Pôle de renaissance communiste en France

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Pôle de renaissance
communiste en France
Image illustrative de l'article Pôle de renaissance communiste en France
Logo officiel.
Présentation
Président Léon Landini
Fondation 1991 : CMC
2000 : CNUC
2002 : FNARC
2004 : PRCF
Siège 8, rue Clos-Lapaume
92220 Bagneux
Secrétaire national Georges Gastaud
Scission de Parti communiste français
Idéologie Marxisme-léninisme
Écologisme
Patriotisme
Souverainisme
Euroscepticisme
Couleurs Rouge, bleu
Site web http://www.initiative-communiste.fr

Le Pôle de renaissance communiste en France (PRCF) est un mouvement politique communiste se réclamant du marxisme-léninisme, fondé en , qui se situe à gauche dans l'échiquier politique, regroupant des militants et groupes politiques issus du Parti communiste français (PCF), certains lui appartenant encore, mais l'ayant quitté dans leur majorité.

Son président est Léon Landini et son secrétaire national est Georges Gastaud. Georges Hage, ancien doyen de l'Assemblée nationale, en a été le président d'honneur jusqu'à sa mort en 2015. Henri Alleg a été le président de son comité de parrainage après avoir co-présidé la FNARC dont le PRCF est issu. Il est organisé en associations départementales, en sections et en cellules. Le Comité central assume la direction nationale, selon le principe du centralisme démocratique.

Le logo du PRCF est la faucille et le marteau[1] accompagné du slogan "franchement communiste"[2].

Le PRCF édite le mensuel Initiative communiste et une revue théorique ÉtincelleS.

Le mouvement de jeunesse du PRCF est les Jeunes pour la renaissance communiste en France (JRCF).

Le PRCF entretien des relations avec plus de 100 partis et organisations communistes dans le monde ; le PRCF est membre et participe au fonctionnement de l'Initiative communiste européenne des partis communistes et ouvriers rassemblant plus de 40 partis communistes européens[3].

Historique[modifier | modifier le code]

Du PCF jusqu'à une organisation autonome 1991-2004[modifier | modifier le code]

Le PRCF est issu des organisations, groupes et militants opposés à la mutation opérée par la direction du PCF dans les années 1990. Avec par exemple la création de Université Politzer[4], du Comité Honnecker autour de Désiré Marles, de Georges Gastaud et Henri Alleg[4] et de la Coordination communiste[5],[6]. Parmi les divergences politiques, la question de la construction de l’Union européenne (UE) est un point de clivage, les communistes orthodoxes appelant à sortir de l'UE, refusant le traité de Maastricht dans la droite ligne de la campagne du PCF pour le non lors du référendum tenu en 1992 [4] alors que le PCF abandonne la condition de la sortie de Maastricht pour participer au gouvernement PS[7] de la gauche plurielle .

Un des premiers mouvements récents d'opposition « orthodoxe » voit le jour en 1991, avec la création de la Coordination communiste pour la continuité révolutionnaire et la renaissance léniniste du PCF (CC/PCF), plus communément appelée Coordination communiste. Née dans le Nord-Pas-de-Calais autour de Georges Gastaud, Désiré Marles et du député PCF du Pas de Calais Rémy Auchedé, elle constitue un groupe interne au parti qui s'oppose particulièrement à sa direction, désormais eurocommuniste et ayant abandonné les principes léninistes. Peu avant le XXVIIIe congrès du PCF Georges Gastaud lance un appel dénonçant "l'abandon des principes communistes" par le PCF[8]. La position de la direction sur le bilan de l'URSS est également sujette à critique.

Lors du XXIXe congrès du PCF, l'opposition à la mutation se rassemble, notamment autour de l'appel "Nous voulons rester communistes" lancé par 600 personnalités du PCF autour du député Rémy Auchedé représentant la fédération PCF du Pas de Calais, de Georges Gastaud et de Henri Alleg de la Coordination communiste, et de Jean Jacques Karman[9]. Ils contestent notamment à la participation gouvernementale au côté du PS ainsi que le refus de la direction du PCF de condamner le traité de Maastricht. Ils annoncent porter un second texte d'opposition à la direction du PCF lors du congrès, une première. L'Humanité refuse de les publier[10].

