Mihai Antonescu

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Mihai Antonescu
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Jilava (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
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Mihai Antonescu, (né le 18 novembre 1904, condamné à mort le 17 mai 1946 pour crimes de guerre et fusillé le 1er juin 1946, à Jilava) est un avocat et homme politique roumain. Il fut le vice-président du Conseil du Royaume de Roumanie de 1941 à 1944, dans le gouvernement dirigé par Ion Antonescu.

Les deux Antonescu étaient des homonymes sans lien de parenté : le terme de régime Antonescu, utilisé pour désigner le régime politique de la Roumanie durant cette période, leur fait collectivement référence.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né à Nucet, dans le Județ de Dâmbovița, il suit des études de droit à l'Université de Bucarest et devient avocat. Membre du Parti National Libéral roumain dans les années 1930, il devient en 1940 le ministre de la Propagande dans le gouvernement de Ion Antonescu. Au ministère de la Propagande, Mihai Antonescu applique la censure et diffuse le discours antisémite du régime.

En janvier 1941, après la répression par Ion Antonescu de ses alliés de la Garde de fer, Mihai Antonescu est nommé vice-premier ministre, en remplacement du chef de la garde Horia Sima. Ion Antonescu se concentrant essentiellement sur les affaires militaires, Mihai Antonescu occupe une grande responsabilité dans les affaires intérieures, le renforcement des liens avec l'Allemagne nazie et la déportation des Juifs. Il laisse également les nazis massacrer les Juifs roumains en Bessarabie et en Bucovine. À compter du 1er janvier 1943, il assume également le ministère des Affaires étrangères.

À partir de la défaite de l'Axe lors de la bataille de Stalingrad, Mihai Antonescu cesse de croire à la victoire allemande et tente de garantir de bonnes relations de la Roumanie avec les Alliés, en limitant ou en empêchant les déportations de Juifs.

En aout 1944, le roi Michel Ier renverse le régime et fait arrêter Mihai Antonescu.

Le Antonescu est transféré à Moscou.

Après la Seconde Guerre mondiale, il fut ramené en Roumanie et traduit devant le « Tribunal du peuple » de Bucarest qui le condamna à mort le pour crimes « contre la paix, contre le peuple roumain, les peuples de la Russie soviétique, les Juifs, les gitans et autre crimes de guerre », pour avoir provoqué la mort de 500 000 militaires et civils dans la guerre et pour la déportation ou l'exécution de près de 300 000 juifs roumains ou ukrainiens et 15 000 gitans. Il fut fusillé en juin 1946, en même temps que Ion Antonescu, président du Conseil du Royaume de Roumanie de 1941 à 1944, le général de gendarmerie Constantin Z. Vasiliu, ex-sous-secrétaire d'État et Gheorghe Alexianu, ex-gouverneur de Transnistrie[1],[2].

Références[modifier | modifier le code]

  1. (ro)Ciucă, Marcel-Dumitru: „Procesul mareșalului Antonescu”, ed. Saeculum și Europa Nova, București, vol. 2:211, 1995-98.
  2. (ro)Ciucă, M-D.: „Procesul mareșalului Antonescu”, vol. 2:432-439.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Florin Constantiniu : Une histoire sincère du peuple roumain, 4e édition revue et augmentée, éd. Univers encyclopédique, Bucarest 1997
  • Yves Durand, Le nouvel ordre européen, Paris 1990.
  • (en)Dean, Martin: Robbing the Jews - The Confiscation of Jewish Property in the Holocaust, 1935 - 1945, Cambridge University Press, 2008.

Articles connexes[modifier | modifier le code]