Montignac-de-Lauzun

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Montignac-de-Lauzun
Montignac-de-Lauzun
Vue générale.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Lot-et-Garonne
Arrondissement Arrondissement de Marmande
Canton Le Val du Dropt
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Lauzun
Maire
Mandat
Jean-Marie Lenzi
2014-2020
Code postal 47800
Code commune 47188
Démographie
Population
municipale
280 hab. (2015 en diminution de 0,36 % par rapport à 2010)
Densité 14 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 34′ 27″ nord, 0° 27′ 53″ est
Altitude 190 m
Min. 61 m
Max. 147 m
Superficie 20,46 km2
Localisation

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Montignac-de-Lauzun est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de Lot-et-Garonne (région Nouvelle-Aquitaine).

Montignac-de-Lauzun entrée.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Commune rurale du nord-ouest du Lot-et-Garonne établie à un carrefour de la RD 227 à 10 km à l'est de Miramont-de-Guyenne, à 30 km au nord-est de Marmande.

Le village.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Montignac-de-Lauzun[1]
Saint-Colomb-de-Lauzun Ségalas
Lavergne Montignac-de-Lauzun Monviel
Tombebœuf Monbahus

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Le paysage est fait de collines de sédiments tertiaires de grès tendre calcaire, dite molasse, parfois durci en tuf (en raison du son produit à l'impact du marteau) ayant servi de matériau pour la plupart des constructions traditionnelles.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Découpées en pentes douces par des vallons à fonds humides barrés pour les besoins de l'irrigation en quelques lacs collinaires, dont l'exutoire principal est la Dourdenne, affluent du Dropt, dégageant vers le sud-ouest de belles perspectives bleutées vers les horizons des coteaux de la Garonne et remontant vers le nord-est vers les premières buttes témoins des calcaires de l'Agenais et Périgord.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Les traces les plus anciennes du peuplement sont des silex taillés du paléolithique que les labours déterrent encore ici et là, non loin du Périgord et de ses sites préhistoriques célèbres. Mais si le nom évoque les exploitations et villa gallo-romaine comme tous les suffixes en "ac", l'organisation villageaoise remonte probablement au Moyen Âge où, dans une province de Guyenne disputée entre souveraineté anglaise et féodalité française, les défrichements agricoles et peuplements d'écarts se sont étendus non loin d'anciennes "mottes", châteaux, et bastides bénéficiant de franchises octroyées au XIIIe siècle (Lauzun, Saint-Barthélémy, Miramont, Allemans, La Sauvetat, Castillonnès, Villeréal...). L'apogée démographique fut atteinte au milieu du XIXe siècle (1100 habitants) où apparurent quelques gentilhommières au centre d'un système de métayage agricole tandis que le "bourg" concentrait une vingtaine de commerces et ateliers artisanaux. Le déclin lié au premier exode rural, accentué par la Grande guerre où périrent au combat seize jeunes Montignacais, fut enrayé dans l'entre-deux-guerres et jusqu'aux années soixante par une immigration de main d'œuvre agricole d'abord italienne -vers 1950 près de la moitié des écoliers en étaient issus- à laquelle se joignirent de nombreuses familles d'agriculteurs venus des régions françaises de Bretagne, du Nord, de l'Aveyron, puis quelques rapatriés d'Afrique du Nord. L'établissement récent de quelques familles anglaises et hollandaises vient compléter ce remarquable "melting pot" qui n'a pas effacé pour autant un peuplement et une culture gasconne fédératrice, demeurée vivace jusqu'à aujourd'hui dans la langue, la cuisine, le vêtement.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La vie politique municipale a été marquée depuis la Libération par des oscillations électorales favorables tantôt à des personnalités centristes (Geneau de Lamarlière), tantôt à des maires issus d'un mouvement communiste longtemps influent (Claude Giret). Ces clivages idéologiques nationaux sont désormais moins prégnants dans la vie locale, face aux nouveaux enjeux comme l'intercommunalité constituée autour de Miramont-de-Guyenne ("communauté des communes du pays de Lauzun"), les besoins de l'agriculture, les services aux personnes âgées et le maintien de commerces, poste et école, cette dernière faisant partie d'un regroupement pédagogique avec Monbahus en accueillant les CM1 et CM2. .

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
? décembre 1941 M. Girou ? Révoqué par le Gouvernement de Vichy[2]
mars 1989 mai 1999 Claude Giret PCF  
juillet 1999 mars 2008 Jean-Louis Sterling    
mars 2008 mars 2014 Marcelle Archambaud    
mars 2014 en cours Jean-Marie Lenzi MoDem  

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[4].

En 2015, la commune comptait 280 habitants[Note 1], en diminution de 0,36 % par rapport à 2010 (Lot-et-Garonne : +0,69 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
9421 0639841 1011 0931 0801 1001 0381 019
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
977916913898823801726680651
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
644584511585602578512590503
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2015 -
419364339306282303270280-
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Commune dont l'activité économique repose essentiellement sur des exploitations de polyculture et d'élevage, des artisans, un début de villégiature et tourisme vert et qui, malgré le déclin démographique a su préserver quelques services (boulangerie-traiteur, bureau de poste, salon de coiffure).

Vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Il existe une école à classe unique (CM1-CM2) dans un regroupement pédagogique intercommunal (RPI) avec Monbahus, voisin de 7 km, avec transport scolaire et garderie de 7 h 30 à 18 h 30. Collège de Miramont-de-Guyenne et lycées de Marmande et Sainte-Livrade sont les établissements secondaires les plus proches.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

L'essentiel des services sont à Miramont-de-Guyenne (principaux commerces et services, gendarmerie), Marmande (sous-préfecture, gare SNCF, hôpital).

Sports[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Parmi les curiosités il convient de mentionner la vieille église romane de Salabès, hameau distant de 3 km, les ruines d'un moulin à vent, une forêt de 2 km² ou se retrouvent amateurs de champignons et palombières, et de nombreux chemins pittoresques qui subsistent malgré les remembrements.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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