En 1996, d'autres groupes oppositionnels voient le jour, dont la « Gauche communiste » de Jean-Jacques Karman proche des lambertistes[11] du Parti ouvrier indépendant[12], qui réclame la construction d'un parti révolutionnaire comme le PCF de 1921, « Communistes de l'appel des 41 (Loir-et-Cher) » de Thérèse Hirzsberg ou encore l'« Appel des 500 » animé, entre autres, par Rolande Perlican, Henri Martin et Maurice Lassalle. Un rassemblement de plusieurs de ces groupes oppositionnels à lieux avec les « États généraux des communistes », à l'initiative notamment de la Coordination communiste, le [13],[14]. Cette année 1999 voit se former une unifications des différents groupes communistes en opposition sur la gauche à la mutation du PCF sous l'action du député du Nord Georges Hages, de Georges Gastaud et Henri Alleg de la Coordination communiste[15] avec l'objectif de porter un texte alternatif au 30e congrès du PCF portant la sortie du traité de Maastricht et critiquant la participation au gouvernement Jospin[16].

C'est le congrès de Martigues, en 2000[17], qui marque la rupture de certains de ces groupes avec le PCF[18],[19]. Alors que la Gauche communiste reste au sein du PCF, Rolande Perlican le quitte pour fonder Communistes, ainsi que Thérèse Hirzsberg et l'Appel des 41. Une partie de la Coordination communiste décide de rompre totalement avec le PCF[20] et de le quitter pour fonder la Coordination communiste pour la reconstruction du parti communiste révolutionnaire (qui deviendra l'URCF), alors qu'une autre partie — autour de Georges Gastaud, Henri Alleg et Vincent Flament — refuse de diviser les communistes entre ceux membres du PCF et ceux qui ne le sont plus, et créé la « Coordination des militants communistes du PCF pour sa continuité révolutionnaire et sa renaissance léniniste » (CMC/PCF). Ce groupe travaille alors à l'unité des communistes et est à l'origine du Pôle de renaissance communiste en France à l'issue d'un processus d'unification et de rassemblement qui se déroule entre 2000 et 2004[2].

L'année qui suit voit naître un début d'unité entre ces groupes[19] : en , des militants, adhérents ou non au PCF, créent le Collectif national unitaire des communistes (CNUC), à l'initiative du député PCF du Nord Georges Hage[21] et avec la participation active des militants de Coordination des militants communistes. Le CNUC organise le 23 juin 2001 un meeting intitulé « Retrouvailles communistes »[22] et qui regroupe plusieurs groupes dits « orthodoxes » du PCF, à l'occasion de son 80e anniversaire : outre le CNUC et les Rouges vifs, on trouve la Gauche communiste, la Coordination des militants communistes ou encore la fédération PCF du Pas-de-Calais dirigée par Jean-Claude Danglot[23]. Les discussions se poursuivent à la suite du XXXIe congrès du PCF pour fédérer les opposants à la mutation, rassemblant la Coordination des militants communistes, la Gauche Communiste, les Rouges vifs, ainsi que des collectifs régionaux[24]

À la suite de ces « retrouvailles » se crée un Comité de liaison pour une convergence communiste des associations nationales (souvent nommé Convergence communiste), animé notamment par Henri Martin, Georges Hage, Léon Landini et Georges Gastaud. Dans cette optique unitaire est fondée la « Fédération nationale des associations pour la renaissance communiste » (FNARC), début 2002[25],[26],[27] : principalement issue du CNUC, elle regroupe les membres de la CMC/PCF ainsi que ceux des groupes moins importants.

Alors que la mutation accélère la fonte des effectifs du PCF[28], l'opposition de gauche autour de Georges Gastaud et Georges Hage profite du 22e congrès en 2003 pour appeler à un mouvement de renaissance communiste[29].

