Ostensions de Limoges

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Les ostensions septennales de Limoges *
Image illustrative de l’article Ostensions de Limoges
Cathédrale de Limoges pendant les ostensions de 2016
Pays * Drapeau de la France France
Liste Liste représentative
Année d’inscription 2013
* Descriptif officiel UNESCO

Pour des raisons historiques et géographiques, les ostensions de Limoges sont à la fois mère et maîtresse de toutes les ostensions limousines et marchoises.

L’histoire et la géographie, fondements des ostensions de Limoges[modifier | modifier le code]

Rappels historiques[modifier | modifier le code]

La légende fixe l’origine de cette fête religieuse à l’an 994, alors que le Limousin, comme une grande partie de l’Aquitaine, se trouve aux prises avec le mal des ardents, ou ergotisme, épidémie qui se déclenche à la fin des moissons[1]. Cette intoxication est causée par la consommation de pain de seigle contaminé par un champignon parasite, l’ergot de seigle. L’ostension des reliques de saint Martial, continûment fêtée depuis, est associée à la fin de l’épidémie. S'agissant de cet ergot, il n'est pas sans intérêt de rappeler qu'en 1951, les causes d'un problème sanitaire qui fit sept morts dans la localité de Pont-Saint-Esprit furent un temps recherchées[2] dans une épidémie due à ce parasite.

Les ostensions étant initialement organisées pour faire face à des calamités ou en l’honneur de grands personnages tels Saint Louis et Blanche de Castille en 1244, le pape Clément V en 1307, Louis XI en 1462, Henri IV en 1605. Le rythme septennal des ostensions n’a pas été fixé dès l’origine mais à partir de 1512. L’année 2016 est celle des 72e ostensions de Limoges.

Pour autant ce rythme septennal, un intervalle de sept ans étant considéré comme bénéfique dans la religion juive[3] a parfois, quoique très rarement, été interrompu; Limoges n’a ainsi pas connu d’ostensions en 1799[4], Révolution française oblige. Il n'en reste pas moins que les ostensions de Limoges sont avec celles de Saint-Junien les plus anciennes des ostensions limousines (72e ostensions). De leur côté, Saint-Léonard-de-Noblat organise ses 65e ostensions et Le Dorat, ses 51e.

L’apport de la géographie au choix de Limoges comme ville ostensionnaire[modifier | modifier le code]

Limoges est bien la capitale de l’ancienne province du limousin, sa population, pourtant la plus importante de toutes les villes du Limousin et de la Marche (135 098 habitants en 2013), n’entre pas vraiment en ligne de compte car beaucoup de villes ostensionnaires sont en fait de gros bourgs, comme Abzac en Charente (484 hab. en 2013), Esse (505 hab. en 2013) , Crocq en Creuse (378 hab. en 2013), Charroux (1179 hab. en 2013).

Comme Limoges jouait déjà un rôle de capitale que le , l’abbé de Saint Martial, Hilduin, évêque de Limoges, les archevêques de Bordeaux et de Bourges, les évêques d’Angoulême, de Clermont, de Mende, de Périgueux, de Poitiers, du Puy et de Saintes, les moines de l’abbaye de Saint Martial, Guillaume IV duc d’Aquitaine, suivis d’une foule immense de pèlerins s’y sont réunis pour demander à saint Martial son intercession[5].

Les grandes heures des ostensions de Limoges[modifier | modifier le code]

Des années ostensionnaires pas comme les autres[modifier | modifier le code]

