Musée national Adrien Dubouché

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Musée national Adrien Dubouché
Limoges musée national de la porcelaine Adrien Dubouché 1.jpg

Le musée national Adrien Dubouché, place Winston Churchill

Informations générales
Surface
7 200 m2
Visiteurs par an
2014 : 33 605 visiteurs
Site web
Collections
Collections
céramiques (porcelaine, grès, faïence et poterie),
verres
Nombre d'objets
18 000
Bâtiment
Protection
Localisation
Pays
Région
Commune
Adresse
8 bis, place Winston Churchill
87000 Limoges
Coordonnées

Géolocalisation sur la carte : Limoges

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Le musée national Adrien Dubouché est un musée national français créé en 1845 et situé à Limoges (Haute-Vienne), au cœur de la principale région porcelainière de France. Il présente une collection de porcelaine de Limoges ainsi que des œuvres qui illustrent les grandes étapes de l'histoire de la céramique.

Il fait partie de l'établissement public Cité de la céramique - Sèvres & Limoges.

Les collections[modifier | modifier le code]

Plat au « baizi », fours de Jingdhezen (Chine), porcelaine dure, milieu du XIVe siècle (dynastie Yuan).
Plat Femme à la viole, faïence et lustre métallique, Deruta (Italie), XVIe siècle (dépôt du musée du Louvre).

Le musée national Adrien Dubouché conserve près de 18 000 œuvres en céramique (poterie, grès, faïence et porcelaine) et verre de toutes les époques, depuis l'Antiquité jusqu'à nos jours, et provenant de toutes les civilisations du monde.

Le parcours présente les céramiques de la Grèce antique et de l'Europe, des porcelaines chinoises, des faïences islamiques, des pièces en grès, des porcelaines européennes du XVIIe siècle jusqu'à nos jours.

Le musée présente également une collection de verres. Les centres verriers les plus célèbres (Venise, Nevers, la Bohême…) s'y trouvent représentés.

Le musée conserve par ailleurs la plus riche collection publique de porcelaine de Limoges : de la première porcelaine de Limoges sortie des fours en 1771 jusqu'aux créations les plus récentes.

Histoire du musée[modifier | modifier le code]

Fondé en 1845 par Tiburce Morisot, préfet de la Haute-Vienne et père du peintre Berthe Morisot, le premier musée de Limoges est initialement abrité dans les locaux de la préfecture, place du Présidial, et a pour mission de constituer une collection à vocation encyclopédique : peintures, sculptures, objets d'art sont alors rassemblés par les membres de la Société archéologique et historique du Limousin.

Adrien Dubouché, fils d'un négociant en draps, prend la direction bénévole de l'établissement en 1865 et commence une série de dons afin d'enrichir les collections puis suscite de nombreux legs de manufactures de céramique françaises et étrangères. Il s'attache rapidement à trouver un lieu mieux adapté à la présentation des collections. La ville de Limoges met à sa disposition un hospice d'aliénés désaffecté situé place du Champ-de-Foire : le bâtiment est aménagé pour exposer les collections et accueillir l'école d'arts décoratifs, fondée à l'initiative d'Adrien Dubouché.

En 1875, à la mort de son ami Albert Jacquemart, auteur de l'ouvrage Les Merveilles de la céramique, Adrien Dubouché acquiert sa collection de céramiques constituée de 587 pièces qu'il offre à la ville de Limoges. En reconnaissance de ce don et bien qu'Adrien Dubouché soit encore vivant, le maire de Limoges donne son nom au musée, décision exceptionnelle entérinée par un décret du Conseil d’État.

À la veille du décès de Dubouché en 1881, le musée et l'école sont nationalisés. Depuis cette date, le musée porte le nom de musée national Adrien Dubouché. Il est un des rares musées nationaux situés en dehors de l'Île-de-France. L’État s'engage à construire de nouveaux bâtiments sur le terrain mis à la disposition par disposition par la ville. La direction des deux établissements est confiée au directeur de l’École nationale des arts décoratifs de Paris, Auguste Louvrier de Lajolais. L'architecte parisien Pierre-Henri Mayeux est chargé de la construction de l'école et du musée. Il conçoit deux bâtiments mitoyens inaugurés en 1900.

Au milieu des années 1990, l'école nationale des arts décoratifs de Limoges s'installe sur la campus universitaire, libérant un espace propice à l'agrandissement du musée.

Un musée rénové[modifier | modifier le code]

Parvis du musée, avec l'installation de Haguiko et Jean-Pierre Viot.

À l'issue d'un chantier de rénovation sans précédent depuis l'inauguration en 1900 du bâtiment qui l'abrite, le musée national Adrien Dubouché a rouvert ses portes en juin 2012. Le musée présente une collection répartie sur quatre niveaux. Le parcours chronologique débute à l´Antiquité gréco-romaine, présente des œuvres de tous les continents et de nombreuses civilisations, pour conduire les visiteurs aux créations les plus récentes.