Le rassemblement initié sous la forme de la FNARC débouche sur un approfondissement du processus unitaire qui donne lieu à création du PRCF[30] lors de Convention nationale pour la renaissance communiste les 17 et , à Paris, à l'initiative de la CMC/PCF. Léon Landini devient président du PRCF tandis que Georges Gastaud en est le secrétaire national[31]. La création du PRCF ne donne pas lieu à des ralliements majeurs ; sont présentes à la convention les mêmes associations qu'aux « retrouvailles » de 2001, les groupes sectaires ayant quitté le PCF en 2000 refusant d'y participer. Elle marque en revanche un changement de nature : d'une fédération d'associations, la FNARC se transforme en pôle rassemblant des militants d'origine diverses, rassemblée en une même organisation, dont une majorité est encore adhérente au PCF. Le PRCF se renforce également par l'adhésion directe de nombre[Combien ?] de militants communistes et une structuration nationale avec une présence sur le territoire à travers des ARC départementale ou inter-départementale.

Le PRCF depuis 2004[modifier | modifier le code]

En janvier 2006 a eu lieu la première conférence nationale du PRCF.

Le CPN du PRCF adopte un texte Un nouveau cours en octobre 2006, déclarant s'inscrire dans une démarche de rénovation du Pôle mettant en avant l'action pour l'unité des communistes opposés à la dérive du PCF, et publie un programme candidat.

Les 25 et a eu lieu la deuxième conférence nationale du PRCF à Paris qui a renouvelé les instances dirigeantes et voté une nouvelle résolution politique.

Les 14 et le PRCF tient sa quatrième conférence nationale.

Participation électorale[modifier | modifier le code]

Affiches anti-électorales du PRCF à Lille.

En 2004, le PRCF appelle au boycott des élections européennes[32].

En 2005, il appel à voter non à toute constitution européenne[33].

La FNARC, prédécesseur du PRCF, a présenté des candidats aux élections législatives de 2002 ainsi qu'aux élections cantonales de 2004. Le PRCF a quant à lui présenté plusieurs candidats aux élections législatives de juin 2007[réf. nécessaire] ainsi qu'aux élections municipales et cantonales de mars 2008[réf. nécessaire], notamment à Lens où la liste d'union à laquelle participe le PRCF obtient 12,7 % des voix[34] et plusieurs élus.

Aux Élections européennes de 2009, le PRCF fait campagne pour « l’abstention citoyenne »[35], notamment parce qu’il juge que ce serait « cautionner le viol du non à la constitution européenne du  »[36] (cf. traité de Lisbonne), de plus, le PRCF étant souverainiste, il ne veut pas participer à des élections qu’ils qualifient de « supranationales »[37]. Son principal mot d’ordre pour cette campagne est « pour redire non à l’union européenne, abstention citoyenne »[38] et « l’Europe capitaliste il faut en sortir pour s’en sortir »[39].

La coordination communiste de Haute-Savoie (membre associé du PRCF) a présenté un candidat lors des cantonales 2011 dans le canton de Saint-Gervais ; cette candidature a recueilli 13,82 % des suffrages au premier tour dans un canton réputé très à droite. Il arrive en tête des partis de gauche devançant le PS, les verts et un candidat divers gauche ainsi que le FN[40]. Cette candidature avait notamment reçu le soutien du NPA, du POI et du parti de gauche[réf. nécessaire].

En 2012 aux élections législatives le PRCF a présenté des candidats dans trois circonscriptions[41]. La candidature étant commune avec le M'PEP dans quelques circonscriptions, et fait campagne pour une sortie de l'UE et de l'euro par la porte de gauche[42].

En 2014 le PRCF présente plusieurs candidats sur des listes de rassemblement aux élections municipales[43],[44].

Aux Élections européennes de 2014, le PRCF fait campagne pour « l'abstention citoyenne ». Plusieurs de ses personnalités (Georges Gastaud, Léon Landini, Annie Lacroix-Riz, Jean-Pierre Hemmen, Pierre Pranchère…) sont signataires d'un appel national au boycott de l'élection européenne à l'initiative d'un large rassemblement de personnalités le Comité national de résistance républicaine à l'Union européenne (CNR-RUE)[45] signé par plusieurs milliers de citoyens. Le PRCF prend part aux Comités départementaux de résistance républicaine à l'Union européenne (CDR RUE).