  •  : Premières ostensions de facto des reliques de saint Martial connues sous le nom de « Miracle des Ardents »
  •  : Première ostensions officielles[Quoi ?]
  • Automne  : Ostensions automnales
  • Automne : (du 29 septembre au 12 novembre - Jour anniversaire du miracle des Ardents)
  • Automne : Des « miracles » se sont produits sur des gens extérieurs au diocèse
  •  : Ostension spécialement organisée pour la visite du Pape Clément V. Cette scène figure sur le majestueux vitrail au-dessus de la porte d’entrée de l'église Saint-Michel de Limoges, côté rue Adrien Dubouché[Où ?].
  •  : Le prince noir assiste aux ostensions.
  •  : Les ostensions ont désormais lieu au Printemps et ce pour une durée de six semaines.
  •  : L’Abbé de saint Martial, annonçant en août 1423 les ostensions de 1425 à 12 évêques, prie Dieu que cette période soit aussi une période « de vraie paix sans effusion de sang entre ceux qui sont en querelle ».
  •  : Ostension à la demande de Charles III, duc de Bourbon. 1512, date à partir de laquelle les ostensions ordinaires sont numérotées[6].
  •  : Les ostensions deviennent septennales… Elles le sont toujours.
  •  : La peste empêche la tenue des ostensions.
  •  : La peste n’empêche pas, cette fois, les ostensions de se dérouler.
  •  : Les processions au lieu historique du MontJovis (voir 994) n’ont plus lieu. Certains[7] y voient une conséquence de la « progression des lumières » dans la société.
  •  : Procession malgré la période révolutionnaire.
  •  : Les ostensions ne peuvent avoir lieu à cause de « la destruction des Saints » pratiquée le .
  •  : Les ostensions sont interdites à Limoges par arrêté municipal, étendu en 1890 aux cortèges et rassemblements qui pourraient être organisés par les laïcs à cette occasion.
  •  : Ostensions pour la paix.
  •  : Léon Betoulle, maire de Limoges, organise pour le 150e anniversaire du 14 juillet et de la Révolution française. Y participent « une centaine de cavaliers… trois mille figurants, douze tableaux ou chars … ce dernier cortège a été conçu comme la réplique du premier pour reprendre les termes du maire socialiste de Limoges, Léon Betoulle[8]. »
  •  : Ostensions exceptionnelles de la châsse de Saint Martial organisées pour la clôture de la Mission[9]
  •  : Ostensions exceptionnellement reculées d’un an à cause de difficultés économiques.
  •  : Décision du conseil d’état du 3 décembre annulant l’interdiction municipale.
  •  : Première procession sur les pas de saint Martial.
  •  : Organisation, chaque année, le dimanche de Quasimodo de la célébration des petites ostensions limousines à Saint Michel-des-Lions de Limoges où chaque confrérie ostentionnaire de l’ancien diocèse de Limoges se rend, avec un petit reliquaire, pour une messe solennelle suivie d’une procession dans le centre-ville, en l’honneur des Saints[10]
  •  : Inscription des ostensions sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l'humanité.

Dignitaires religieux ayant assisté aux ostensions de Limoges[modifier | modifier le code]

Clément V par Taddeo Gaddi.

Les ostensions de 2016 ne furent marquées par la visite d’aucun dignitaire religieux ; celles du Dorat ont été présidées par le cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris.

Les ostensions de Limoges au prétoire[modifier | modifier le code]

C’est à cinquante-neuf ans de distance que les ostensions limougeaudes ont donné lieu à un contentieux devant la justice administrative avec des résultats toutefois bien différents :

  • en  : les ostensions retrouvent la liberté de se dérouler sur les rues et dans les places. Cette liberté retrouvée, les limougeauds la doivent à leur évêque Mgr Louis Paul Rastouil (1938-1966)[11],[12]. Celui-ci confronté à des interdictions non des ostensions dans leur totalité mais « seulement » de se livrer à des processions publiques[13] dans les rues de Limoges (1880-1882-1890) en demanda et en obtint l’annulation. Pour en rendre compte, on rappellera le « considérant » majeur de cette décision de principe : « Considérant … qu’aucun motif tiré de la nécessité de maintenir l’ordre public ne pouvait, à la date de la décision attaquée, justifier la prohibition de cérémonies consacrées par les habitudes et les traditions locales, telles que la procession des ostensions dans la ville de Limoges ; que si, à la vérité, le maire soutient qu’aucune procession n’était plus traditionnellement sur les voies publiques depuis 1876, il résulte de l’instruction que les processions des ostensions, célébrées tous les sept ans jusqu'à cette date, n’ont été interrompues que par l’application de l’arrêté précité du [14]. »
  • en  : les ostensions perdent la possibilité de solliciter un financement public. Cette interdiction résulte de l'article 2 de la loi du concernant la séparation des Églises et de l’État : « La République ne reconnaît, ne salarie, ni ne subventionne aucun culte. » Dans cette interprétation, le côté cultuel de ces cérémonies l’a très largement emporté sur le côté culturel et ce malgré l’inscription de ces cérémonies sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l'humanité en 2013.

