Toulx-Sainte-Croix

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Toulx-Sainte-Croix
La mairie-école
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Limousin
Département Creuse
Arrondissement Guéret
Canton Boussac
Intercommunalité C.C. du Pays de Boussac
Maire
Mandat
Christian Julliard
2014-2020
Code postal 23600
Code commune 23254
Démographie
Gentilé Toullois
Population
municipale
288 hab. (2012)
Densité 8,2 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 17′ 08″ N 2° 12′ 52″ E / 46.2855555556, 2.2144444444446° 17′ 08″ Nord 2° 12′ 52″ Est / 46.2855555556, 2.21444444444  
Altitude Min. 375 m – Max. 656 m
Superficie 35,05 km2
Localisation

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Toulx-Sainte-Croix est une commune française située dans le département de la Creuse, en région Limousin.

Géographie[modifier | modifier le code]

Toulx-Sainte-Croix se trouve à 9.7 km de Boussac (Creuse) et 37km de Guéret.

Le Bourg de Toulx-Sainte-Croix est bâti sur une colline granitique à 655 m d'altitude, point culminant des monts de Toulx-Sainte-Croix.

Eminence remarquable dans le paysage Creusois, la butte de Toulx est couronnée d’un amas de grosses roches qui intrigue le visiteur. Les uns y voient les vestiges de puissantes fortifications gauloises qui auraient subi les vicissitudes des invasions romaines puis gothiques. Les autres y voient le résultat d’une évolution naturelle de la masse granitique primaire travaillée par le gel. Ce curieux paysage frappait d’autant plus nos anciens que les moutons et les chèvres en faisaient un quasi désert végétal, rendant formidable les amas de blocs rocheux que l’on imaginait avoir été manipulés par nos robustes et presque mythiques ancêtres celtes. Aujourd’hui la végétation arbustive obère un peu cet aspect du paysage.

Climat[modifier | modifier le code]

L'altitude beaucoup plus haute que le reste du canton de Boussac donne des températures plus fraîches et une pluviométrie généralement plus importante.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Son nom varia selon les époques et d’après les documents anciens qui la concernent, nous pouvons lire : Tullum, signifiant « hauteur », en 1174, 1194, 1211, Prior de Tol au XIIe siècle, Ecclesia Sancti Martialis de Castello Tulli en 1158, Prior de Tullo en 1285, prieuré de Saint-Marcial de Toulx en 1495, Thoulx en 1561, Thoux-Sainte-Croix en 1703.

L’adjonction de Sainte-Croix à Toulx serait donc antérieure au XVIIIe siècle. L’église dont le patron était saint Martial aurait été alors consacrée à la sainte Croix.

Durant la Révolution, la commune, dont le nom est orthographié indifféremment Toulx-Sainte-Croix ou Toul-Sainte-Croix, porte, à compter de septembre 1793, le nom de Toulx ou Toul[1] avec une interruption, de messidor à thermidor de l'an II, pour devenir passagèrement Toulx-la-Montagne[2].

Ses habitants sont appelés les Toullois[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Toulx-Sainte-Croix aurait été, jadis, un important village gaulois dont les habitations couvertes de chaume étaient défendues par une triple enceinte de murs de pierres. La première avait 1 600 m de circuit et 6 mètres d’épaisseur. Toulx devint gallo-romaine comme le prouvent les médailles que l’on y a trouvées. La présence d'enceintes de pierres est toutefois contestée par les géologues qui estiment que le chaos pierreux de la montagne de Toulx est d'origine naturelle.

Au cours du XIXe siècle s'est répandue l'idée qu'il y avait eu, au sommet des monts de Toulx-Sainte-Croix, un oppidum gaulois. L'archéologie ne le confirme pas. Une agglomération gallo-romaine nommée Tullum, est, elle, attestée par divers objets trouvés sur le site, succédant à des occupations plus anciennes. Ce village conserve une curieuse église romane.

Au IIIe siècle, saint Martial se dirigeant vers Limoges, se serait arrêté à Toulx. Il y aurait ressuscité le fils d’un notable et, ainsi, il aurait pu convertir au christianisme tous les habitants du lieu.

