Kostanjevica (Görz)

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Kostanjevica
Image de l'Kostanjevica
Image de l'Kostanjevica

Ordre Ordre des frères mineurs
Fondation 1623
Site web samostan-kostanjevica.si
Localisation
Pays Drapeau de la Slovénie Slovénie
Région historique Goriška
Commune Nova Gorica
Coordonnées 45° 57′ 01″ nord, 13° 38′ 10″ est

Géolocalisation sur la carte : Slovénie

(Voir situation sur carte : Slovénie)
Kostanjevica

Le couvent de Kostanjevica, appelé du temps de l'Empire autrichien couvent de Görz (Goritz ou Gorice en français), se trouve en Slovénie.

Il est pour les royalistes français le petit Saint-Denis, car il abrite la sépulture des derniers Bourbons descendant du père de Louis XV, à l'instar de la cathédrale de Trieste[1], qui abrite la sépulture des Bourbons descendant du deuxième petit-fils de Louis XIV ou, pour les orléanistes, de la chapelle Saint-Louis de Dreux, qui abrite la sépulture des Orléans, descendant du second fils de Louis XIII.

Localisation[modifier | modifier le code]

À la limite de Nova Gorica, tout près de la frontière italo-slovène, s'élèvent sur une colline de 143 m de hauteur, l’église de l’Annonciation et le couvent franciscain qui la jouxte. Ce lieu, appelé Kostanjevica (italien : Castagnevizza) ou encore Kapela, comme le nomment aussi les habitants de la région, est un sanctuaire ancien et un centre de pèlerinage.

Histoire[modifier | modifier le code]

Vue de la crypte royale
Tombeaux de Charles X (à droite) et du dauphin (à gauche)

Les derniers membres de la famille des Bourbons de France exilés après la révolution de 1830 reposent dans la crypte :

  1. Charles X, roi de France et de Navarre puis prétendant au trône de France, « comte de Ponthieu »[2],[3] (9 octobre 1757 – 6 novembre 1836) (fils de Louis, dauphin de France et de Marie-Josèphe de Saxe)
  2. Louis-Antoine, dauphin de France puis prétendant au trône de France sous le nom de « Louis XIX », « comte de Marnes »[2],[4] (6 août 1775 – 3 juin 1844) (fils de Charles X et de Marie-Thérèse de Savoie) ;
  3. Marie-Thérèse de France, dauphine de France puis « comtesse de Marnes », épouse du précédent (18 décembre 1778 – 19 octobre 1851) (fille de Louis XVI et de Marie-Antoinette d’Autriche, épouse du « comte de Marnes ») ;
  4. Louise d'Artois, duchesse consort puis régente de Parme et de Plaisance (21 septembre 1819 – 1er février 1864) (fille de Charles-Ferdinand d'Artois, duc de Berry, et de Caroline de Bourbon-Siciles, petite-fille de Charles X et de Marie-Thérèse de Savoie, épouse de Charles III, duc de Parme) ;
  5. Henri d'Artois, prétendant au trône de France sous le nom de « Henri V », « comte de Chambord »[2] (29 septembre 1820 - 24 août 1883) (fils de Charles-Ferdinand d'Artois, duc de Berry, et de Caroline de Bourbon-Siciles, petit-fils de Charles X et de Marie-Thérèse de Savoie) ;
  6. Marie-Thérèse de Modène, « comtesse de Chambord », épouse du précédent (14 juillet 1817 – 25 mars 1886) (épouse du « comte de Chambord »).

Dans la crypte repose également l'un de leurs derniers fidèles, Pierre Louis Jean Casimir de Blacas d'Aulps.

Lors de la Première Guerre mondiale, alors que l'Italie et l'Empire austro-hongrois sont en guerre, le couvent est bombardé. L'impératrice d'Autriche-Hongrie, Zita de Bourbon-Parme, petite-fille de Louise de Parme, fait alors évacuer les sarcophages du couvent vers la crypte des Capucins située à Vienne. Ils reviennent à Gorizia en 1932, alors que la ville est devenue italienne. Après la Seconde Guerre mondiale, la ville passe sous domination yougoslave, devenant slovène lors de l'indépendance du pays en 1991. Le prince Alphonse de Bourbon, prétendant au trône de France, se rend au monastère en 1986 avec son fils, Louis de Bourbon, en 2017. En 2013 est créée l'association « Pour le retour à Saint-Denis de Charles X et des derniers des Bourbons », à l'initiative de Nicolas Doyen, Julien Morvan et Philippe Delorme. Si une partie des descendants du roi soutient ce projet, Louis de Bourbon s'y oppose, estimant que le comte de Chambord avait déjà réglé la question en souhaitant se faire enterrer dans le même édifice que son grand-père, que les moines franciscains s'occupent des sépultures depuis plus d'un siècle et demi avec dévouement et enfin que le monastère est un symbole de l'identité européenne, faisant partie du réseau européen de nécropoles royales (entre l'abbaye de Westminster, l'Escurial, la crypte des Capucins ou encore la basilique Saint-Denis)[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]