Alexis Pinturault

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Alexis Pinturault Alpine skiing pictogram.svg
Alexis Pinturault Hinterstoder 2011.jpg

Alexis Pinturault en 2011.
Contexte général
Sport Ski alpin
Période active De 2009 à aujourd'hui
Biographie
Nationalité sportive Drapeau : France Française
Naissance (25 ans)
Lieu de naissance Moûtiers
Taille 180 cm
Poids de forme 80 kg
Surnom La Bête[1]
Club CS Courchevel
Palmarès
Or Arg. Bro.
Jeux olympiques 0 0 1
Championnats du monde (individuel) 0 0 1
Championnats du monde (par équipe) 1 0 0
Coupe du monde (globes) 2 2 5
Coupe du monde (épreuves) 19 15 8
* Dernière mise à jour : 14 février 2017

Alexis Pinturault, né le à Moûtiers en Savoie, est un skieur alpin français polyvalent. Il est le seul skieur français de l'histoire à avoir remporté la Coupe du monde de combiné, en 2016.

En 2014, il remporte la médaille de bronze du slalom géant aux Jeux olympiques puis devient le premier Français depuis Luc Alphand en 1997 à atteindre le podium du classement général de la Coupe du monde. L'année suivante, il remporte le bronze au slalom géant des championnats du monde.

Il a auparavant pris part à la Coupe d'Europe (antichambre de la Coupe du monde) dont il a gagné l'édition 2010-2011. Il a également remporté le titre de champion du monde junior de slalom géant en 2009 et en 2011 et remporté plusieurs titres lors des championnats de France. Il possède également la nationalité norvégienne par sa mère[2], et est licencié au club des sports de Courchevel[3].

En remportant sa dix-neuvième victoire en Coupe du monde, le 7 janvier 2017 à l'arrivée du slalom géant d'Adelboden, Alexis Pinturault devient le français comptant le plus de victoire en coupe du monde en dépassant le total de Jean-Claude Killy.

Parcours sportif[modifier | modifier le code]

Débuts et espoir du ski alpin français[modifier | modifier le code]

Alexis Pinturault naît le 20 mars 1991 à Moûtiers, en Savoie, son père, Claude Pinturault, est propriétaire de l'hôtel Annapurna à Courchevel et sa mère, Hege, norvégienne, vit à Annecy. En 2007, il entre à la section ski de haut niveau du Lycée d'été d'Albertville. À 18 ans, pour la saison 2009, il devient l'un des skieurs les plus prometteurs en France en remportant le titre de champion du monde junior de slalom géant à Garmisch-Partenkirchen, devant les Autrichiens Björn Sieber et Marcel Hirscher. Il devient ensuite champion de France senior du super combiné, profitant des absences de Jean-Baptiste Grange et Julien Lizeroux, puis champion de France senior du géant en 2010 devant Cyprien Richard.

Après plusieurs participations à des slaloms et slaloms géants en coupe du monde à partir de mars 2009 où il ne rentre jamais dans les points, il inscrit ses premiers points à l'occasion de sa première participation à un super G en prenant la sixième place à Hinterstoder malgré un dossard très élevé (le 62). À quelques jours des championnats du monde de Garmisch-Partenkirchen, cette performance lui permet de postuler à la sélection pour ces mondiaux à tout juste dix-neuf ans. Il est finalement sélectionné à la suite du forfait de Julien Lizeroux[4].

Lors de ces Championnats du monde 2011 de Garmisch-Partenkirchen, il termine 17e du slalom remporté par Jean-Baptiste Grange après une cinquième place obtenue lors de la deuxième manche. Deux semaines plus tard, il obtient son premier podium en coupe du monde en prenant la deuxième place du slalom géant de Kranjska Gora alors qu'il n'a pas encore fêté son vingtième anniversaire. Il remporte lors de cette saison le classement final de la Coupe d'Europe[5] grâce notamment à cinq victoires en slalom géant ou en slalom[6], ainsi que le titre de champion de France de slalom.

Saison 2011-2012[modifier | modifier le code]

Il commence sa saison 2011-2012 par un excellent résultat en prenant la deuxième place du slalom géant inaugural à Sölden[7], ce qui lui vaut l'admiration de Ted Ligety, triple vainqueur du globe de la discipline : « C'est un garçon stupéfiant, c'est effrayant de le voir skier. »[8] Jusqu'en février, il termine dans le top dix de presque tous les géants et réalise des performances honorables en slalom et en super combiné. C'est dans cette dernière discipline qu'il obtient le troisième podium de sa carrière en se classant deuxième de l'épreuve sur la Verte des Houches, près de Chamonix[9]. Après des résultats décevants à Sotchi et à Bansko, il remporte la première victoire de sa carrière lors du « City Event » de Moscou, un slalom géant parallèle disputé dans la ville même, sur le parking du stade Loujniki[10].

