The Speed Freak

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Page d'aide sur l'homonymie Cet article concerne le musicien allemand. Pour le joueur de tennis professionnel, voir Martin Damm.
Ne doit pas être confondu avec Speedfreek.
The Speed Freak
Surnom Anodyne, Biochip C., Moldiver, Necronomicon, Phase IV, Search & Destroy, Steel, Subsonic 808, The Shapeshifter[1],[2],[3]
Nom de naissance Martin Damm
Naissance
Kaiserslautern, Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Activité principale Producteur, disc jockey
Genre musical EBM[2], gabber[2], house[2], techno hardcore[2],[4], techno[2], speedcore, techno expérimentale[2]
Années actives Depuis 1990[3]
Labels Anodyne[1], Drop Bass Network[1], Industrial Strength Records[1], Monotone[1],[3], Mokum Records[1],[2],[5], Pharma[1], Ozon[3], Psychik Genocide[5], Shockwave Recordings[1], Suck Me Plasma[1]

Martin Damm, né en 1968 à Kaiserslautern, est un producteur et disc jockey de musique électronique allemand. Plus connu sous ses principaux noms de scène The Speed Freak et Biochip C., dont les créations sont principalement axées techno hardcore. Dès ses débuts, il travaille sur une large variété de musiques électroniques dans divers labels discographiques tels Drop Bass Network, Shockwave Recordings ou Mokum Records. Avec plus de 250 albums à son actif et ses influences multiples[6], Damm s'attribue son propre style de hardcore, qu'il a nommé « cycore ».

Biographie[modifier | modifier le code]

Martin Damm commence sa carrière en 1990[3]. À l'âge de 18 ans, il décide d'acheter un sampler et de créer sa propre musique techno, puis propose ses premières compositions à des labels comme Suck Me Plasma[6]. Il compose initialement au sein des tendances mellow à hard de la house music, dans les veines techno, acid et electro sous le nom de Biochip C, ou encore new beat. Ce pseudonyme n'est pas exclusif, puisqu'il dispose en parallèle de quatre autres alias qui sont autant de projets, à savoir The Speed Freak (techno expérimentale et hardcore house puis gabber), Phase IV (hardcore), Search & Destroy (gabber), et encore Subsonic 808 (house)[2],[7].

Aux alentours de 1995-1996, Martin Damm est l'un des quelques musiciens à travailler sur de la musique expérimentale orientée breakbeat[2]. En 1995, il est certifié disque d'or pour son remix du titre happy hardcore à succès I Wanna Be a Hippy du groupe Technohead[5],[8], et une autre fois pour son remix de Knockin' composé par le groupe espagnol Double Vision[4],[9].

Toujours dans les années 1990 puis dans les années 2000, ses compositions sont présentes sur plusieurs séries de compilations, dont la série des Thunderdome, ce qui le fait connaître aux Pays-Bas comme un artiste gabber[10]. En 2002, il rejoint le label français Audiogenic[5], sous le nom de The Speed Freak. C'est ici qu'il sort son album 1000 Needles, favorablement accueilli par le public européen[4].

The Speed Freak participe également à divers événements incluant Energy, Odyssey, Cubik, Gabber-G, Futurescope Events (Suisse), Prophecy et Nordik Impact (France), G-Pod et Otaku Speedvibe (Japon), Omniglobe (Australie), Blitzkrieg, Perplexer, Encore, Speed (États-Unis), Spinalcore (Canada), Gazometer (Autriche), Hellraiser, A Nightmare in Rotterdam, Thunderdome, et Frenchcore S'il Vous Plait! (Pays-Bas)[4],[11].

