Marcel Janco

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Marcel Janco
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Marcel Janco (1954)
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Marcel Janco (24 mai 1895 à Bucarest - 21 avril 1984 à Tel Aviv) est un peintre et architecte juif d'origine roumaine.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né en 1895 en Roumanie, il est un des peintres du mouvement Dada dans lequel il s'illustre en réalisant toute une série de masques.

En 1913, il rencontre Jean Arp à Zurich, avec qui en 1919, il forme le groupe des « Artistes Radicaux », entre autres avec Alberto Giacometti.

Le 5 février 1916, à Zurich, il participe à la naissance du mouvement Dada avec les poètes Hugo Ball, Richard Huelsenbeck, Tristan Tzara, les peintres Jean Arp, Sophie Taeuber et une page de dictionnaire prise au hasard. Ils investissent une petite taverne de la Spiegelstrasse qu'ils transforment en café littéraire et artistique et couvrent les murs de tableaux créant une ambiance à la fois intime et oppressante. Ils l'appellent « Cabaret Voltaire »[1].
Hugo Ball : « Janco a fait un certain nombre de masques […] conçus pour être vus à distance, font un effet incroyable. […] Non seulement le masque réclamait aussitôt le costume[2], mais il imposait également des gestes précis, pathétiques, qui frôlaient la démence. Sans que nous eussions pu nous en douter […], nous fûmes en train de nous mouvoir comme dans un ballet bizarre, drapés et ornés d'objets invraisemblables, renchérissant l'un l'autre par nos idées. »

En 1922, il participe à la revue "Contimporanul" de Ion Vinea. En 1942, il se réfugie à Tel-Aviv (Israël). Il devient un artiste majeur du pays, et reçoit en 1950 le prix Dizengoff. Son élève et ami Harry Guttman l'y rejoint en 1974. Il fonde le village d'artistes Ein Hod sur les ruines du village d'Ein Hawd, à proximité du mont Carmel.

En 1947, Marcel Janco participe à la fondation du groupe Ofakim Hadashim (Nouvel horizon) avec Joseph Zaritsky, Moshé Castel et d'autres.

Il reste fidèle jusqu'à la fin de sa vie à son ami et confrère l'écrivain Tristan Tzara, dont il réalise de nombreuses illustrations en gravures sur bois pour ses manifestes.

Une année avant sa mort, en 1983, le musée Janco Dada (en) est créé par son groupe d'amis, dans le but de conserver les œuvres et les idées de l'unique dadaïste vivant en Israël, durant cette période[3].

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • « Cabaret Voltaire », 1916, huile sur toile
  • « Soleil Jardin Clair », 1918
  • « Masque », 1919

Hommage[modifier | modifier le code]

  • Durant les années 2012 et 2013, une exposition est réalisée avec des documents issus de la collection de Adrian Buga : « The Contemporary - Illustrations for Books and Magazine, Romania 1912-1947 », sous la direction de Raya Zommer-Tal[4],[5].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Laurent Le Bon (sous la direction de) « Dada », catalogue de l'exposition du Centre Pompidou (5 octobre 2005 - 9 janvier 2006), Éditions du Centre Pompidou, Paris, 2005. p. 219
  2. Photo de Hugo Ball dans son costume Dada, reproduite dans Le Bon, op. cit., p. 6
  3. (en) Janco Dada Museum, publié sur le site d'Ein Hod « Copie archivée » (version du 26 juillet 2011 sur l'Internet Archive) (consulté le 12 août 2018)
  4. (en) Marcel Janco : The Contemporary (Illustrations for Books and Magazine Romania) 1912-1947, publié par Raya Zommer-Tal sur le site Musée Janco Dada (en) « Copie archivée » (version du 7 août 2014 sur l'Internet Archive) (consulté le 12 août 2018)
  5. (ro) « Contimporanul » lui Marcel Iancu la Muzeul Janco-Dada din Ein Hod, no 651, publié le 23 novembre 2012 par Mirel Horodi, sur le site de l'Observator cultural (consulté le 12 août 2018)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]