Jean-Paul Ney

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Jean-Paul Ney
Naissance (39 ans)
Prades
Nationalité Française
Profession Photojournaliste

Jean-Paul Ney, né le à Prades dans les Pyrénées-Orientales, est un photojournaliste indépendant français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Travail pour la presse et les médias[modifier | modifier le code]

Après avoir travaillé un temps avec l’agence Gamma[1], Jean-Paul Ney collabore, entre autres, au magazine Securimag[2], à Canal+ et à sa filiale I-Télé[3] qu’il quitte en 2003 « suite à la pression du cartel des banques, puis d'une secte [...] en service commandé », selon sa propre expression[4].

En 2002, il fonde le magazine bimestriel Le Monde confidentiel, dont il devient directeur de la rédaction. Rebaptisé Le Confidentiel, à la suite de la demande du quotidien Le Monde[réf. nécessaire], cette publication traite des questions de défense et de géostratégie[5] et s’arrêtera après un an et cinq numéros[réf. nécessaire].

Jean-Paul Ney rejoint alors le photographe Philippe Poulet pour travailler sur une série de livres et de documentaires de télévision sur les forces spéciales et les services d’élite de la police nationale.[réf. insuffisante]

Il a également travaillé pour le magazine SVM[6], et est l’un des principaux journalistes de l’agence Presse Défense, une « agence photographique et vidéo dont le contenu est exclusivement axé sur la défense, le homeland security et le reportage photographique de terrain[7]. »

En janvier 2009, la Metula News Agency (ou Ména) a publié un article évoquant l’« immersion » du photoreporter, décrit comme « proche de la Ména », dans l’unité d’infanterie d’élite Khérev (« Sabre ») de l’armée israélienne, « composée en majorité de Druzes israéliens » et qui « pour la première fois [...] acceptait d’intégrer un reporter dans ses rangs en phase opérationnelle[8]. »

En novembre 2009, il intervient à l'École supérieure de journalisme de Paris, dans le cadre des Conférences du mardi en qualité de « correspondant de guerre »[9]. Avec Frédérique Romano, il fonde la même année le site Les Grandes Oreilles, présenté comme un « journal satirique »[10], puis en 2012 infosdefense.com « site d’informations d’actualité et de contenu traitant des questions stratégiques, de défense, de sécurité internationale et sécurité intérieure »[11] et KickStarTV, une « WEB TV généraliste » proposant une plateforme de financement participatif pour la production de films documentaires, de reportage ou de fiction[12].

Il est par ailleurs consultant de la chaîne israélienne I24news[13].

Travail sur la sécurité[modifier | modifier le code]

Jean-Paul Ney, qui a publié plusieurs ouvrages consacrés aux thèmes de la cybercriminalité, est cofondateur d’Intelink, division du groupe Digital Network spécialisé dans « l'intelligence et la veille stratégique sur les sujets du renseignement, de l'infoguerre, du terrorisme, de l'économie, de la géostratégie et de la géopolitique »[14].

Il est co-fondateur du CIRET-AVT (Centre international de recherches et d’études sur le terrorisme et l’aide aux victimes du terrorisme)[15] avec Saïda Banhabilès, ancienne ministre algérienne, Anne-Marie Lizin, ancienne présidente du Sénat belge, et Yves Bonnet[16], ancien directeur de la DST (de 1982 à 1985), et qui a pour objet « le support de recherches sur l’observation de l’état de la sécurité en matière internationale, et en particulier de terrorisme et de protection des victimes du terrorisme, la traduction de textes liés à ces matières, la tenue d’une documentation pertinente, la mise en place d’une base de données, la mise en place de réunions d’information, des colloques et autres conférences. »[réf. insuffisante]

Il est cofondateur de l’IICRAI (Institut international de la coordination et de la réponse aux attaques informatiques) avec Christophe Casalegno, directeur technique du groupe Digital Network[15],[17], et de l’IIHEC (Institut international des hautes études de la cybercriminalité)[15] avec Daniel Martin, ancien commissaire divisionnaire consultant en sécurité à l’OCDE[18] Cette structure ne semble plus avoir aucune activité depuis 2004, aucune mention dudit Institut ne figurant à l’adresse indiquée[réf. insuffisante].

Enfin, il est membre fondateur, vice-président et secrétaire général du CJDSI (Commission des journalistes de la défense et de la sécurité intérieure et des correspondants de guerre)[19], fondée en janvier 2006 regroupant des journalistes et des représentants des ministères de la Défense et de l’Intérieur[20]. Parmi les autres membres fondateurs, on trouve Thomas Kisszalai et Philippe Poulet, cofondateurs de l'agence Presse Défense, ainsi que Christophe Casalegno, Daniel Martin et Regis Le Sommier[19].

