Miguel Díaz-Canel

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Miguel Díaz-Canel
Fonctions
Premier vice-président des Conseils d'État et des ministres de la République de Cuba
En fonction depuis le
(4 ans 3 mois et 3 jours)
Président Raúl Castro
Prédécesseur José Ramón Machado Ventura
Biographie
Nom de naissance Miguel Mario Díaz-Canel Bermúdez
Date de naissance (57 ans)
Lieu de naissance Santa Clara (Cuba)
Nationalité cubaine
Parti politique Parti communiste de Cuba
Diplômé de Université Marta Abreu de Las Villas (Santa Clara)

Miguel Díaz-Canel

Miguel Díaz-Canel Bermúdez[1], né le à Santa Clara[2],[3], est un homme politique cubain. Numéro 2 du gouvernement depuis février 2013, il est pressenti comme futur chef de l'État en 2018.

Biographie[modifier | modifier le code]

Détenteur d'un diplôme en ingénierie électronique, il enseigne cette discipline à l'Université de Las Villas[2]. Il est à la tête de la branche provinciale du Parti communiste cubain dans sa province natale de Villa Clara pendant dix ans, au cours desquelles il parcourt la province à vélo à la rencontre des habitants. Il dirige ensuite le parti dans la province de Holguín pendant six ans. En 1991, il intègre le comité central du parti au niveau national ; en 2003, il est le plus jeune membre du bureau politique qui dirige le parti[2].

En 2009, il est nommé ministre de l'Enseignement supérieur, puis en mars 2012 il devient l'un des vice-présidents du Conseil d'État, chargé des questions d'éducation[2],[3]. Le 24 février 2013, à la suite d'élections législatives, il est nommé premier vice-président du Conseil en remplacement de José Ramón Machado Ventura, et donc numéro deux du gouvernement dirigé par le président Raúl Castro. Ce dernier annonce à cette occasion que ce mandat sera son dernier, et qu'un nouveau président devra être choisi en 2018 au plus tard ; Díaz-Canel apparaît comme le favori désigné[1].

Au moment de son accession au poste de premier vice-président, Díaz-Canel est « largement perçu à Cuba comme un technocrate » et comme un « bon gestionnaire »[1]. Il est perçu comme « l'une des principales forces » soutenant la politique de libéralisation économique entreprise par Raúl Castro et se montre favorable à une plus grande ouverture sur la liberté de la presse[2] mais selon le journal El Mundo, il n'est pas un potentiel réformateur : « Diaz-Canel est précisément ce que Gorbatchev n'a jamais été »[4]. Pour Jaime Suchliki, directeur de l'Institut des études cubaines de l'université de Miami : « Quand Raúl Castro ne sera plus président, ce sera une autre affaire. Díaz-Canel n'a pas de chars ni de troupes ». En effet l'essentiel de l'économie est au main de l'armée cubaine[5], il « reste donc à voir quelle serait la réalité de son pouvoir » en cas d'accession à la présidence du Conseil d'État[6].

Il représente Cuba à la conférence de Paris de 2015 sur le climat.

Notes et références[modifier | modifier le code]