Bien qu'il affirme « ne pas avoir de gros objectifs en super combiné », il termine quatrième du classement général de la discipline[11]. Le 10 mars 2012, il décroche une nouvelle deuxième place lors du géant de Kranjska Gora où il est devancé par Ted Ligety[12],[13]. Le lendemain, il obtient son premier podium en slalom en finissant troisième dans la station slovène grâce à une belle seconde manche[14].

Trois jours plus tard, il décroche son premier podium en super G lors des finales de la coupe du monde à Schladming, terminant à seulement deux centièmes de seconde de Christof Innerhofer, vainqueur de l'épreuve[15].

Saison 2012-2013[modifier | modifier le code]

Durant l'intersaison, Pinturault est victime d'une entorse de la cheville droite avec rupture de deux faisceaux du ligament collatéral latéral, ce qui diffère son retour à la compétition[16]. Il remporte sa seconde victoire en Coupe du monde « à domicile » en slalom sur la Face de Bellevarde à Val-d'Isère, le . Sixième de la première manche, il remporte la deuxième manche et s'impose devant Felix Neureuther et Marcel Hirscher[17].

Il s'impose le 18 janvier 2013 lors du super combiné de Wengen, remportant ainsi le premier super combiné de sa carrière[18]. Il devance Ivica Kostelić, double tenant du titre[19], et Carlo Janka.

Il arrive aux championnats du monde 2013, qui se déroulent à Schladming en Autriche, comme chef de file de la délégation française. Sa polyvalence lui permet de s'aligner sur 5 épreuves : le slalom, le géant, le combiné, le Super G et l'épreuve par équipes.

Le 6 février 2013, il prend la 6e place du Super G remporté par l'Américain Ted Ligety devant le Français Gauthier de Tessières. Le jeune Français aborde le super combiné 1 semaine plus tard avec le statut de favori au même titre que le Croate Ivica Kostelić mais rate sa descente en signant le 22e temps trop loin de ses principaux rivaux. Lors de la manche de slalom sur la Planaï il réalise le meilleur chrono avec près d'1 seconde et 20 centièmes d'avance sur le 2e temps mais ne parvient pas à reprendre suffisamment de temps pour accrocher le podium. Il termine à nouveau 6e d'une course encore dominée par Ted Ligety, à seulement 30 centièmes de la médaille d'argent. Tout proche du podium, il l'est aussi en slalom géant, où il prend la cinquième place d'une course remportée par le maître des Mondiaux, Ted Ligety, à 19 centièmes du podium et de Manfred Moelgg. Lors de la dernière journée des mondiaux, Pinturault se classe 6e du slalom, remporté par Marcel Hirscher. Le directeur national du ski Fabien Saguez loue ensuite les performances de Pinturault, qui repart de ses premiers Mondiaux sans médaille, mais en ayant terminé dans les 6 premiers des quatre courses auxquelles il a participé[20].

Le 24 février, lors du week-end de Coupe du monde de Garmisch, Alexis Pinturault remporte sa première victoire en slalom géant, soit la 4e de sa carrière internationale, en signant le deuxième temps de la première manche et le meilleur chrono sur le second tracé pour devancer finalement les deux plus grands protagonistes actuels de la discipline Marcel Hirscher, de 60 centièmes de seconde, et Ted Ligety de 63 centièmes de seconde[21]. Il devient le premier skieur à s'imposer la même saison dans trois disciplines en Coupe du Monde depuis Ivica Kostelić en 2011, et le 4e Français de l'histoire à réussir cette performance dans sa carrière après Jean-Claude Killy (années 1960), Henri Duvillard (années 1970) et Franck Piccard (années 1990)[22]. Sur une seule saison, Alexis Pinturault est par ailleurs le premier Français à gagner un slalom et un géant depuis Patrick Russel en 1971, et à s'imposer sur un même exercice dans trois épreuves comme le fit deux fois Jean-Claude Killy en 1967 et en 1968[23].

Deux semaines plus tard, Pinturault signe son sixième podium de la saison en terminant troisième du géant slovène de Kranjska Gora derrière Ligety et Hirscher sur la Podkoren, une piste qu'il affectionne puisqu'il y signe son quatrième podium en carrière. Le lendemain, Pinturault est premier de la première manche du slalom avec près d'une seconde et demie d'avance sur le deuxième. En seconde manche, il enfourche[24].

Saison 2013-2014[modifier | modifier le code]

En marge de la reprise de la saison importante à double titre car olympique, Alexis Pinturault déclare que bien que les Jeux olympiques d'hiver de 2014 soient un objectif prioritaire pour la plupart des skieurs, ils ne sont pas pour lui l'objectif de sa saison, le français donnant plus d'importance à la régularité sur toute une saison en vue du classement général. Il annonce se sentir aussi à l'aise en slalom qu'en géant et s'être renforcé afin de progresser en super G et en combiné[25].

