Jalesches

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Jalesches
Jalesches
La Pierre-Ebue.
Blason de Jalesches
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Creuse
Arrondissement Guéret
Canton Boussac
Intercommunalité Communauté de communes Portes de la Creuse en Marche
Maire
Mandat
Nicolas Cornette
2014-2020
Code postal 23270
Code commune 23098
Démographie
Gentilé Jaleschois
Population
municipale
89 hab. (2016 en augmentation de 5,95 % par rapport à 2011)
Densité 11 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 18′ 07″ nord, 2° 05′ 48″ est
Altitude Min. 348 m
Max. 537 m
Superficie 8,45 km2
Localisation

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Jalesches est une commune française située dans le département de la Creuse en région Nouvelle-Aquitaine.

Les habitants sont les Jaleschois, Jaleschoises.

Géographie[modifier | modifier le code]

  • Le village s'étend sur 8,45 km2.
  • Les habitants du village de Jalesches vivent sur une superficie totale de 8 km2 avec une densité de 10 habitants par km2 et une moyenne d’altitude de 400 m.

Climat[modifier | modifier le code]

  • Climat océanique avec été tempéré
  • Les hivers sont frais et humide parfois neigeux.
  • L'été est doux et parfois chaud.
  • L'automne peut certaines années observer un été indien.

Histoire[modifier | modifier le code]

  • 3 hypothèses expliqueraient le nom de Jalesches :

1 - Les gaulois parlaient un langage celte pouvant différer suivant les régions mais gardant tout de même ses racines celtiques. Ce langage a disparu vers le VIIe siècle.

Hors la traduction du mot Gaulois en langue celtique n’est autre que : GALESCHES ou GALLISCA…

Il faut avouer que de JALESCHES à GALESCHES il n’y a qu’un pas (voir qu’une lettre).

Ainsi on peut imaginer que le village ait pu être baptisé GALESCHES pour désigner un village gaulois. Si c’était le cas le village daterait donc d’avant le VIIe siècle puisque cette langue a disparu à cette époque.

On peut aussi imaginer qu’un défaut de prononciation entre GA et JA ait transformé le nom en JALESCHES.

2 - Avec Jalesches, nous serions en présence du nom d'un fondateur romain, un certain « Gallicus ».

Au fil des siècles le nom s'est orthographié « Jaleychas » (vers 1315), « Jaleschas » (XVe siècle), Jalleyches et Jalesches-le-pauvre.

La découverte au début du XXe siècle d'un trésor composé principalement de pièces de monnaie romaines sur le territoire de la commune, par un cultivateur du hameau de Marcillat, semblerait aller dans le bon sens de cette hypothèse[1]

3 - JALE : sorte de grande jatte ou baquet utilisé pour les récoltes de raisin destinées à la vinification. (Pluriel JALES)

Une habitation (proche de la mairie) possède une magnifique cave de vigneron…

Il est évidemment un peu facile de conclure de la sorte, mais on peut imaginer que Jales était l’endroit où étaient entreposées les Jales et que le patois local au cours des siècles ait rajouté le che pour enfin devenir Jalesches.

  • Le village de Jalesches est adossé au flanc d’une montagne dont le sommet a pour couronnement un énorme rocher qu’on nommait le Péreybus (aujourd'hui Pierre Ebue).

Deux roches principales forment le Péreybus ; elles sortent du sol dans une situation faiblement oblique, et leur ligne de séparation, à peine sensible à la base, s’élargit peu à peu jusqu’au sommet. Sur ce double et monstrueux pilastre repose une pierre énorme, dont la surface lisse est arrondie comme celle d’un caillou longtemps roulé par les eaux. Le Péreybus a sa légende qui mérite d’être conservée. Nous la redirons telle qu’on nous l’a contée.

Au temps du roi saint Louis, le fils unique du seigneur de Péreybus partit pour la croisade ; il se nommait Raoul.

Enguerrande, la fille du châtelain de Toulx, lui était fiancée. Elle habitait, seule, avec son père, le manoir aux six tourelles qu’il avait fait bâtir pour ses six fils, les gentils damoiseaux de Toulx.

La mort les avait moissonnés en peu de temps, l’un après l’autre, dans la guerre de Terre-Sainte, et la châtelaine leur mère les avait suivis au tombeau. Quelques mois après le départ de Raoul, le père d’Enguerrande mourut à son tour. Elle resta seule et vécut dans la retraite.

