Révolution sociale. »[15]

Lors du procès, Pierre Kropotkine déclare à ses juges que la révolution sociale est proche, « dans dix ans, cinq peut-être ». Et encore fait-il figure de pessimiste parmi les compagnons anarchistes[19].

Élisée Reclus bien que séjournant en Suisse et n'étant pas inculpé, écrit au juge d'instruction pour lui dire qu'il venait de passer deux mois en France et qu'il se tenait prêt à répondre à toute convocation de la justice française[8],[5].

Les inculpés[modifier | modifier le code]

Les inculpés présents à la barre sont[20] 
Seront acquittés 
Les fugitifs sont 

Suites[modifier | modifier le code]

De ses cinq années passées dans les prisons française, Pierre Kropotkine tire l'ouvrage Dans les prisons russes et françaises (1887), dans lequel il décrit le système de travail, profitant à des entrepreneurs privés, mis en place dans les prisons françaises. La fréquence de la récidive lui paraît être inscrite dans le principe même de la prison, notamment parce qu'elle « tue en l'homme toutes les qualités qui le rendent mieux approprié à la vie en société »[159]. Il conclut « qu'on ne peut pas améliorer une prison. Sauf quelques petites améliorations sans importance, il n'y a absolument rien à faire qu'à la démolir »[160].

À terme, les condamnations de Lyon sont loin d’avoir l’effet voulu et éveillent l’intérêt de catégories nouvelles, attirées par l’aura sulfureuse de l’anarchisme, comme les bourgeois, artistes et simples snobs qui se rapprochent alors des milieux libertaires. Mais le procès de Lyon marque un coup d’arrêt pour l’anarchisme régional et national. Il désorganise partiellement le mouvement[161], puisque d’importants militants sont condamnés et envoyés en prison, tandis que Jean Grave s’exile en Suisse où il devient le principal rédacteur du Révolté[1].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Travaux universitaires[modifier | modifier le code]

  • Marcel Massard, Histoire du mouvement anarchiste à Lyon 1880-1894, DES, Lyon, 1954.
  • Constance Bantman, Les catalyseurs du mouvement : le Procès de Lyon, Chicago, in Anarchismes et anarchistes en France et en Grande-Bretagne, 1880-1914 : Échanges, représentations, transferts, thèse de doctorat en langues et littératures anglaises et anglo-saxonnes, Université Paris 13 Nord, 2007, page 54 et suivantes.
  • Laurent Gallet, La presse lyonnaise et les anarchistes : le « procès des 66 » de 1883, mémoire de maîtrise d’histoire, Université Lumière-Lyon 2, 2000, notice.

Articles[modifier | modifier le code]

  • Anne-Léo Zévaès, Le Mouvement Anarchiste de 1870 à nos jours, Dans la région lyonnaise, La Nouvelle Revue, mai 1932, texte intégral.
  • Yves Lequin, Classe ouvrière et idéologie dans la région Lyonnaise à la fin du XIXe siècle (vers 1870-1914), Le Mouvement social, n°69, octobre-décembre 1969, pp. 3-20, texte intégral.
  • Henri Cogoluenhes, Lyon et les anarchistes, Rive Gauche, n°22, 1997, notice.
  • Centre de Documentation Libertaire de Lyon, La presse lyonnaise et les anarchistes : le procès des 66 de 1883, synthèse du mémoire de Laurent Gallet, Mélanges d’Histoire Libertaire, n°2, 2004, texte intégral.
  • Marc Jampy, Répression des anarchistes et de leurs journaux en 1882-1884, in Surveiller la ville, Organisation et pratiques de la police lyonnaise au XIX siècle, Laboratoire de Recherches Historiques Rhône-Alpes, 6 mars 2009, texte intégral.
  • Laurent Gallet, Antoine Cyvoct, premier martyr de l’anarchie, Gavroche, n°166, avril-juin 2011, texte intégral.
  • Germain Emmanuel, La Bande Noire : société secrète, mouvement ouvrier et anarchisme en Saône-et-Loire (1878-1887), revue électronique Dissidences, n°3, printemps 2012, texte intégral.