La compétition reprend fin octobre 2013 par le traditionnel slalom géant de Sölden, dans lequel Pinturault s'illustre en prenant la deuxième place derrière Ted Ligety comme il le fit deux ans auparavant[26].

S'ensuit des performances contrastées pour le jeune skieur qui bien que toujours performant en géant (5e à Beaver Creek et 4e à Val-d'Isère), ne parvient pas à terminer une course en slalom (Abandon à Levi et à Val-d'Isère). Pinturault renoue avec le podium le 23 décembre 2013 en géant à Alta Badia qu'il termine au 2e rang derrière Marcel Hirscher mais devant Ted Ligety. Deux semaines plus tard, la question concernant une éventuelle crise de confiance du jeune skieur français dans la discipline du slalom se fait plus insistante à l'issue d'une nouvelle sortie de piste lors de l'épreuve de Bormio et d'une modeste 23e place à Adelboden le lendemain de sa 4e place en géant sur la célèbre piste suisse. Une question à laquelle il répond le week-end suivant dans une autre station suisse à Wengen en terminant 2e du combiné disputé le vendredi 17 janvier derrière Ted Ligety, durant lequel il a largement dominé la manche de slalom. Le dimanche 19 janvier, il confirme ses bonnes dispositions dans ces « courses internationales du Lauberhorn » de Wengen en remportant le slalom grâce à une deuxième manche très rapide qui lui permet de devancer l'Allemand Felix Neureuther et l'Autrichien Marcel Hirscher après avoir pris la septième place en première manche. Alexis Pinturault remporte ainsi la cinquième victoire de sa carrière, sa première cette saison et la première de l'hiver 2013-2014 pour l'équipe de France masculine de ski alpin. Le français quitte Wengen à la 3e place du classement général de la Coupe du monde.

Le week-end suivant, dans la station autrichienne de Kitzbühel où se dispute les célèbres courses du Hannenkahm, Alexis débute le vendredi 24 janvier en prenant la 4e place du slalom remporté par l'allemand Felix Neureuther. Deux jours plus tard, il prend la 17e place du super G à moins de 7/10e de Didier Defago le vainqueur, ce résultat lui permettant de se placer idéalement en vue du slalom du combiné qui se dispute avec les écarts du super G. Lors de la manche de slalom qu'il remporte devançant son rival Ted Ligety de quatre dixièmes, il refait son retard sur les meilleurs et remporte ainsi sa 6e victoire en Coupe du monde de ski alpin.

À la veille des JO de Sotchi (fin janvier 2014), Alexis Pinturault devient ambassadeur de la marque de montres suisses Richard Mille[27].

Le 14 janvier 2014, aux JO de Sotchi, Il termine 23e de la descente du super-combiné et abandonne lors de l'épreuve de slalom après avoir enfourché une porte. L'épreuve est remportée par le Suisse Sandro Viletta.

Le 19 février, lors de l'épreuve de slalom géant, il remporte la médaille de bronze. Après une première manche dominée par l'Américain Ted Ligety, Alexis Pinturault est 6e à 1'28" du leader. Réalisant le second temps d'une deuxième manche remportée par son compatriote Steve Missillier, le jeune homme de 22 ans se classe 3e à 16 centièmes de Steve Missillier et 64 centièmes du vainqueur.

Lors des finales de la Coupe du monde 2014 de ski alpin à Lenzerheide, parti avec le vingt-sixième et dernier dossard, Alexis Pinturault remporte à la surprise générale le premier super-G de sa carrière avec 56 centièmes d'avance sur son compatriote Thomas Mermillod-Blondin. Il devient grâce à cette première victoire dans une épreuve de vitesse, vainqueur dans quatre des cinq disciplines du ski alpin. Deux jours plus tard, il signe son 8e podium de la saison en prenant la 2e place du géant des finales devancé de seulement 3 centièmes par Ted Ligety. Il n'aura quitté le top 5 qu'une seule fois au cours de la saison dans cette discipline qu'il termine au 3e rang final pour la deuxième année consécutive. Sa 9e place lors du slalom le lendemain lui permettant de finir 3e du classement général, dépassant les 1000 points pour la première fois de sa carrière.

Saison 2014-2015[modifier | modifier le code]

Durant l'intersaison 2014-2015, Alexis Pinturault décide de changer de fournisseur de skis en quittant Salomon qui le suivait depuis ses débuts pour la marque américaine Head[28].

