Miramont-de-Guyenne

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Miramont-de-Guyenne
L'hôtel de ville.
L'hôtel de ville.
Blason de Miramont-de-Guyenne
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Lot-et-Garonne
Arrondissement Marmande
Canton Le Val du Dropt
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Lauzun
Maire
Mandat
Michel Laplanche
2014-2020
Code postal 47800
Code commune 47168
Démographie
Population
municipale
3 184 hab. (2014 en diminution de 0,93 % par rapport à 2009)
Densité 191 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 36′ 09″ nord, 0° 21′ 43″ est
Altitude Min. 42 m
Max. 120 m
Superficie 16,66 km2
Localisation

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Miramont-de-Guyenne

Miramont-de-Guyenne est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de Lot-et-Garonne (région Nouvelle-Aquitaine).

Géographie[modifier | modifier le code]

Bastide de Guyenne située sur la Dourdenne, affluent du Dropt, et les routes départementales 933, 667 et 668 entre Bergerac et Marmande dans le pays du Dropt.

Histoire[modifier | modifier le code]

Miramont de Lauzun, tel était l'ancien nom de la bastide fondée entre 1278 et 1286, sur les terres du duc de Lauzun auprès de l'emplacement d'un poste de refuge ou de surveillance des Templiers.

Comme beaucoup de bastides de la région, Miramont de Lauzun a un plan en damier. Elle forme un quadrilatère pratiquement parfait et ses quatre rues principales se coupent aux quatre coins de la place centrale à arcades qui abritaient les étalages des marchands du Moyen Âge.

Une place carrée et bordée d'arcades, les cornières, en occupait le centre. Là se trouvait la halle dont le premier étage servait de maison commune. Les rues se coupaient à angle droit et le mur d'enceinte, garni de tours carrées, était protégé par un fossé.

Déjà peuplée à l'époque préhistorique, la région fut ensuite occupée par les Ibères, puis par un petit peuple gaulois - les Nitiobroges - cinq siècles avant notre ère.

C'est sous l'administration d'Alphonse de Poitiers, frère de Saint Louis, que Miramont connut une des périodes les plus fastes de son histoire. Redevenue anglaise en 1259, Miramont était, déjà à cette époque, une bourgade paisible et industrielle. Durant la guerre de Cent Ans, la ville fut plusieurs fois dévastée et ses habitants se dispersèrent dans la campagne voisine. En 1453, lorsque les Français eurent reconquis la Guyenne, Miramont se releva peu à peu de ses ruines et en 1494 Charles VIII rétablit son ancien statut de bastide et autorisa l'élection de deux consuls chargés de lever et répartir l'impôt.

Miramont traversa guerres de religion et Révolution et ce n'est qu'à l'époque de la Restauration qu'elle renoua avec son passé industriel notamment à travers la fabrication de chaussons de basane (fine peau de mouton).

L'aventure miramontaise de la chaussure commença au milieu du XIXe siècle. Au lendemain de la guerre, la mutation des techniques et la concurrence nécessitèrent une modernisation des matériels et une spécialisation des ouvriers. Dans les années 1950, les usines locales, qui couvraient à elles seules 75 % des besoins français en chaussons, se restructurèrent afin d'assurer également la fabrication de chaussures. Sur le plan national, "Les chaussures de Miramont" acquirent rapidement un renom d'élégance et de qualité qui fit de la cité une métropole reconnue de la chaussure.

BASTID'ART[1]

L'événement phare de Miramont de Guyenne, c'est le [2]Festival International des Arts de la Rue Bastid'Art qui a lieu chaque premier week-end du mois d'août durant 4 jours et ce, depuis 20 ans en 2014.

Offrir du spectacle vivant de qualité sur ce territoire rural, créer du lien pour replacer l'humain au centre des préoccupations, c'est le projet de l'association Bastid'Art qui a la farouche volonté de perpétuer les valeurs circassiennes à Miramont de Guyenne (inculquées par les[3] frères Court et Albertini, grandes figures du cirque du début du XXe siècle) pour que continue le spectacle dans les rues de la Bastide et au-delà !

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Miramont-de-Guyenne Blason Parti : au premier de gueules à l'épée haute d'or, au second d'azur au château d'argent, accompagné de deux gerbes de blé du même, une en chef et une en pointe.
Devise 
"Le fort céans 1494 portait le faible"[4]
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 mars 2014 Alain Jordana SE Retraité de l’Éducation Nationale
mars 2014 en cours Michel Laplanche UMP Médecin généraliste
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[6].

En 2014, la commune comptait 3 184 habitants[Note 1], en diminution de 0,93 % par rapport à 2009 (Lot-et-Garonne : +1,07 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 385 707 876 1 136 1 560 1 537 1 636 1 767 1 803
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 830 1 922 1 948 2 045 2 002 1 993 2 187 2 002 2 034
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 026 2 175 2 166 1 831 2 046 2 008 2 170 2 216 2 391
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
3 038 3 744 3 964 3 692 3 450 3 360 3 263 3 214 3 184
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Rue fleurie.
  • Château de Bouilhaguet.
  • Vestiges du châtelet de Jeanne d'Albret.
  • Église Sainte-Marie construite en 1860. Elle a été restaurée pour éviter l'effondrement des voûtes et a été inaugurée en 1962. De nouveaux vitraux dus à un artiste de Karlsruhe Emil Wachter (de) sont commandés en 1967. Ils ont été mis en place par le père Louis Franchéo. Ces vitraux sont polychromes dont un bleu vif dit « bleu de Miramont »[9].
  • Église de Beffery du XIIIe siècle[10].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]