Les ostensions support de nouvelles traditions[modifier | modifier le code]

La procession des pénitents feuilles mortes[modifier | modifier le code]

Ostensions de . Le , en prélude aux 66e ostensions, s’est déroulée la première procession des Pénitents feuilles mortes. Cette reconstitution d’une procession ancienne qui ouvre ainsi désormais les ostensions septennales été promise à un avenir certain n’a pas cessé depuis[15].

La procession sur les pas de saint Martial[modifier | modifier le code]

Ostensions de . L'évêque de Limoges, Mgr Christophe Dufour, invite à un long pèlerinage dans le diocèse.

Le « marcheur de Dieu » va parcourir 150 km à pied pour donner le signal des « ostensions limousines ». Il part le 1er avril de Toulx-Sainte-Croix, localité du nord-est de la Creuse, et rejoint par petites étapes, le , Beaubreuil, quartier populaire excentré de Limoges, où une célébration a lieu dans l'église Saint-Martial. Ce chemin est précisément celui qu'a parcouru Martial, premier évêque de Limoges au VIe siècle, pour arriver dans son diocèse[16].

En , Mgr François Kallist, évêque de Limoges depuis , renoue avec cette tradition lors des 72e ostensions. Cette marche qui a débuté à Toulx-Sainte-Croix dans l'après-midi de Pâques () s'est achevée à Limoges le 1er avril juste avant la cérémonie de la reconnaissance des reliques et la marche historique des châsses et reliquaires vers la Cathédrale Saint-Étienne[17].

Les dernières ostensions[modifier | modifier le code]

Tout concourt à ce fort ancien état de fait ; les nombreux intervenants et les cinq mois et demi de leur calendrier.

Des ostensions mettant en œuvre un grand nombre d’acteurs[modifier | modifier le code]

