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Clugnat

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Clugnat
Mairie
Mairie
Blason de Clugnat
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Limousin
Département Creuse
Arrondissement Guéret
Canton Boussac
Intercommunalité C.C. de la Petite Creuse
Maire
Mandat
Yves Thomazon
2014-2020
Code postal 23270
Code commune 23064
Démographie
Population
municipale
710 hab. (2012)
Densité 17 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 18′ 33″ N 2° 07′ 09″ E / 46.3091666667, 2.1191666666746° 18′ 33″ Nord 2° 07′ 09″ Est / 46.3091666667, 2.11916666667
Altitude Min. 287 m – Max. 537 m
Superficie 42,42 km2
Localisation

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Clugnat

Clugnat est une commune française située dans le département de la Creuse en région Limousin. Elle compte 710 habitants (en 2012), appelés les Clugnatois et les Clugnatoises.

Géographie

Clugnat fait partie du département de la Creuse (23) situé dans la Com-Com du Pays de Boussac (Creuse), à 7 km de Châtelus-Malvaleix, à 28 km de Guéret et 11 km de Boussac. C'est une petite bourgade située à la confluence de différents cours d 'eaux (Le Verraux et La Petite Creuse) qui en font un lieu de prédilection pour les pêcheurs et amis de la nature, son petit patrimoine vient témoigner de l'importance des coutumes sur ce territoire.

La commune de Clugnat se compose principalement de son village mais aussi de nombreux hameaux.

L'altitude minimum et maximum de Clugnat sont respectivements de 287 m et 537 m. La mairie est située à 340 mètres environ.


La superficie de Clugnat est de 42,42 km2, soit 4 242 hectares.

Histoire

Le nom a évolué de Clunac en 1300, Clunhac en 1510 à nos jours Clugnat.

Un tour d’horizon bibliographique des données relatives au peuplement préhistorique des environs de Clugnat fait état d’un manque total de vestiges rattachés au Paléolithique ou au Néolithique. Aucun silex n’a été signalé sur la commune avant les recherches de Gallemard et de ses collègues prospecteurs. Ces derniers ont vraiment débuté leurs investigations au tournant des années 2000 avec une assiduité et une rigueur qui n’ont pas faibli au fil des années. Depuis le début des recherches, c’est une quinzaine de sites qui a été mise au jour sur les plateaux situés de part et d’autre de la Petite Creuse.


Clugnat faisait partie du comté de la Marche. Ce territoire fut détaché au Xe siècle de la province du Limousin pour lutter contre les Normands. Il fut ensuite morcelé en fiefs aux frontières mouvantes : Haute Marche (autour de Guéret), Vicomté de Bridiers (La Souterraine), Basse Marche (autour du Dorat). Le département de la Creuse est créé par la Révolution française le 4 mars 1790, en application de la loi du 22 décembre 1789, essentiellement à partir de l'ancienne province comté de la Marche.

Activités et divertissements

  • Des sentiers VTT ont été aménagés et flèchés.
  • L'association Lo Ch'mi propose des randonnées pédestres, 2 circuits de 7 et 12,5km Rando-fiches mairie Clugnat.
  • Etang communal, les rivières Le Verraux et La Petite Creuse
  • Le carreau clugnatois organise régulièrement des concours de pétanque certains week-end entre les mois d'avril et fin septembre.
  • Le marché a lieu les premiers samedis du mois (matin).
  • Visite élevage de chèvres Mohair,située à la sortie du village de Pradelette, la ferme est ouverte au public en juillet et août, du mardi au dimanche de 14 h à 18 h ; en septembre les samedis et dimanches de 14 h à 18 h, prévoir une heure au moins pour la visite et de bonnes chaussures !!
  • Cueillette de myrtilles au Verger de Clugnat à La Riberolle d'en Haut les mardi et samedi de 17h à 19h en juillet/août.

