Marc Villemain

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Villemain.
Marc Villemain
Marc Villemain par Claude Truong-Ngoc octobre 2014.jpg
Marc Villemain, octobre 2014.
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (50 ans)
MeauxVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Autres informations
Site web

Marc Villemain, né le à Meaux (Seine-et-Marne), est un écrivain français. Il est également directeur de collection aux éditions du Sonneur, critique littéraire au sein du défunt Magazine des Livres, membre sociétaire de la Société des gens de lettres.

Il est diplômé de l'Institut d'études politiques de Toulouse (promotion 1996)[1].

En 2002, il corédige l'ouvrage de Dominique Strauss-Kahn La Flamme et la Cendre[2]

En 2009, il reçoit de la Société des gens de lettres le Grand Prix de la Nouvelle pour son recueil Et que morts s'ensuivent (Éditions du Seuil). La même année, il crée Les 7 Mains, blog de création littéraire qu'il anime avec les écrivains Stéphane Beau, Jean-Claude Lalumière, Fabrice Lardreau, Claire Le Cam, Bertrand Redonnet et Emmanuelle Urien.

En 2011, il lance avec Éric Bonnargent le blog de critique littéraire L'Anagnoste, que rejoindront Céline Righi et Romain Verger.

De 2013 à 2014, il collabore au Salon Littéraire dirigé par Joseph Vebret, où il tient des Chroniques moratoires.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Romans et nouvelles[modifier | modifier le code]

Essais, articles et autre contributions[modifier | modifier le code]

  • Ce jour-là, nouvelle parue dans Nouvelles du couple (sous la direction de Samuel Dock), Éditions France-Empire, mars 2014
  • Over the channel (avec Fabien Persil et John Ellingsworth), éd. L'Entretemps, 2013
  • Membre du comité éditorial et rédacteur pour Le Dictionnaire de la mort (sous la direction de Philippe Di Folco, coll. In Extenso, Larousse, mars 2010)
  • 100 monuments 100 écrivains - Histoires de France (sous la direction d'Adrien Goetz) - Éditions du Patrimoine, Centre des Monuments Nationaux, décembre 2009
  • This was my flesh, nouvelle parue dans le recueil collectif 68's : new stories from children of the revolution, Salt Publishing, avril 2008[3]
  • Les Éveilleurs d'État, nouvelle parue dans le recueil collectif Short Satori, Éditions Antidata, Paris, 2007, 179 p. (ISBN 295198264X)
  • L'Esprit clerc - Émile Combes ou le chemin de croix du Diable, Fondation Jean-Jaurès, no 14, sept.-oct. 1999.

A propos de Marc Villemain[modifier | modifier le code]

  • La revue Chiendents[4] consacre son numéro 49 (juin 2014) à Marc Villemain (Entretien avec Stéphane Beau / Articles de Jean-Claude Lalumière, Bertrand Redonnet et Vincent Monadé, Président du Centre National du Livre.)
  • Dans "Marc Villemain, tendre violence", portrait qu'il lui consacre dans Le Monde des Livres du 16 novembre 2017, Xavier Houssin écrit : "Marc Villemain est un de ces « enfants vieillis » dont parle Lewis Carroll, de ceux qui continuent à craindre de se coucher le soir."
  • À propos du recueil Il y avait des rivières infranchissables, Astrid de Larminat, dans Le Figaro Littéraire du 30 novembre 2017, écrit : "La vieille pudeur masculine... c’est l’une des « rivières infranchissables » qu’évoque le titre du recueil de Marc Villemain, quarante-neuf ans, auteur discret, amoureux des teintes tendres de la province, qui a l’art de faire chatoyer et rendre leur jus de nostalgie aux scènes de la vie quotidienne. Sans doute ses personnages ne sont-ils pas emblématiques d’un éternel masculin, ils sont marqués du sceau des rêveurs qui souffrent de l’inadéquation entre la poésie qu’ils sentent en eux, en elles, entre eux, et les mots et les gestes par lesquels ils voudraient l’exprimer."[5]
  • Christophe Claro, dans Le Monde des Livres du 22 mars 2019, écrit à propos de Mado : "Le romancier peut se contenter de n’éclairer que le visible en recourant à des phrases aussi généreuses qu’un néon neuf – on lit alors son livre avec le même entrain qu’on met à aligner de la pâte dentifrice sur une brosse à dents, et très vite on recrache. Heureusement, certains écrivains préfèrent élire demeure dans les plis, la pénombre, et œuvrer à la confection d’impressions sismiques grâce auxquelles nous éprouvons, même au sein de l’ordinaire, la secousse de l’inédit. Pour Mado, Marc Villemain se livre avec subtilité à l’archéologie d’un trouble qui aurait pu, traité par d’autres, se déliter en bluette. Mais d’une simple liaison entre deux adolescentes, il a su faire un récit charnel où c’est sa phrase et pas seulement ce qu’elle expose qui trouble."[6]
  • Dans un article intitulé "Nous vieillirons le poing levé", Xavier Houssin écrit : "Villemain n’est pas un auteur pour les « gueules délicates » que raille Paul Valet dans Solstices terrassés (Mai hors saison, 1983). Mais son expressionnisme emporté recouvre une attention particulière à la fragilité des êtres. Chez lui, le grotesque masque le tragique. Le ricanement assourdit les soupirs douloureux. De l’homme politique déchu et amer de Et je dirai au monde toute la haine qu’il m’inspire (Maren Sell, 2006) aux onze cadavres en ribambelle de ses nouvelles cyniques, Et que morts s’ensuivent (Seuil, 2009), c’est tout une humanité abattue qu’on retrouve." (Le Monde des Livres, 21 juin 2013).
  • À propos de Le Pourceau le Diable et la Putain, Camille Thomine écrit, dans Le Magazine Littéraire (n° 510, juillet/août 2011) : "Car tel est bien aussi ce qu'incarne ce vieux conteur désabusé : par-delà le lynchage exutoire et (faussement) facile, la tentation brûlante et communicative d'envoyer au diable l'esprit de sérieux, les bons sentiments, l'humanisme complaisant et le prétendu volontarisme contemporains. À l'horizon de ce vade-mecum cynique qu'est Le Pourceau, le Diable et la Putain, il vous vient des envies de clamer haut et fort : vivons haineux en attendant la mort !". Quant à l'écrivain Romain Verger, il y voit "un pamphlet d'un humour vitriolé qui n'hésite pas à brocarder ce que d'aucuns estiment relever de territoires intouchables."[1]
  • De Et je dirai au monde toute la haine qu'il m'inspire, Astrid de Larminat, dans Le Figaro Littéraire, écrit que c'est "une charge magnifiquement écrite contre l'idéalisme humanitaire et l'optimisme brouillon d'une certaine jeunesse". Le roman fait également l'objet, avec Dondog d'Antoine Volodine et Warax de Pavel Hak, d'un essai de Christian Guay-Poliquin : Au-delà de la fin. Mémoire et survie du politique, Les Presses de l’Université du Québec, 2014.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Annuaire des diplômés : Édition du cinquantenaire 2007-2009, Association des diplômés de l'Institut d'études politiques de Toulouse, 3e trimestre 2009, 488 p., p. 299
  2. Les nègres des politiques tombent le masque, lesinrocks.com, 7 février 2011
  3. Salt Publishing
  4. revue Chiendents
  5. « Marc Villemain : fragments de souvenirs amoureux », sur Le Figaro littéraire, Hebdomadaire,
  6. « Le feuilleton littéraire de Claro », sur Le Monde, Quotidien,

Liens externes[modifier | modifier le code]