Radio[modifier | modifier le code]

Notices[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Constance Bantman, Les catalyseurs du mouvement : le Procès de Lyon, Chicago, in Anarchismes et anarchistes en France et en Grande-Bretagne, 1880-1914 : Échanges, représentations, transferts, Thèse de doctorat en langues et littératures anglaises et anglo-saxonnes, Université Paris 13 Nord, 2007, page 54 et suivantes.
  2. L'Éphéméride anarchiste : 5-6 août 1882, Montceau-les-Mines (Bourgogne).
  3. a, b et c Jean Grave, Quarante ans de propagande anarchiste, Flammarion, 1973, page 155.
  4. L'Éphéméride anarchiste : L'explosion dans le restaurant du théâtre Bellecour.
  5. a, b, c, d, e, f, g, h et i Jean Maitron, Le mouvement anarchiste en France, des origines à 1914, tome 1, Paris, Gallimard, 1992, pp. 171-177.
  6. Thierry Vareilles, Histoire d'attentats politiques : De l'an 44 avant Jésus-Christ à nos jours..., L'Harmattan, 2006, page 53.
  7. a et b Marc Jampy, Répression des anarchistes et de leurs journaux en 1882-1884, in Surveiller la ville, Organisation et pratiques de la police lyonnaise au XIX siècle, Laboratoire de Recherches Historiques Rhône-Alpes, 6 mars 2009, texte intégral.
  8. a et b Michel Ragon, Dictionnaire de l'Anarchie, Albin Michel, 2008, texte intégral.
  9. Henri Parriat (1910-1975), Société d'études des sciences naturelles et historiques, 1986, page 56.
  10. Michel Dreyfus, Claude Pennetier, Nathalie Viet-Depaule, La part des militants biographie et mouvement ouvrier : autour du Maitron, Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français, Paris, Éditions de l'Atelier, 1996, page 187.
  11. Bruno Benoit, L'Identité politique de Lyon, L'Harmattan, Paris, 1999, page 79.
  12. Jean Maitron, Le mouvement anarchiste en France, des origines à 1914, tome 1, Paris, Gallimard, 1992, page 143.
  13. Jan Bloch, La guerre, volume 5, Guillaumin et cie, 1898, page 133.
  14. Thierry Maricourt, Plaidoyer pour Ravachol, Encrage, 1997, page 36.
  15. a, b, c, d, e et f Dictionnaire des anarchistes : Toussaint Bordat.
  16. a et b Dictionnaire des anarchistes : Frédéric Tressaud.
  17. Louise Michel, Mémoires de Louise Michel: Écrits par elle-même, 1886, p. 400-401, en ligne https://fr.wikisource.org/wiki/M%C3%A9moires_de_Louise_Michel/Chapitre_2XIII
  18. Jean Thioulouse, Jean Grave (1854-1939) journaliste et écrivain anarchiste, Presses universitaires du Septentrion, 1994, page 287.
  19. Pierre Claudel, « Kropotkine Piotr Alexeïevitch », sur l’Encyclopædia Universalis.
  20. La liste exacte des prévenus du procès des 66 est issue de la citation de l’huissier agissant sur la requête du procureur de Lyon, datée du 30 décembre 1882, 2U433, dossier Crestin et autres.
  21. Dictionnaire international des militants anarchistes : Toussaint Bordat.
  22. L'Éphéméride anarchiste : Toussaint Bordat.
  23. Dictionnaire des anarchistes : Joseph Bernard.
  24. Dictionnaire international des militants anarchistes : Joseph Bernard.
  25. Dictionnaire des anarchistes : Jean-Baptiste Ricard.
  26. Dictionnaire international des militants anarchistes : Jean-Baptiste Ricard.
  27. Dictionnaire des anarchistes : Pierre Martin.
  28. Dictionnaire international des militants anarchistes : Pierre Martin.
  29. Dictionnaire biographique, mouvement ouvrier, mouvement social : Pierre Martin.
  30. L'Éphéméride anarchiste : Pierre Martin.
  31. Dictionnaire international des militants anarchistes : Octave Liégeon.
  32. Dictionnaire biographique, mouvement ouvrier, mouvement social : Octave Liégeon.
  33. Dictionnaire des anarchistes : Auguste Blonde.
  34. Dictionnaire international des militants anarchistes : Auguste Blonde.
  35. Dictionnaire international des militants anarchistes : Benoît Péjo.
  36. Dictionnaire des anarchistes : Claude Crestin.
  37. Dictionnaire des anarchistes : Antoine Desgranges.
  38. Dictionnaire international des militants anarchistes : Antoine Desgranges.
  39. Dictionnaire biographique, mouvement ouvrier, mouvement social : Antoine Desgranges.
  40. Dictionnaire des anarchistes : Étienne Faure.
  41. Dictionnaire international des militants anarchistes : Étienne Faure.