En 2016, le PRCF décide de soutenir la candidature de Jean-Luc Mélenchon à l'élection présidentielle de 2017 tout en gardant son autonomie vis à vis de la La France insoumise. Le PRCF annonce mener une campagne autonome et critique, autour de son propre programme, notamment afin de défendre son mot d'ordre de sortie de l'Union européenne, de l'euro, de l'OTAN et du capitalisme.

Quelques actions nationales[modifier | modifier le code]

Le , le PRCF est initiateur et signataire avec le M'PEP et les clubs Penser la France de l'Appel des 1000 pour que reviennent les jours heureux, pour construire un large front populaire progressiste et patriotique pour la sortie de l'UE, de l'euro et de l'OTAN, et défendre et actualiser les principes du Conseil national de la Résistance, pour une République souveraine et fraternelle[46].

En 2013, le PRCF participe au lancement du mouvement des Assises du communisme en à Gemenos. Regroupant des communistes organisés et inorganisés dans et hors du PCF (notamment, le réseau faire vivre et renforcer le PCF, plusieurs sections du PCF, le Rassemblement des cercles communistes, Rouges vifs, etc.) ces assises sont à l'origine de l'Appel des Assises du Communisme du pour la sortie de l'UE, de l'euro de l'OTAN et du capitalisme[47],[48]. En 2015, les Assises du communismes organisent le 30 mai, à l'occasion des dix ans du « NON » à la Constitution européenne, un rassemblement national pour la sortie de l'UE, de l'euro et de l'OTAN.

Avec des dizaines de personnalités, communistes et non communistes, le PRCF lance à l'automne 2015 une campagne pour un référendum pour la sortie de l'Union européenne et de l'OTAN. Alors que cette campagne est totalement censurée par les médias, le PRCF recueille en quelques mois plus de 6 000 signatures[49].

Au printemps 2016, le PRCF lance avec un comité d’intellectuels un appel contre la répression antisyndicale intitulé « Je suis CGT » alors que le mouvement social pour le retrait de la loi Travail est confronté à de fortes tensions avec les forces de l'ordre, émaillées d'incidents. La pétition est signée en quelques jours par plusieurs milliers de personnes avec des signatures de personnalités de la gauche du monde entier avant d'être publiée par l'Humanité[50].

Quelques actions internationales[modifier | modifier le code]

Le , à Saint-Denis alors sous état d'urgence, le PRCF organise un meeting de solidarité avec Cuba, rassemblant plus de 500 personnes, dénonçant notamment l'embargo.

Au printemps 2013, le PRCF réunit une conférence internationale à Paris, avec des délégations de différents partis communistes, notamment des représentants du FPLP, du PC du Danemark, du PC de Pologne, du Cercle communiste Julien Lahaut de Belgique, de la KSM (jeunesse communiste de République tchèque), du Parti ouvrier socialiste de Croatie, du PCPE, du CPGB-ML, du Parti communiste d'Union soviétique (2001), du Parti communiste (Italie), du PC de Suède, du PADS (Algérie), du Parti SADI (Mali), du PC de Cuba représenté par l’ambassadeur de Cuba, du Front populaire tunisien, de l’EMEP (Turquie), du FRUD (Djibouti), de la Marche patriotique de Colombie. La conférence est saluée par des messages de communistes d'Allemagne, du Parti communiste brésilien (PCB), du Parti communiste d'Égypte, du Parti ouvrier hongrois, du Parti communiste d'Irlande, du parti communiste d'Israël, du Parti communiste du Liban, du Parti des communistes (Mexique), du Parti communiste portugais, du Parti du monde des travailleurs (États-Unis). Cette initiative du PRCF fédère également plusieurs groupes communistes et tendances du PCF : « Réveil communiste », « Gauche communiste », le réseau « Faire vivre et renforcer le PCF », des sections PCF de Douai et de Vénissieux, de Rouges vifs-Paris, d’Action communiste de Normandie….