  • L’évêque de Limoge (et de Guéret), Mgr François Kalist[18]. Même si les ostensions sont l’affaire des confréries et des comités ostensionnaires, il est apparu nécessaire à l’ordinaire du lieu de délivrer un message. Celui des ostensions 2016 est intitulé « Un chemin de guérison »[19]. Le programme officiel des ostensions de Limoges a de plus permis au prélat de revenir assez longuement sur le fait que les ostensions, manifestations cultuelles par essence, n’étaient pour autant pas dépourvu de toute composante culturelle[20]. Les prêtres desservant l’église Saint-Michel-des-Lions et la chapelle Saint-Aurélien, lieux ostensionnaires.
  • Ostensions PCI (Ostensions septennales limousines Patrimoine immatériel de l'humanité). Cette association fondée le à la suite de l’inscription le à Bakou en Azerbaïdjan des ostensions sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l'humanité de l'UNESCO, a pour but d’œuvrer, en liaison avec l’Unesco et le Ministère de la Culture français, pour la connaissance, la sauvegarde, la valorisation, le rayonnement et la transmission des ostensions septennales limousines. Son siège est à Saint-Junien.
  • La Fédération des Confréries limousines[1], a pour vocation de réunir, comme son nom le laisse sous entendre, les Confréries ostensionnaires limousines (voir la liste ci-dessous) et marchoises (celle de Guérêt). Son siège est à Limoges.
  • L’association Limoges Culture et Tradition a pour but la réalisation et l’animation de fêtes culturelles et traditionnelles dans la ville de Limoges et son agglomération contribuant ainsi à la sauvegarde de son patrimoine et plus particulièrement son patrimoine immatériel[21].
  • La grande Confrérie de saint Martial dédiée au culte de Saint Martial. Son origine remonte officiellement à 1356 mais il est avéré qu’elle est l'héritière de traditions beaucoup plus anciennes[22],[23], traditions nées au sein de la basilique Saint-Martial de Limoges, basilique disparue à la suite de la révolution. Aujourd’hui, et depuis le , elle veille sur d’importantes reliques de saint Martial, dont son majestueux chef, conservées en l’église saint-Michel-des-Lions à Limoges. Le nombre de ses membres est de soixante douze par référence au choix que fit le Christ d’envoyer 72 des siens en mission (Évangile selon Luc, Chapitre 10, verset 1)[24],[20]. Son église confrériale est Saint-Michel-des-Lions et ses couleurs sont l’amarante (couleur pourpre plus claire que le bordeaux) et le blanc.
  • La Confrérie des Porteurs de la châsse (de saint Martial). Si historiquement, il a existé des personnes pour porter à travers la foule des reliques de saint Martial probablement dès 994. « Un chroniqueur anonyme du monastère signale que le lendemain du jour de l’Ascension 1317, les moines portèrent solennellement le chef de saint Martial de la basilique au Montjovis »[25]. La confrérie - en tant que telle - se reforma après la Révolution. Un premier règlement provisoire lui fut donné à la date de , par délibération de la Grande Confrérie[26],[25]. 24 hommes, au maximum, soit l’exact tiers des membres de la Grande Confrérie, la composent. Son église confrériale est Saint-Michel-des-Lions et à leur aube de couleur blanche s’ajoute une encolure « scapulaire » de couleur amarante apposée autour d’une fausse capuche avec un cordon amarante noué autour de la taille.
  • La Confrérie de saint Aurélien. Cette confrérie qui est la deuxième des confréries de Limoges dans l’ordre protocolaire fait expressément référence au 2e évêque de Limoges et successeur directe de celui qui l’évangélisa, saint Martial. La tradition rapporte que la fondation de la corporation des bouchers remonte à 930. Et de cette confrérie qui fut à l’origine – et qui le resta longtemps - une corporation, témoigne encore l’intitulé de son président qui ne se nomme pas Bayle comme ailleurs (Grande Confrérie de Saint-Martial, Confrérie de Saint-Loup) mais Syndic. Confrérie de professionnels masculins, Saint-Aurélien a aujourd'hui élargi son recrutement acceptant aujourd'hui hommes et femmes – qui se nomment « confrères », bouchers ou non, ainsi que les enfants des membres[27],[28],[20]. Son église confrériale est Saint-Aurélien et ses couleurs sont le vert et le blanc.
  • La Confrérie de Saint-Loup. Fondée en 1153 et toujours active à ce jour, malgré les interruptions inévitables dues aux déferlements des périodes révolutionnaires. Sa mission est de veiller à la dévotion rendue son saint Patron l'évêque de Limoges, Loup, fêté le et dont d’importantes reliques sont conservées en l’église Saint-Michel-des-Lions à Limoges. Sa particularité immémoriale est de n'accueillir que des hommes. La devise de la confrérie, toujours actuelle est «In hoc signo vinces », « Par ce signe, tu vaincras » fait expressément référence au choix victorieux du Chrisme par l’empereur romain Constantin Ier peu avant sa victoire contre Maxence au Pont Milvius en 312[29],[30]. Son église confrériale est Saint-Michel-des-Lions et ses couleurs sont le jaune et le blanc.
  • La Confrérie de Sainte-Valérie. Elle est exclusivement féminine, vouée au maintien du culte rendue à Valérie, la proto-martyre des Gaules, a été (re)fondée en 2002. Elle est l’héritière des demoiselles de sainte Valérie. L’on se plait à rappeler le rôle joué par Valérie dans « l’imaginaire » local. C’est ainsi qu’en 1172, Richard Cœur de Lion couronné Duc d’Aquitaine à la Cathédrale saint Étienne de Limoges reçut parmi les insignes de son pouvoir l’anneau de sainte Valérie, épousant ainsi mystiquement son duché[31],[32]. Son église confrériale est Saint-Michel-des-Lions et ses couleurs sont le rouge et l'or.
  • La Confrérie de Saint-Fiacre. Il y eut une confrérie Saint-Fiacre à Saint-Pierre-du-Queyroix dès le XIVe siècle le Concordat (1804) fut l’occasion de réorganiser deux confréries de Saint-Fiacre, la première à la cathédrale connue sous le vocable : « les Anglais », la seconde à Sainte-Marie dite des « Français ». Cette dernière veilla à la dévotion rendue à son saint patron jusqu'à sa mise en sommeil par manque d’adhérent (uniquement professionnels de par les anciens statuts). 2009 en vit le « refleurissement » avec cette fois l’ouverture de ses rangs à tous les amoureux des plantes et des fleurs[33].
  • Le peuple de Limoges. N'ayons garde, même si sa participation est moins visible que celle des habitants des communes ostensionnaires à la campagne, d'oublier la présence des habitants de la ville qui participent en grand nombre aux cérémonies et défilés même si leur apport à la décoration des rues, des balcons et de portes, est beaucoup moins visible, hors le quartier de la Boucherie pavoisé en vert et blanc, qu'à la campagne. Notons pourtant au départ de la procession au Montjovis, au cœur du Château et à l'arrivée dans la Cité des décors faisant la part belle aux saint ostensionnaires locaux. De son côté la ville a veillé au préalable au décor du parcours ostensionnaires par la mise à disposition de fanions aux couleurs des Confréries.

