Le Dernier des Mohicans (film, 1992)

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Le Dernier des Mohicans
Titre original The Last of the Mohicans
Réalisation Michael Mann
Scénario Christopher Crowe
Michael Mann
Acteurs principaux
Sociétés de production Morgan Creek Productions
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre drame historique
Durée 112 minutes
Sortie 1992

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Le Dernier des Mohicans (The Last of the Mohicans) est un film américain réalisé par Michael Mann, sorti en 1992. C'est l'adaptation cinématographique du roman homonyme de James Fenimore Cooper publié en 1826, mais avec plusieurs changements effectués, qui modifient l'histoire originelle.

Synopsis[modifier | modifier le code]

En 1757, en pleine guerre de la Conquête, dans ce qui est alors la Province de New York, les Français, soutenus par les Hurons, se battent contre les Britanniques, aidés par les Mohicans.

Nathanael, Européen élevé parmi les Mohicans, sauve avec l'aide de son père et son frère adoptifs l'officier Duncan Heyward et ses deux protégées, Cora et Alice Munro. Celles-ci devaient en effet rejoindre leur père, commandant du Fort William Henry, le colonel Munro. L'officier et sa compagnie étaient tombés dans une embuscade tendue par leur guide, un Huron nommé Magua, ou « Renard Subtil », s'étant fait passer pour un Mohawk. C'est alors que Nathanael, ou « Œil de Faucon », est intervenu pour sauver les Britanniques. Ces derniers reprennent ensuite leur route mais se retrouvent dès leur arrivée pris à partie dans la bataille de Fort William Henry.

La bataille s'articule en effet autour d'un siège mis en place par les Français pour contraindre les Britanniques à abandonner leur position. Disposant de moins de soldats et pièces d'artillerie que ses adversaires, le colonel Munro envisage à trois jours la durée maximale de résistance du fort. Arrivent alors ses deux jeunes filles en compagnie de Nathanael, son père et son frère, qui lui font part de la trahison de Magua. Pour Munro, il n'y a plus qu'une solution ː il faut envoyer un éclaireur capable de rejoindre le fort le plus proche, pour demander assistance et bénéficier de l'arrivée des renforts.

Mais alors que l'éclaireur est dépêché, Munro apprend qu'Œil-de-Faucon, qui avait en parallèle demandé à ses amis de la Milice s'ils désiraient rester ou non combattre aux côtés de l'armée anglaise, en a profité de son côté pour aider les miliciens qui voulaient sortir à quitter le fort. Considérant cet acte comme une trahison, il le met aux fers et ordonne sa pendaison pour le lendemain, même s'il a sauvé ses filles. Cora, qui lui avait fait part de son amour juste avant son emprisonnement, vient alors le voir pour lui apprendre la nouvelle.

Mais la pendaison n'a pas lieu, car le jour suivant, l'activité du fort est interrompue par l'envoi d'une délégation française, dirigée par le marquis de Montcalm, et qui demande la reddition de la garnison anglaise. Munro, qui s'apprête à rejeter la demande de Montcalm, apprend alors de sa part que les renforts sur lesquels il espérait compter ne pourront pas avoir lieu, puisque la réponse du fort anglais a été interceptée par les Français et que celle-ci stipule qu'aucune aide ne pourra être fournie.

Munro, qui a compris que la bataille était perdue, accepte les conditions de reddition de Montcalm, qui lui promet que tous les soldats du fort pourront repartir sains et saufs, mais seulement si ceux-ci se dirigent vers le port le plus proche pour regagner l'Angleterre. La veille du départ de la garnison, Magua fait alors savoir à Montcalm que pour lui, la justice n'a pas été rendue, puisque les Anglais, dont l'armée a brûlé le village de sa famille, sont toujours vivants.

Le lendemain, la garnison anglaise quitte le fort, et s'engage dans la route qui mène au fort ami avoisinant le plus proche. Mais le trajet est interrompu par l'embuscade que tend Magua et ses guerriers à la troupe. Dans la bataille, Œil-de-Faucon, qui était resté emprisonné pour son acte de trahison, parvient à se libérer, et part rejoindre Cora pour la protéger. Entre temps, Magua parvient à atteindre Munro, et lui déclare qu'après sa mort, il compte bien tuer ses deux filles. Mais Nathanael parvient à sauver Alice et Cora de l'embuscade, et, avec son père, son frère et l'officier Heyward, embarque sur des pirogues pour échapper aux Hurons.

