Castillonnès

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Castillonnès
L'hôtel de ville.
L'hôtel de ville.
Blason de Castillonnès
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Lot-et-Garonne
Arrondissement Villeneuve-sur-Lot
Canton Le Val du Dropt
Intercommunalité Communauté de communes des Bastides en Haut-Agenais Périgord
Maire
Mandat
Pierre Sicaud
2014-2020
Code postal 47330
Code commune 47057
Démographie
Gentilé Castillonnésiens
Population
municipale
1 421 hab. (2014)
Densité 73 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 39′ 11″ nord, 0° 35′ 33″ est
Altitude 131 m (min. : 62 m) (max. : 145 m)
Superficie 19,4 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.mairie-castillonnes.fr/

Castillonnès est une commune du Sud-Ouest de la France, située dans le département de Lot-et-Garonne (région Nouvelle-Aquitaine).

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune située sur le Dropt et la route nationale 21 entre Bergerac et Agen en Pays du Dropt.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Castillonnès
Cahuzac Saint-Quentin-du-Dropt
Douzains
Montauriol
Castillonnès Ferrensac
Lougratte

Histoire[modifier | modifier le code]

Le site de Castillonnès faisait partie du domaine de l'abbaye de Cadouin. Les terres avaient été données à l'abbaye à la mort du chevalier Maurin de la famille des seigneurs de Mons, vers 1150. Pour les entretenir, l'abbaye de Cadouin y a fondé l'abbaye ou le prieuré de Grand-Mauroux. Elle a fait venir des ouvriers agricoles du Limousin et du Périgord pour assécher les marais et défricher le territoire. Ils ont été logés dans un hameau proche nommé Défès. L'abbaye de Grand-Mauroux a prospéré jusqu'au XIVe siècle, puis ses bâtiments ont été détruits au cours des guerres de religion. La colline sur laquelle a été implantée la bastide de Castillonnès se trouvait à 3 km du Grand-Mauroux et son prieur portait le titre de gouverneur.

L'acte de paréage fondant la bastide a été signé le 10 septembre 1259[1] par Élie, abbé de Cadouin, qui cède les deux tiers des terres nécessaires, les frères Bertrand et Arnaud de Mons cédant le tiers, et le sénéchal d'Agenais, Guillaume de Bagnols, à la demande du comte de Toulouse, Alphonse de Poitiers[2].

Août 1266, Alphonse de Poitiers accorde une charte des coutumes sur le modèle de celle de Monflanquin et de Monclar, de 1256.

Castillonnès devient le siège d'une baylie agenaise en 1269.

En 1318, Édouard II d'Angleterre, duc d'Aquitaine, confirme les coutumes et annexe la ville à la Couronne, comme la plupart des principaux bourgs de l'Agenais. Il fait fortifier le bourg de Castillonnès entre 1312 et 1315. La commune doit construire les murs, le roi-duc, les portes. En 1368, le Prince Noir confirme les coutumes.

La charte est renouvelée par Louis d'Anjou en 1372 avec huit concessions nouvelles, confirmée par Charles V en 1373, puis par François Ier. Une nouvelle charte octroyant de nouveaux privilèges est signée par Louis d'Anjou en 1377 à Bergerac, confirmée par Charles VIII en 1483. Les chartes de coutumes sont confirmées par Henri II, en 1548, et Henri, roi de Navarre, gouverneur de Guyenne, en octobre 1576.

La commune de Celles-et-Roquadet-Paroixe fut annexée par Castillonès en 1806.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Castillonnès Blason D'azur aux trois châteaux d'argent.
Détails Blason modèle fr Armes parlantes.svg Armes parlantes.
Le statut officiel du blason reste à déterminer.
Alias
Alias du blason de Castillonnès
D’azur à trois tours couvertes et pavillonnées d’argent, ouvertes de sable, accompagnées de trois fleurs de lis d’or rangées en chef.
Alias du blason de Castillonnès
D'azur au château de trois tours couvertes d'argent, celle du milieu flammée de gueules[3].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1790 Henri de Béraud   Négociant
1791 1791 Guillaume Taurel-Lagrausse   Notaire
1792 1792 Guillaume Lartigue   Notaire
1957 mars 1959 Léon-Jeffrey Hoare   Instituteur
mars 1959 mars 1971 André Charles Durou[4]   Transporteur
mars 1971 1974 Guy Capmas    
1974 1982 Alix Beauvie    
1982 mars 1983 Robert Bel    
mars 1983 mars 2008 Jacques Yvinec UDF puis UMP Médecin retraité
mars 2008 en cours Pierre Sicaud DVD  
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de la France Soultzeren (Haut-Rhin) (France) depuis 1976[5]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[7],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 421 habitants, en augmentation de 0,5 % par rapport à 2009 (Lot-et-Garonne : 1,06 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 746 1 533 1 646 1 856 2 028 1 986 1 908 1 974 2 100
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 002 2 134 2 094 2 023 2 055 2 081 2 068 1 936 1 923
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 811 1 687 1 687 1 473 1 470 1 434 1 363 1 403 1 466
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
1 524 1 408 1 353 1 382 1 424 1 325 1 491 1 414 1 421
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Sports[modifier | modifier le code]