Style musical[modifier | modifier le code]

Le premier contact de Martin Damm avec le son hardcore se fait avec les sorties du label Rotterdam Records, le premier label gabber. Sa réaction semble avoir été radicale. « C'est censé être hard ? Je peux faire mieux, » déclare-t-il dans une interview, dans laquelle il explique également que ses influences sont très diverses, l'ensemble des styles de musique électronique qu'il a rencontrés lui donnant l'occasion de trouver l'inspiration, et créer son propre hardcore à partir de musiques non hardcore. C'est pour cette raison qu'il indique que les artistes qui l'ont majoritairement inspiré ne sont pas des artistes hardcore, mais Richard D. James, Mike Paradinas ou Philip Glass[12].

Martin Damm s'inspire également de la scène musicale acid de Chicago, associée à des musiciens tels Robert Armani, DJ Pierre, Armando ou Marshall Jefferson, ainsi qu'à des labels comme Chicago Traxx et Drop Bass Network[2]. Ce cocktail unique, désynchronisé de toute scène locale et traversé d'influences diverses, autorise Martin Damm à s'attribuer un style de hardcore qui lui est propre, le « cycore »[13].

The Speed Freak, comme dans ses compositions originelles, favorise encore et toujours les apports provenant d'horizons divers. Qu'il s'agisse de profiter des progrès techniques — préenregistrement ou synchronisation de fichiers pour garder les mains libres et proposer de nouveaux arrangements lives — ou de mêler des styles différents, hardcore et drum and bass par exemple, Martin Damm y est très favorable. Il soutient des artistes comme Ohmicide ou Brutal Jesters, et participe au projet Re:Fusion avec DJ Mutante et Rex Buron[12].

Critique[modifier | modifier le code]

Les contributeurs d'AllMusic publient de nombreuses critiques concernant ses singles et albums. Ils attribuent notamment une note de trois étoiles sur cinq à son EP Los Amigos en Electro de 1996[14], Musik Ohne Eier (1996 également)[2], à son album 5 Years on Speed sorti le [15] ; puis quatre étoiles pour son album Breakdown de 1998[16].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h et i (en) « The Speed Freak », sur Discogs (consulté le 4 mars 2014).
  2. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k et l (en) Vladimir Bogdanov, All Music Guide to Electronica: The Definitive Guide to Electronic Music, (ISBN 0879306289, lire en ligne), p. 52-53.
  3. a, b, c, d et e (en) « Martin Damm », sur Mokum Records (consulté le 4 mars 2014).
  4. a, b, c et d « Biographie d'un artiste hybride : The Speed Freak », sur Illegal Party, (consulté le 5 mars 2014).
  5. a, b, c et d (en) « Artist : THE SPEED FREAK », sur Audiogenic (consulté le 4 mars 2014).
  6. a et b (en) break, « Martin Damm », sur Everything2, (consulté le 5 mars 2014).
  7. (en) Sean Cooper, « The Speed Freak », sur AllMusic (consulté le 4 mars 2014).
  8. (de) « I Wanna Be A Hippy », sur chartsurfer (consulté le 4 mars 2014).
  9. (en) « Double Vision - Knockin' », sur hitparade.ch (consulté le 5 mars 2014).
  10. (en) « Martin Damm Credits », sur AllMusic (consulté le 4 mars 2014).
  11. (nl) t0mm1e, « Frenchcore s'il vous plaît weekend - 26 hours non-stop », sur Partyflock, (consulté le 4 mars 2014).
  12. a et b (en) CCPAR, « The Speed Freak - Interview - Hardcore Halloween », sur www.ccpar.com (consulté le 20 juin 2014) : « This is supposed to be hard? I can do better. ». Texte également disponible en espagnol.
  13. (en) « [07-03-2010] IDBookings - Mailing - The Speed Freak and Ophidian », sur idmbookings, (consulté le 5 mars 2014).
  14. (en) Sean Cooper, « Los Amigos en Electro », sur AllMusic (consulté le 5 mars 2014).
  15. (en) « 5 Years on Speed », sur AllMusic (consulté le 4 mars 2014).
  16. (en) Keith Farley, « Breakdown », sur AllMusic (consulté le 5 mars 2014).

Liens externes[modifier | modifier le code]