Calendrier des principaux évènements :

  • 19 décembre : Marché de Noël.
  • 24 décembre: Messe de Noël avec sa crêche vivante.
  • 08 mars : Ouverture de la Pêche au plan d'eau communal(Cartes à retirer au dépôt de pain).
  • 30 mai : Festival Coquelicontes organisé par la mairie et la Bibliothèque à la salle des fêtes.
  • 14 juillet: Concours de pêche à l'étang communal (Ouvert aux enfants 3 à 16 ans).
  • 19 juillet: Concours Equifun Découvertes et Balades à poneys.
  • 1-2 août : Fête patronale (Manèges, jeux, défilés de chars...), retraite aux flambeaux et feu d'artifice.
  • 3 août : Vide grenier Brocante.
  • 10 août : Concours Canin.
  • 23-24 août : Marche Audax "25h en Pays Creusois"- 5 boucles de 25 km soit 125 km au total.
  • 26 octobre : Randonnée Pédestre.
  • 21-22 novembre : Marche Audax 150 km au total au profit du Téléthon - Organisé par le Comité des Fêtes - Les marcheurs reviennent au Mille club tous les 25 km à chaque marche.


Commerces et services

Clugnat dispose d'un dépôt de pain, un boucher-charcutier, une pharmacie, un bar-tabac-presse-Loto, une coiffeuse, une poste, une école ainsi qu'un centre de secours, une aire de camping au plan d'eau communal, des artisans, une maison d'accueil spécialisée (MAS) pour personnes handicapées accompagnée de logements et une bibliothèque municipale.


Culture et tradition

Sur la commune est encore parlé un dialecte ou patois apparenté à l'occitan, intermédiaire entre le Limousin et la langue d'oil, appelé le creusois ou marchois. Son aire géographique épouse à peu près la province historique.

Lieux et monuments

  • Les 7 petits ponts de bois fait de piliers de maçonnerie et de madriers, le plus représentatifs étant celui en contre bas de la Croix de Georges et enjambant le Verrau appelé Pont de Georges.
  • Une multitude de fontaines et de croix en granit sillonnent la commune, celles-ci se trouvaient au croisement des chemins ou à la sortie des villages.
  • Le Presbytère construit en 1727.

Elle possède un clocheton en arceaux ainsi que des fresques murales intérieures qui datent du XV-XVIe siècle.

Sur le mur de gauche, on peut observer quelques scènes à savoir :

  • St Georges combattant le dragon.
  • Le Christ en Croix et quelques autres dessins.

Les autres murs sont également ornés mais faute de travaux ceux-ci sont cachés.

  • Le monument aux morts de France représentant une allégorie: le coq français terrassant l'aigle allemand au sommet, ainsi que l'allégorie de la victoire et de la mort.
  • La chapelle Saint-Jean Baptiste.

La fouille archéologique effectuée sur la place Saint-Jean de mars à avril 2009 suite à une mise aux normes du réseau d'eau a nécessité de faire une tranchée d’une largeur d’un mètre pour plus de 1,50 m de profondeur à l’emplacement de l’ancienne église Saint-Jean et de son cimetière.

Le site archéologique, connu en raison des nombreuses découvertes de sarcophages au cours du temps, n’avait jusqu’alors pas fait l’objet d’attentions particulières. La mention de la place Saint-Jean se réfère à l’existence, à cet endroit, d’une église aujourd’hui disparue. La première mention de l’édifice apparaît en 1158 « Sancti Johannis de Cluniaco », puis sera nommé Saint-Jean-dans-le-cimetière en 1568 puis chapelle rurale en 1636.

Détruite en 1866 par la municipalité sans autorisation, elle est reconstruite pour Le transfert du cimetière attenant vers 1879. C’est à cette époque qu’une chapelle Saint-Jean-Baptiste sera construite, afin de recueillir les ossements au sein d’un caveau. Cette dernière est solennellement bénie le premier dimanche de mai 1881, et demeure encore aujourd’hui sur la place.

Plusieurs fragments de céramique et de silex indiquent une occupation humaine dans ce secteur dès la période protohistorique. Il faut toutefois attendre la période gallo-romaine pour voir s’établir une première implantation sur le bas de la place, attestée par la présence d’un bâtiment. D’une largeur avoisinant les dix mètres, il se développe vers le sud, vraisemblablement sous l’ancienne église Saint-Jean (si l’on se réfère au cadastre de 1830). Cette construction, très arasée (seul un rang de pierres en élévation encore visible), présente une large et profonde tranchée de fondation, suggérant peut-être la présence autrefois d’un étage. Sa fonction n’a pas été définie (maison, grange, etc.), dans son angle nord-est une zone fortement rubéfiée résultant d’un contact prolongé avec une source de chaleur (zone de foyer, traces d’incendie, etc. ?). Quelques fragments de poteries gallo-romaine ont été recueillis, permettant de placer chronologiquement cette occupation dès le Ier s. apr. J.-C., pour perdurer au moins jusqu’au IIIe s.