Le plus long des calendriers ostensionnaires[modifier | modifier le code]

  • Samedi
    • Concert d’ouverture du quatuor de Lourdes en l’église Saint-Michel-des-Lions à Limoges. Lors de l'entracte, les compagnons du Devoir de Limoges ont remis trois œuvres d'art réalisées par leurs soins :
      • une en bois peint façon faux marbre, pour la confrérie de saint Martial et celle de saint Loup; l'objet sera déposé dans l'église Saint-Michel-des-Lions,
      • une en porcelaine de Limoges peinte, pour la confrérie de sainte Valérie ; elle sera placée à la cathédrale,
      • une, enfin, pour la confrérie de saint Aurélien, destinée à la chapelle homonyme. Elle est en marqueterie de bois de diverses couleurs, au dos sont sculptées des feuilles de châtaigniers limousins[34].
  • Dimanche
    • Messe de la montée du drapeau des ostensions[35]
  • Samedi
    • 15 h - Ouverture des châsses et des reliquaires et reconnaissance des reliques (Église Saint Michel des Lions et chapelle Saint Aurélien) en présence de Mgr François Kalist, évêque de Limoges[20].
    • 20 h - Grande marche historique des châsses et des reliquaires vers la Cathédrale Saint Étienne[20].
  • Dimanche (dimanche de Quasimodo)
    • Ouverture diocésaine à Limoges - Messe du dimanche à 9 h. Procession d’entrée à 8 h 30 dans la cathédrale. Cet ordre processionnel a pu connaître quelques évolutions le jour-même.
      • Croix de procession: céroféraires ;
      • Évangéliaire (Saint-Michel ou Ligugé), Enfants de chœur (Saint-Martial) ;
      • Statue de Notre-Dame (Panazol) ;
      • Statue de saint Martial (Saint-Martial de LANDOUGE).
      • Paroisses ostensionnaires : les bannières suivies des confrères ou du comité, des reliquaires ou châsses et des paroissiens correspondants.


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Les ostensions de Limoges sur la toile[modifier | modifier le code]

Ces ostensions sont par la force des choses celles qui ont donné lieu à la plus grande exposition médiatique par le moyen d'internet.

