Kakemphaton

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Le kakemphaton (du grec κακέμφατος, malsonnant) est un calembour malheureux et involontaire.

Exemples[modifier | modifier le code]

[réf. nécessaire]

  • « Vous me connaissez mal : la même ardeur me brûle / Et le désir s'accroît quand l'effet se recule » : elle désire sa croix , quand les fesses reculent - Corneille, Polyeucte.
  • Sabine : « Je suis romaine hélas, puisque mon époux l'est » : nez-poulet - Corneille, Horace. Ce vers fut modifié plus tard par Corneille en : « Je suis Romaine, hélas ! puisque Horace est Romain » ; il reste encore : Je suis romaine et lasse
  • « Son crâne était ouvert comme un bois qui se fend. » : son crâne était tout vert - Victor Hugo, "Souvenir de la nuit du 4", Les Châtiments.
  • « Vierge non encor née, en qui tout doit renaître » : vierge non encornée - Jean-Baptiste Rousseau, "Ode à la postérité", Odes, livre IV, ode X.
  • « Car ce n'est pas régner qu'être deux à régner » : araignée - Corneille, La Mort de Pompée
  • « Je sortirai du camp, mais quel que soit mon sort / J'aurai montré, du moins, comme un vieillard en sort » : vieil hareng saur - Adolphe Dumas
  • « Dans les coups durs, reste fier, sois-en sûr si Tu as du courage, tu ne tomberas pas » : sois en sursis - Tragédie, chanson Bye bye

Dans un pastiche de tragédie de Racine :

  • « Et dans son sein vingt fois ce fer a repassé » : fer à repasser - Paul Reboux, Charles Müller, 1913, À la manière de...

Notes et références[modifier | modifier le code]

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