  42. Dictionnaire biographique, mouvement ouvrier, mouvement social : Étienne Faure.
  43. Dictionnaire des anarchistes : Jules Morel.
  44. Dictionnaire international des militants anarchistes : Jules Morel.
  45. Dictionnaire des anarchistes : Pierre Michaud.
  46. Dictionnaire international des militants anarchistes : Pierre Michaud.
  47. Dictionnaire des anarchistes : François Pautet.
  48. Dictionnaire international des militants anarchistes : François Pautet.
  49. Dictionnaire des anarchistes : Félicien Bonnet.
  50. Dictionnaire international des militants anarchistes : Félicien Bonnet.
  51. L'Éphéméride anarchiste : Félicien Bonnet.
  52. Dictionnaire des anarchistes : Régis Faure.
  53. Dictionnaire international des militants anarchistes : Régis Faure.
  54. Dictionnaire biographique, mouvement ouvrier, mouvement social : Régis Faure.
  55. Dictionnaire des anarchistes : Louis Genet.
  56. Dictionnaire international des militants anarchistes : Louis Genet.
  57. Dictionnaire biographique, mouvement ouvrier, mouvement social : Louis Genet.
  58. L'Éphéméride anarchiste : Louis Genet.
  59. Dictionnaire des anarchistes : Antoine Gleizal.
  60. Dictionnaire international des militants anarchistes : Antoine Gleizal.
  61. Dictionnaire des anarchistes : Émile Huser.
  62. Dictionnaire international des militants anarchistes : Émile Huser.
  63. Dictionnaire biographique, mouvement ouvrier, mouvement social : Émile Huser.
  64. Dictionnaire des anarchistes : Jacques Peillon.
  65. Dictionnaire international des militants anarchistes : Jacques Peillon.
  66. Dictionnaire des anarchistes : Pierre Pinoy.
  67. Dictionnaire international des militants anarchistes : Pierre Pinoy.
  68. Dictionnaire des anarchistes : Michel Sala.
  69. Dictionnaire des anarchistes : Philippe Sanlaville.
  70. Dictionnaire des anarchistes : Charles Voisin.
  71. Dictionnaire international des militants anarchistes : Charles Voisin.
  72. Dictionnaire des anarchistes : Jacques Zuida.
  73. Dictionnaire international des militants anarchistes : Jacques Zuida.
  74. Dictionnaire des anarchistes : Joseph Genoud.
  75. Dictionnaire international des militants anarchistes : Joseph Genoud.
  76. Dictionnaire des anarchistes : Louis Bardoux.
  77. Dictionnaire international des militants anarchistes : Louis Bardoux.
  78. Dictionnaire biographique, mouvement ouvrier, mouvement social : Louis Bardoux.
  79. Dictionnaire international des militants anarchistes : André Courtois.
  80. Dictionnaire des anarchistes : Joseph Bruyère.
  81. Dictionnaire international des militants anarchistes : Joseph Bruyère.
  82. Dictionnaire international des militants anarchistes : François Dejoux.
  83. Dictionnaire biographique, mouvement ouvrier, mouvement social : François Dejoux.
  84. Dictionnaire international des militants anarchistes : Jean-Marie Dupoisat.
  85. Dictionnaire biographique, mouvement ouvrier, mouvement social : Jean-Marie Dupoisat.
  86. Dictionnaire des anarchistes : Victor Fages.
  87. Dictionnaire international des militants anarchistes : Victor Fages.
  88. Dictionnaire biographique, mouvement ouvrier, mouvement social : Victor Fages.
  89. Dictionnaire des anarchistes : Louis Landau.
  90. Dictionnaire international des militants anarchistes : Louis Landau.
  91. Dictionnaire des anarchistes : Joseph Trenta.
  92. Dictionnaire international des militants anarchistes : Joseph Trenta.
  93. L'Éphéméride anarchiste : Joseph Trenta.
  94. Dictionnaire des anarchistes : Hyacinthe Jules Trenta.
  95. Dictionnaire international des militants anarchistes : Hyacinthe Jules Trenta.
  96. Dictionnaire des anarchistes : Michel Chavrier.
  97. Dictionnaire des anarchistes : Jean Coindre.
  98. Dictionnaire international des militants anarchistes : Jean Coindre.
  99. Dictionnaire des anarchistes : Joseph Cottaz.
  100. Dictionnaire international des militants anarchistes : Joseph Cottaz.
  101. Dictionnaire des anarchistes : Joseph Damians.
  102. Dictionnaire international des militants anarchistes : Joseph Damians.
  103. Dictionnaire biographique, mouvement ouvrier, mouvement social : Joseph Damians.
