Henri-Jules de Bourbon-Condé

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Grand Condé

Henri-Jules de Bourbon-Condé
Description de cette image, également commentée ci-après
Henri Jules de Bourbon, cinquième prince de Condé, d'après Claude Lefèbvre.

Titre

Prince de Condé


(22 ans, 3 mois et 21 jours)

Prédécesseur Louis II de Bourbon-Condé
Successeur Louis III de Bourbon-Condé
Biographie
Titulature Duc de Bourbon
Duc de Montmorency
Duc d'Enghien
Prince de Condé
Prince du sang
Duc de Bellegarde
Duc de Châteauroux
Duc de Guise
Comte de Sancerre
Comte de Charolais
Seigneur de Chantilly
Dynastie Maison de Condé
Distinctions Grand maître de France
Pair de France
Autres fonctions Lieutenant-général
Naissance
Paris, Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Décès (à 65 ans)
Paris, Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Père Louis II de Bourbon-Condé
Mère Claire-Clémence de Maillé
Conjoint Anne de Bavière
Enfants Louis III de Bourbon-Condé
Marie-Thérèse de Bourbon
Anne-Marie de Bourbon-Condé
Louise-Bénédicte de Bourbon
Marie-Anne de Bourbon-Condé
Religion Catholicisme

Description de l'image Coats of Arms of Henri-Jules of Bourbon-Condé.svg.

Henri Jules de Bourbon, né le à Paris et mort le , est un prince du sang français, fils de Louis II de Bourbon-Condé, dit le « Grand Condé ».

Il porte les titres de prince de Condé (à partir de 1686), premier prince du sang, duc de Bellegarde, duc de Châteauroux, duc de Montmorency, duc d'Enghien (1646-1686) et duc de Guise, Pair de France, marquis de Graville, comte de Sancerre (1686-1709), comte de Charolais et seigneur de Chantilly.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines familiales et jeunesse (1643-1659)[modifier | modifier le code]

Fils du Grand Condé et de Claire-Clémence de Maillé, nièce du cardinal de Richelieu, il est baptisé à l'église Saint-Sulpice de Paris le , le cardinal Mazarin étant son parrain.

Il porte le titre de « duc d’Enghien » jusqu’à la mort de son père en 1686, date à laquelle il devient prince de Condé, communément appelé « Monsieur le Prince ».

Exilé en même temps que ses parents aux Pays-Bas espagnols, à la suite de la Fronde, il revient en France après la signature du traité des Pyrénées (1659).

Carrière (1663-1686)[modifier | modifier le code]

En 1663, il reçoit du roi de Pologne, Casimir V, le royaume de Suède et le Grand-duché de Lituanie[pas clair].

À partir de , il a pour maîtresse Françoise Charlotte de Montalais, sœur de Nicole-Anne-Constance de Montalais (Aure de Montalais).

Il est nommé brigadier de cavalerie le , maréchal de camp le , lieutenant général le . Il commanda en second, faisant office de chef d’état-major, l’armée du Rhin. Il n’eut jamais de commandement réel, le roi et Louvois ne pouvant se fier à son esprit tordu et sans talent, hors sa bravoure.

Prince de Condé (1686-1709)[modifier | modifier le code]

Après la mort de son père, il s’installe à Chantilly.

En 1688, par un jeu habile de rachats de créances, il fait rentrer en France la majeure partie de l’énorme fortune de Mlle de Guise, la dernière des princesses lorraines[pas clair].

Très instruit, il poursuit l'œuvre de son père à Chantilly.

Jugements de contemporains[modifier | modifier le code]

En revanche, il était colérique, avare et brutal. Saint-Simon le dépeint ainsi :

« Fils dénaturé, cruel père, mari terrible, maître détestable, pernicieux voisin, sans amitié, sans amis, incapable d'en avoir, jaloux, soupçonneux, inquiet sans aucune relâche, plein de manèges et d'artifices à découvrir et à scruter tout, à quoi il était occupé sans cesse.»

Il était atteint de lycanthropie, mal que l'on attribuait à l'hérédité de sa mère[1]. Saint-Simon explique ainsi : « on disait tout bas qu'il y avait des temps où tantôt il se croyait chien, tantôt quelque autre bête, dont il imitait les façons.»

Il était surnommé « Condé le Fol » et « le singe vert ».[pas clair]

Mariage et descendance[modifier | modifier le code]

Il épouse à Paris, dans la chapelle du palais du Louvre, le , Anne de Bavière, seconde fille d’Édouard, prince Palatin et d’Anne de Gonzague de Clèves de Nevers, héritière des Guise par sa mère, dont il eut :

  1. Henri de Bourbon, duc de Bourbon, né à Paris le , mort le  ;
  2. Louis III de Bourbon-Condé, duc d'Enghien, futur prince de Condé, né en 1668 et mort en 1710 ;
  3. Louis Henri (1672-1677), né à Saint-Germain-en-Laye le , mort le , comte de la Marche et de Clermont, Abbé commendataire d'Ourscamps, abbé de Bonport (1672-1675) ;
  4. Louis-Henri de Bourbon, comte de la Marche, né le , mort à Paris le , abbé de Bonport (1675) ;
  5. Marie-Thérèse de Bourbon, Mademoiselle de Bourbon, née à Paris le et morte en 1732, qui épouse à Versailles, le , François-Louis de Bourbon-Conti, cousin germain de son père ;
  6. Anne de Bourbon, mademoiselle d’Enghien, née à Paris le , morte le  ;
  7. Anne-Marie de Bourbon-Condé, Mademoiselle d’Enghien puis Mademoiselle de Condé, née le , morte à Paris le  ;
  8. Louise-Bénédicte de Bourbon, Mademoiselle d’Enghien, puis Mademoiselle de Charolais, née le , morte le  : elle épousa à Versailles le Louis-Auguste de Bourbon, duc du Maine ;
  9. Marie-Anne de Bourbon-Condé, Mademoiselle de Montmorency puis Mademoiselle d’Enghien, née le , morte à Paris le . Elle épousa Louis-Joseph, duc de Vendôme ;
  10. N. de Bourbon, Mademoiselle de Clermont, née à Paris le , meurt le .

Avec Françoise-Charlotte de Montalais, gouvernante des enfants de la famille de Condé :

  1. Julie de Bourbon (v. 1665-) mariée à Paris en l'hôtel de Condé le , à Armand de Madaillan de Lesparre (1652-1738), marquis de Lassay, lieutenant-général pour le roi aux gouvernements de Bresse, Bugey, Gex et Valromey, chevalier des ordres du roi en 1724.

Ascendance[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Dont la mère était morte folle.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Henri Chérot, Trois éducations princières au XVIIe siècle : le Grand Condé, son fils, le duc d'Enghein, son petit-fils, le duc de Bourbon 1630-1684, d'après les documents originaux, Société de Saint-Augustin, Desclée, De Brouwer et Cie, 1896, 302 p., illustré de 30 gravures

Liens externes[modifier | modifier le code]