Les sites web de ces différentes organisations sont hébergés par le groupe Digital Network[21].

Polémiques et démêlés judiciaires[modifier | modifier le code]

Personnalité contestée, Jean-Paul Ney a été mis en cause dans plusieurs affaires.

En mai 2003, Jean-Paul Ney est mis en examen pour « vol et atteinte à la sûreté de l’État » par le juge antiterroriste Gilbert Thiel dans le cadre d’une enquête sur la disparition d’une carte d’accès au réseau sécurisé Rimbaud (Réseau interministériel de base uniformément durci), alors qu’il est employé comme vigile au Ministère des Affaires étrangères[22]. Selon Le Point, sa source aurait été le commissaire de police Hubert Marty-Vrayance, ex-fonctionnaire des Renseignements généraux[23].

Entre 2001 et 2003, Jean-Paul Ney s’en prend au webmestre du site kitetoa.com, Antoine Champagne. Mis en examen pour « menaces de mort réitérées » à l’encontre de ce dernier le , Jean-Paul Ney, défendu par Me Dominique Labbé, est reconnu coupable des faits qui lui sont reprochés au terme d’un procès devant le Tribunal de grande instance de Nanterre[24]. Le , il est condamné à un an de prison avec sursis assorti d’une obligation « de se soumettre à des mesures d’examen, de contrôle, de traitement ou de soins médicaux, même sous le régime de l'hospitalisation notamment des soins psychologiques et psychiatriques » (jugement du TGI de Nanterre en date du 10 mars 2004, au titre de l'article 132-45 3° du Code Pénal), 3 000 € de dommages et intérêts et 1 000 € au titre de l’article 475-1 du code de procédure pénale (frais irrépétibles)[25]. À la suite d'une nouvelle affaire de diffamation « par un moyen de communication électronique » envers Antoine Champagne survenue le , Jean-Paul Ney est condamné par le Tribunal de grande instance de Nanterre à 5 000 € d’amende, 8 000 € de dommages et intérêts et 5 000 € au titre de l’article 475-1 du code de procédure pénale, avec obligation de publication du jugement sur les différents sites lui appartenant, le [26].

En janvier 2015, Jean-Paul Ney publie sur son compte Twitter un avis de recherche provenant, selon lui, de « sources gouvernementales » et sur lequel figurent les noms, prénoms et dates de naissance de trois suspects dans l'attentat contre Charlie Hebdo[27], document repris aussitôt par Pierre Martinet et le site JSS News « proche de l’extrême droite israélienne »[28],[29]. L'un d'eux, lycéen, sera rapidement innocenté.

En juillet 2015, à la suite de la suspension de son compte Twitter en raison de prétendues « publication d'informations confidentielles ou privées », Antoine Champagne (alias Kitetoa) revient dans un article publié sur son site Reflets.info sur son contentieux avec Ney[30] et mentionne l'existence d'un blog recensant les plagiats qu'aurait commis le reporter, sur ses sites web comme dans la presse papier.

Arrestation en Côte d’Ivoire[modifier | modifier le code]

Le , Jean-Paul Ney est arrêté à Abidjan (Côte d’Ivoire) par la DST[31], en compagnie de neuf autres personnes, un Français, trois Ivoiriens, quatre Maliens et un Gambien[32]. Inculpé par le procureur de la République d’Abidjan, Raymond Tchimou[33], pour « atteinte à la sûreté de l’État »[34], il est écroué le 17 janvier. Il lui est reproché par les autorités ivoiriennes d’avoir « rôdé autour du QG de la Radio-télévision ivoirienne (RTI), [...] porteur d’équipements électroniques - du matériel photo. »[32]

Cette affaire, dite « complot de Noël »[35], survient dans un contexte tendu, deux journalistes français, Thomas Dandois et Pierre Creisson, ayant déjà été arrêtés pour les mêmes motifs au Niger le , et étant passibles de la peine de mort[36]. Affirmant « être en reportage pour le compte d’une grande agence photo »[37], Ney est soupçonné de collusion avec l’ancien putschiste Ibrahim Coulibaly, en exil au Bénin, dans une présumée tentative de coup d’État visant à destituer le président ivoirien Laurent Gbagbo[32] et son Premier ministre, Guillaume Soro, ancien allié de Coulibaly au sein des Forces Nouvelles[38].