  • Site officiel du tourisme en Haute-Vienne[36]
  • Site de la Fédération des ostensions limousines[37]
  • Site des ostensions de Limoges (Culture et Tradition)[21],[38]
  • Site du Populaire[39]
  • Blog de la fête de la saint Martial des Ardents[40]

Les expositions ostentionnaires et spectacles limougeauds de 2016[modifier | modifier le code]

Les ostensions de Limoges — et d’ailleurs aussi les limousines — sont de plus l’occasion de tenir des expositions dédiées au phénomène ostensionnaire. Les ostensions 2016 ont, ainsi donné lieu aux manifestations suivantes :

  • Noble pays de l'Aquitaine…[41] : Les Ostensions limousines, patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO. Musée des Beaux-Arts de Limoges du au [42]
  • Ostendere[43] : Les métiers d’art au cœur des Ostensions
  • Exposition estivale à la Cité des métiers et des arts (Musée des compagnons et des meilleurs ouvriers de France) du au [44].
  • Exposition consacrée aux ostensions tenue dans une des galeries du pôle patrimoine de la BFM (bibliothèque francophone multimédia de Limoges) du au
  • Exposition organisée par France PCI ; Association française des éléments du patrimoine culturel et immatériel. Hôtel de région Site de Limoges de la région nouvelle aquitaine du au
  • Saint Martial de Limoges. Spectacle en images géantes du 14 au [45].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Les ostensions septennales limousines », sur ostensions-limousines.fr (consulté le 16 juin 2016).
  2. Le Figaro du 8 juillet 2015, p. 34.
  3. Nicolas Zomersztajn, « Regards no 777 et le chiffre 7 », (consulté le 16 juin 2016).
  4. Paul D'Hollander, « Les ostensions en Limousin au XIXe siècle », Revue de l'histoire des religions, vol. 217, no 3,‎ , p. 503 (lire en ligne)
  5. « Ostensions saint Martial à Limoges », .
  6. Jean-Marie Allard et Stéphane Capot, Une histoire des ostensions en Limousin, Limoges, Culture et patrimoine en Limousin, 2007, p. 51 (ISBN 978-2-911167-51-5).
  7. Bulletin de liaison de Renaissance du Vieux Limoges, mars 2016, p. 28
  8. Paul d’Hollander, Entre ostensions et cent-cinquantenaire de la Révolution française : l’espace public convoité à Limoges en 1939 in « Temporalités : édifices et cortèges de l'Antiquité à nos jours : [communications données au cours des deux journées d'études organisées par le Centre de recherche historique de l'Université de Limoges en 2004 et 2006], Espaces et pouvoirs, p. 181 ».
  9. Idem, p. 185.
  10. Jean-Marie Allard et Stéphane Capot, op. cit., p. 91.
  11. « Liste des évêques de Limoges », sur cathedrale-limoges.fr (consulté le 17 juin 2016).
  12. CE 3 décembre 1954, Sieur Rastouil, évêque de Limoges. Recueil des arrêts du Conseil d’état statuant au contentieux dit Recueil Lebon p. 636
  13. Marie-Christine Grave du Bourg et Alain Texier, Guide des ostensions limousines, Limoges, Flanant, , 146 p. (ISBN 2-9109 39-16-2)
  14. Idem p. 152 et p. 194 note 88, Conseil d'État, 3e et 8e sous-sections réunies, 15/02/2013, 347049, publié au recueil Lebon.
  15. Voir sur rvl87.com.
  16. Voir sur la-croix.com.
  17. Le Sillon, mars 2016, p. 3.
  18. « Mgr François Kalist », sur eglise.catholique.fr.
  19. Saint Martial Limoges centre No 266-267-2016.
  20. a b c d et e Programme des 72e ostensions de Limoges.
  21. a et b « Limoges Culture et Traditions », sur ostensionslimoges.fr (consulté le 17 juin 2016).