rugby à XV


Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Plusieurs films et séries ont été tournés dans la commune en particulier :

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Hippodrome de Sarlande
  • Ville possédant des remparts du Moyen Âge
  • Sentier de grande randonnée GR 636
  • Sentier de grande randonnée GR 654
  • Hôtel de Cours de Thomazeau, hôtel construit vers 1770, inscrit au titre des monuments historiques en 1996[10].
  • Église Saint-Pierre de Castillonnès. Sa construction a été entreprise à cet emplacement dès l'implantation de la bastide en 1259. Il ne subsiste de cette première église que les murs en bel appareil avec un chevet plat. L'église est détruite une première fois pendant la guerre de Cent Ans. Elle est à nouveau incendiée pendant les guerres de religion. La voûte actuelle et le clocher quadrangulaire ont été construits au début du XXe siècle. L'église abrite un beau retable du XVIIe siècle, classé au titre d'objet en 1959, provenant de la cathédrale d'Agen. Les vitraux ont été réalisés en 1968. Ils sont l'œuvre de maquettistes tchécoslovaques - Zan Zoriàc, Mila Disman, Jiri Figer - et du maître verrier Louis Franchéo.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • J. J. Oscar Boussy, Notice historique sur la ville de Castillonnès, Villeneuve-sur-Lot, 1875
  • Léon-Jeffrey Hoare, Castillonnès. Les origines de la bastide, Centre d'études des bastides, 1990 (ISBN 9782908521009); p. 143
  • Léon-Jeffrey Hoare, La Révolution de 1789 dans le canton de Castillonnès, 1985-1986 (tome 1), (tome 2), (tome 3), (tome 4)
  • Léon-Jeffrey Hoare, Castillonnès d'hier et d'aujourd'hui (lire en ligne)
  • Léon-Jeffrey Hoare, La subdélégation de Castillonnès (1774-1790), Éditions du Roc de Bourzac, Bayac, 1988 (lire en ligne)
  • Léon-Jeffrey Hoare, L'enseignement à Castillonnès de 1610 à nos jours, 1964 (lire en ligne)
  • Pierre Simon, Castillonnès et l'évolution de ses privilèges, p. 23-36, Revue de l'Agenais, juillet-septembre 2010, no 3-2010, numéro spécial Castillonnès
  • Annie Timbaud-Rapin, L'abbaye de Grand Mauroux, p. 37-40, Revue de l'Agenais, juillet-septembre 2010, no 3-2010, numéro spécial Castillonnès
  • Robert de Flaujac, La société castillonnésienne dans le siècle de la Révolution, p. 79-104, Revue de l'Agenais, juillet-septembre 2010, no 3-2010, numéro spécial Castillonnès
  • Jean-Pierre Poussou, La population de Castillonnès aux XIXe et XXe siècles, Revue de l'Agenais, juillet-septembre 2010, no 3-2010, numéro spécial Castillonnès
  • Hélène Galabrun, Le monument aux morts de Castillonnès, p. 189-201, Revue de l'Agenais, juillet-septembre 2010, no 3-2010, numéro spécial Castillonnès

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Nota : date établie par L.-J. Hoare à partir d'une copie d'un acte faite en 1673.
  2. Alexandre Ducourneau, La Guienne historique et monumentale, tome premier, deuxième partie, p. 26, Imprimerie F? Coudert, Bordeaux, 1842 ( lire en ligne )
  3. Armorial de France
  4. Voir bibliographie : Léon-Jeffrey Joare : Castillonnès d'hier et d'aujourd'hui, p. 87
  5. Castillonnès jumelée avec Soultzeren..., Mairie de Castillonnès, consultée le 12 juin 2017.
  6. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  10. « Hôtel de Cours de Thomazeau », notice no PA47000003, base Mérimée, ministère français de la Culture
  11. Académie des sciences, lettres et arts d'Agen : Léon-Jeffrey HOARE, historien de Castillonnès (1920-1991)