Alors que le Ministère des Affaires étrangères assure par l’intermédiaire de l’Ambassade de France que ses ressortissants bénéficient de « la protection consulaire », l’association Reporters sans frontières, après avoir « exprimé son inquiétude »[39], préfère « prendre ses distances avec ce personnage dès lors qu’il n’a pas été inculpé pour une affaire de presse »[40] Le quotidien Libération qualifie quant à lui de « farfelue » la liste des collaborations médiatiques qu’évoque Jean-Paul Ney sur son site[41]. Le , une mutinerie éclate à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (MACA) où est détenu Jean-Paul Ney, faisant plusieurs blessés[42].

Un site web[43] et un groupe Facebook sont créés pour demander la libération de Jean-Paul Ney. L’avocat Gilbert Collard est chargé par le père de Jean-Paul Ney d’assurer sa défense[1].

Le , au lendemain d'un entretien entre le président ivoirien Laurent Gbagbo et le secrétaire d’État français à la Coopération Alain Joyandet[44], Jean-Paul Ney est libéré de la prison à Abidjan après seize mois de détention[45]. Il rentre en France trois jours plus tard. Un documentaire réalisé par l’agence Capa[46] a tenté de démêler les liens et définir les responsabilités des différents participants à l’affaire[47],[48].

Engagement politique[modifier | modifier le code]

Jean-Paul Ney a rejoint en 2010 la liste Union républicaine populaire de Christian Jeanjean pour le Languedoc-Roussillon, section des Pyrénées-Orientales[réf. insuffisante][49]. Il n'a cependant pas été élu, la liste n'ayant recueilli que 2,03 % des suffrages au 1er tour[50].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Pascal Ceaux, « Jean-Paul Ney, le prisonnier d'Abidjan », L'Express, 11 mars 2009.
  2. Article consacré au piratage de cartes bancaires dans le n°26 de mars/avril 2002, reprenant en partie les informations des reportages réalisés pour Canal + et I-Télé.[réf. insuffisante]
  3. Deux reportages diffusés par Canal+ et I-Télé le sur la fraude à la carte bancaire et la Yescard.[réf. insuffisante]
  4. « Enquête au cœur des journalistes d’investigation » sur lepost.fr.
  5. « Couverture du n°2, octobre-novembre 2003 » (version du 27 septembre 2003 sur l'Internet Archive)
  6. Catalogue INIST
  7. « Page d'accueil » (version du 28 août 2008 sur l'Internet Archive), « Biographie de J.-P. Ney » (version du 10 octobre 2008 sur l'Internet Archive)
  8. Stéphane Juffa, « « Un grand reporter détenu à Abidjan » » (version du 19 novembre 2011 sur l'Internet Archive) sur menapress.com.
  9. « Présentation de la conférence de J.-P. Ney à l'ESJ Paris » (version du 26 février 2010 sur l'Internet Archive)
  10. « À propos », lesgrandesoreilles.com. Hébergé par Digital Network, le site semble ne plus avoir d'activité depuis 2013.
  11. « À propos », infosdefense.com. Hébergé par Digital Network.
  12. « Conditions générales d’utilisation », kickstartv.com.
  13. Kocila Makdeche, « Ce qui dérange dans le rapport du député Malek Boutih sur le jihadisme », francetvinfo.fr, 7 jullet 2015.
  14. « « Qui sommes nous ? » » (version du 3 septembre 2011 sur l'Internet Archive)
  15. a, b et c Présentation de J.-P. Ney sur digital-network.net.
  16. « Les fondateurs du CIRET-AVT » (version du 24 mars 2012 sur l'Internet Archive)
  17. « Biographie de J.-P. Ney » (version du 7 octobre 2011 sur l'Internet Archive)
  18. Site officiel.
  19. a et b « Membres fondateurs » (version du 9 juin 2010 sur l'Internet Archive)
  20. Augustin Scalbert, « Mystérieuse détention d'un photographe français à Abidjan », Rue 89, 8 janvier 2008.
  21. Partenaires sur digital-network.net.
  22. « Justice : un journaliste indépendant, Jean-Paul Ney, a été mis en examen pour « vol et atteinte à la sûreté de l'Etat » », Le Monde, 3 mai 2003.
  23. Christophe Deloire, « L'homme qui en savait trop », Le Point n°1598, 2 mai 2003
  24. Copies des pièces du dossier d’instruction sur kitetoa.com.
  25. [PDF] Copie du jugement du 10 mars 2004. (source à prendre avec précaution, non en raison de son authenticité, mais de son hébergement sur le site de la partie civile)
  26. [PDF] Copie du jugement du 5 février 2008 (id.).
  27. Pascale Robert-Diard, « Une si longue journée de peurs et de rumeurs », Le Monde, no 21767,‎ , p. 7 (lire en ligne)
  28. Robin D'Angelo, « La folle journée de Mourad HamydPour les médias, c’était « le troisième homme » », sur Streetpress.com,‎ (consulté le 10 janvier 2015)
  29. David Perrotin, « Charlie Hebdo : la journée de Mourad H., accusé à tort d’être un terroriste », sur Rue89,‎ (consulté le 10 janvier 2015)
  30. « Quand Twitter suspend le compte d’un des journalistes de Reflets », sur reflets.info (consulté le 9 août 2015)
  31. (en) « French reporter arrested in Ivory Coast », africa.reuters.com, 5 janvier 2008 (archive Wikiwix).
  32. a, b et c Reuters, « Dix personnes, dont 2 Français, inculpées pour complot à Abidjan », lepoint.fr, 17 janvier 2008.
  33. Associated Press, « Côte d'Ivoire: journaliste français arrêté », lefigaro.fr, 17 janvier 2008.
  34. Reuters, « Un journaliste français arrêté en Côte d'Ivoire », lepoint.fr, 4 janvier 2008.
  35. « Dix personnes inculpées pour complot », rfi.fr, 18 janvier 2008.
  36. « Thomas Dandois et Pierre Creisson sont sortis de prison », 20 Minutes, 18 janvier 2008.
  37. « « Côte d'Ivoire : un ressortissant français entendu par le contre-espionnage » » (version du 14 février 2009 sur l'Internet Archive), LCI, 6 janvier 2008.
  38. « « Abidjan révèle l'identité du journaliste arrêté » » (version du 27 février 2008 sur l'Internet Archive), nouvelobs.com, 7 janvier 2008.
  39. « Communiqué de RSF » (version du 2 mai 2009 sur l'Internet Archive)
  40. Journaliste arrêté à Abidjan : pour RSF, « ce n’est pas une affaire de presse », 20 Minutes, 18 janvier 2008.
  41. Thomas Hofnung, « Jean-Paul Ney, un drôle de journaliste en prison à Abidjan »,Libération, 19 janvier 2008.
  42. « Mutinerie dans la prison d'Abidjan », rfi.fr, 13 décembre 2008.
  43. « freejeanpaulney.com » (version du 23 septembre 2008 sur l'Internet Archive)
  44. « Jean-Paul Ney en liberté provisoire mercredi ? », Europe 1, 5 mai 2009.
  45. « Le journaliste français Jean-Paul Ney a été remis en liberté », france24.com, 7 mai 2009.
  46. Jean-Paul Billault et Emmanuel Razavi, Manipulations sous haute tension, diffusé sur la chaîne Planète le 22 avril 2009.« Présentation sur le site de capatv.com » (version du 24 avril 2009 sur l'Internet Archive) et extrait sur Youtube.
  47. Hélène Marzolf, « Jean-Paul Ney, barbouze, reporter ou marionnette ? » sur telerama.fr, 11 mai 2009.
  48. David Servenay, « Tentative de coup à Abidjan : la France du renseignement savait », Rue89, 28 avril 2009.
  49. « Site officiel de Christian Jeanjean » (version du 5 mars 2010 sur l'Internet Archive)
  50. Résultats des élections régionales de 2010 en Languedoc-Roussillon sur le site du ministère de l'Intérieur