En marge de la première épreuve de la saison, le français déclare se sentir prêt pour disputer le classement général a son rival autrichien Marcel Hirscher triple tenant du gros globe de cristal. Cet objectif se traduira par une présence sur tous les super G de la saison ainsi que sur certaines descentes techniques [29]. Lors du slalom géant d'ouverture de la saison 2014-2015 disputé comme de tradition a Sölden, Pinturault termine troisième derrière Hirscher et l'Allemand Fritz Dopfer signant son troisième podium sur le glacier autrichien dans sa carrière[30].

Après un abandon lors du premier slalom de la saison a Levi (Finlande), le français réalise une tournée américaine de qualité avec deux podiums en super G (3e)[31] et en géant (2e derrière Ted Ligety)[32] sur la Birds of Prey de Beaver Creek qui accueillera les mondiaux en février.

De retour en Europe pour la suite de sa saison, les résultats de Pinturault sont contrastés malgré quelques belles places d'honneur et un nouveau podium en géant a Adelboden[33], les performances en slalom du français sont trop irrégulière avec trois nouvelles sorties de piste que deux places dans le top 5 a Madonna di Campiglio et Wengen ne parviennent pas à faire oublier d'autant que Marcel Hirscher et Kjetil Jansrud ont pu prendre le large au classement général.

Le français met fin a un an d'insuccès le 23 janvier 2015 en remportant la huitième victoire de sa carrière lors du Super combiné de Kitzbühel en résistant lors de la manche de slalom au retour de Marcel Hirscher qu'il avait distancé lors de la manche du super-G[34]. Ce succès permet a Pinturault de valider certains acquis et d'aborder en confiance les championnats du monde qui se disputent à Beaver Creek. Onzième du super-G, il déçoit lors du Super combiné en terminant au cinquième rang d'une course remportée par Marcel Hirscher malgré une belle descente matinale[35]. Il poursuit en remportant la médaille de bronze lors du géant derrière Ted Ligety et Marcel Hirscher[36] et abandonne en seconde manche du slalom dominé par son compatriote Jean-Baptiste Grange[37].

Une fin de saison de qualité marquée par une victoire en géant à Kranjska Gora[38] et de belles places d'honneur permet à Pinturault de terminer deuxième meilleur géantiste mondial et à la troisième place du classement général avec plus de mille points mais loin derrière Marcel Hirscher et Kjetil Jansrud qui ont respectivement dominés la saison sur les disciplines de technique et de vitesse.

Saison 2015-2016[modifier | modifier le code]

Après un début de Coupe du monde difficile[39], sans résultat marquant et ponctué par une sévère chute en décembre lors du géant de Beaver Creek occasionnant une commotion cérébrale[40] qui l'oblige à déclarer forfait pour le géant de Val d'Isère[41], Alexis Pinturault retrouve peu à peu la forme et accumule les succès en janvier et février : il remporte tout d'abord le combiné de Kitzbühel devant ses compatriotes Victor Muffat Jeandet et Thomas Mermillod Blondin pour un triplé français qui n'avait plus été réalisé depuis 1970 (lors du slalom de Voss en Norvège par Patrick Russell, Jean-Noël Augert et Henri Bréchu)[42] et poursuit trois semaines plus tard en remportant le géant de Yuzawa Naeba au Japon devant son compatriote Mathieu Faivre et l'Italien Massimiliano Blardone[43].

Pinturault enchaîne lors du retour en Europe en dominant le combiné de Chamonix devant l'Italien Dominik Paris et Mermillod Blondin lui permettant de s'adjuger le globe de cristal de la discipline[44] ainsi que les deux géants d'Hinterstoder en Autriche disputés en 48 heures soit trois géants remportés d'affilée[45]. Dans la première course disputée à Hinterstoder le 26 février, où il devance Marcel Hirscher de 79 centièmes de seconde au total des deux manches, il est d'ailleurs jugé « imbattable »[46]. Dans la deuxième disputée le 28 février, il signe le meilleur temps des deux manches et devance finalement Hirscher de 1 s 14 et Henrik Kristoffersen 1 s 26. Il est cette fois jugé « instoppable »[47]. Le 4 mars, la série continue pour Pinturault qui s'impose dans le géant de Kranjska Gora avec respectivement 47 et 69 centièmes d'avance sur les Autrichiens Philipp Schörghofer et Marcel Hirscher[48]. Son total de victoires monte à quinze, ce qui lui permet d'égaler le record de Jean-Claude Killy pour le ski alpin français[49],[51]. Pinturault enchaîne le week-end en Slovénie par un cinquième podium de rang en géant lors de la deuxième course durant laquelle il est dominé par Marcel Hirscher qui s'adjuge à l'occasion le globe de cristal de la discipline et une sixième place en slalom.

