Internationalisme médical cubain

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Intervention chirurgicale par un médecin cubain dans un campement du PAIGC. Sara, Guinée-Bissau, 1974.
Centre de consultation médicale à Vargem Grande dans l'état du Maranhão, au Brésil en 2013.

L'internationalisme médical cubain ou coopération médicale internationale de Cuba est la politique cubaine initiée après la révolution cubaine de 1959 consistant d'une part à envoyer du personnel médical à l'étranger et d'autre part à accueillir des étudiants en médecine et des patients à Cuba. En 2016, 50 000 médecins cubains sont présents dans 62 pays, couplant ces services à des campagnes d'alphabétisation. Ces services payants rapportent à Cuba 11 milliards de dollars, les salaires des médecins étant perçus par l’État cubain qui n’en reverse qu’une faible partie au personnel médical, mais utilise cette manne pour financer l'éducation et un système de santé, tous deux gratuits pour la population.

Initiative[modifier | modifier le code]

L'origine du développement spectaculaire de ce système médical est dû à la carence de médecins et de spécialistes qui préférèrent émigrer au début de la Révolution plutôt que de voir leur niveau de vie baisser. La moitié des 6 912 médecins abandonnent ainsi l'île. Les deux tiers des hôpitaux se concentraient alors dans la capitale tandis que la moitié de la population vivait à la campagne. Le gouvernement de Fidel Castro recrute des jeunes campagnards connaissant bien la vie tropicale et met en place un système de formation rapide[1].

La coopération internationale débute avec l'envoi en Algérie, en 1963, de médecins, après la décolonisation française[1]. La médecine cubaine est internationalement reconnue pour son efficacité. Par exemple, l'organisation mondiale de la Santé l'a félicité en 2015, pour avoir été le premier pays, et avec le plus faible taux (2 %), à éliminer la transmission du VIH (Sida) et de la syphilis congénitale, de la mère à l'enfant. L'enquête a été menée par le comité régional d’experts indépendants réunis par l’organisation panaméricaine de la santé (OPS) et validé par un examen par un comité mondial de validation. Les médicaments sont donnés gratuitement dans les pharmacies[2].

Missions à l'étranger[modifier | modifier le code]

Anticolonialisme[modifier | modifier le code]

Consultation par un médecin cubain. Sara, Guinée-Bissau, 1974.

Ce programme débute en 1963, il s'agit alors de l'un des axes de la politique étrangère de Cuba en faveur des luttes anticolonialistes. La première action des Cubains consiste à envoyer un petit groupe de médecins en Algérie, pays qui est en déficit de personnel médical à la suite du retrait des médecins français après la guerre d'Algérie[3]. Des soldats et des enfants blessés sont aussi transférés à Cuba afin d'être traités lors de cette opération. À cette époque, le pays connait lui-même une pénurie de médecins, en effet la moitié des 6 000 médecins cubains ont fui à la suite de la révolution.

Entre 1966 et 1974, les docteurs cubains travaillent côte à côte avec le contingent de soldats envoyé appuyer les forces indépendantistes de Guinée-Bissau dans leur combat contre la puissance coloniale portugaise[4]. L'opération de plus grande envergure initiée à cette époque par Cuba s'effectue en Angola, après deux ans de présence en 1977, les seize provinces du pays à l'exception d'une seule comptent du personnel cubain[5]. À partir de 1979, date à laquelle les sandinistes prennent le pouvoir, les efforts de Cuba se tournent vers ce pays avec lequel ils développent une relation solide[6].

Catastrophe de Tchernobyl[modifier | modifier le code]

Plus de 19 000 Ukrainiens ont été transportés à Cuba pour y recevoir des soins à la suite de la catastrophe nucléaire de Tchernobyl en 1986[7].

Séisme de 2005 au Cachemire[modifier | modifier le code]

Le Pakistan subit en octobre 2005, dans la région du Cachemire, un séisme dévastateur, provoquant plusieurs dizaines de milliers de morts. Le 15 octobre, un premier contingent de 200 médecins cubains arrive avec plusieurs tonnes d’équipement. Quelques jours plus tard, La Havane envoie le matériel nécessaire pour monter et équiper 30 hôpitaux de campagne, dans des zones de montagne qui, bien souvent, n’ont jamais reçu la visite d’un médecin. Pour ne pas heurter la tradition dans ce pays musulman, les Cubaines – 44 % des presque 3 000 médecins intervenus au Pakistan jusqu’en mai 2006 – dissimulent leurs cheveux sous un foulard. Fin avril 2006, lors de son départ, l’équipe médicale cubaine a soigné un million et demi de personnes et a effectué 13 000 interventions chirurgicales. Seuls quelques patients atteints de traumatismes très complexes ont dû être transportés à La Havane. Le président pakistanais, pourtant proche allié des États-Unis, reconnait que l'aide cubaine a été la plus importante de toutes celles reçues[7].