Le , le PRCF organise à Paris la seule célébration du 70e anniversaire de la victoire de Stalingrad en France avec une manifestation place Stalingrad à Paris rassemblant plus de 500 personnes. Les ambassades de Russie, de Biélorussie, du Turkménistan, d'Arménie, d'Ouzbékistan, du Kazakhstan et de Cuba sont officiellement représentées lors de cette manifestation ou interviennent également des résistants communistes.

Le PRCF organise également plusieurs meeting internationaux invitant des représentants du mouvement communiste international à la Fête de l'Humanité, autour de la paix et de la lutte contre les guerres impérialistes en Libye, en Syrie et au Mali notamment, de la souveraineté des peuples ou contre la répression anticommuniste dans les pays de l'Est (Ukraine, Pologne, etc.) ou en Indonésie[non neutre].

Positionnement politique[modifier | modifier le code]

Ayant pour but de contribuer à faire renaitre un nouveau PCF, le positionnement du PRCF se définit par référence à une analyse politique de classes. Le PRCF qui est un pôle de rassemblement des communistes ne se définit pas comme un parti. À ce titre, il autorise la double adhésion. Certains de ses adhérents sont donc par exemple également membres du PCF.

Le PRCF est l'un des principaux mouvement se réclamant du « marxisme-léninisme » en France[51]. Il déclare que son but est de créer la rupture révolutionnaire avec le capitalisme qui instaurera la dictature du prolétariat, d'abord dans le cadre national, puis dans tous les pays grâce à l'internationalisme prolétarien. Il considère nécessaire de « sortir de l'UE et de l'euro par la gauche » pour impulser une dynamique révolutionnaire et établir de façon concomitante une « République souveraine et fraternelle », construire le socialisme et de nouvelles coopérations internationales reposant sur l’internationalisme prolétarien. Le PRCF est partie prenante en 2013 de l'Initiative contre l'UE, lancée le par une trentaine de partis et organisations communistes d'Europe[52]. Ainsi, il dénonce en partie la rupture intervenue au 22e congrès, qui vit remplacer la dictature du prolétariat par le « socialisme à la française » et l'autogestion. Il estime vouloir voir renaître l'idée d'un « socialisme pour la France » dans les conditions d'aujourd'hui. Pour lui, la construction du socialisme en France doit être un processus dont chaque étape sera le résultat de la volonté de la majorité du peuple.

D'un point de vue international, il se caractérise par une défense de principe des États s'étant revendiqués socialistes : ainsi, il refuse toute criminalisation de l'« expérience socialiste issue d'Octobre 1917 » et défend les peuples cubain et nord-coréen dans ce qu'il appelle la lutte contre l'impérialisme américain. Il se démarque ainsi du PCF qui, s'il exprime encore occasionnellement un soutien « au peuple cubain », remet en cause les institutions politiques issues de la Révolution cubaine.

Un point de désaccord central entre le PRCF et le PCF est la question européenne : là où le PCF s'inscrit depuis la mutation lancée par Robert Hue dans une logique de participation critique estimant possible une réorientation sociale de l'UE, le PRCF refuse le principe de l'abandon de la souveraineté nationale à des institutions supranationales considérées comme intrinsèquement capitalistes et au nom du principe de souveraineté populaire : il souhaite donc le retrait de la France de l'Union européenne puisque constatant l'impossibilité de l'Europe sociale. En ce sens, le PRCF est héritier de la position d’opposition du PCF à la construction européenne qui avait par exemple conduit le PCF à s'opposer de façon continue à la construction européenne (vote contre le traité de Rome, la CED, l'Acte Unique, traité de Maastricht).

Sur le plan organisationnel, lors du vote interne au PCF sur l'adhésion au Parti de la gauche européenne, les « orthodoxes » ont marqué leur opposition à toute participation à un parti européen (financé par la Commission européenne et devant participer à l'intégration au sein de l'UE « Les partis politiques au niveau européen sont importants en tant que facteur d’intégration au sein de l’Union »), ce qui constituerait selon eux une forme de participation. Le PRCF a également marqué sa différence avec le PCF pendant la campagne sur le référendum français sur le traité établissant une Constitution pour l'Europe en se déclarant contre « toute constitution européenne » et non pas contre « la constitution européenne ».

Enfin, le PRCF exprime un désaccord stratégique majeur sur l'alliance avec la social-démocratie : à l'inverse de la direction du PCF-PGE (Robert Hue, Marie-George Buffet et Pierre Laurent) qui pose comme base à la participation gouvernementale son antilibéralisme, le PRCF refuse la participation à un gouvernement PS et qualifie les deux participations précédentes de « funestes »[53]. Il propose en revanche une stratégie de « Front antifasciste populaire, patriotique et écologique ».

Le PRCF revendique sont engagement pour la paix, contre les guerres impérialistes. Il marque son engagement dans les mobilisations contre les guerres en Irak, en Libye[54], au Mali[55], en Syrie[56], ou en Ukraine, pour la solidarité internationaliste et antifasciste (notamment au côté de Cuba et du Venezuela), contre la criminalisation des communistes (notamment dans les pays de l'Est). Le PRCF revendique son engagement antifasciste. Il fait partie de différentes initiatives antifascistes[57] locales. le PRCF est partie prenante des mobilisations contre les lois sécuritaires et liberticides. En 2015, alors que les parlementaires PCF ne votent pas contre l'état d'urgence, il fait partie des organisations signataire de l'appel Nous ne céderons pas au côté de la Ligue des droits de l'homme[58].

Le PRCF prend position pour la défense de l'environnement, contre l'exterminisme anti-écologique capitaliste.[59]

Relations avec le PCF[modifier | modifier le code]

Considérant contrairement aux groupes internes du PCF (comme la Gauche communiste, la section du PCF 15e ou le réseau Faire Vivre et Renforcer le PCF), qu'il n'est pas possible de le « redresser de l'intérieur ». C'est pourquoi il se donne l'objectif de rassembler un parti continuateur du PCF, qui continue son action d'avant le 22e congrès (date de l'abandon de la dictature du prolétariat, et donc de facto du marxisme-léninisme).

Cependant, une partie importante des membres du PRCF sont également membres du PCF. De ce fait, et de par ses relations avec d'autres groupes « orthodoxes », notamment via Convergence communiste, il influence la vie politique interne du PCF.

  • Au 32e congrès, en 2003, le projet alternatif de base commune intitulé « Reconstruire le PCF et réunifier les communistes sur des bases révolutionnaires » est soutenu à la fois par la fédération du Pas-de-Calais du PCF et Jean-Claude Danglot, par la Gauche communiste et par la FNARC[28],[60]et remporte 24% des suffrages[61].
  • Au 33e, en 2006, le PRCF ne soutient pas officiellement de texte, mais déclare approuver totalement le texte « Remettons le PCF sur les rails de la lutte des classes », issu de la section du PCF Paris 15e.

Organisation[modifier | modifier le code]

L'organe souverain du PRCF est la conférence nationale, réunie tous les trois ans et composée de délégués élus par les associations départementales. À sa tête se trouve un comité central composé de membres, élus par la conférence nationale, qui contient en son sein une commission et un secrétariat exécutif. Il s'agit là d'un fonctionnement proche du fonctionnement du PCF avant le XXVIIIe Congrès (comité central et bureau politique)[62]. Le PRCF autorise la double adhésion, notamment avec le PCF : le PRCF se conçoit comme un pôle de rassemblement pour « unir les communistes pour faire renaître un vrai Parti communiste de France »[63].

Le président du PRCF est Léon Landini ; le président du CPN est Jean-Pierre Hemmen ; le secrétaire national, directeur politique d'Initiative Communiste, est Georges Gastaud et Georges Hage, ancien député du Nord et ancien doyen de l'Assemblée nationale, en a été le président d'honneur jusqu'à son décès en 2015.

Siège[modifier | modifier le code]

Jusqu'en 2014, le siège du pôle est situé 23, rue du Haut de la Noue à Villeneuve-la-Garenne. Il déménage ensuite au 8, rue du Clos La Paume à Bagneux (Hauts-de-Seine).

Médias[modifier | modifier le code]

Le PRCF édite un journal mensuel, Initiative communiste, principalement diffusé par abonnement ainsi que par la vente militante. Le journal, d'abord appelé Intervention communiste, prend le nom d'initiative communiste à partir de 1999 lors de la scission de la Coordination communiste du Parti communiste français (PCF) entre la CMC et la CMC-PCF.

Le journal anime un site internet www.initiative-communiste.fr[64]. D'après les classements d'audience indépendants réalisés à l'automne 2016, le site se place parmi les 30 premiers sites politiques en France et est l'un des premiers sites web communistes en France[65],[66].

En 2016, en s'appuyant sur les classements d'audience indépendant, Initiative communiste revendique 200 000 lecteurs en ligne[67].

Des militants du mouvement animent également l'émission hebdomadaire Convergence sur Radio Galère (FM 88,4 MHz à Marseille le lundi de 20 h à 21 h)[68].

En région le PRCF fait paraître également des journaux (Ter'Tous, Le Drapeau Rouge…).

Le PRCF édite différents bulletins thématiques :

  • Commission éducation :« Conseil de classe pour le monde de l'éducation par exemple »[69]
  • Commission luttes "info Luttes" - parution hebdomadaire[70]

Notes et références[modifier | modifier le code]