Lors des finales de la coupe du monde disputées à Saint-Moritz, Pinturault participe lors du géant au deuxième triplé de l'hiver pour l'équipe de France masculine en terminant deuxième de l'épreuve derrière Thomas Fanara qui devient à trente-quatre ans, le skieur le plus âgé à remporter sa première victoire en coupe du monde, le podium français étant complété par Mathieu Faivre. Pinturault profite de ce podium pour récupérer la troisième place au classement général que Kjetil Jansrud lui avait subtilisée lors du super-G deux jours auparavant. Douzième du slalom clôturant la saison 2016 et profitant de l'absence de Jansrud, Pinturault conclut sa troisième saison consécutive au troisième rang du classement général devancé par Marcel Hirscher et Henrik Kristoffersen. Avec 1200 points, il bat en outre le record de points au classement général sur une saison pour un skieur français détenu jusque là par Luc Alphand (1130 points lorsqu'il avait remporté la Coupe du monde de ski alpin 1996-1997).

Saison 2016-2017[modifier | modifier le code]

Alexis Pinturault démarre la saison par une victoire sur le glacier de la Rettenbach à Sölden à l'arrivée du traditionnel slalom géant d'ouverture, le 23 octobre 2016. Il signe le meilleur temps des deux manches et s'impose au final avec 70/100e d'avance sur Marcel Hirscher et 1 sec 37 sur Felix Neureuther[52]. Il s'agit de sa septième victoire dans un géant de coupe du monde et de son premier succès à Sölden[52]. Mais surtout, c'est le seizième succès de sa carrière à ce niveau, ce qui lui permet d'améliorer le record pour un skieur français détenu durant cinquante ans par Jean-Claude Killy qui avait remporté quinze victoires sur les deux premières éditions de la Coupe du monde de ski alpin, en 1967 et en 1968[53] (total ne tenant pas compte de ses trois médailles d'or aux Jeux olympiques de Grenoble 1968). À Val d'Isère, sur la piste « Oreiller-Killy » de la Daille, le 2 décembre, Alexis Pinturault se classe 3e du géant remporté par son compatriote Mathieu Faivre[54], puis s'impose dans la même discipline, une semaine plus tard dans la même station, mais sur la Face de Bellevarde cette fois-ci en réalisant le meilleur temps de la première manche, puis en contenant le retour de Marcel Hirscher en deuxième manche[55]. Soit la dix-septième victoire de sa carrière, pour une présence constante sur le podium des neuf derniers géants disputés en coupe du monde. Son rival autrichien déclare à l'issue de la victoire de Pinturault « Il y a quelques années, la domination en géant était exercée par Ted Ligety, puis cela a été mon tour. Maintenant le patron, c'est Alexis. C'est vraiment le meilleur géantiste du monde. Il skie bien, avec une super technique, il est très fort physiquement. A Garmisch-Partenkirchen, il y a quelques années, j'avais demandé: "qui c'est ce garçon? Il ira loin". »[56]. Alexis Pinturault s'est fracturé un métatarse de la main droite à l'entraînement à Val d'Isère, et il a disputé les deux épreuves sur la Face de Bellevarde avec cette blessure. Il doit poursuivre la saison avec une attelle[57]. Les courses italiennes qui s'en suivent sont marquées par des résultats contrastés pour le Français qui abandonne lors du géant d'Alta Badia mettant ainsi fin à sa série de neuf podiums dans la discipline[58] et termine 9e du géant parallèle dans la même station dominé par son compatriote Cyprien Sarrazin[59] et 7e du slalom de Madonna di Campiglio[60]. Pinturault renoue avec le succès, la semaine suivante en remportant le sixième combiné de sa carrière à Santa Caterina di Valfurva au terme duquel il parvient à dominer Marcel Hirscher lors de la manche de slalom alors que l'autrichien l'avait devancé de deux centièmes lors du Super G qui faisait office de première manche[61]. Le 7 janvier, il remporte son troisième slalom géant de la saison et la dix-neuvième victoire de sa carrière en s'imposant sur la Chuenisbärgli à Adelboden considérée comme la plus prestigieuse piste de géant de la Coupe du Monde. Après avoir creusé des écarts importants en première manche, notamment 70/100e de seconde d'avance sur Marcel Hirscher, il résiste au retour impressionnant de son rival en le battant de 4/100e sur la ligne d'arrivée du deuxième tracé. Les deux premiers devançent le 3e, Philipp Schörghofer de près de deux secondes, et Pinturault dépasse définitivement Jean-Claude Killy (15 victoires en Coupe du Monde et 3 aux Jeux olympiques) au sommet du palmarès du ski alpin masculin français[62]

Équipement et sponsors[modifier | modifier le code]

Équipé au début de sa carrière par Salomon, Alexis Pinturault réalise ses premiers faits d'armes avec la marque française mais décide durant l'intersaison 2014 en quête de nouveaux défis, d'opérer un virage important dans sa carrière en optant pour la marque américaine Head qui équipe de nombreux champions tels que Ted Ligety ou Aksel Lund Svindal. Ce choix s'explique par une volonté de changement du français ainsi qu'un intérêt affirmé pour la marque de développer avec l'apport de Pinturault des skis de slalom plus performants[63]. Malgré des débuts contrastés avec la marque, Pinturault réputé excellent metteur au point[64], trouve peu à peu son rythme et confirme sa place parmi les meilleurs géantistes du monde. Cependant ses résultats en slalom restent encore irréguliers à la fin de saison 2016.

