Morsay

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Morsay
Nom de naissance Mohamed Mehadji
Naissance (39 ans)
Beaumont-sur-Oise, Val-d'Oise, Drapeau de la France France
Activité principale Rappeur
Genre musical Hip-hop, rap français
Instruments Voix
Années actives Depuis 2007
Labels Morsay, Truand 2 la Galère

Morsay (prononcé /mɔʁsaj/[1]) de son vrai nom Mohamed Mehadji, né le à Beaumont-sur-Oise[2] dans le département du Val-d'Oise, est un rappeur, réalisateur, scénariste et acteur français, connu initialement pour ses clips provocateurs publiés sur Internet.

Biographie[modifier | modifier le code]

Morsay grandit à Villiers-le-Bel, dans le Val-d'Oise, avant de déménager à Persan, ville dans laquelle il réside actuellement. Avant de s'essayer au rap, il tient un stand de tee-shirts au marché aux puces de Saint-Ouen[3]. Après un premier album solo, Morsay rejoint son frère Zehef pour Cli-Cli Notre Plaque Tournante, auto-produit par le duo en 2009 (Cli Cli étant un surnom du quartier de Clignancourt, dans lequel se situent les puces de Saint-Ouen). Il crée le collectif de rap Truand 2 la Galère, auquel il consacre une ligne de t-shirts qu'il écoule via son magasin des puces[4].

Plus que par sa production musicale, Morsay se fait connaître en suscitant des buzz sur Internet. Par le biais de diverses vidéos, Morsay multiplie en effet les déclarations provocantes, les assertions difficilement vérifiables sur sa carrière dans les affaires (il prétend ainsi avoir fait fortune en vendant des tee-shirts et des CD, et avoir soustrait son argent au fisc en le transférant en Algérie), et les injures à l'encontre de ceux qui le tournent en dérision ou doutent de son talent artistique[1]. Sa notoriété sur le Web en tant qu'habitué des « clash » lui vaut en 2009 de faire l'objet de menaces de mort de la part de détenus[4].

La sortie du titre Le son du Ter-Ter 2 en 2009, crée une controverse à cause du morceau J’ai 40 meufs dont les paroles sont jugées intolérables par Frédéric Mitterrand, ministre français de la Culture qui condamne l'incitation à la haine et à la violence : « Ce que le rappeur Morsay dit dans sa vidéo, en particulier contre les forces de l’ordre de notre pays, est intolérable[5],[6]. »

En 2012, Morsay attire l'attention de certains journaux[7],[8],[9] en soutenant la campagne de l'écrivain Mickael Korvin, qui tient comme lui un stand aux puces de Saint-Ouen, pour obtenir un siège à l'Académie française. Korvin et Morsay apparaissent ensemble dans une vidéo promotionnelle, dans laquelle le rappeur injurie Erik Orsenna en le menaçant de violences sexuelles[10].

Il réalise et tient également le rôle principal d'un long-métrage auto-produit, La Vengeance, film pseudo-autobiographique où il décrit des aventures lui étant arrivé en dénonçant le racisme dont les jeunes de cités seraient victimes. Le film est présenté dans une salle en séance privée avant d'être distribué directement en DVD. Morsay lance à cette occasion une série de rumeurs, affirmant notamment que Marine Le Pen[11] aurait tenté de faire interdire le film, Morsay étant un fervent détracteur du Front national. Une suite, La Vengeance 2, serait en projet avec un tournage prévu pour l'été 2018.

Revirement politique quelques mois plus tard, où l'on aperçoit l'artiste aux côtés de l'essayiste Alain Soral dans une vidéo qui atteint fin 2014 plus de 120 000 vues sur le portail YouTube, et qu'il va continuer à soutenir, allant jusqu'à se présenter à ses côtés au procès confrontant le journaliste Frédéric Haziza à l'essayiste. [réf. nécessaire].

Le 27 septembre 2018, dans le sillage de l'affaire Nick Conrad, le journaliste David Doucet déclare sur France Inter et dans un article paru dans Les Inrocks que Morsay était un rappeur inconnu monté en épingle par la fachosphère[12].

Albums[modifier | modifier le code]

  • 2008 : Le son du Ter-Ter
  • 2008 : Zehef, les élites du rap
  • 2009 : Cli-Cli, notre plaque tournante
  • 2009 : Le son du Ter-Ter 2
  • 2010 : Le son du Ter-Ter 3
  • 2011 : Truand d'la Galère l'inconscience
  • 2011 : Après la haine, la vengeance
  • 2014 : Le Son du Ter-Ter 4
  • 2016 : Baise tous les racistes du monde

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Mais qui est donc Morsay ? », sur Le Monde, (consulté le 5 mai 2016).
  2. Morsay annonce le tournage de son clip dans le 95, (lire en ligne)
  3. « De « Clicli » à la Culture, l'itinéraire de Morsay le dérapeur », sur Rubrique à rap, Rue89, (consulté le 5 mai 2016).
  4. a et b « Vidéo-clash: quand des détenus menacent Morsay avec des couteaux », sur Slate, (consulté le 5 mai 2016).
  5. « Frédéric Mitterrand condamne la chanson du rappeur Morsay », sur 20 minutes, (consulté le 27 juillet 2012).
  6. « Réaction de Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture et de la Communication, au clip du rappeur Morsay », sur Ministère de la Culture et de la Communication, (consulté le 27 juillet 2012).
  7. Sarah Bosquet, « Korvin et Morsay forcenés d’Orsenna », sur Libération, (consulté le 27 juillet 2012).
  8. Laurent Martinet, « Erik Orsenna est-il le « tueur » du français ? », sur L'Express, (consulté le 27 juillet 2012).
  9. Élisabeth Philippe, « Faut-il exorciser l'Académie ? », sur Inrocks, (consulté le 27 juillet 2012).
  10. David Caviglioli, « Deux rappeurs et un écrivain menacent de violer Erik Orsenna », sur Blog BibliObs, (consulté le 27 juillet 2012).
  11. « Critique la vengeance », sur Nanarland (consulté le 5 mai 2016).
  12. « De Morsay à Nick Conrad : quand la fachosphère instrumentalise des rappeurs inconnus », Les Inrocks,‎ (lire en ligne, consulté le 27 septembre 2018).