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Nadia d'Angely

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Nadia d'Angely
Georges Dupont-Emera, Nadia d'Angely, in Bruxelles mondain, no 42, 4 au
Biographie
Autres noms
Nadia Dangely, Nadia d'Angély, Nadia Dangély
Nationalité
Activités
Période d'activité

Alice Carton[1], dite Nadia d'Angely[Note 1], est une actrice de théâtre et de cinéma belge[Note 2].

Elle reste surtout connue pour avoir joué des rôles de mère de famille dans les débuts du cinéma belge.

En dehors des rôles qu'elle a interprété pendant une trentaine d'années tant au théâtre qu'au cinéma, on ne sait pratiquement rien de Nadia d'Angely.

À la fin de l'année 1891, une certaine Mme Dangély se produit dans une revue locale à l'Alcazar de Béziers[2]. Au début de l'année suivante, une Mlle Dangély joue, également dans une revue locale, au théâtre d'Angoulême où elle est présentée comme une actrice du théâtre de la Porte-Saint-Martin[3],[4]. S'agit-il de Diana Dangély que l'on retrouve trois ans plus tard interprétant des rôles de soubrettes à Amiens en 1895, puis à Nîmes en 1896 et plus tard encore à Bruxelles sous le nom de Nadia d'Angély ? C'est possible sinon probable même si nous n'avons aucune certitude sur ce point.

En effet, des noms de scène très proches, Diane Dangely[5] ou Diana Dangely[6],[7], apparaissent dans la presse en 1896, au sujet d'une actrice de l'Eden-Théâtre de Nîmes : « Mlle Diana Dangely, jeune soubrette du théâtre d’Amiens, a joué [à l'Eden-Théâtre] cet hiver tout le répertoire. Très gracieuse et presque enfantine, Mlle Dangely fait partie de tous les spectacles d'ouverture, les spectateurs auront donc l’occasion de faire, avec elle, plus ample connaissance. »[6],[Note 3].

Selon un article paru dans la revue Bruxelles mondain en 1904, Nadia d'Angely aurait commencé sa carrière à l'âge de 16 ans au théâtre Molière de Bruxelles, alors dirigé par Frédéric Munié père, avant d'être engagée au théâtre de l'Alhambra de Bruxelles[9]. En 1898, elle se produit au casino-théâtre de Nieuport-les-Bains[10] et joue l'année suivante dans l'adaptation théâtrale du roman de Jules Sandeau Mademoiselle de La Seiglière, aux côtés de Talbot[11].

Nadia d'Angely fait une courte carrière en France, en particulier à Paris au théâtre de l'Ambigu en 1908 et au Nouveau-Théâtre de Lyon durant la saison théâtrale 1910-1911. La Première Guerre mondiale met un coup d'arrêt à sa carrière et, après la fin du conflit, elle n'obtient plus, en France comme en Belgique, que de rares engagements au théâtre et seulement deux rôles au cinéma.

Après une toute dernière apparition sur scène à Caen en mars 1926 où elle est présentée comme une artiste du théâtre de l'Ambigu[12], Nadia d'Angely disparaît de l'affiche et tombe dans l'oubli[1],[Note 4].

En 1954, une artiste du nom de Nadia d'Angely, « une ravissante chanteuse, vedette d'une revue qui a fait fureur à Paris », se produit sur scène à Rabat, au cabaret El Rio puis au Club des clubs[13],[14].

Notes et références

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  1. Également orthographié Nadia Dangely (avec ou sans accent dans les deux cas). Elle ne doit pas être confondue avec l'actrice Marthe Angély (1878-1948) active à la même époque sur les scènes parisiennes.
  2. À défaut d'état civil, la nationalité belge n'est que présumée. Il est à noter que Nadia d'Angély a passé à peu près autant de temps sur scène en France qu'en Belgique.
  3. On trouve bien mention d'une Mlle Dangély, citée comme soubrette dans une adaptation théâtrale du Maître de forges à Amiens en 1895[8].
  4. En 1931, une lectrice des Dimanches de la femme fait paraître un appel à témoins pour retrouver « Nadia Dangély, née Alice Carton ». Cet appel ne semble pas avoir obtenu de réponse.