Il rejoint en 2012 la marque Shred Optics fondée par Ted Ligety et Carlo Salmini qui l'équipe en casques, masques et lunettes[65].

Considéré comme le meilleur skieur de sa génération, Pinturault devient au début de la saison 2013 l'un des principaux skieurs alpins sponsorisés par Red Bull dont le casque est dessiné aux couleurs de la marque autrichienne qui lui offre en outre un soutien non négligeable en terme d'infrastructures. « Je peux tout faire dans leurs installations en Autriche. Si je veux, je peux faire des tests physiques. Pendant l'hiver ils peuvent m'apporter un vrai soutien logistique. »[66].

Palmarès[modifier | modifier le code]

Jeux olympiques d'hiver[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Jeux olympiques d'hiver.
Épreuve / Édition Drapeau : Russie Sotchi 2014
Descente -
Super G -
Géant médaille de bronze, Jeux olympiques Bronze
Slalom Abandon
Combiné Abandon

Championnats du monde[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Championnats du monde de ski alpin.
Épreuve / Édition Descente Super G Géant Slalom Combiné Coupe des nations
Mondiaux 2011
Drapeau : Allemagne Garmisch-Partenkirchen
Abandon 17e
Mondiaux 2013
Drapeau : Autriche Schladming
6e 5e 6e 6e
Mondiaux 2015
Drapeau : États-Unis Vail - Beaver Creek
11e médaille de bronze, monde Bronze 5e
Mondiaux 2017
Drapeau : Suisse Saint-Moritz
6e 7e 10e médaille d'or, monde Or

Coupe du monde[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Coupe du monde de ski alpin.
  • Meilleur classement général : 3e en 2014, 2015 et 2016.
  • 2 petits globes de cristal :
    • vainqueur du classement du combiné en 2016 et 2017.
  • 42 podiums dont 19 victoires (9 en slalom géant, 5 en super combiné, 3 en slalom, 1 en super G et 1 City Event).
  • Record de points : 1200 (Record national) en 2016.

Différents classements en Coupe du monde[modifier | modifier le code]

Saison / Épreuve Général Descente Slalom Géant Super G Combiné City Event
Class. Points Class. Points Class. Points Class. Points Class. Points Class. Points Class. Points
2011 52e 151 - - - - 22e 87 30e 40 30e 24 - -
2012 10e 845 54e 0 18e 167 4e 364 22e 84 4e 130 1er 100
2013 6e 790 - - 9e 264 3e 326 33e 20 1er 180 7e 60
2014 3e 1028 - - 9e 264 3e 458 13e 126 1er 180 - -
2015 3e 1006 - - 10e 224 2e 487 10e 169 2e 126 - -
2016 3e 1200 - - 12e 220 2e 690 27e 70 1er 220 - -
2017 - - 1er 111 - -

De 2013 à 2015, la Fédération internationale de ski décide de ne pas attribuer de globe concernant le classement du combiné[67].

Détail des victoires[modifier | modifier le code]

Édition / Épreuve Géant Slalom Super combiné Super-G City Event Total
2012 Drapeau : Russie Moscou 1
2013 Drapeau : Allemagne Garmisch Drapeau : France Val-d'Isère Drapeau : Suisse Wengen 3
2014 Drapeau : Suisse Wengen Drapeau : Autriche Kitzbühel Drapeau : Suisse Lenzerheide 3
2015 Drapeau : Slovénie Kranjska Gora Drapeau : Autriche Kitzbühel 2
2016 Drapeau : Japon Naeba
Drapeau : Autriche Hinterstoder (× 2)
Drapeau : Slovénie Kranjska Gora
Drapeau : Autriche Kitzbühel
Drapeau : France Chamonix
6
2017 Drapeau : Autriche Sölden
Drapeau : France Val-d'Isère
Drapeau : Suisse Adelboden
Drapeau : Italie Santa Caterina 4
Total 9 2 6 1 1 19

Championnats du monde juniors[modifier | modifier le code]

Épreuve / Édition Descente Super G Géant Slalom Combiné
Mondiaux junior 2008
Drapeau : Espagne Formigal
45e 27e 25e 40e 13e
Mondiaux junior 2009
Drapeau : Allemagne Garmisch-Partenkirchen
18e 13e médaille d'or, monde Or abandon
Mondiaux junior 2010
Drapeau : France Megève
35e 5e 41e abandon
Mondiaux junior 2011
Drapeau : Suisse Crans-Montana
médaille d'or, monde Or abandon

