Emmy Hennings

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Emmy Hennings
Hanns Bolz Emmy Hennings 1911.jpg

Emmy Hennings

Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 63 ans)
SorengoVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Algérienne (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Mouvement
Conjoint

Emmy Hennings ( - 1948) était une artiste allemande du mouvement dada, danseuse, poétesse et écrivain.

1913: Emmy Hennings s’installe à Munich où elle développera plusieurs relations avec des poètes expressionnistes, des dramaturges et des romanciers qui ont popularisé le quartier bohémien de Munich. Elle fréquente le café Simplizissimus en chantant des chansons de cabaret populaire et en récitant ses propres poèmes.

C’est dans ce quartier bohémien de Munich que Hennings rencontre Hugo Ball, un des fondateurs du mouvement dada, qui était un fervent amateur de ses performances. Ils se fréquentent et se marieront plus tard. Les deux n'auront pas d'enfants ensemble pendant leur mariage, bien que Hennings ait eu un enfant d'une ancienne relation, une fille nommée Anne-Marie Hennings.

Avant de rencontrer Ball, Hennings avait déjà des poèmes de publiés appelées Pan et Die Aktion[1].

Novembre 1914: Emmy Hennings et Hugo Ball sont à Berlin. Hennings chante dans une variété de restaurants et travaille comme modèle pour les artistes peintres. Ball publie dans le Freie Zeitung une série d’articles offensifs sur la ‘’critique de l’intelligence allemande’’.

Pour échapper au nationalisme croissant, ils quittent Berlin pour Zurich en mai 1915. Démunis, ils vivent de l'aide des amis littéraires de Hennings jusqu'à ce qu'ils trouvent du travail avec une troupe de vaudeville qui se déplace de café en café sous le nom de « Cabaret Pantagruel ».

Le Cabaret Voltaire[modifier | modifier le code]

Le 5 février 1916, afin d'échapper à la censure, le couple fonde leur propre cabaret dans un petit bistrot de la Suisse qui se nommera; le Cabaret Voltaire.

Emmy Hennings publie dans le journal post mortem en tant que pilier du Cabaret Voltaire, un document fondamental sur les premiers mois du mouvement dadaïste et sur l’aventure du Cabaret Voltaire.

La participation de Tristan Tzara, Richard Huelsenbeck, Hans Arp, Marcel Janco et d'autres artistes et écrivains contribue à la renommée du cabaret. Il devient le lieu de prédilection de l'avant-garde qui veut la déconstruction d’un monde conformiste prisonnier des conventions et des préjugés. Dada s'intéresse moins à la production d'un art nouveau qu'à y retrouver un plaisir par le libre exercice de l'imagination. Hugo Ball publie (25 mai 1916) la revue Cabaret Voltaire où est annoncée la publication prochaine d'un recueil littéraire et artistique qui s'intitulera Dada.

Les performances de Emmy Hennings au Cabaret Voltaire pouvaient ressembler à ceci: lors d'une soirée Dada, en ayant saupoudré son visage de poudre blanche, elle a créé une troublante performance en ponctuant ses chansons de cris stridents et rapides[2]. Au Cabaret, Hennings était l'une des attractions vedettes. Son large répertoire comprenait des chansons populaires du Danemark, de Paris et de Berlin, des ballades chinoises, des chansons folkloriques et ses propres poèmes et poèmes écrits par d'autres dadaïstes. Le charisme de Hennings en tant qu'interprète et son ancienne expérience de cabaret ont contribué à la réussite de l'entreprise.

Dans ses poèmes, Hennings s'est attaquée à des thèmes expressionnistes tels que la solitude, l'ecstasy, la captivité, la maladie et la mort. Elle a pu réfléchir à ses expériences: certains endroits - les prisons, les hôpitaux, les cabarets et les rues - et les afflictions - la prostitution et la toxicomanie - se reproduisent encore et encore. Plusieurs de ses poèmes, mais pas strictement dadaïstes dans la forme ou le contenu, ont été publiés dans les magazines Dada[3].

Durant la période de la Galerie dada (1917), Ball se consacre à sa carrière d’écrivain. Hennings et Ball quitteront donc le mouvement Dada et de ce fait, Zurich, pour aller vivre dans le village d’Agnuzzo en Suisse

En 1920, elle se convertit au catholicisme, mouvement dans lequel elle investit beaucoup de temps. Après la mort de son mari Hugo Ball (14 septembre 1927), Emmy Hennings s’emploiera à faire connaître une œuvre originale et une figure complexe à la croisée de plusieurs chemins intellectuels. Hennings a préféré garder l'histoire la plus grande partie du travail créatif produit lors de sa longue carrière en tant que membre des cercles intérieurs de Munich et de l'Avant-Garde de Zurich, car il serait également révélateur d'une longue carrière de toxicomane et de prostituée. Cette femme a fréquemment promu l'amour libre, l'anarchie et la révolution sociale, et a passé plusieurs périodes en prison, au moins une fois pour la production de faux passeports.

Emmy Hennings est décédée le 10 août 1948 à Tessin en Suisse.

Références[modifier | modifier le code]

  1. (de) « Emmy Ball-Hennings », sur www.fembio.org (consulté le 6 avril 2017)
  2. Janco-Dada Museum, Marcel Janco 1895-1984 (Ein Hod: Janco-Dada Museum, 1995), 31.
  3. Amanda L. Hockensmith, 'Emmy Hennings', published in Leah Dickerman (ed.), Dada. Zurich, Berlin, Hannover, Cologne, New York, Paris (National Gallery of Art : Washington DC 2005) 473-474. 

Liens externes[modifier | modifier le code]