Un jour qu’elle reçut la visite d’un prétendu chevalier, disant venir de Terre-Sainte et apporter un message de Raoul, elle disparut. On la crut enlevée par Satan lui-même.

Deux ans après ce mystérieux événement, la veille du dimanche des Rameaux, Raoul entra dans la ville de Toulx, revenant de la croisade, et fit don à la cathédrale d’un morceau de la vraie croix, contenu dans un riche reliquaire. Depuis lors Toulx porta le nom de Toulx-Sainte-Croix.

En apprenant la disparition d’Enguerrande, Raoul resta comme pétrifié, sans paroles et sans larmes, mais roulant dans sa pensée de terribles projets de vengeance. Le matin du dimanche des Rameaux, il partit pour le château de Péreybus. Comme il arrivait près du rocher, la procession de Jalesches allait rentrer dans l’église, et le curé prononçait les paroles du rituel : Attollite portas (Ouvrez les portes.)

À ce moment-même, il se fit dans le rocher un grand bruit, comme d’un vent violent qui brise un vieux chêne, la pierre se fendit par le milieu du haut en bas, et les deux moitiés, tournant sur elles-mêmes comme une porte sur ses gonds, un clair rayon de soleil éclaira l’intérieur d’une grotte. Enguerrande y était couchée sur un lit de mousse.

« Que vous avez tardé ! dit-elle. Que je vous attendais avec impatience ! Hier, j’ai eu la visite d’un traître qui voulait me ravir l’honneur ; mais au moment où cet homme discourtois, qui se prétendait chevalier, me menaçait de sa violence, j’ai fait m’a prière à Notre-Dame, et j’ai cru la voir elle-même venir à moi, qui me disait : « Dormez en paix. » Je me suis endormie et je m’éveille.

Le sommeil d’Enguerrande, sous le rocher de Péreybus, avait duré deux ans. On célébra dans toute la contrée par de grandes fêtes le mariage de Raoul avec la jeune châtelaine. Le rocher de Péreybus s’était refermé de lui-même au moment où le curé de Jalesches prononçait l’Ite, missa est. Suivant la tradition, il se rouvrit, chaque année, pendant plusieurs siècles, lorsque la procession des Rameaux rentrait à l’église, pour se refermer chaque fois à la fin de la messe.

  • La famille Robert est originaire de Glenic, où naquit vers 1544 Jean Robert, fils de Herald Robert, aussi seigneur de la Chassagne et de Jalesche. Hérald, appelé aussi Evrard Robert, était fils d'Antoine Robert, seigneur de Jalesches de la Ville-telle et de Glénic.

Jean devint lieutenant-général de la juridiction de la Basse-Marche en 1580. Il a laissé plusieurs écrits. Son fils, Pierre Robert; né au Dorat en 1589, a laissé de nombreux manuscrits pour l'histoire de la Marche qui sont conservés à la bibliothèque de Poitiers.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • La commune de Jalesches comprend de nombreuses fontaines et croix en granit.
  • Le château de la Terrade, château du XIVe siècle avec sa chapelle XVe siècle.
  • Le site de Pierre Ebue et son histoire (situé sur la route de Marcillat dans un bois de Sapin).
  • Le site des Pierres en crochets (randonnée).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
juin 1995 mars 2008 Bernard Héraud   Greffier
mars 2008 mars 2014 Claude Braibant PCF  
mars 2014[2] En cours
(au 23 avril 2014)
Nicolas Cornette SE Chargé d’études au Conseil général de la Creuse

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[4].

En 2016, la commune comptait 89 habitants[Note 1], en augmentation de 5,95 % par rapport à 2011 (Creuse : -2,5 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
457357342441463480480510507
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
500473495474458438458421420
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
428397401305284259244232166
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
17316114211810077818187
2016 - - - - - - - -
89--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Précisions de Monsieur B. Héraud, d'après la « Chronique des noms d'ici et d'ailleurs », du journal Centre France - La montagne – édition de la Creuse du 6 mars 2005
  2. A. A., « Nicolas Cornette est le nouveau maire de Jalesches », L'Echo du Berry (Édition de l’Indre), no 3127,‎ , p. 24
  3. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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