L'Éprouvette

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L’Éprouvette est une revue critique consacrée à la bande dessinée éditée par L'Association de janvier 2006 à janvier 2007. Son format est de 15×22 cm et elle contient plusieurs centaines de pages.

Le principe de la revue est de donner la parole en priorité aux auteurs et aux acteurs du monde de la bande dessinée, parole qui peut s'exprimer par le biais de textes ou bien de bandes dessinées, dans la continuité de la collection Éprouvette créée par l'éditeur en janvier 2005 (avec Plates-bandes, de Jean-Christophe Menu).

Numéro 1 (janvier 2006)[modifier | modifier le code]

Le premier numéro contient 192 pages et est organisé en quatre parties.

Après un éditorial rageur de Jean-Christophe Menu empruntant à l'esthétique Dada, on trouve diverses considérations sur la bande dessinée en général (Alex Baladi, Harry Morgan, Tanitoc), la supériorité de la parole de l'artiste sur celle des critiques (Joann Sfar), le plagiat dans la bande dessinée (Bernard Joubert) ou encore les dessinateurs d'Heroïc-Fantasy (Riad Sattouf). François Caradec y est interviewé par Jean-Christophe Menu.

Une deuxième partie, à laquelle contribuent en bande dessinée Mahler, Jean-Christophe Menu, Alex Baladi, Jean-Luc Coudray, Mathieu Sapin, Thiriet, Florence Cestac, Jean Bourguignon, Fafé, Fanny Dalle-Rive, José Parrondo, James, Vincent Sardon, Lewis Trondheim et BSK. Erwin Dejasse évoque son passé de « dédicaçolique », Florent Ruppert et Jérôme Mulot exposent à Menu leur façon novatrice de concevoir la dédicace, Fabrice Neaud développe une théorie cynique sur ce qui pousse auteurs et lecteurs aux festivals, tandis que Pacôme Thiellement rapproche dédicace et magie noire.

Le même Thiellement, Menu et Christian Rosset s'attaquent dans une troisième partie à la notion d'avant-garde en bande dessinée.

Enfin, « plantes-bataille », s'attache à poursuivre ce qui avait été inauguré en janvier 2005 par Menu dans Plates-bandes. Jochen Gerner, Jean-Louis Gauthey, James, Menu, Étienne Robial, Cestac, Latino Imperato, Yvan Alagbé, Sfar, David Vandermeulen et Riad Sattouf critiquent le pillage des découvertes des éditeurs alternatifs par les plus grands éditeurs, la standardisation du marché de la bande dessinée... et Hugo Pratt.

Numéro 2 (juin 2006)[modifier | modifier le code]

Les 415 pages du deuxième numéro, autour d'une équipe (auxquels on peut ajouter Pakito Bolino, Edmond Baudoin, qui évoque son passé, Yves di Manno et Matt Broersma) et d'une organisation (première centaine de pages non thématique, dernière centaine consacrée à la lutte contre ceux qui marchent sur les « plates-bandes » des alternatifs similaires (où est longuement interviewé Barthélémy Schwartz autour de l'aventure de la revue avant-gardiste de bande dessinée, Dorénavant (1986-1989) ), est centré sur trois thèmes :

  • L'« érosion progressive des frontières » ; par l'interrogation d'œuvres qui, tout en se rattachant à la bande dessinée, appartiennent aussi à d'autres arts, comme les travaux de Charlotte Salomon, Yves Deloule, Benoît Jacques. Julie Doucet y est interrogée à propos de son arrêt de la bande dessinée, Lefred-Thouron et Luz au sujet des rapports entre dessin de presse et bande dessinée.
  • Le plagiat. Bernard Joubert poursuit son exploration du manque de créativité dans le fumetti, Dominique Hérody, Fabrice Tarrin, Francis Masse et Morvandiau livrent leurs réflexions. Thiellement livre une analyse généraliste du plagiat autour des concepts d'immanence et de transcendance. Big Ben, créateur de Comix Club, revue critique dont il a dirigé chez Groinge les trois premiers numéros, attaque avec humour et autodérision la prétention de l'Association à régir le champ des alternatifs.
  • La disparition de Capsule Cosmique, dans un cahier spécial en couleurs et papier glacé auquel participe l'équipe de la défunte revue[1], qui règle ses comptes avec leur éditeur, qui les aurait abandonné non parce que le journal était déficitaire, mais parce qu'il n'était pas assez rentable.

Numéro 3 (janvier 2007)[modifier | modifier le code]

Afin d'éviter de sombrer dans le monolithisme, l'Association a décidé d'interrompre la parution de la revue à ce troisième numéro, dont le thème devrait être l'Éprouvette elle-même[2].

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Muzo, Nicolas Hubesch, Gwen de Bonneval, Jacques Azam, Hervé Tanquerelle, Lucie Durbiano, Appollo, Laurent Kling, Matthieu Bonhomme, Hugo Piette, Éric Sagot, Riad Sattouf, Lisa Mandel, Trap, Marion Montaigne, Jean-Luc Coudray, Morgan Navarro et Jean-Yves Duhoo.
  2. Jean-Christophe Menu, appel à contribution de l'Éprouvette no 3.

Références[modifier | modifier le code]