Jacques Grosperrin

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Jacques Grosperrin
Illustration.
Jacques Grosperrin en janvier 2014.
Fonctions
Sénateur du Doubs
En fonction depuis le
(5 ans, 9 mois et 1 jour)
Élection 28 septembre 2014
Groupe politique UMP puis LR
Conseiller général du Doubs
élu dans le canton de Besançon-Est

(7 ans)
Prédécesseur Claude Salomon
Successeur Éric Alauzet
Conseiller régional de Franche-Comté

(10 ans, 6 mois et 25 jours)
Prédécesseur Alain Joyandet
Successeur Pascale Jego
Député de la 2e circonscription du Doubs

(4 ans, 11 mois et 30 jours)
Groupe politique UMP
Prédécesseur Paulette Guinchard-Kunstler
Successeur Éric Alauzet
Biographie
Date de naissance (64 ans)
Lieu de naissance Baden-Baden (Allemagne)
Nationalité Française
Parti politique Les Républicains
Enfants 3 enfants
Diplômé de Université Lumière Lyon II (doctorat)
Profession Professeur agrégé

Jacques Grosperrin est un homme politique français né le à Baden-Baden (Allemagne). Membre des Républicains, il a été conseiller général du canton de Besançon-Est de 2001 à 2008, vice-président chargé des collèges, du sport et de l'éducation de 2001 à 2004, député de la deuxième circonscription du Doubs de 2007 à 2012. Il démissionne de son mandat de conseiller régional de Franche-Comté dès son élection de sénateur le mais reste conseiller municipal de Besançon.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né le , Jacques Grosperrin est professeur agrégé d'éducation physique à l’université de Franche-Comté, titulaire d'un DEA à l'U.F.R Staps de l'Université Clermont-Ferrand II et titulaire d'un doctorat de lettres, en sciences de l'éducation de l'Université Lumière Lyon II[réf. nécessaire][1].

Il a été conseiller régional de Franche-Comté de 2004 a 2014, chargé de la 4e commission : « Transports – Infrastructures – Habitat – Politique de la ville » et de la 5e : « Environnement – Énergie – Tourisme – Patrimoine – Sport – Coopération ». Il fut également conseiller général et président de la commission éducation-collège. Il démissionne pour cause de cumul des mandats de son poste de conseiller régional de Franche Comté.

Il a été président du Dojo Franc Comtois (1986-2011) ainsi que président–fondateur de Coup de pouce (soutien scolaire), Toboggan (psychomotricité pour les enfants de 4 à 6 ans) et France humanitaire (cabinet dentaire pour les démunis).

Il a été également professeur de judo, ceinture noire 5e dan et ancien champion de France universitaire de Lutte et vice champion de France universitaire de Judo.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Il a 3 enfants et 6 petits enfants.

Mandat de député[modifier | modifier le code]

Il a été élu lors du second tour des élections législatives françaises de 2007 député à la deuxième circonscription du Doubs (Besançon-Est) avec 52,78 % contre la socialiste Marie-Guite Dufay. Il était arrivé en tête au premier tour avec 45,27 % des suffrages avec une liste d'union de la droite devant Marie-Guite Dufay (29,13 %). Secrétaire de la commission des affaires culturelles et de l’éducation de l’Assemblée nationale, il sera l'auteur de trois rapports parlementaires. En , il publie un rapport sur « Agir pour davantage d'égalité des chances et d ouverture à la diversité dans l'accès à l'emploi des jeunes : une urgence », où il montre la pertinence des écoles de la deuxième chance. Responsable de la mission parlementaire '« Mission d'information sur la formation initiale et les modalités de recrutement des enseignants », il prône l'inclusion dans la licence des modules relatifs au socle commun des compétences et de mieux articuler le concours et le master en organisant des épreuves d’admissibilité, à caractère académique en fin de licence et des épreuves d'admission, à caractère professionnel, en fin de master, celles-ci devant évaluer les compétences didactiques des candidats et leur capacité à appréhender les problématiques transversales du métier et de l'école. Le texte a été adopté par la mission et sa publication sous la forme d'un rapport d information n° 4033 : « Mieux former les enseignants en  »[2].