  104. Dictionnaire des anarchistes : Nicolas Didelin.
  105. Dictionnaire international des militants anarchistes : Nicolas Didelin.
  106. Dictionnaire des anarchistes : Victor Berlioz-Arthaud.
  107. Dictionnaire international des militants anarchistes : Victor Berlioz-Arthaud.
  108. Dictionnaire international des militants anarchistes : Émile Hugonnard.
  109. Dictionnaire biographique, mouvement ouvrier, mouvement social : Émile Hugonnard.
  110. L'Éphéméride anarchiste : Émile Hugonnard.
  111. Dictionnaire des anarchistes : Charles Sourisseau.
  112. Dictionnaire international des militants anarchistes : Charles Sourisseau.
  113. Dictionnaire des anarchistes : Émile Viallet.
  114. Dictionnaire international des militants anarchistes : Émile Viallet.
  115. Dictionnaire des anarchistes : Louis Champalle.
  116. Dictionnaire international des militants anarchistes : Louis Champalle.
  117. Dictionnaire biographique, mouvement ouvrier, mouvement social : Louis Champalle.
  118. L'Éphéméride anarchiste : Louis Champalle.
  119. Dictionnaire des anarchistes : David De Gaudenzi.
  120. Dictionnaire international des militants anarchistes : David De Gaudenzi.
  121. Dictionnaire biographique, mouvement ouvrier, mouvement social : David De Gaudenzi.
  122. Dictionnaire des anarchistes : Joseph Ribeyre.
  123. Dictionnaire international des militants anarchistes : Joseph Ribeyre.
  124. Dictionnaire des anarchistes : Jean-Marie Giraudon.
  125. Dictionnaire international des militants anarchistes : Jean-Marie Giraudon.
  126. Dictionnaire des anarchistes : Jean-Marie Thomas.
  127. Dictionnaire international des militants anarchistes : Jean-Marie Thomas.
  128. Dictionnaire international des militants anarchistes : César Mathon.
  129. Dictionnaire biographique, mouvement ouvrier, mouvement social : César Mathon.
  130. Dictionnaire des anarchistes : Louis Dejoux.
  131. Dictionnaire international des militants anarchistes : Louis Dejoux.
  132. Dictionnaire biographique, mouvement ouvrier, mouvement social : Louis Dejoux.
  133. L'Éphéméride anarchiste : Louis Dejoux.
  134. Dictionnaire international des militants anarchistes : Georges Fabre.
  135. Dictionnaire des anarchistes : Antoine Cyvoct.
  136. Dictionnaire international des militants anarchistes : Antoine Cyvoct.
  137. Dictionnaire biographique, mouvement ouvrier, mouvement social : Antoine Cyvoct.
  138. L'Éphéméride anarchiste : Antoine Cyvoct.
  139. Dictionnaire des anarchistes : Jacques Ebersoldt.
  140. Dictionnaire international des militants anarchistes : Jacques Ebersoldt.
  141. Dictionnaire des anarchistes : Jean Baguet.
  142. Dictionnaire international des militants anarchistes : Jean Baguet.
  143. L'Éphéméride anarchiste : Jean Baguet.
  144. Dictionnaire des anarchistes : Joseph Bonthoux.
  145. Dictionnaire international des militants anarchistes : Joseph Bonthoux.
  146. L'Éphéméride anarchiste : Jean-Marie Bourdon.
  147. Dictionnaire des anarchistes : Henry Chazy.
  148. Dictionnaire international des militants anarchistes : Henry Chazy.
  149. Dictionnaire biographique, mouvement ouvrier, mouvement social : Henry Chazy.
  150. Dictionnaire des anarchistes : Frédéroc Jolly.
  151. Dictionnaire international des militants anarchistes : Frédéroc Jolly.
  152. Dictionnaire des anarchistes : Adolphe Dard.
  153. Dictionnaire international des militants anarchistes : Adolphe Dard.
  154. Dictionnaire des anarchistes : Jean Renaud.
  155. Dictionnaire international des militants anarchistes : Jean Renaud.
  156. L'Éphéméride anarchiste : Émile Maurin.
  157. Dictionnaire des anarchistes : Georges Garraud.
  158. Dictionnaire international des militants anarchistes : Georges Garraud.
  159. Conférence de Pierre Kropotkine, Paris, salle Rivoli, 20 décembre 1887, extraits.
  160. Conférence donnée à Paris en 1887, cité par Jean-Claude Vimont, La prison. À l'ombre des hauts murs, Gallimard, Paris, 2005, p. 100.
  161. Emmanuel Germain, La Bande Noire : société secrète, mouvement ouvrier et anarchisme en Saône-et-Loire (1878-1887), revue électronique Dissidences, n°3, printemps 2012, texte intégral.