  22. « Les confréries de Limoges - Saint-Martial », sur ostensionslimoges.fr (consulté le 18 juin 2016).
  23. « Limoges St Martial », sur penitents-confrerie.org (consulté le 18 juin 2016).
  24. « Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc - Chapitre 10 », sur AELF (consulté le 18 juin 2016).
  25. a et b « Historique de la confrérie », sur porteurschassesaintmartial.fr (consulté le 18 juin 2016).
  26. « Porteurs de la Châsse de saint-Martial », sur ostensionslimoges.fr (consulté le 18 juin 2016).
  27. « Saint-Aurélien », sur ostensionslimoges.fr (consulté le 18 juin 2016).
  28. « Confrérie Saint-Aurélien de Limoges », sur confrerie-saint-aurelien.fr (consulté le 18 juin 2016).
  29. « Saint-Loup », sur ostensionslimoges.fr (consulté le 18 juin 2016).
  30. « confreriedesaintloup », sur confreriedesaintloup (consulté le 18 juin 2016).
  31. « Sainte-Valérie », sur ostensionslimoges.fr (consulté le 18 juin 2016).
  32. « Confrérie Sainte Valérie », sur Confrérie Sainte Valérie (consulté le 18 juin 2016).
  33. « Saint-Fiacre », sur ostensionslimoges.fr (consulté le 18 juin 2016).
  34. « Au sujet de... en 2016 », sur confrerie-saint-aurelien.fr, (consulté le 18 juin 2016).
  35. « Confrerie de Saint-Loup », sur confreriedesaintloup (consulté le 18 juin 2016).
  36. « Les Ostensions limousines », sur tourisme-hautevienne.com (consulté le 17 juin 2016).
  37. « La commune de Limoges », sur ostensionslimousines.fr (consulté le 17 juin 2016).
  38. « Calendrier », sur ostensionslimoges.fr (consulté le 17 juin 2016).
  39. Jean-François Julien, « 72e ostensions de Limoges : premier acte samedi en l’église Saint-Michel-des-Lions », sur lepopulaire.fr, (consulté le 17 juin 2016).
  40. « Calendrier des manifestations ostensions limousines du mois de juin 2016 », sur fetedelasaintmartialdesardents (consulté le 18 juin 2016).
  41. « Noble pays de l’Aquitaine » sont les premiers mots du refrain d’un cantique traditionnel dédié à saint Martial.
  42. Voir sur museebal.fr.
  43. Ostendere et ostensions ont la même racine latine qui veut dire « montrer ».
  44. Voir sur cma-limoges.com.
  45. Voir sur confreriedesaintloup.wordpress.com.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Marie Allard et Stéphane Capot, Une histoire des Ostensions en Limousin, Limoges, Culture et patrimoine en Limousin, 2007 (ISBN 978-2-911167-51-5)
  • Paul D'Hollander, « Les ostensions en Limousin au XIXe siècle », Revue de l'histoire des religions, tome 217, no 3, 2000, p. 503-516 en ligne
  • Marie-Christine Grave du Bourg, Alain Texier, Guide des Ostensions limousines, Limoges, Éditions Flanant, 2002 (ISBN 2-911349-50-4)
  • Marie-Christine Grave du Bourg, Alain Texier, Les Clefs des Ostensions Limousines et Marchoises. Guide des Ostensions limousines, Limoges, Éditions Flanant, 2009 (ISBN 2-910939-16-2)
  • Anne Barny, Alain Dubreuil, Anne Girardot, Sources iconographiques de l'histoire des Ostensions Limousines en Haute-Vienne in Archives en Limousin no 46, 2016-1, p. 34 ss
  • Odile Vincent, « Les retrouvailles anachroniques d’une communauté avec son fondateur : saintes reliques et définitions territoriales dans la région de Limoges », L’Homme 2002/3, no 163, Paris, Éditions de l’EHESS (ISBN 2-7132-1771-7), ISSN p. 79-105
  • Laurent Bourdelas, Histoire de Limoges, Geste Editions, 2014