Sophie Taeuber-Arp

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Sophie Taeuber-Arp
Sophie Taeuber.jpg
Naissance
Décès
(à 53 ans)
Zurich (Suisse)
Nationalité
Activités
Conjoint
Jean Arp (à partir de )Voir et modifier les données sur Wikidata
Sophie Taeuber-Arp sur le billet suisse de 50 francs.

Sophie Taeuber, née le à Davos, en Suisse, et morte le à Zurich, est une artiste, peintre et sculptrice suisse, ayant participé aux mouvements dada puis surréaliste avec son époux, Jean Arp. Son œuvre, marquée par la géométrie et le rythme[1], embrasse des formats à deux dimensions (tableaux, travaux sur tissu[1]), à trois dimensions [1] (sculpture, reliefs) et le spectacle vivant (danse, théâtre).

Vie et œuvre[modifier | modifier le code]

Sophie Taeuber étudie les arts appliqués à Saint-Gall, Munich et Hambourg et, grâce à son amie Mary Wigman, elle découvre la danse d'expression. Elle prendra des cours sous la direction du chorégraphe Rudolf von Laban.

Elle s'installe à Zurich en 1915, année où elle rencontre Jean Arp et participe avec lui au mouvement dada[2]. Son talent de danseuse lui ouvre les portes du Cabaret Voltaire. Cependant, elle doit utiliser un pseudonyme et danser masquée, car les danses pleines « d'inventions, de caprices et de bizarreries » qu'elle offre en spectacle, ne sont pas en accord avec l'École des arts décoratifs de Zurich où elle enseigne, de 1921 à 1929. En 1921, elle a épousé Jean Arp, devenant ainsi Sophie Taeuber-Arp, qui est désormais son nom d'artiste peintre[2]. En 1927-1928, le couple se construit une maison et un atelier d'artiste, à Clamart[3] (21, rue des Châtaigniers).

En 1926, Sophie Taeuber-Arp achève la décoration abstraite et géométrique d'une halle de danse à laquelle elle associe Jean Arp et Theo van Doesburg. Theo s'est également vu confier le remaniement entier de l'aile droite de ce bâtiment : l'Aubette de Strasbourg qui devient un complexe de loisirs et de restauration[4].

En 1931, elle entre dans le mouvement Abstraction-Création et crée la revue Plastique, dont cinq numéros seulement paraîtront, de 1937 à 1939[2].

En 1940, le couple se réfugie en Dordogne puis sur la Côte d'Azur. Et en 1941 elle crée avec Sonia Delaunay, entre autres, une colonie d'art à Grasse (Alpes-Maritimes), active jusqu'en 1943. Les Arp possèdent une maison entourée d'oliviers dont la vue s'étend jusqu'à la mer. Sonia Delaunay dit dans sa biographie :

« … avec Sophie Taeuber et Suzy et Alberto Magnelli, notre petit groupe formait un îlot de paix et d'amitié qui créait une atmosphère favorable au travail[5]. »

Elle meurt à Zurich, intoxiquée par le monoxyde de carbone émis par un poêle à gaz défectueux. Sa mort frappe douloureusement Jean Arp qui ne travaille plus pendant trois ans[6].

« Son œuvre comporte un grand nombre de peintures et reliefs ainsi que des œuvres d'art appliqués. Dès 1916, l'artiste réduit les formes à des carrés et rectangles disposés […] selon des horizontales et des verticales : Compositions verticales. Dans les années suivantes, elle introduit des cercles[2]. »

En 1995 entre en circulation un billet de banque de 50 francs suisses, sur lequel figure sa « tête dada[1] ».

Galerie[modifier | modifier le code]

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Annexes[modifier | modifier le code]

Elle fait l'objet d'un doodle sur Google le 19 janvier 2016[7].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d [1].
  2. a, b, c et d Laclotte et Cuzin 1987, p. 888.
  3. Brigitte Maier, « Sophie Taeuber-Arps architektonisches Masterpiece. Das Atelier und Wohnhaus der Arps in Clamart », Art + Architecture, no 1,‎ , p. 4-11.
  4. Ferrier et Le Pichon 1988, p. 247.
  5. Damase et Delaunay 1978, p. 130.
  6. Ferrier et Le Pichon 1988, p. 513.
  7. « Sophie Taeuber-Arp’s 127th Birthday », sur www.google.com (consulté le 22 janvier 2016).

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  1. (de) Die bekannte Unbekannte - Sophie Taeuber-Arp, Schweizer Radio und Fernsehen SRF (lire en ligne).