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Anthony Thomas-Commin, « Pinturault, le talent a mûri », sur lequipe.fr, L'Équipe,‎
  2. « Biographie de Pinturault », sur www.alexispinturault.com,‎
  3. « Sölden ouvre l'hiver », sur eurosport.fr,‎
  4. « Pinturault avec les Bleus de Garmisch », sur eurosport.fr,‎
  5. « Pinturault l'emporte », sur lequipe.fr (consulté le 11 mars 2011)
  6. (en) « Résultats d'Alexis Pinturault en European Cup », sur fis-ski.com (consulté le 11 mars 2011)
  7. François-Xavier Rallet, « Pinturault, c'est costaud ! », sur sports.yahoo.com,‎
  8. « Ligety loue Pinturault », sur eurosport.fr,‎
  9. François-Xavier Rallet, « Pinturault, quelle remontée ! », sur sports.yahoo.com,‎
  10. « Pinturault ouvre son compteur », sur eurosport.fr,‎
  11. « Pinturault, une ascension fulgurante », sur espritglisse.fr,‎
  12. François-Xavier Rallet, « Pinturault derrière l'extraterrestre », sur eurosport.fr,‎
  13. « Pinturault, c'est costaud », sur sports.fr,‎
  14. François-Xavier Rallet, « Pinturault ne s'arrête plus », sur eurosport.fr,‎
  15. « Pinturault à toute vitesse », sur lequipe.fr,‎
  16. « Pinturault blessé », sur lequipe.fr,‎
  17. « Slalom de Val-d'Isère : Alexis Pinturault au bout du rêve », sur eurosport.fr,‎
  18. « Pinturault intouchable », sur lequipe.fr,‎ (consulté le 18 janvier 2013)
  19. (en) « Kostelic wins in Wengen », sur uk.eurosport.yahoo.com,‎ (consulté le 18 janvier 2013)
  20. Eurosport.com (vidéo) "Mondiaux Schladming : "Une bonne marche avant Sotchi" pour les Bleus"
  21. Christophe Remise, « Pinturault, 21 ans et déjà géant », sur lefigaro.fr,‎
  22. L'Équipe du 25 février 2013, page 14
  23. Le Dauphiné.com "Pinturault, la marque d'un géant"
  24. « Ivica Kostelic gagne le slalom de Kransjka Gora », sur lemonde.fr,‎
  25. « Alexis Pinturault préfère le cristal à l'or », sur tempsreel.nouvelobs.com,‎
  26. « Ligety-Pinturault, le match est lancé », sur eurosport.fr,‎
  27. Alexis Pinturault, nouvel ambassadeur de la marque Richard Mille - MagMontres.fr
  28. « Pinturault change d'équipementier », sur lequipe.fr,‎ (consulté le 8 mars 2016)
  29. « coupe-du-monde-alexis-pinturault-l-affirme-haut-et-fort-il-vise-le-classement-general », sur eurosport.fr,‎
  30. « coupe-du-monde-premier-podium-pour-alexis-pinturault-victoire-de-marcel-hirscher », sur eurosport.fr,‎
  31. François Xavier Rallet, « Reichelt remporte le Super-G de Beaver Creek devant Jansrud et Pinturault », sur eurosport.fr,‎ (consulté le 28 février 2016)
  32. François Xavier Rallet, « Ted Ligety remporte le géant de Beaver Creek devant Alexis Pinturault », sur eurosport.fr,‎ (consulté le 28 février 2016)
  33. « Marcel Hirscher survole Adelboden, Alexis Pinturault deuxième », sur lequipe.fr,‎ (consulté le 28 février 2016)
  34. François Xavier Rallet, « Victoire d'Alexis Pinturault, la première de la France cette saison », sur eurosport.fr,‎ (consulté le 28 février 2016)
  35. Julien Chesnais, « Marcel Hirscher en or, Alexis Pinturault 5e », sur eurosport.fr,‎ (consulté le 28 février 2016)
  36. François Xavier Rallet, « Médaille de bronze pour Alexis Pinturault, Ted Ligety en or comme en 2011 et 2013 », sur eurosport.fr,‎ (consulté le 28 février 2016)
  37. François Xavier Rallet, « Jean-Baptiste Grange sur le slalom, quel bonheur ! », sur eurosport.fr,‎ (consulté le 28 février 2016)
  38. « Alexis Pinturault remporte le géant de Kranjska Gora, devant Marcel Hirscher et Thomas Fanara », sur eurosport.fr,‎ (consulté le 28 février 2016)
  39. Nicolas Buzdugan, « Hinterstoder : Alexis Pinturault remporte le géant devant Marcel Hirscher, Thomas Fanara 3e », sur Eurosport,‎ (consulté le 26 février 2016)