D’après la tradition, l’église de Toulx aurait été construite sous la direction des chanoines d’Évaux (fin XIe à début XIIe siècle), l’église Saint-Pierre d’Évaux aurait été érigée dans le même temps. Elle est curieusement amputée de son clocher. Un effondrement des trois premières travées en est la cause, il se situerait vers 1657-1660. Deux lions en granit sont flanqués à l’entrée de l’église et un troisième près du clocher. Généralement, on attribue leur sculpture à l’époque gallo-romaine, ils auraient servi de gardiens à des sépultures, à moins qu’ils n'aient servi de décoration à une fontaine, comme il semblerait que ce fut le cas pour un autre retrouvé au début du XXe siècle, non loin de Toulx-Sainte-Croix.

Des sarcophages contenant des restes humains ont été plusieurs fois retrouvés. Les cinq premiers le furent vers 1915-1920, par M. Antonin Aupetit. Quatre seraient de l'époque mérovingienne, un cinquième reconstitué en briques gallo-romaines, serait plus ancien. Ils sont conservés dans la base du clocher.

Une chapelle, aujourd’hui détruite, était dédiée à saint Martial. Les fidèles y venaient en pèlerinage le jour de la fête du saint, le 30 juin. Une fontaine dédiée à saint Martial, malheureusement détruite vers 1981, était réputée pour guérir les problèmes liés aux yeux.

La commune de Pradeau fut intégrée par ordonnance du 20 mai 1829 à la commune de Toulx-Sainte-Croix. Son nom s’est orthographié Pradaux sur divers documents, en 1212 (monasterium de Pradellis). Il y avait un prieuré séculier dont la fête était l’Assomption de la Sainte Vierge. Pradaux était une paroisse, avec cure, dès 1573. Elle était cependant dite annexe de Boussac en 1570, 1611, 1618, 1625, 1636. La fontaine de Saint-Blaise (au sortir du village, route de Toulx à Lavaufranche) facilitait la guérison des maladies du bétail.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1996 mars 2008 Guy Brissat    
mars 2008 en cours Bernard De La Biche    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 288 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 022 1 018 1 128 1 188 1 335 1 298 1 395 1 368 1 349
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 380 1 279 1 293 1 247 1 310 1 270 1 302 1 192 1 227
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 235 1 219 1 191 1 007 957 880 899 794 720
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
645 570 507 435 361 304 304 303 297
2012 - - - - - - - -
288 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église romane à clocher séparé. Dédiée à la Sainte Croix et à saint Martial, apôtre du Limousin qui d'après la légende, y aurait commencé sa prédication. À la suite d'un écroulement ou d'une démolition, cette église du XIe siècle et du début du XIIe siècle (classée monument historique en 1986[6]), n'a plus sa longueur primitive, ce qui explique pourquoi aujourd'hui, le clocher est séparé[7].
  • Les vestiges de la chapelle Saint-Martial, probablement construite sur un ancien leu de culte romain. Sa partie la plus ancienne pourrait être contemporaine de la prédication de saint Martial. L'édifice est inscrit au titre des monuments historiques en 1991[8].
  • Sarcophages mérovingiens dans la salle basse du clocher et dans les ruines de la chapelle Saint-Martial.
  • La tour d'observation[9] édifiée sur les «Rochers de Brudalis» permet de voir un panorama à 360° du canton de Boussac, les Monts d’Auvergne, les plateaux du Berry ainsi que les monts du Limousin. Elle a été récemment rénovée. Sa construction, commencée en 1932 par l'abbé Aguillaume, s'arrêta en 1937 faute de moyens de financement. Elle reprit en 1956 et fut achevée pour supporter une antenne-relais pour la télévision jusqu'en 1972. Une table d'orientation permet de reconnaître les vastes horizons visibles.
  • Les Pierres Jaumâtres situées sur le territoire de la commune sont des bizarreries granitiques (blocs en équilibre et de formes variées) dues à l'érosion en boule du granite. Ces mégalithes de l'époque mésolithique sont classés au titre des monuments historiques en 1927[10].
  • L'antenne sismique

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Nom du bulletin des lois de 1801 d'après EHESS-Cassini, avéré en tant que nom révolutionnaire sur Archives départementales de la Creuse, p. 48.
  2. Nom avéré en tant que nom révolutionnaire sur Archives départementales de la Creuse, p. 72-74.
  3. Nom des habitants de la commune sur habitants.fr.
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2012.
  6. « Notice no PA00100213 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  7. Louis Lacroix, Les Églises de France. (Panneau à l'entrée de l'église
  8. « Notice no PA00100228 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  9. Développement durable Limousin : La tour de Toulx-Sainte-Croix et ses abords
  10. « Notice no PA00100214 », base Mérimée, ministère français de la Culture