À l’ouest de ce bâtiment se développe une nécropole des premiers temps mérovingiens avec la présence de sépultures en sarcophage caractéristiques de cette époque (cuve de forme trapézoïdale). Cette zone de tombes semble se concentrer sur quinze mètres, pour se limiter à l’ouest. Dix sarcophages ont ainsi été inventoriés, bien que seuls neuf d’entre eux soient concernés par l’emprise des travaux. On notera également la présence d’un onzième à proximité de la chapelle Saint-Jean-Baptiste, constitué d’une demi-cuve en granite mais dont l’emplacement suggère une réutilisation plus tardive. Trois types de matériaux ont été utilisés pour la fabrication de ces sarcophages : deux sont issus de carrières de calcaire, dont les plus proches sont distantes d’au moins vingt-cinq kilomètres en provenance du Berry. Cinq autres cuves ont été taillées dans une roche locale. Enfin, les trois derniers sarcophages sont constitués pour la cuve d’un assemblage de deux blocs en granite évidés, correspondant à la récupération de grand appareil de construction gallo-romaine. Ces éléments, de par leur nombre, semblent suggérer la présence, à proximité de la nécropole, d’un ancien édifice monumental.

Associées à ces sarcophages, mais peut-être d’époque plus tardive, trois tombes dites en coffre de pierres ont également été retrouvées. Elles sont réalisées à l’aide de matériaux de construction gallo-romains récupérés vraisemblablement à proximité ; le fond de la tombe est constitué de tuiles à rebords et les parois de petits moellons de granite maçonnés. Enfin, trois sépultures en coffre en bois calé par des pierres pourraient dater de cette période.

La période médiévale semble moins bien représentée que les précédentes, à défaut de pouvoir reconnaître avec certitude des tombes de cette période. Une fosse silo existe au sein même du cimetière, cette dernière ayant seulement été observée dans la coupe de la tranchée.

La partie haute de la place semble correspondre à un agrandissement du cimetière à la période moderne ou tout au moins à son extension maximale. La présence de dalles funéraires, anépigraphes, grossièrement taillées, qui signalent les tombes. À partir du XVIIe s.-XVIIIe s., apparaît des inhumations en cercueil clouté où les défunts ont été inhumés avec leur bol, voire avec un chapelet.

Une première occupation attestée dès la période antique qui polarisera par la suite l’implantation d’une nécropole du haut Moyen Âge, puis d’une église médiévale.

Dans les tombes mérovingiennes, La présence de mobiliers accompagnant le défunt, dont plusieurs boucles de ceinture en fer et en alliage cuivreux, donne à ce site un caractère exceptionnel, ces éléments sont rarissimes pour la région.

Personnalités liées à la commune

  • Maurice Thorez fut réfugié au Hameau des Forges pendant la Grande Guerre avec son grand-père mineur et militant guesdiste, Clément Baudry, il a été secrétaire général du PCF de 1930 à 1964, Ministre d'état du Général De Gaulle de 1945 à 1947 et vice-président du Conseil en 1947.
  • Stanilas Bellaigue (1805-1901), médecin.
  • Georges Piquand (1890) chirurgien en chef de l'hôpital de Montluçon,il s'est fait connaître par ses travaux historiques et ethnographiques sur le Bourbonnais (Domaine Auvergnat) et fut un acteur majeur de la reconstruction de La Chapelle St Jean Baptiste.

Démographie

En 2012, la commune comptait 710 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 989 1 725 1 743 1 861 1 996 2 123 2 145 2 304 2 287
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 250 2 220 2 068 2 157 2 191 2 200 2 208 2 144 2 109
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 029 2 090 2 028 1 565 1 461 1 406 1 308 1 139 1 027
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
1 004 916 836 809 752 687 654 647 709
2012 - - - - - - - -
710 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Politique et administration

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Juin 1995 Mars 2001 Michel BOISSIT PCF  
Mars 2001 Mai 2014 Guy TALLOT    
Mai 2014 en cours Yves THOMAZON Sans étiquette  
Les données manquantes sont à compléter.

Notes et références

Notes

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références

Centre Berry Animation et Découvertes

Voir aussi

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Articles connexes

Liens externes