Après avoir distancé ces derniers durant leur fuite, les survivants décident de se réfugier dans une grotte, afin d'échapper aux Hurons en leur faisant croire qu'ils ont continué à fuir par pirogue. Mais les guerriers de Magua les retrouvent, contraignant Œil-de-Faucon, son père et son frère, à sauter dans la chute d'eau avoisinante pour leur échapper et tenter de venir libérer Cora, Alice et Duncan par la suite. Arrivés dans le village des guerriers hurons de Magua, ceux-ci demandent alors d'obtenir audience avec le grand sachem pour lui rendre compte de leurs exploits. Après avoir proposé de vendre l'officier anglais aux Français pour continuer à entretenir des relations avec ces derniers, Magua annonce qu'il compte brûler Cora et Alice, afin d'honorer la promesse qu'il avait faite à leur père avant de le tuer.

Nathanel, qui avait réussi à retrouver sa trace et à suivre la discussion depuis le début, sort alors de sa cachette pour empêcher la mise à exécution des deux sœurs. Pris à parti par les Hurons, il parvient néanmoins à atteindre le grand sachem et lui proposer sa propre requête, qui consisterait à relâcher tous les prisonniers pour éviter de craindre une vengeance de la part des Anglais. Magua prétexte alors que les Hurons n'ont rien à craindre des Anglais, puisque leur étant supérieurs en nombre, eux et leurs amis Français. Œil-de-Faucon argue alors que puisque les Français viennent de faire la paix avec les Anglais en leur prenant leur fort, ils n'ont donc plus de raison de venir aider les Hurons, ce à quoi Magua répond en disant que c'est par la peur du nombre qu'ils représentent que les Français accepteront de venir les aider.

Magua ajoute ensuite que grâce à leur force, ils pourront voler les biens des autres peuples indiens, et ainsi avoir de quoi marchander avec les Blancs, pour récupérer de l'or. Ce à quoi Œil-de-Faucon s'empresse d'ajouter que si c'est l'avidité que Magua compte apporter au peuple huron, il n'y aura aucun intérêt à faire ainsi, si ce n'est pour fonctionner de la même manière que les Anglais et Français. Tombant finalement d'accord avec les propos de Nathanael, le sachem déclare que Duncan pourra retourner chez l'armée anglaise, mais qu'en revanche, Magua prendra Alice comme épouse pour assurer sa descendance, et brûlera sa sœur Cora pour venger sa famille.

Désemparé par la nouvelle décision du doyen du village, Nathanael implore alors le sachem de remplacer Cora par sa personne, afin de permettre à Cora de continuer à vivre. Mais Duncan, qui était amoureux de Cora et servait de traducteur anglais-huron jusqu'à présent, s'arrange pour se désigner à la place de Nathanael et mourir sur le bûcher. Œil-de-Faucon, surpris par la décision de l'officier et écarté du village avec Cora une fois son camarade placé sur le bûcher, décide de le remercier en le tuant à distance à l'aide d'une carabine, afin d'abréger ses souffrances et la douleur que lui procuraient les flammes.

Chingachgook et Uncas, le père et le frère adoptifs de Nathanel, sortent alors de leur cachette pour rejoindre Cora et son amant. La troupe part alors vers le haut des falaises qui surplombent le village, car c'est là-bas que Magua compte passer avec Alice pour la ramener vers son village natal. S'ensuit alors une embuscade de la part d'Uncas et de Chingachgook pour tenter de récupérer Alice, et dans laquelle Uncas vient à mourir. La jeune femme, désespérée par la mort de celui contre qui elle était tombée amoureuse lors de la nuit du siège, choisit alors de se donner la mort en se jetant du haut de la falaise. Chingachgook et Œil-de-Faucon, arrivant trop tard pour empêcher la mort d'Uncas et d'Alice, en profitent pour régler leurs comptes avec Magua ; Chingachgook prend alors à parti le Huron, et, au terme d'un duel où les deux protagonistes se combattent à l'arme blanche, venge son fils en tuant Magua.

