Nicolae Titulescu

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Nicolae Titulescu
Illustration.
Nicolae Titulescu en 1930.
Fonctions
Ministre roumain des Affaires étrangères
Prédécesseur Gheorghe Tătărescu
Successeur Victor Antonescu
Prédécesseur Alexandru Vaida-Voevod
Successeur Gheorghe Tătărescu
Prédécesseur Ion I. C. Brătianu
Successeur Gheorghe Mironescu
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Craiova, Roumanie
Date de décès
Lieu de décès Cannes, France
Nationalité Drapeau de la Roumanie Roumanie
Parti politique Parti conservateur-démocrate
Profession Professeur de droit international

Nicolae Titulescu, né le à Craiova et mort le à Cannes, est un diplomate et homme politique roumain. Il fut deux fois président de l'Assemblée nationale de la Société des Nations avant la Seconde Guerre mondiale.

Biographie[modifier | modifier le code]

Statue à Brașov.

Titulescu obtient sa licence en droit à Paris et revient en 1905 en Roumanie, où il travaille comme professeur de droit international à Iași et à Bucarest.

Il est élu au parlement roumain en 1912. Franc-maçon et membre du Parti conservateur-démocrate conduit par Take Ionescu, il participe activement aux négociations de paix de Trianon. Après la Première Guerre mondiale, il est nommé ministre des Finances du gouvernement Ion I. C. Brătianu, poste où il se fait remarquer par sa réforme fiscale.

À l'été 1918, avec Take Ionescu, Octavian Goga, Traian Vuia et Constantin Mille (en), il fonde à Paris le Comité national de l'unité roumaine, dont l'objectif est de promouvoir dans l'opinion publique internationale le droit du peuple roumain à l'unité nationale, le comité étant officiellement reconnu comme organe plénipotentiaire de facto de la nation roumaine (cf. Ambassade de Roumanie en France).

Durant les années 1920 et 1930, il devient un personnage politique d'envergure européenne, processus largement favorisé par sa position d'ambassadeur au Royaume-Uni (16 décembre 1921-6 juillet 1927), de chef de la délégation roumaine à la Société des Nations (où il est secondée par la déléguée permanente Hélène Vacaresco) et par la suite de ministre des Affaires étrangères à partir de 1927[1].

Pendant ses mandats à la présidence de la SDN, il s'efforce de prévenir les conflits entre les nouveaux États issus de la disparition de l'Empire austro-hongrois et d'améliorer autant que possible les relations avec l'Union soviétique.

Dans la période de son ministériat entre les années 1928 et 1936, il avait dirigé les relations diplomatiques et de coopération économique avec l'Europe. Pendant son ministériat, il avait établi avec son homologue français la Compagnie franco-roumaine de navigation aérienne.

Le , alors que le négus Haïlé Sélassié s'apprête à prononcer un discours au siège de la SDN à Genève, afin de fustiger l'invasion de l'Éthiopie par l'Italie, des journalistes italiens le sifflent et le huent copieusement. Indigné, Nicolae Titulescu s'écrie : « À la porte les sauvages ! ». L'assemblée éclate en applaudissements et le public des tribunes prend également parti contre les journalistes, qui sont expulsés de la salle. Une brève bagarre s'ensuit avant que l'ambiance ne se calme. Haïlé Sélassié est resté impassible.

En 1936, le roi Carol II démet Titulescu de toutes positions officielles et lui demande de quitter le pays. Il s'établit d'abord en Suisse, puis vient en France. Même en exil, Titulescu continue à travers des conférences et des articles de journaux de propager l'idée de conservation de la paix.

Il est mort des suites d'une longue maladie en , à Cannes, France. Inhumé dans un premier temps au cimetière du Grand Jas (Cannes), son corps est finalement transféré à Brașov, en Roumanie, en 1992.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Il était marié à Catherine Titulescu[1].

Honneurs[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Constantin Iordan, « Hélène Vacaresco à la Société des Nations : autour d'une correspondance privée des années 1926-1927 », Studia Politica : Romanian Political Science Review, 10(2), p. 287-309.
  2. (ro) « Cetățeni de onoare ai municipiului Brașov 1992 – 2017 » [PDF], sur brasovcity.ro (consulté le 28 octobre 2018).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • François Boulet, « Le comte hongrois Albert Apponyi, révisionniste, et le ministre roumain Nicolae Titulescu, antirévisionniste », in Les Traités de Paix 1919-1920 et l’Europe au XXe siècle. Versailles, Saint-Germain-en-Laye, Neuilly-sur-Seine, Trianon, Sèvres, Paris, Les Presses Franciliennes, 2007, p. 95-110.
  • Titulescu notre contemporain (préf. Ștefan Andrei), Nagel,

Liens externes[modifier | modifier le code]