Jean-Marie Mokoko

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Jean-Marie Mokoko
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Biographie
Naissance
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MossakaVoir et modifier les données sur Wikidata
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Formation
Activité

Le général Jean-Marie Michel Mokoko, né le 19 mars 1947 à Mossaka, est un officier supérieur ayant exercé les fonctions de chef d'état-major des armées du Congo-Brazzaville.

Formation[modifier | modifier le code]

Il fréquente l'école militaire préparatoire Général-Leclerc à Brazzaville.

Il prépare ensuite le concours de Saint-Cyr à la corniche Bournazel du Lycée Dumont d'Urville de Toulon et intègre en 1970 l'École spéciale militaire de Saint-Cyr. Pendant cette période l'école est dirigée par le général de brigade Jean Richard

De 1970 à 1972, il est élève-officier appartenant à la promotion no 157 « Général de Gaulle »[1] tout comme les anciens CEMA ivoirien et sénégalais le général Mathias Doué et le général Babacar Gaye, le défunt général Ilunga Shamanga, chef d'état-major particulier du maréchal Mobutu, et les officiers français suivants: le général Bernard Périco, ancien commandant la Brigade de sapeurs-pompiers de Paris[2], le général de corps d'armée Jean-Loup Moreau actuel inspecteur de l'armée de terre[3] et le général Elrick Irastorza actuel chef d'état-major de l'armée de terre[4].

Le seul compatriote dans la promotion est Emmanuel Eta Onka. Il y retrouve comme ancien Sébastien Goma.

Il est aussi de la même promotion que les militaires sénégalais suivants: colonel Mbaye Faye (ancien sous-CEM), le colonel de gendarmerie Alioune Badara Niang (ancien DG du Port autonome de Dakar en remplacement de Pathé Ndiaye[5]), général Abdoulaye Dieng (ambassadeur du Sénégal en Guinée-Bissau[6]) et l'intendant colonel Oumar Niang (attaché militaire au Maroc).

Il poursuit à l'école d'application du génie d'Angers. Il est ensuite diplômé de l'École d'état-major de Compiègne.

Carrière[modifier | modifier le code]

Il est directeur central du génie du 3e régiment d'infanterie motorisée et de l'armée de terre. Le chef d'état-major de l'époque est Victor Ntsikakabala. En 1979, il est capitaine. Il a été chef de corps de l'infanterie et commandant de la zone autonome de Brazzaville (ZAB). Tout en gardant le commandement de la ZAB, il est nommé adjoint au chef d'état-major le colonel Emmanuel Elenga au commande l'armée depuis 1984.

En 1987, il succédera à Elenga au poste de chef d'État-Major des armées du Congo. Il tenta de dépolitiser l'armée pour mettre fin au coup d'État. En 1990, il est général de brigade.

Le 18 juillet 1993, il démissionne du poste sentant sa vie en danger, et s'exile en France.

En février 2005, l est nommé conseiller du président Denis Sassou-Nguesso responsable du département de la Paix et de la Sécurité en Afrique.

En 2006, le général Mokoko est représentant spécial du président en exercice de l'Union africaine, Denis Sassou-Nguesso.

Le 13 février 2016, Jean Marie Michel Mokoko est candidat indépendant à l'élection présidentielle du 20 mars[7] au Congo-Brazzaville. Alors qu'il rentre dans son pays pour se préparer à cette échéance électorale, il est agressé à l'aéroport international Maya Maya de Brazzaville. Le général accuse des éléments de la police nationale. Quelques jours plus tard, une vidéo montrant le général en train de planifier un coup d'État, circule sur internet et les réseaux sociaux. Il est convoqué à la Direction générale de la surveillance du territoire (Dgst). Le général refusera de se rendre à la convocation, mettant en avant le respect de la hiérarchie militaire qui ne donnait aucun droit à un colonel de le convoquer, lui, général ; puis son immunité diplomatique puisqu'à cette date, il était encore en poste auprès de l'Union africaine.

Le 17 février, dans une déclaration lue à la télévision nationale, le Procureur de la République du Congo, Oko Ngakala dit avoir prescrit le 17 février 2016, en application des articles 12 nouveau et 29 du code de procédure pénal, l’arrestation immédiate de Jean-Marie Michel Mokoko et de procéder sans délais à son interrogatoire. sur ordre du procureur de la République de Brazzaville[8]. JMMM se rendra à ces différentes convocations sans être finalement arrêté.

À la faveur d’une conférence de presse qu’il a animée le 7 mars à Brazzaville, le candidat indépendant à l’élection présidentielle du 20 mars prochain, Jean-Marie Michel Mokoko a déballé son plan de résolution des problèmes qui se posent dans le pays. Abordant la question sur ses démêlés avec la justice, Jean-Marie Michel Mokoko a signifié qu’il n’a jamais voulu se soustraire de l’action de la justice tout en regrettant cet acharnement contre sa personne. « Dans un État qui se respecte lorsqu’on est en période électorale et qu' un des candidats a eu sa candidature validée, sans que l’action de justice ne soit écartée, la bienséance commanderait qu’on suspende ses interpellations pour pouvoir laisser le candidat battre campagne », a -t-il dit.

Appel du "24 mars"

"Il est temps de cesser d'avoir peur! Je vous demande de réclamer votre vote confisqué et volé", écrit le général Mokoko, sans préciser ce qu'il entend par un mouvement de désobéissance civile.

"Ce n'est pas un appel à manifester, l'opposition ne veut pas un bain de sang. Il est demandé à la population de ne pas aller au travail, c'est une grève générale, une protestation pacifique", a précisé à Paris l'un des avocats du général, Me Norbert Tricaud, lors d'une conférence de presse.

"Le général Mokoko et l'ensemble de l'opposition réclament un recomptage du vote sous contrôle d'observateurs internationaux", a-t-il rappelé. "Le général n'est pas un putschiste, il veut que l'on reconnaisse que la victoire du peuple congolais a été volée", a renchéri son représentant en France, Marc Mapingou[9]. Version audio complète ici.

  • Le[10] général Mokoko inculpé pour "atteinte à la sûreté intérieure de l’État"
  • Le 17 juin 2016, Le général à la retraite Jean-Marie Michel Mokoko, a été inculpé pour "atteinte à la sûreté intérieure de l’État", a-t-on appris jeudi auprès de son avocat. "Le général Mokoko a été présenté au procureur de la République qui, suivant (le) réquisitoire introductif, a ouvert une information devant le cabinet du doyen des juges d’instruction pour deux chefs d’inculpation : atteinte à la sûreté intérieure de l’État et détention illégale d'armes et munitions de guerre", a déclaré Me Yvon Éric Ibouanga. "Pour des raisons d'audition et d'enquête (...) il est en détention préventive à la maison d'arrêt de Brazzaville au moment où nous parlons", a-t-il ajouté. Selon Me Ibouanga, le général Mokoko a réfuté en bloc les chefs d'inculpation retenus contre lui.

Publications[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]