Un moment d'égarement (film, 2015)

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Un moment d'égarement
Description de l'image Un moment d'égarement (logo 2015).png.
Réalisation Jean-François Richet
Scénario Lisa Azuelos
Jean-François Richet
Sociétés de production Entre Chien et Loup
La Petite Reine
Pays d’origine Drapeau de la France France
Drapeau de la Belgique Belgique
Genre comédie dramatique
Durée 105 minutes
Sortie 2015

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Un moment d'égarement est un film franco-belge réalisé par Jean-François Richet et sorti en 2015. Il s'agit d'un remake du film homonyme réalisé par Claude Berri et sorti en 1977 .

Synopsis[modifier | modifier le code]

Antoine et Laurent, amis de longue date, passent leurs vacances en Corse avec leurs filles respectives : Louna, 17 ans et Marie, 18 ans. Un soir sur la plage, Louna séduit Laurent. Louna est amoureuse mais pour Laurent ce n'est qu'un moment d'égarement... Sans dévoiler le nom de son amant, Louna se confie à son père qui cherche par tous les moyens à découvrir de qui il s'agit... Combien de temps le secret pourra-t-il être gardé ?

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Information icon with gradient background.svg Sauf indication contraire ou complémentaire, les informations mentionnées dans cette section proviennent de la base de données IMDb.

  • Visa d'exploitation n° 140.260

Distribution[modifier | modifier le code]

Les actrices Alice Isaaz et Lola Le Lann lors de la présentation du film au festival de Cabourg 2015.

Production[modifier | modifier le code]

Bande son[modifier | modifier le code]

La musique du film est issue des chansons écoutées par les comédiennes.[4]

  1. Lykke Li - I Follow Rivers : 4:44
  2. Gesaffelstein - Pursuit : 3:30
  3. Mark Ronson - Uptown Funk ft. Bruno Mars : 4:31
  4. Brodinski Ft Louisahhh!!! - Let The Beat Control Your Body : 5:03
  5. Major Lazer & DJ Snake - Lean On (feat. MØ) : 2:59
  6. Rihanna - Diamonds : 3:45
  7. Les mots bleus (Christophe) : 4:11
  8. Charles Trenet - La Mer : 3:23
  9. Dans la Maison - Philippe ROMBI : 10:47
  10. Arnaud Rebotini - All You Need Is Techno : 8:14
  11. The Beatangers - Nigga Who : 6:09
  12. Petter - Some Polyphony : 5:11
  13. Lehar - Sargas : 9:07
  14. Klingande - Jubel : 4:44

Développement[modifier | modifier le code]

Thomas Langmann produit ici un remake du film réalisé dans les années 1970 par son père Claude Berri. À l'origine, il voulait en confier la réalisation à Maïwenn[5]. Il reforme finalement l'équipe à succès qu'il avait constituée pour le diptyque sur Jacques Mesrine (Jean-François Richet à la réalisation et Vincent Cassel dans l'un des rôles principaux - tenu par Jean-Pierre Marielle dans le film de 1977).

Le film de Claude Berri avait déjà fait l'objet d'un remake américain : La Faute à Rio (Blame it on Rio), réalisé en 1984 par Stanley Donen.

Le réalisateur Jean-François Richet n'avait pas tourné de long métrage depuis le diptyque sur Mesrine sorti en 2008. Avec ce film, il explore le genre de la comédie dramatique et délaisse ses thèmes de prédilection (la banlieue et le gangstérisme) : « On a tous plusieurs facettes et je me voyais mal rééditer ce que j’avais déjà fait (...). J’aime me confronter aux genres, je me suis confronté aux « films noirs » pour Mesrine et je voulais me confronter à la « Comédie dramatique » avec Un moment d’égarement. En général ce genre est un peu fourre-tout, pas vraiment comédie et pas vraiment dramatique. J’ai essayé de faire une vraie comédie dramatique »[5]. Le metteur en scène a également participé à l'écriture du scénario, en gardant à l'esprit la phrase « “dans la vie on fait comme on peut !” Je ne juge pas ces personnages. Ils ont leur problématique, quels que soient leurs défauts, leurs ratés ou leurs aveuglements. C’est comme aux échecs : chaque pion bouge selon sa propre logique et parfois il y a des confrontations. La vie, et donc l’amitié, suivent la même dramaturgie »[5]. Le scénario est coécrit par Lisa Azuelos, ce qui a rassuré Vincent Cassel : « À aucun moment l’histoire et le film ne devaient se faire au détriment des femmes et de Lola Le Lann qui joue le rôle de Louna. Laurent mon personnage ne devait pas apparaître comme un prédateur qui maîtrise la situation… »[5].

Distribution des rôles[modifier | modifier le code]

L'autre rôle principal masculin devait être initialement tenu par Jean Dujardin, mais ce dernier étant indisponible en raison d'un agenda surchargé, c'est finalement François Cluzet[6],[5] qui reprend le rôle joué par Victor Lanoux dans le film d'origine.

Lola Le Lann et Alice Isaaz reprennent les rôles que tenaient respectivement Agnès Soral et Christine Dejoux dans le film de 1977. Si Alice Isaaz a déjà tourné dans plusieurs films, Un moment d'égarement est la première expérience de Lola Le Lann.

Tournage[modifier | modifier le code]

Le tournage a eu lieu principalement en Corse, de septembre à novembre 2014[5].