Il est l'auteur d'un rapport qui fait référence en France sur le socle commun des connaissances et compétences au collège. Le Rapport Grosperrin est mis en ligne et consultable sur le site du ministère de l'Éducation nationale.

Il perd les élections législatives de 2012 dans la deuxième circonscription du Doubs de 89 voix.

Au second tour des municipales de mars 2014, le maire sortant Jean-Louis Fousseret emporte la triangulaire gauche-droite-FN à la majorité relative avec moins de 3 % d'écart, ce qui constitue le meilleur score de la droite républicaine depuis 1983 (651 voix d'écart avec 49,3 %).

Sénateur[modifier | modifier le code]

Il a été investi en à l'unanimité par la commission présidée par le triumvirat de l'UMP (Alain Juppé, François Fillon et Jean-Pierre Raffarin) pour mener une liste d'union pour les sénatoriales de avec l'UDI et le MoDem avec Christine Bouquin (DVD), présidente du conseil départemental du Doubs et ce en continuité des municipales de Besançon. Jacques Grosperrin est élu sénateur du Doubs le 28 septembre 2014. Rapporteur du budget de l'enseignement supérieur pour la loi de finances 2015 au Sénat, il « porte » l'ordonnance de la création de l'université des Antilles. Il est nommé en rapporteur de la commission d'enquête du Sénat « Perte des repères républicains et difficultés des enseignants », qui proposera des préconisations après six mois d'auditions à venir.

En , il démissionne du Conseil supérieur des programmes (institution de 18 membres créée en 2013). Il critique notamment « l'idéologie » et « les dérives communautaires » et considère cette instance, contrairement à sa mission de garantir la transparence du processus d'élaboration de ces programmes comme « le bras armé de la ministre de l'Éducation nationale »[3].

Il est nommé en 2015 sénateur au conseil d'administration du Haut conseil d'évaluation de la recherche et de l'enseignement supérieur.

En , il figure dans la liste des parlementaires parrainant la candidature de Jean-François Copé à la primaire présidentielle des Républicains de 2016[4].

Il est nommé parlementaire en mission par le gouvernement en avec le député de l'Hérault Patrick Vignal pour la reconnaissance des MMA (Arts martiaux mixtes).

Rapporteur du budget pour l'enseignement supérieur, il devient en vice président de la commission culture. Le champ de compétences de la commission de la culture, de l'éducation et de la communication recouvre principalement l'éducation, la recherche, la culture, la communication, la francophonie, le sport, la jeunesse et la vie associative.

Il est par ailleurs devenu sénateur rapporteur pour le projet de loi relatif à l'Orientation et à la Réussite des Etudiants (ORE) déposé le . En effet, trois défis majeurs ont nécessité une réforme de l'entrée dans l'enseignement supérieur, à savoir : la hausse toujours plus importante du nombre d'étudiants dans l'enseignement supérieur, un échec massif en licence et des difficultés sur la plateforme d'Admission post bac APB.

Au sujet de la nouvelle plateforme Parcoursup ayant remplacé APB, il annonce le le dépôt d'une proposition de loi à la rentrée afin de rendre obligatoire la publication des « algorithmes locaux » utilisés pour chaque formation[5]. Selon lui, « Si les attendus et les critères généraux sont connus, les candidats sont néanmoins en droit de disposer de l’information la plus complète possible leur permettant de formuler des vœux réalistes et éclairés »[6].

Références[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. « Municipales 2014 : les 55 noms de la liste de Jacques Grosperrin », sur Ma commune (consulté le 1er août 2019)
  2. [1].
  3. « Coup de chapeau - Jacques Grosperrin », Le Figaro Magazine, semaine du 29 mai 2015, page 28.
  4. Jean-François Copése qualifie pour la primaire à droite, Le Figaro
  5. « Parcoursup : une proposition de loi bientôt déposée », sur Public Sénat (consulté le 1er août 2019)
  6. « Parcoursup : un an II moins chahuté », sur lemonde.fr, (consulté le 1er août 2019)

Liens externes[modifier | modifier le code]