Niceto Alcalá-Zamora

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Niceto Alcalá-Zamora
Image illustrative de l'article Niceto Alcalá-Zamora
Fonctions
1er président de la République espagnole

(4 ans 3 mois et 28 jours)
Prédécesseur Alphonse XIII
roi d'Espagne
Successeur Manuel Azaña Díaz
Biographie
Nom de naissance Niceto Alcalá-Zamora y Torres
Date de naissance
Lieu de naissance Priego de Córdoba (Espagne)
Date de décès (à 71 ans)
Lieu de décès Buenos Aires (Argentine)

Niceto Alcalá-Zamora
Présidents de la République espagnole

Niceto Alcalá-Zamora y Torres, né le à Priego de Córdoba et mort le à Buenos Aires, est un avocat et homme politique espagnol monarchiste puis républicain. Il est le premier président de la Seconde République de 1931 à 1936.

Biographie[modifier | modifier le code]

Avocat, membre du Parti libéral, catholique progressiste[réf. nécessaire], Alcalá-Zamora est député aux Cortes, ministre à partir de 1917 dans les gouvernements de García Prieto, et représente également l'Espagne à la Société des Nations.

Il entre dans l'opposition après le coup d'État du 13 septembre 1923 fomenté par le général Miguel Primo de Rivera. Déçu par le comportement du roi Alphonse XIII, Niceto Alcalá-Zamora refuse de collaborer avec le nouveau régime.

Il se convertit aux idées républicaines en 1930 et est emprisonné à la suite de la tentative ratée d'insurrection révolutionnaire lors du révolte de Jaca.

Après la victoire des républicains dans les capitales provinciales d'Espagne aux élections municipales du 12 avril 1931, Alcalá-Zamora prend la direction d'un gouvernement révolutionnaire provisoire le 14 avril qui proclame l'avènement de la Seconde République. Le roi Alphonse XIII refuse de s'accrocher et abandonne le pouvoir pour l'exil.

En juin 1931, il est confirmé à la présidence du gouvernement mais démissionne en octobre suivant, mécontent des nouvelles dispositions constitutionnelles consacrant la séparation de l'Église et de l'État et la dissolution des ordres religieux, jugées dangereux.

Néanmoins, le , Niceto Alcalá-Zamora est élu président de la République par les voix de 362 députés sur un total de 410 présents.

La bannière officielle du président Alcalá-Zamora.

En 1933, après la victoire de la CEDA aux élections générales, il refuse à José María Gil-Robles le droit de former le gouvernement. Il motive sa décision par le fait qu'il veut éviter une insurrection des partis de gauche, radicalement hostiles à la CEDA. Ce sera finalement Alejandro Lerroux, le chef du parti radical, qui formera un gouvernement centriste.

En janvier 1936, quand Gil-Robles décide d'user de son droit d'être nommé chef de gouvernement, Alcalá-Zamora décide de dissoudre le Parlement. Après la victoire du Frente Popular aux élections législatives du 16 février suivant, la décision de dissolution des Cortes est finalement jugée illégale par le Congrès qui procède à la destitution d'Alcalá-Zamora le 7 avril et élit à sa place Manuel Azaña.

Alcalá-Zamora est en Scandinavie quand éclate la guerre civile. Il refuse de revenir en Espagne quand il apprend que des milices du Frente Popular ont envahi et pillé sa maison et volé le manuscrit de ses mémoires qui se trouvait dans le coffre-fort de sa banque.

Il s'installe alors en France qu'il fuira également après l'invasion des troupes allemandes en 1940.

Réfugié en Argentine, il refuse de revenir en Espagne en dépit des assurances qui lui sont données. Son fils est en effet marié à la fille du général putschiste Gonzalo Queipo de Llano.

Alcalá-Zamora meurt à Buenos Aires le . Son corps est rapatrié en Espagne en 1979 et enterré au cimetière de l'Almudena à Madrid.

Hommages[modifier | modifier le code]

Pour la Banque d'Espagne, Eugenio Hermoso a réalisé le portrait de Niceto Alcalá-Zamora exposé au musée du président de la Seconde République à Priego de Córdoba.

Liens externes[modifier | modifier le code]