Sortie[modifier | modifier le code]

Box-office[modifier | modifier le code]

Box-office France[2]
Entrées
France 854 153
région parisienne 186 845
Box-office mondial par pays (par ordre décroissant)[7]
Pays Box-office Pays Box-office
Drapeau de la France France 4 862 921 USD Drapeau de l'Italie Italie 246 548 USD
Drapeau de l'Espagne Espagne 244 117 USD Drapeau de l'Allemagne Allemagne 180 685 USD
Drapeau de l'Ukraine Ukraine 100 959 USD Drapeau de la Grèce Grèce 78 959 USD
Drapeau de la Suisse Suisse 75 677 USD Drapeau du Portugal Portugal 50 427 USD
Drapeau de la Croatie Croatie 29 924 USD Drapeau de l'Autriche Autriche 28 706 USD
Drapeau de la Lettonie Lettonie 25 979 USD Drapeau de l'Estonie Estonie 15 684 USD
TOTAL
5 940 586 $

Critique[modifier | modifier le code]

Sur le site AlloCiné, le film obtient une note moyenne de 2,6/5, pour 17 titres de presse compilés[8]. Du côté des avis positifs, Pierre Vavasseur écrit notamment dans Le Parisien « Notons cette éblouissante révélation qu'est la jeune Lola Le Lann »[8]. Jacky Bornet du site Culturebox-France TV écrit « Un bon script, un beau casting, une mise en scène en phase : bonnes vacances ! »[8]. Dans Le Dauphiné libéré, on peut notamment lire « Un remake honorable, très proche de l’original de Claude Berri, dont l’enjeu semble être plus commercial qu’autre chose »[8]. Éric Libiot de L'Express pense que le film est « Un mélange assumé et bien traité grâce, surtout, à la performance de Vincent Cassel, formidable de bout en bout et qui, mine de rien, sauve le projet »[8]. Dans Sud Ouest, Sophie Avon souligne le travail du réalisateur « Un autre aurait mis plus de distance mais Jean-François Richet, avec une probité d'artisan, tisse une œuvre à la fois prévisible et juste »[8]. Frédéric Strauss de Télérama écrit notamment : « On est, cette fois, franchement dans la comédie, la farce même, et les deux stars jouent le jeu avec talent, excès compris. Leur engagement donne de la vie à une partition trop calculée et qui finit par devenir un peu mécanique »[8].

Du côté des critiques négatives, Frédéric Mignard du site aVoir-aLire.com pense que le film est « une comédie de mœurs vieillotte qui n’était pas à (re)faire »[8]. Dans La Voix du Nord, Philippe Lagouche pense que cette « version 2015 prend la forme d’une comédie d’été, pas très convaincante, où dialogues et situations ont été adaptés à l’époque des smartphones, des textos et de Facebook »[8]. Barbara Théate du Journal du dimanche regrette que « ce qui pouvait sembler choquant à l'époque ne l'est plus » et la prestation de François Cluzet qui « en fait des tonnes dans le rôle du père prêt à tout pour venger l'honneur de sa fille » alors que Vincent Cassel est « impeccable, suscite la sympathie, face aux manigances d'une ado qui le fait chanter »[8]. Si Maryline Letertre de Metro pense que le « film d’origine avec Jean-Pierre Marielle et Victor Lanoux est loin d’être le meilleur film de Claude Berri », elle remarque que « Jean-François Richet, très proche de la trame originale, ne relève pas le niveau »[8]. Dans Ouest-France, Pierre Fornerod trouve lui aussi que « Vincent Cassel assure » mais que « François Cluzet en fait des tonnes dans une comédie peu secouée par la mise en scène de Jean-François Richet »[8]. Louis Blanchot de Chronic'art.com est quant à lui très négatif : « Un film à la nullité relativement embarrassante, dont l’imaginaire morne, les dialogues en toc et l’érotisme flagada finissent par donner l’impression d’assister à une sorte de crossover entre Lolita et Le Cœur des hommes, réalisé par Guillaume Canet »[8]. Josué Morel de Critikat.com remarque que c'est « une comédie dramatique embourgeoisée où chacun reste sagement soumis à son stéréotype »[8]. Dans les Cahiers du cinéma[Note 1], Florence Maillard note que Jean-François Richet « s'est compromis dans la réalisation de ce pur produit franchouillard, vaguement sordide » et souligne que le film est « privé de tout enjeu, rivé aux représentations les plus tristement figées ».

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. no 713, juillet-août 2015, p. 57
  1. a et b (en) Release info sur l’Internet Movie Database
  2. a, b et c « Un moment d'égarement (2015) », sur JP's Box-Office. (consulté le 18 février 2017)
  3. a et b « Sociétés de Distrib. du film », sur imdb.com (consulté le 18 février 2017)
  4. [vidéo] Un moment d'égarement (soundtrack), sur YouTube.com (Consulté le 20 février 2017)
  5. a, b, c, d, e et f « Secrets de tournage », sur Allociné (consulté le 29 juin 2015)
  6. François Cluzet remplace Jean Dujardin dans Un moment d'égarement.
  7. (en) « Un moment d'égarement (One Wild Moment) », Box Office Mojo (consulté le 18 février 2017)
  8. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m et n « Critiques presse », sur AlloCiné (consulté le 29 juin 2015)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]