Éradication de l'Ébola en Afrique de l'Ouest[modifier | modifier le code]

Resté sous silence médiatique, la qualité de son système d’intervention médical est reconnue, notamment depuis la lutte contre le virus Ebola, à l’appel de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Cuba a en effet été le plus grand bailleur de fonds et le plus grand fournisseur de personnel médical qualifié lors de cette crise avec l'envoi de 165 médecins et infirmiers en Afrique de l’Ouest. Cela fut reconnu en par le secrétaire d’État américain John Kerry qui célèbre dans un communiqué officiel ce personnel de santé. Cela fût également salué par le journal The New York Times, généralement acerbe envers la Havane, dans son article intitulé « Cuba’s Impressive Role on Ebola » (Le rôle impressionnant de Cuba sur l'Ébola)[1],[8].

Ses médecins ont aussi combattu le choléra à Haïti, après le tremblement de terre[9].

Interventions contre la Pandémie de maladie à coronavirus[modifier | modifier le code]

De nombreux pays, en difficulté lors de la pandémie de Covid-19, font appel à elle[9]. Au total, 1870 médecins cubains ont été envoyés dans 26 pays du monde pour lutter contre la pandémie[10].

Des médecins cubains sont intervenus en Chine, épicentre de l’épidémie et au Venezuela. Miguel Díaz-Canel a aussi accepté une demande de Rosario Murillo pour venir en aide au Nicaragua. C'est la brigade Henry Reeve qui doit intervenir.

Le , les autorités cubaines acceptent d’accueillir dans un port les passagers du navire de croisière MS Braemar, de la compagnie britannique Fred Olsen Cruise Lines. Plusieurs pays ayant refusé de recevoir le bateau qui a cinq cas de contamination au virus à son bord. Une évacuation vers le Royaume Unis par quatre avions charters est immédiatement organisée[11]. Puis il refuse l’accostage d’un autre bateau le Costa Magica qui a à son bord plusieurs malades du coronavirus, celui-ci doit faire route vers les États-Unis[12].

En mars 2020, l'Italie, dont le système de santé est saturé, demande de l'aide à Cuba. Le ministère cubain des Affaires étrangères a répondu positivement et annoncé qu'il enverra « du personnel spécialisé dans le traitement des maladies contagieuses ». Le 21 mars, un premier groupe de 65 médecins et infirmiers cubains arrive à Milan[13].

Andorre demande également l'aide des médecins cubains. 39 médecins et infirmiers cubains y sont envoyés[14].

Une vingtaine de députés français de tout bord s'adressent au premier ministre Édouard Philippe dans une lettre commune. Les signataires réclament « l'aide médicale » cubaine pour faire face à la crise du coronavirus en France. « Effectivement, Cuba a développé une expertise rare dans la gestion des crises d’épidémies sanitaires sur tous les continents. Cuba dispose de moyens humains experts prêts à partir », souligne François-Michel Lambert, député ex-LREM[15]. La France obtient le déploiement de missions médicales cubaines dans plusieurs de ses départements d’outre-mer (Martinique, Guadeloupe, Guyane, Saint-Pierre-et-Miquelon), dans ce cadre, ils avaient déjà envoyés des médecins dans 38 pays, dont l'Italie et Andorre en Europe[16],[17]. Dans le cas de la Martinique,les médecins sont confinés une semaine à leur arrivée, et ils y ont une mission de trois mois. Il s'agit de 15 médecins, spécialiste de pneumologie, d'infectiologie, de radiologie ou encore de médecine d’urgence[18].

Étendue de la représentation internationale[modifier | modifier le code]

En 2013, le ministre de la santé brésilien Alexandre Padilha, inaugure des cours de portugais, permettant aux médecins cubains de venir en aide aux populations brésiliennes

En 2007, il a été calculé dans le cadre d'une étude sur l'internationalisme cubain que « Depuis le début des années 1960, 28 422 personnes travaillant dans le secteur de la médecine ont travaillé dans 37 pays d'Amérique latine, 31 181 dans 33 pays africains et 7 986 dans 24 pays asiatiques. Pendant quatre décennies, Cuba a envoyé 67 000 professionnels de la médecine dans le cadre de programmes de coopération, généralement pour une période d'au moins deux ans dans 94 pays… une moyenne de 3 350 professionnels travaillant à l'étranger chaque année entre 1960 et 2000[19]. »

En 2016, les médecins cubains sont présents dans 62 pays : 24 pays d’Amérique latine et des Caraïbes, 27 d’Afrique subsaharienne, 7 d’Asie orientale et du Pacifique, deux du Moyen Orient et d’Afrique de l’Est, ainsi qu’en Russie et au Portugal[20]. La présence de médecins cubains à l'étranger est aujourd'hui supérieure à toutes celles des pays du G-8[1].