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  1. Philippe Buton, « L'iconographie révolutionnaire en mutation », Cultures & Conflits,‎ , p. 31-44 (lire en ligne)
  2. a et b (en) Gino Raymond, « Twentieth Century Communism – Issue 11 PCF and Front de Gauche : exploiting a communist nostalgia in France? », Twentieth Century Communism,‎ , p. 124 (lire en ligne)
  3. (en) « European Communist Initiative », sur initiative-cwpe.org
  4. a, b et c Pascal Virot, « PCF, le baroud des orthodoxes. Le dernier carré des purs et durs jouera sa propre carte au congrès. », Libération,‎ (lire en ligne)
  5. Pascal Virot, « 150 ans après la publication du «Manifeste» de Marx et Engels. Questions d'actualité sur le marxisme. », Libération,‎ (lire en ligne)
  6. « Un meeting pour l'anniversaire d'Octobre 17 », L'humanité,‎
  7. Pascal Virot, « Philippe Herzog: pourquoi je quitte le Parti.L'économiste explique son départ: le PCF reste «handicapé par sa forme d'organisation et sa culture». », Libération,‎ (lire en ligne)
  8. « La préparation du 28 Congrès du PCF Des militants communistes protestent contre l'abandon du centralisme démocratique », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  9. « Des communistes jugent la mutation du PCF «réformiste» », L'Humanité,‎ (lire en ligne)
  10. « Un « contre-texte » au congrès », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  11. « Les lambertistes courtisent les communistes et les cégétistes ultraorthodoxes », sur Le Monde,‎
  12. « Les durs du PCF chasse le mutant », Libération,‎ (lire en ligne)
  13. Christophe Forcari, « Les «orthodoxes» du PCF mobilisent contre les «mutants».Ils tenaient hier leurs premiers états généraux à Saint-Denis. », Libération,‎ (lire en ligne)
  14. « Chronologie du PCF »
  15. Pascal Virot, « Une deuxième aile pour Hue. Après les refondateurs, les orthodoxes du PCF se fédèrent. », Libération,‎
  16. « PCF une initiative de Georges Hage », sur l'Humanité
  17. Christophe Forcari, « Retour de bastions chez les communistes. L'opposition à Hue est requinquée. », Libération,‎ (lire en ligne)
  18. Pascal Virot, « L'union molle des cocos durs. Les « orthodoxes » du PCF se rapprochent pour réclamer le report du congrès », Libération,‎ (lire en ligne).
  19. a et b Dominique Andolfatto, « Le PCF de Robert Hue », Communisme,‎ , p. 227
  20. « Chronologie PCF »
  21. « Chronologie PCF »
  22. Didier Hassoux, « Hue et les sept nains », Libération,‎ (lire en ligne)
  23. « PCF, dedans-dehors ? », Regards,‎ 1 juiller 2000 (lire en ligne)
  24. Caroline Monnot, « L'opposition "orthodoxe" à Robert Hue tente de se fédérer en association », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  25. Dominique Andolfatto, « L'année terrible ». Chronologie du PCF 2002-2003 : de la campagne présidentielle au XXXIIe congrès, in La fin du PCF : vers un néo-communisme ?, revue Communisme, L'Âge d'homme, No 72-73, 2002-2003, pp. 29-49, p. 29 : « 27 janvier [2002]. Création, à l'initiative de la Coordination des militants communistes (CMC-Pas-de-Calais, animée notamment par Georges Gastaud) et de la Coordination nationale unitaire des communistes (CNUC, animée par Georges Hage) de la Fédération nationale des associations pour la renaissance communiste (FNARC) pour fédérer les courants communistes « orthodoxes » ».
  26. (en) D Reid, « The Question of Henri Alleg », The International History Review,‎
  27. « Chronologie du PCF »
  28. a et b Eric Aeschimann, « PCF : le Pas-de-Calais au pas de charge », Libération,‎ (lire en ligne)
  29. « Pour un congrès extraordinaire de sortie de la mutation réformiste », sur L'Humanité,‎
  30. « Chronologie PCF », sur france politique
  31. « PARTI COMMUNISTE : des militants communistes orthodoxes ont décidé de créer un « pôle de renaissance communiste » », sur Le Monde,‎
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  34. http://www.villedelens.fr/fileadmin/user_upload/mairie/Lens_actus/Lens_Actualites_52.pdf
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  40. « Les élections cantonales en direct »
  41. « En détail : les 10 partis de gauche en lice »
  42. « Le Pôle de renaissance communiste français (PRCF) spectateur très attentif de l'élection législative », Nord Eclair,‎ (lire en ligne)
  43. « Passy Nardi dévoile sa liste »
  44. « A lens les communistes du PCF et du PRCF feront liste commune », sur La Voix du Nord
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  48. « Boycottons l'élection européenne ! », Marianne,‎
  49. « Pour un referendum sur la sortie de l'Union Européenne et de l'Euro », sur change.org
  50. « Refusons la haine de classe anti CGT », sur L'Humanité
  51. Christophe Bourseiller, « Deux mille sept : et après ? », Nouvelles FondationS,‎ , p. 80-84 (lire en ligne)
  52. http://www.initiative-communiste.fr/articles/international/30-partis-et-organisations-communistes-appellent-saffranchir-de-lue-et-de-lotan/
  53. Manifeste du PRCF
  54. « PRCF programme candidat 2012 », sur Initiative Communiste
  55. « le PRCF condamne l'intervention de l'impérialisme français au Mali », sur Initiative Communiste
  56. « Syrie dénoncer l'intervention impérialiste », sur Initiative Communiste
  57. « Lancement de LUCIDE », sur Indymedia
  58. « Nous ne céderons pas », sur Ligue des Droits de l'Homme
  59. « Présidentielles 2017 entretien avec Georges Gastaud secrétaire national du PRCF »
  60. « Chronologie du PCF », sur France Politique
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  63. « site web du PRCF », sur www.initiative-communiste.fr
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  66. « Les trente sites politiques français ayant le plus d’audience sur le Web », sur mediapart.fr,‎ (consulté le 29 novembre 2016)
  67. « Bilan audience 2016 : 200 000 internautes suivent chaque mois les médias du PRCF ! », sur Initiative Communiste,‎
  68. Radio Galère
  69. « Conseil de Classe »
  70. « Info Luttes », sur www.initiative-communiste.fr

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • Site d'Initiative communiste