  40. AFP, « Alexis Pinturault décidera vendredi pour le slalom géant de Val d'Isère », sur L'Equipe.fr (consulté le 26 février 2016)
  41. « Alexis Pinturault forfait pour le géant de Val d'Isère samedi », sur Eurosport,‎ (consulté le 28 février 2016)
  42. « Triplé français à Kitzbühel en combiné, Alexis Pinturault vainqueur », sur lequipe.fr,‎ (consulté le 28 février 2016)
  43. « Coupe du monde de ski : Alexis Pinturault remet ça au Japon », sur lequipe.fr,‎ (consulté le 28 février 2016)
  44. « Alexis Pinturault remporte le combiné de Chamonix », sur lequipe.fr,‎ (consulté le 28 février 2016)
  45. « PINTURAULT Alexis - Biographie », sur FIS (consulté le 26 février 2016)
  46. (en) « Alexis Pinturault unbeatable in Hinterstoder - FIS-SKI », sur FIS-SKI,‎ (consulté le 26 février 2016)
  47. « Alexis Pinturault unstoppable in Hinterstoder - FIS-SKI », sur FIS-SKI,‎ (consulté le 1er mars 2016)
  48. « Results Kranjska Gora (SLO) », sur FIS,‎ (consulté le 4 mars 2016)
  49. « Kranjska Gora : Alexis Pinturault remporte un quatrième géant de rang », sur L'Equipe.fr,‎ (consulté le 4 mars 2016)
  50. « Alexis Pinturault remporte son quatrième géant de suite et égale Jean-Claude Killy », sur Eurosport,‎ (consulté le 4 mars 2016)
  51. Les trois médailles d'or de Killy aux Jeux olympiques de Grenoble 1968 comptaient à l'époque pour la Coupe du monde, ce qui porterait son total à 18. Mais aujourd'hui, la FIS n'inclut plus les victoires olympiques dans ses statistiques de Coupe du monde, et compte donc 15 victoires pour Killy[50]
  52. a et b François-Xavier Rallet, « Alexis Pinturault remporte le géant de Sölden devant Marcel Hirscher », sur Eurosport,‎ (consulté le 23 octobre 2016)
  53. François Quivoroni, « Alexis Pinturault démarre fort et détrône Jean-Claude Killy », sur RTL.fr,‎ (consulté le 26 octobre 2016)
  54. S. Boue, « Première victoire en Coupe du monde pour Mathieu Faivre qui remporte le géant de Val d'Isère devant Marcel Hirscher », sur lequipe.fr,‎ (consulté le 4 décembre 2016)
  55. J. Prevost, « Alexis Pinturault remporte le géant de Val d'Isère devant Marcel Hirscher », sur lequipe.fr,‎ (consulté le 10 décembre 2016)
  56. J. Prevost, « Marcel Hirscher : «Le patron, c'est Alexis !» », sur lequipe.fr,‎ (consulté le 10 décembre 2016)
  57. J.-D. C., « Fracture de la main pour Alexis Pinturault », sur L'Equipe.fr (consulté le 12 décembre 2016)
  58. « Marcel Hirscher remporte le géant d'Alta Badia devant Mathieu Faivre », sur lequipe.fr,‎ (consulté le 29 décembre 2016)
  59. « Premier succès en Coupe du monde pour Cyprien Sarrazin, sur le géant parallèle d'Alta Badia », sur lequipe.fr,‎ (consulté le 29 décembre 2016)
  60. « Henrik Kristoffersen remporte le slalom de Madonna di Campiglio devant Marcel Hirscher », sur lequipe.fr,‎ (consulté le 29 décembre 2016)
  61. « Alexis Pinturault remporte le combiné de Santa Caterina devant Marcel Hirscher », sur lequipe.fr,‎ (consulté le 29 décembre 2016)
  62. X.C. @xcolombani, « Alexis Pinturault plus haut que Jean-Claude Killy avec sa 19e victoire en Coupe du monde à Adelboden », sur L'Equipe.fr (consulté le 7 janvier 2017)
  63. Emmanuel Quintin, « Alexis Pinturault dans un nouveau monde », sur sport24.lefigaro.fr,‎ (consulté le 28 février 2016)
  64. « Alexis Pinturault, le "Prost du ski" », sur eurosport.fr,‎ (consulté le 8 mars 2016)
  65. Ski Chrono, « Pinturault devient un "shredder" », sur ledauphiné.com,‎ (consulté le 8 mars 2016)
  66. « Pinturault dans le team Red Bull », sur lequipe.fr,‎ (consulté le 8 mars 2016)
  67. (en) « Skiing plans to revive Alpine super-combined event », sur sports.yahoo.com,‎

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :