John Winthrop (père)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir John Winthrop.
John Winthrop
JohnWinthropColorPortrait.jpg

John Winthrop

Fonction
Gouverneur anglais du Massachusetts (d)
Thomas Dudley (en)
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata
Edwardstone (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 61 ans)
BostonVoir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Enfants
John Winthrop
Stephen Winthrop (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
signature de John Winthrop (père)

signature

John Winthrop, père (12 janvier 158826 mars 1649) est né à Edwardstone, Suffolk, Angleterre, le fils d’Adam Winthrop (1548–1623) et de Anne Browne. Il est connu comme l'un des fondateurs de la Colonie de la baie du Massachusetts.

Biographie[modifier | modifier le code]

Vie en Angleterre[modifier | modifier le code]

Winthrop étudia brièvement au Trinity College (Cambridge), puis se tourna vers le Droit à Gray's Inn (l'une des quatre associations d'avocats de la Cour de justice royale) et devint avocat dans les années 1620 à la Court of Wards de Londres.

Élevé dans le Puritanisme et très religieux, il croyait fermement qu'il convenait de purifier l’Église anglicane de tous les rites catholiques qui y subsistaient pour ne plus offenser Dieu. Il pensait que le seul moyen était de trouver un refuge loin de l’Angleterre pour exercer un nouveau rite. Avec d’autres Puritains, il obtint une charte royale de Charles Ier pour fonder une colonie commerciale en Amérique mais il avait secrètement signé avec ses compagnons le Cambridge agreement le 4 mars 1629 pour en faire une colonie puritaine modèle.

Vie en Amérique[modifier | modifier le code]

À la tête d’un large contingent de onze navires et 700 passagers, il partit d’Angleterre vers le Nouveau Monde pour rejoindre la Colonie de la baie du Massachusetts, Nouvelle-Angleterre, lors du printemps 1630. C’était la plus grande flotte de colons anglais à ce jour. Il fut élu gouverneur le 8 avril, 1630 avant le départ. Il fut 12 fois battu et réélu entre 1631 et 1648. Bien que politicien respecté, il fut critiqué pour son opposition à la formation d’une assemblée générale de la colonie, sorte de parlement, en 1634.

Comme gouverneur, il agit en modéré restreignant les excès des Puritains purs et durs qui voulaient plus d’exécutions pour hérésies et le port du voile pour les femmes.

La ville de Winthrop est nommée en son honneur.

La “Cité sur la colline”[modifier | modifier le code]

Winthrop donna le célèbre sermon A Model of Christian Charity à l'occasion de la traversée d’Angleterre vers le Nouveau Monde[1]. Dans ce sermon il déclare que les Puritains du Nouveau Monde ont un pacte spécial avec Dieu et prononce la célèbre phrase sur la Cité sur la colline (The City upon a Hill), reprise par nombre d'hommes politiques américains : “Nous serons la cité qui luit au loin sur la colline”[2].

Ce discours qui résumait des notions surtout connues dans la communauté puritaine, et qui parle également des devoirs des riches envers les pauvres, est aujourd'hui regardé comme fondateur du thème de la Destinée manifeste américaine.

Vie personnelle[modifier | modifier le code]

John Winthrop se marie en premières noces à Mary Forth, le 16 avril 1605 à Great Stambridge, Essex, Angleterre de qui il eut six enfants. Elle meurt en juin 1615 et se marie en secondes noces à Thomasine Clopton le 6 décembre 1615 à Groton, Suffolk, Angleterre. Cette dernière meurt le 8 décembre 1616 sans enfant.

Le 29 avril 1618, il se marie pour une troisième fois à Great Maplestead, Essex, Angleterre à Margaret Tyndal de qui il aura six autres enfants, avant de partir d'Angleterre, et deux dans les colonies. Après la mort de Margaret, il se marie une quatrième fois à Martha Rainsborough autour du 20 décembre 1647. Elle lui donne un autre enfant en 1648. Il meurt de cause naturelle en 1649.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Lauric Henneton, Histoire religieuse des Ètats-Unis, Flammarion 2012, p.73.
  2. Par exemple John F. Kennedy (1961) et Ronald Reagan (1980), dont le fils en fit un titre de son livre The City on a Hill: Fulfilling Ronald Reagan's Vision for America, 1997 ((en) en ligne). La phrase exacte est : « We shall be as a city upon a hill, the eyes of all people are upon us » (Texte anglais en ligne), inspiré du Sermon sur la montagne (Matthew 5:14).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]