Henri Oreiller

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Oreiller (homonymie).
Henri Oreiller Pix.gif
Henri Oreiller 1948.jpg
Henri Oreiller
Contexte général
Sport Ski alpin
sport automobile
Biographie
Nationalité sportive Drapeau de la France France
Naissance
Lieu de naissance Paris
Décès
Lieu de décès Autodrome de Linas-Montlhéry
Palmarès
Or Arg. Bro.
Ski alpin aux Jeux olympiques 2 - 1
Champ. de France des rallyes 1 - -
* Dernière mise à jour : 1er août 2014

Henri Oreiller, né le à Paris et mort le à Linas, est un skieur alpin français, champion olympique de descente et de combiné en 1948 à Saint-Moritz. Il est le premier champion olympique de ski français. Pilote automobile après son retrait des pistes, il décède à 36 ans à la suite d'un accident de course.

Biographie[modifier | modifier le code]

Ses parents, Léon Oreiller, originaire de Rhêmes-Notre-Dame (Val d'Aoste), et Marguerite Favre, originaire de Val-d'Isère (Savoie), vivent à Paris et vont en vacances à Val-d'Isère pour faire les foins et séjourner chez Armante Favre, la sœur de Marguerite, qui tenait le café Favre dans le vieux village. Henri est venu vivre chez sa tante Armante à l'âge de 6 ans.

Ses parents quittent Paris en 1940 avant le début de la guerre et viennent tenir le café avec Armante. Léon fait office de coiffeur. Ils achètent quelques vaches. Puis Léon entre à la STVI (Société des Téléphériques de Val-d'Isère) avec entre autres, Jules Costa. Pendant la guerre, il fait le pain avec Gaston Moris. M. et Mme Oreiller ouvrent un magasin de sport sur le front de neige en 1948, puis une boulangerie en face de l'école primaire.

Henri Oreiller a toujours été un skieur audacieux, qui enfant et adolescent s'entrainait seul à Val-d'Isère. Il fut champion de Savoie puis champion de France. Il est toujours resté très attaché au village de son enfance, envoyant des cartes postales à chaque course à l'abbé Charvin, curé du village, Charles Diebold et au docteur Frédéric Petri, qui fut président du club des sports et maire de la commune, et qui l'emmenait souvent en course avec sa Bugatti. Il se marie à Val-d'Isère le 20 décembre 1956 avec Gisèle Léger de Voiron[1].

Surnommé le Parisien de Val d'Isère ou le Fou descendant, il devient le premier champion olympique de descente en 1948 à Saint-Moritz avec la marge record de s 1 sur son dauphin. Héros des Jeux olympiques de 1948, il remporte également la médaille d'or du combiné et la médaille de bronze dans le slalom spécial.

Passionné de vitesse, Henri Oreiller abandonne le ski alpin en 1952 pour se consacrer à la course automobile. Il trouve la mort le 7 octobre 1962 dans une sortie de route sur l'autodrome de Linas-Montlhéry lors des coupes du Salon au volant d'une Ferrari 250 GTO. Il avait 36 ans. Son nom est ultérieurement donné à un challenge annuel, celui du Meilleur pilote de montagne.

À sa sépulture à Val-d'Isère, où il repose au côté de son épouse, des témoignages innombrables sont parvenus du monde entier tant il était admiré : des États-Unis, du Japon, d'Australie, etc. Il lui reste à Val d'Isère une famille proche et il a également de la famille plus éloignée à Lyon et dans les environs. Une piste noire de Val d'Isère arrivant à La Daille est baptisée "OK" pour Oreiller Killy en hommage à ces deux formidables descendeurs.

Palmarès[modifier | modifier le code]

Jeux olympiques d'hiver[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Jeux olympiques d'hiver.
Épreuve / Édition Drapeau : Suisse Saint-Moritz 1948
Descente médaille d'or, Jeux olympiques Or
Combiné médaille d'or, Jeux olympiques Or
Slalom médaille de bronze, Jeux olympiques Bronze

Championnats du monde[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Championnats du monde de ski alpin.
Épreuve / Édition Drapeau : États-Unis Aspen 1950
Slalom géant 4e

Arlberg-Kandahar[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Arlberg-Kandahar.
  • Meilleur résultat : 2e place dans les slaloms 1947 à Mürren et 1950 à Mürren

Autres en ski alpin[modifier | modifier le code]

  • Vainqueur de la Coupe Harriman aux États-Unis en s'adjugeant à la fois la descente, le slalom et le combiné
  • Champion de France de slalom spécial en 1947

Course automobile[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Course automobile.

Après des participations épisodiques comme copilote puis comme pilote amateur de 1949 à 1956, sa véritable carrière s'étale de 1957 (rallye Mont-Blanc-Iseran) à 1962 (coupe du Salon)[2].
Titre:

Victoires:

Podiums notables:

  • 2e du tour de Corse en 1958 et 1959 en Tourisme ((Alfa Romeo Giulietta TI);
  • 2e du tour de France automobile en 1958 et 1959 en Tourisme avec Fernand Masoero (Alfa Romeo Giulietta TI à deux reprises);
  • 2e du tour de France automobile en 1962 en Grand Tourisme avec Jo Schlesser (Ferrari 250 GTO, vainqueurs de 10 épreuves spéciales sur 14);
  • 3e du rallye Lyon-Charbonnières en 1958;
  • 3e du tour de Corse en 1959 (au général);
  • 3e des 1000 kilomètres du Nürburgring en 1962 (Ferrari 250 GT SWB, avec Roger de Lageneste).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]