Le film se termine sur la scène qui réunit Chingachgook, Œil-de-Faucon et Cora sur le haut des falaises, et qui disséminent au vent les herbes symbolisant les cendres d'Uncas. Chingachgook, en s'adressant au Grand Esprit, lui demande de bien vouloir réserver une place à son fils au sein du Conseil de son peuple, "car ils sont tous là, sauf un ; moi, Chingachgook, le dernier des Mohicans."

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Information icon with gradient background.svg Sauf indication contraire ou complémentaire, les informations mentionnées dans cette section proviennent de la base de données IMDb.

Musique additionnelle de Ciaran Brennan et Dougie Maclean (en)
Producteur délégué : James G. Robinson
Drapeau de la France France :
Drapeau des États-Unis États-Unis :

Distribution[modifier | modifier le code]

Production[modifier | modifier le code]

Genèse et développement[modifier | modifier le code]

Le film de Michael Mann est la neuvième adaptation audiovisuelle du célèbre roman homonyme de James Fenimore Cooper publié en 1826. La première date de 1911, et les plus connues sont celles de Clarence Brown et Maurice Tourneur en 1920, celle de George B. Seitz en 1936 et celle de James L. Conway en 1977.

Distribution des rôles[modifier | modifier le code]

Russell Means, qui incarne ici Chingachgook, était un représentant des Lakotas, membre du mouvement amérindien AIM et promoteur d'une République Lakota.

Tournage[modifier | modifier le code]

Le tournage a eu lieu à Chimney Rock Park (dans les montagnes de la Caroline du Nord à 25 miles d'Asheville) en particulier la bataille finale dans les 17 dernières minutes du film.

Musique[modifier | modifier le code]

The Last of the Mohicans
Original Motion Picture Soundtrack
Bande originale de Trevor Jones et Randy Edelman
Sortie 1992
2000
Genre musique de film
Label Morgan Creek (1992)
Varèse Sarabande (2000)
Critique

Trevor Jones était à l'origine l'unique compositeur de la musique du film, qui devait avoir plus d'accent de musique électronique, comme les précédents films du réalisateur. Pourtant, à la suite de désaccords avec Michael Mann, Trevor Jones quitte le film avant même d'avoir achevé son travail. Cette tâche est donc confiée à Randy Edelman. Les deux compositeurs sont donc crédités au générique, ce qui exclut alors toute nomination aux Oscars. Ils seront cependant nommés aux Golden Globes 1993 pour la meilleure musique.

Une partie de la musique est inspirée des Folies d'Espagne.

La musique du générique était toujours utilisée dans l'émission À prendre ou à laisser sur TF1 lors du moment crucial où l'on va savoir si le candidat a gagné ou perdu la partie.

Une version réenregistrée est commercialisée en 2000 par Varèse Sarabande. Les pistes sont présentées dans l'ordre chronologique du film et la chanson I Will Find You du groupe Clannad est absente.

Liste des titres (1992)

Titres 1–9 composés par Trevor Jones ; 10–15 par Randy Edelman

  1. Main Title – 1:44
  2. Elk Hunt – 1:49
  3. The Kiss – 2:47
  4. The Glade Part II – 2:34
  5. Fort Battle – 4:22
  6. Promentory – 6:15
  7. Munro's Office/Stockade – 2:30
  8. Massacre/Canoes – 6:52
  9. Top of the World – 2:43
  10. The Courier – 2:27
  11. Cora – 2:30
  12. River Walk and Discovery – 5:30
  13. Parlay – 3:46
  14. The British Arrival – 2:00
  15. Pieces of a Story – 4:58
  16. I Will Find You (interprété Clannad) – 1:42
Liste des titres (2000)
  1. Elk Hunt – 1:50
  2. Bridge at Lacrosse – 1:23
  3. Garden Scene – 3:20
  4. Ambush – 2:35
  5. The Glade – 3:16
  6. Fort Battle – 4:18
  7. The Courier – 2:30
  8. The Kiss – 2:49
  9. Stockade – 2:47
  10. Massacre – 6:54
  11. Ascent/Pursuit – 3:06
  12. Promontory – 5:38
  13. Top of the World – 3:01

Box-office[modifier | modifier le code]

Recettes 

Distinctions[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]