Références

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  1. a et b La moisson. F. 825. Les Dimanches de la femme, n° 462, 11 janvier 1931, non paginé (vue 17/19) à lire en ligne sur Gallica.
  2. Béziers. Alcazar. Le Messager du Midi, 4 décembre 1891, p. 3, à lire en ligne sur Gallica.
  3. Spectacles, fêtes et concerts. Théâtre d'Angoulême. La Charente, 11 mars 1892, p. 3, à lire en ligne sur Gallica.
  4. Province. Angoulême. l'Europe artiste, 10 janvier 1892, p. 2, à lire en ligne sur Gallica.
  5. « Tableaux de troupes. Nîmes. Eden-Théâtre », sur Gallica, L'Europe artiste, (consulté le ), p. 143
  6. a et b « Eden-Théâtre », sur Gallica, Nîmes-journal, (consulté le ), non paginé (vues 1 et 2)
  7. Chronique du Gard. Nîmes. Eden-Concert. Le Petit républicain du Midi, 3 avril 1896, p. 3, à lire en ligne sur Gallica.
  8. « Chronique théâtrale », sur RetroNews - Le site de presse de la BnF, Le Progrès de la Somme, (consulté le ), p. 2-3
  9. « Mlle Nadia d'Angely », Bruxelles mondain, no 42,‎ 4 au 10 décembre 1904
  10. « Les villégiatures. À Nieuport-les-Bains », sur www.belgicapress.be, La Réforme, (consulté le ), p. 5
  11. « Chronique théâtrale », sur www.belgicapress.be, La Métropole, (consulté le ), p. 2
  12. Caen. Le bal des médaillés militaires. Ouest-Éclair, 10 mars 1926, p. 4, à lire en ligne sur Gallica. Dans l'article, elle est présentée comme Mme Nadia d'Angely, de l'Ambigu.
  13. « Cabaret "El Rio" [encadré publicitaire] », sur Gallica, L'Echo du Maroc, (consulté le ), p. 2
  14. « Roberto Benzi et Constant Rémy vedettes-surprises du "Club des Clubs" », sur Gallica, L’Écho du Maroc, (consulté le ), p. 5
  15. La semaine théâtrale. Étranger. Bruxelles. Le Monde artiste, 3 juillet 1898, p. 424, lire en ligne sur Gallica.
  16. Étranger. Bruxelles. Le Monde artiste, 24 juin 1900, p. 392, à lire en ligne sur Gallica.
  17. Étranger. Bruxelles. Le Monde artiste, 12 juillet 1903, p. 442, à lire en ligne sur Gallica.
  18. Courrier des théâtres. Un mot personnel. Le Figaro, 7 novembre 1906, p. 4, lire en ligne sur Gallica.
  19. Les théâtres. Les nouveaux spectacles de l'Ambigu-Comique. Le Figaro, 1er juin 1908, p. p. 4, lire en ligne sur Gallica.
  20. Théâtres. De Bruxelles. La Liberté, 14 août 1908, p. 3, à lire en ligne sur Gallica.
  21. Départements et étranger. Anvers. Comoedia, 31 janvier 1909, p. 5, à lire en ligne sur Gallica.
  22. Lyon. Nouveau-Théâtre. Comoedia, 9 janvier 1911, p. 5, à lire en ligne sur Gallica.
  23. Notice "M. Alévy (Armand Lévy, dit)". Nos auteurs et compositeurs dramatiques, par Jules Martin, p. 19, Ernest Flammarion éditeur à Paris, 1908, lire en ligne sur Gallica.
  24. Etranger. La journée à Bruxelles. Comoedia, 1er juin 1912, p. 5, lire en ligne sur Gallica.
  25. La vie étrangère. Charleroi. Comoedia, 7 septembre 1923, p. 2, à lire en ligne sur Gallica.
  26. Pau-Ville. Spectacles et concerts. Palais d'Hiver. Le Patriote des Pyrénées, 8 février 1924, p. 3, à lire en ligne sur Gallica.
  27. Alfred Machin, « Maudite soit la guerre », sur gparchives.com, (consulté le )

Lien externe

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