En 2016 toujours, 80 % des médecins sont envoyés dans des pays d'Amérique latine et non plus en Afrique, principalement les plus démunis, où l'aide médicale s’accompagne de campagnes d’alphabétisation[1].

La chercheuse américaine Julie Feinsilver relève qu'en 2010, les médecins cubains ont prescrit un traitement à plus de 85 millions de patients, réalisé plus de 2,2 millions opérations, et multivacciné plus de 9,2 millions de personnes[21].

En 2020, pendant la pandémie de Covid-19, la France fait partie des 38 pays, dont l'Italie et Andorre, en Europe, qui font appel à Cuba pour juguler la pandémie. Dans ce cadre, des médecins sont envoyés en, Martinique, Guadeloupe, Guyane et à Saint-Pierre-et-Miquelon)[17].

Aspects financiers[modifier | modifier le code]

Selon José Luis Rodriguez Garcia, ancien ministre de l’économie, ce service permet à Cuba de percevoir plus de 11 milliards de dollars en moyenne par an entre 2011 et 2015. Le régime cubain facture cette activité dans 35 des 62 pays bénéficiaires. Il s’agit de la première source de ressources de l’île loin devant le revenu du tourisme qui a rapporté 2,8 milliards de dollars en 2016[20].

Les autorités cubaines reçoivent directement les salaires des personnels envoyés à l’étranger. Elles prélèvent alors entre 75 et 89 % du montant de ce salaire, afin de financer l’éducation et la santé, gratuits sur l’île[22]. Selon Yoani Sánchez, une opposante cubaine, le personnel médical ne reçoit pas directement l’intégralité du montant qui leur est attribué. L’essentiel de celui-ci est versé sur un compte à Cuba. Ainsi en cas de désertion, ils perdent cet argent. Par ailleurs un médecin à Cuba gagne environ 50 dollars par mois et vit dans la précarité, cette situation incite nombre d’entre eux à partir en mission [16].

Accusations d’esclavagisme[modifier | modifier le code]

En 2019, alors que près de 50 000 médecins cubains travaillent à l’étranger[23], les ONG les Défenseurs des prisonniers cubains (Cuban Prisoners Defenders, CPD), basé à Madrid et l’Union patriotique de Cuba (UNPACU, groupe majeur d'opposition cubain pour le département d'État des États-Unis), dépose plainte contre l’état cubain pour esclavagisme à leur égard[22]. Les États-Unis, sous le gouvernement de Donald Trump, classent Cuba sur leur liste de pays qui ne s’opposent pas aux trafics d'êtres humains[24]. Selon l’uruguayen Luis Almagro, secrétaire général de l’Organisation des États américains, situé à Washington : « Des dizaines de milliers de personnes sont ainsi obligées de vivre dans un autre pays sans avoir accès à leurs passeports, et alors que des agents du renseignement les contrôlent et que la majorité de leurs revenus est confisquée par le gouvernement cubain »[22]. Le président brésilien Jair Bolsonaro dénonce également les conditions de travail des médecins cubains, les considérant comme proches de l'esclavage[23]. En cas de non-respect des règles imposées un médecin cubain risque trois ans de prison[25]. En janvier 2020, un rapport de l'ONU, concernant l'esclavage moderne, indique : « Les conditions de travail décrites pourraient être vues comme du travail forcé, selon les indicateurs établis par l'Organisation internationale du travail »[16].

Le docteur Michael Cabrera, sous-directeur de l’Unité centrale de coopération médicale, rejette cette accusation. D'après lui, un médecin travaillant à l’étranger obtient « des revenus supérieurs à ceux qu’il peut obtenir à Cuba », notant que les soignants signent un contrat et perçoivent 300 à 900 dollars par mois pour les besoins de base en plus de leur salaire[21]. Pour Yoani Sanchez, opposante cubaine au régime, la qualité du système de soin médical est un « mythe international  ». Elle qualifie de « semi-esclavage » ces missions médicales et évoque le « caractère éminemment idéologique » de celles-ci [16].

