Mokum Records

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Page d'aide sur l'homonymie Cet article concerne le label musical. Pour le mot en yiddish, voir Mokum.
Mokum Records
Description de l'image LogoMokum.svg.
Fondation 1993, 2004 (nouveau lancement)
Fondateur Fred Berkhout
Genre Gabber, techno hardcore, early hardcore
Pays d'origine Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas
Siège Amsterdam
Site web www.mokumrecords.nl

Mokum Records est un label indépendant néerlandais spécialisé dans la techno hardcore. Le catalogue du label compte actuellement une centaine de maxis et vinyles entre les années 1993 et 1999.

Histoire[modifier | modifier le code]

À l'origine, le label est une filiale de Boudisque Records[1], mais qui a plus tard été racheté par la major Roadrunner Records. L'entreprise a reçu pour nom de baptême le terme Mokum, un mot yiddish désignant Amsterdam au sein de la communauté juive et, plus tard, intégré via le bargoens au vocabulaire amstellodamois.

Mokum Records connaît un succès important en 1995 grâce au groupe Technohead et ses titres comme notamment le titre happy hardcore I Wanna Be a Hippy, classé dans le top 100 d'une douzaine de pays en Europe et dans le monde[2],[3],[4]. Leur succès grimpant en flèche, le label est également connu pour ses compilations intitulées Fucking Hardcore, arrêtées après un huitième volet.

Lorsque la scène gabber néerlandaise est polluée à la fin des années 1990 par des bandes néonazies, Mokum adopte avec de nombreux autres acteurs de ce milieu une attitude franchement hostile à ces dérives. Par exemple, tous les albums, vinyles et maxis du label portent le slogan « United Gabbers Against Racism and Fascism » (« Gabbers unis contre le racisme et le fascisme »)[5]. Roadrunner Records a par la suite fermé le label en 1998 et les anciens artistes de Mokum ont rejoint ce label. Mokum a été ressuscité par Frederik Berkhout, alias Freddy B, en 2004.

Catalogue[modifier | modifier le code]

Mokum Records est l'un des labels qui a promu le genre musical early hardcore ; la première expression du gabber[6]. Mokum Records est le label d'artistes et DJ renommés au sein de la scène hardcore et gabber, tels Flamman & Abraxas, Tellurian, The Speed Freak, DJ Dano, Scott Brown et Liza N'Eliaz. La qualité de ses artistes et le succès de leurs titres a permis à Rolling Stone de classer le best of du label, intitulé Make 'Em Mokum Crazy et sorti en 1996, dans son classement des trente meilleurs albums de musique électronique[7].

Mokum Records a également commercialisé des compilations gabber et hardcore, comme la série des Terrordrome. Les références du catalogue de Mokum Records sont constituées du préfixe « MOK » puis du numéro de sortie. Il démarre en 1993 avec MOK 1, à savoir l'EP The Point du duo Vitamin.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. CNRRecodsUK.co.uk Le 16 janvier 2004. Consulté le 26 novembre 2006.
  2. (en) Billboard Newspaper (October 14, 1995), vol. 107, , 120 p. (lire en ligne), chap. 41, p. 58-59
  3. (de) « Song I Wanna Be A Hippy von Technohead », sur Chartsurfer.de (consulté le 9 janvier 2013)
  4. (de) « Technohead - I Wanna Be A Hippy », sur Hitparade.ch (consulté le 9 janvier 2013)
  5. Energy Flash: A Journey Through Rave Music and Dance Culture. Simon Reynorlds. 2012
  6. Guillaume Kosmicki, Musiques électroniques : Des avant-gardes aux dance floors, , p. 330
  7. (en) Jon Dolan et Michaelangelo Matos, « The 30 Greatest EDM Albums of All Time », Rolling Stone - en ligne,‎ (lire en ligne).

Liens externes[modifier | modifier le code]