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Terreurs virtuelles : Les Nouvelles Menaces à l’aube du XXIe siècle, éd. Carnot, coll. « Cicéron », novembre 1999 (ISBN 978-2-912362-42-1)
  • Avec Michel Chevalet : SOS Bogue : Pour agir d’urgence, éd. Carnot, coll. « Entreprise », décembre 1999 (ISBN 978-2-912362-25-4)
  • Avec Laurent Touchard : Le Livre noir du terrorisme : Que savent les états ? Que nous cachent-ils ?, éd. La Pieuvre noire, octobre 2004 (ISBN 978-2-9518590-2-9). Préface d’Yves Bonnet.
  • Souriez, on vous espionne, éd. Le Cherche-Midi, coll. « Document », avril 2005 (ISBN 978-2-7491-0383-9)
  • Avec Philippe Poulet et Jean-François Guiot : SPHP : Le Dernier Rempart, éd. Mission Spéciale Productions, août 2007 (ISBN 978-2-916357-12-6). Préface de Nicolas Sarkozy.
  • Avec Jean-Michel Asselin, Jocelyn Chavy et Jean-Pierre Martin : Troupes de montagne : Combattants d’altitude, la 27e brigade d’infanterie de montagne, éd. Mission Spéciale Productions, décembre 2007 (ISBN 978-2-916357-11-9)
  • FBI : Cent ans d’un mythe, Timée éditions, mai 2008 (ISBN 978-2-35401-059-1)

Liens externes[modifier | modifier le code]