Accusations de coercition politique[modifier | modifier le code]

Seize médecins cubains au Venezuela, dans un entretien pour The New York Times, déclarent comment le gouvernement vénézuélien et cubain auraient mis en place un système de coercition: l'offre de services médicaux en échange de votes pendant les élections vénézuéliennes, en faveur du Parti socialiste unifié du Venezuela (PSUV). Avant les élections, les médecins font de porte-à-porte pour annoncer l'arrêt de soins à ceux qui ne voteraient pas. Ceux qui seraient alliés à l'opposition vénézuélienne n'auraient pas de services non plus.[26],[27]

Remise en cause des accords de coopération en matière médicale[modifier | modifier le code]

Cette coopération médicale s'est réduite à partir du moment où les gouvernements proches du régime castriste disparaissaient [16].

Brésil[modifier | modifier le code]

En 2013, est signé le programme Mais Médicos (Plus de médecins) entre les autorités cubaines et brésiliennes. Après son élection en 2018, le nouveau président brésilien Jair Bolsonaro, demande notamment le passage de tests de compétences et le versement intégral du salaire directement aux médecins. Les autorités cubaines décident alors de retirer ses intervenants du Brésil [28],[29]. Parmi les 8 300 médecins cubains, 1 800 décident de ne pas rejoindre Cuba et de rester au Brésil [16].

Selon l'AFP, Le départ des médecins cubains est un coup dur pour de nombreuses régions rurales isolées, qui se retrouvent privées de médecins[30].

Depuis 2014, il y a des defections de médecins cubains au Brésil, jusqu'à 2018 au moins 150 cubains font les démarches légales pour exercer sa carrière hors le programme cubain[30].

Bolivie[modifier | modifier le code]

Après le changement de gouvernance en Bolivie en , les médecins cubains sont accusés d'organiser des « manifestations violentes en faveur du retour d'Evo Morales » [16]. La nouvelle Présidente Jeanine Áñez, invite alors plus de 700 membres de la mission de coopération médicale cubaine à quitter le pays dans les plus brefs délais[31].

Équateur[modifier | modifier le code]

Lenin Moreno décide en de mettre fin aux accords de coopération médicale mis en place par l’ex-président Rafael Correa. Cela concerne 382 intervenants cubains[32].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d et e De la Llosa 2016.
  2. « Naître sans être infecté par le VIH et la syphilis », juillet 2015[ site=organisation mondiale de la santé
  3. (en) Steve Brouwer, « The Cuban Revolutionary Doctor: The Ultimate Weapon of Solidarity », Monthly Review,‎ (lire en ligne)
  4. (Huish et kirk 2007)
  5. (en) Sylvester Cohen, « Cuba and the liberation of Southern Africa. », Monthly Review, no 46,‎ , p. 17–25 (présentation en ligne)
  6. (en) T. Schwab et H.D. Sims, « Cuba and Nicaragua: a key regional relationship, 1979-1984 », Cuban Studies, vol. 15, no 2,‎ , p. 73-81
  7. a et b Hernando Calvo Ospina, « Une Internationale… de la santé », sur Le Monde diplomatique,
  8. (en) The Editorial Board, « Cuba’s Impressive Role on Ebola », The New York Times,‎ (lire en ligne)
  9. a et b « Coronavirus: d'où vient la renommée des si demandés médecins cubains », sur cnews.fr, .
  10. Marie-Aimée Copleutre, « Les médecins cubains, héros controversés de la diplomatie cubaine », La Croix,‎ (lire en ligne, consulté le 27 juin 2020).
  11. « A Cuba, l'escale d'une croisière avec à son bord... le coronavirus », sur L'Obs, (consulté le 21 mars 2020)
  12. Cuba refuse finalement l’accostage du Costa-Magica qui file vers Miami
  13. « Coronavirus : la Lombardie demande l'aide de la Chine, de Cuba et du Vénézuela », sur Les Echos,
  14. Le Figaro avec AFP, « Coronavirus: les soignants cubains en Andorre sont tous négatifs », Le Figaro,‎ (lire en ligne, consulté le 27 juin 2020).
  15. Pierre Lepelletier, « Coronavirus : une vingtaine de députés demandent à Philippe de solliciter «l'aide médicale» de Cuba », sur Le Figaro.fr,
  16. a b c d e f et g Claire Meynial Coronavirus : Cuba, la victoire en soignant Le Point, 2 avril 2020
  17. a et b Domitille Piron, « Coronavirus: la France accepte des médecins cubains dans ses départements d’outre-mer », sur RFI,
  18. AFP, « Des médecins cubains arrivent en renfort en Martinique, une première en France », sur Le Monde,
  19. De Vos et al 2007.
  20. a et b Edouard Pflimlin, « Les médecins, première source de devises de Cuba », Le Monde,
  21. a et b Lina Sankari, « Pourquoi 37 pays font appel aux médecins cubains », sur L'Humanité,
  22. a b et c Malo Tresca, « Cuba accusée « d’esclavagisme » sur ses médecins en mission internationale », La Croix,
  23. a et b AFP à Washington, « Les "esclaves" à vie de l'internationalisme médical cubain », L’Obs,
  24. Miguel Díaz-Canel, « Liste noire sur le trafic d'êtres humains : Cuba dénonce la décision des É.-U. de l'inclure », La Presse,
  25. Nadine Epstain et Franck Ballanger Avec la crise sanitaire, Cuba exporte plus que jamais ses médecins France Culture, 26 mars 2020
  26. Claire Levenson, « Au Venezuela, des soins médicaux en échange de votes pour Maduro », sur Slate, (consulté le 13 juin 2020)
  27. (en) Nicholas Casey, « ‘It Is Unspeakable’: How Maduro Used Cuban Doctors to Coerce Venezuela Voters », The New York Times,‎ (ISSN 0362-4331, lire en ligne, consulté le 13 juin 2020)
  28. Ciblés par Bolsonaro, les médecins cubains quittent le Brésil : "Je ne pense pas être remplacé" 26 novembre 2019
  29. Cuba rapatrie plusieurs milliers de médecins du Brésil 15 novembre 2018
  30. a et b AFP, « Départ des médecins cubains: «un désastre» », 24 heures,‎ (lire en ligne, consulté le 27 juin 2020).
  31. « Bolivie: rapatriement de 226 coopérants cubains après le changement de pouvoir », sur Le Figaro.fr,
  32. Le ministère cubain de la Santé publique annonce le retour de ses coopérants en Équateur et réitère sa volonté de continuer à aider ce pays Gramna, 15 novembre 2019