Dédiée aux quatre étapes de fabrication d'une céramique et témoin de l'histoire industrielle de Limoges, une « mezzanine des techniques » présente des machines anciennes, des outils ainsi que des objets contemporains.

En 2003, le ministère de la Culture et de la Communication lance un concours international pour la rénovation du musée, remporté par l'architecte viennois Boris Podrecca : son projet — créer une extension contemporaine inscrite entre deux bâtiments existants — vise à préserver le caractère historique des lieux, tout en dotant le musée d'une entrée différente et d'un espace d'accueil.

Imaginée comme une piazza italienne, l'esplanade située devant la nouvelle façade en verre et porcelaine du musée accueille une œuvre de Haguiko et Jean-Pierre Viot - Une Suite - réalisée dans le cadre du 1 % artistique. L'aménagement des salles d'exposition permanente a été confiée à l'architecte-scénographe Zette Cazalas.

Le musée a été inauguré le 28 juin 2012 par la ministre de la Culture et de la Communication Aurélie Filippetti.

L'architecture du musée[modifier | modifier le code]

En reconnaissance de l’œuvre accomplie par Adrien Dubouché, l’État accepta, en 1881, de prendre en charge le musée et l'ensemble de ses collections à la demande de la ville de Limoges. L’État s'engagea alors à édifier deux bâtiments adéquats sur le terrain de l'ancien hospice d'aliénés, mis à disposition par la ville de Limoges.

Les travaux débutèrent en 1896, sur les plans de l'architecte du gouvernement Pierre-Henri-Mayeux. Le bâtiment fut inauguré en 1900.

Construit sur deux niveaux, le musée présente une façade à l'italienne et utilise les matériaux de la région ainsi que la céramique architecturale afin de mettre en avant l'artisanat de la ville de Limoges. Le rez-de-chaussée est largement ouvert sur l'extérieur par de grandes baies arrondies, tandis que l'étage présente un mur décoré de sgraffiti et de niches destinées à recevoir les portraits de Limousins illustres.

L'architecte eut recours aux structures métalliques internes, résultat des recherches techniques de l'époque et de la révolution industrielle qui permirent la création de grands espaces muséographiques. Les salles du rez-de-chaussée, destinées à présenter les céramiques, sont éclairés par des baies latérales autour desquelles s'agencent les vitrines. Celles-ci sont conçues de façon très étudiées, privilégiant les façades vitrées aux dépens des très discrets montants de bois. Le premier étage dispose d'un éclairage zénithal, de façon à présenter les sculptures et les peintures (aujourd'hui déposées au musée des beaux-arts de Limoges).

La décoration intérieure est déjà empreinte du style de l'Art nouveau et se compose de nombreux motifs naturalistes stylisés, peints ou en mosaïque, sur le plafond, les sols et les entourages de fenêtres. Le sol du hall d'accueil est recouvert d'une mosaïque, œuvre de Guibert Martin de Saint-Denis. Le musée est décoré par une série de vitraux réalisés par Marcel Delon. Au premier étage, le visiteur découvre le salon d'honneur, large pièce au plafond entièrement recouvert d'une peinture décorative appliquée par l'entreprise Rouillard de Paris.

Le bâtiment est classé monument historique en 1992.

En 2003, le ministère de la Culture a lancé un concours européen pour les travaux d'extension du musée, à l'issue duquel le projet de l'architecture autrichien Boris Podrecca, associé à la muséographe Zette Cazalas[1], a été sélectionné.

Dans un premier temps, un nouveau bâtiment a été érigé entre les deux édifices créés par Pierre-Henri Mayeux : le musée et l'ancienne école des arts décoratifs de Limoges. Pour cela, Boris Podrecca a dessiné une extension qui se caractérise par ses hautes façades en verre et préserve le caractère historique des lieux. Cette extension abrite désormais l'entrée du musée, un vaste et lumineux hall d'accueil ainsi que la première partie du parcours de visite : une mezzanine présentant les techniques de fabrication de la céramique.

Dans un second temps, d'importants travaux de rénovation ont été lancés dans le musée et l'ancienne école afin que ces derniers communiquent au mieux avec ce nouvel espace central lumineux. Aujourd'hui, le nouveau musée s'étend dans trois bâtiments aux atmosphères différentes.

Le parcours de visite[modifier | modifier le code]

La visite est conçue de façon circulaire selon un parcours chronologique et thématique. Elle débute avec les différentes étapes de fabrication de la porcelaine, puis révèle les grands moments de l'histoire de la céramique de l'Antiquité jusqu'à nos jours, pour s'achever autour de la porcelaine de Limoges.

La « mezzanine des techniques »[modifier | modifier le code]

La galerie historique : la céramique de l'Antiquité au XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Du XIXe au XXIe siècle[modifier | modifier le code]

La porcelaine de Limoges[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]