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Robert Huish et John M. Kirk, « Cuban Medical Internationalism and the Development of the Latin American School of Medicine », Latin American Perspectives, no 34,‎ , p. 77 (DOI 10.1177/0094582x07308119)
  • (en) Carles Muntaner, René M. Guerra-Salazar, Joan Benach et Francisco Armada, « Venezuela's barrio adentro: an alternative to neoliberalism », health care, Int J Health Services, vol. 36, no 4,‎ , p. 803–811 (DOI 10.2190/c4ew-x8rp-gum4-p5ad)
  • (en) R.S. Cooper, J.F. Kennelly et P. Ordunez-Garcia, « Health in Cuba », International Journal of Epidemiology, vol. 35, no 4,‎ , p. 817–824 (DOI 10.1093/ije/dyl175)
  • (en) Pol De Vos, Wim De Ceukelaire, Mariano Bonet et Patrick Van der Stuyft, « Cuba's International Cooperation in Health: an Overview », International Journal of Health Services, vol. 37, no 4,‎ , p. 761–776 (DOI 10.2190/HS.37.4.k)
  • (en) John M. Kirk et H. Michael Erisman, Cuban Medical Internationalism : Origins, Evolution, and Goals, Palgrave Macmillan, , 228 p. (ISBN 978-0-230-62222-7, lire en ligne)
  • (es) Emma Domínguez-Alonso et Eduardo Zacea, « Sistema de salud de Cuba », Salud Pública de México, vol. 53, no suppl.2 Cuernavaca,‎ (ISSN 0036-3634, lire en ligne) (licence CC)
  • Patrick Howlett-Martin, La coopération médicale internationale de Cuba. L’altruisme récompensé, Paris, L’Harmattan, , 207 p.
  • Compte rendu : Alvar De la Llosa, « Patrick Howlett-Martin, La coopération médicale internationale de Cuba. L’altruisme récompensé Paris, L’Harmattan, 2015, 207 p. », IdeAs, no 7,‎ (lire en ligne)
  • Compte rendu : Robin Cavagnoud, « Les livres du mois — La coopération médicale internationale de Cuba. L’altruisme récompensé — Patrick Howlett-Martin », Le Monde diplomatique,‎ , p. 24 (lire en ligne)
  • (en) Pol De Vos, Wim De Ceukelaire et Mariano Bonet, « Cuba's International Cooperation in Health: An Overview », International Journal of Health Services, vol. 37, no 4,‎ , p. 761-776 (DOI 10.2190/HS.37.4.k)
  • Nils Graber, « Les activités d'un réseau d'ONG à Cuba : internationalisme médical et santé globale », Revue Tiers Monde, no 215,‎ , p. 149-164 (DOI 10.3917/rtm.215.0149, lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]